A LA HEINE DES MARTYRS
Grande et admirable Reine des martvrs, j'apporte à vos pieds ce petit ouvrage aussi bieu que tons les autres qu'il a plu à la divine Providence, mon aimable et fidèle Mère, m'inspirer de donner au public ; et comment pourrais-je faire autrement vous étant ce que je suis, c'est-à-dire incomparablement davantage (lu'à moi-même pour l'amour, el les intérêts sacrés de Dieu seul. Je n'ai donc rien, ô ma souveraine, qui ne vous appartienne plus qu'à moi-même. Ce petit ouvrage est donc à vous, aussi bien que tous les autres de voire [lauvre et chélif serviteur. Mais il est encore à vous, puisque la personne dont il y est parlé, a éié l'ouvrage de vos mains, que c'est de vous dont la divine Providence s'est voulu servir pour commencer, conduire, et achever le grand œuvre qu'elle a opéré en elle. Aussi vivait-elle dans une dépendance continuelle de vos grandeurs ; vous étiez son asile en tous ses besoins, elle avait recours à votre [luissante protection en toutes choses, et elle en ressentait les effets d'une manière admirable. C'est par vos secours qu'elle a marché sur l'aspic, et le basilic, qu'elle a foulé aux pieds le lion el le dragon ; c'est à votre faveur que Dieu tout bon, et tout-puissant l'a délivrée de tous les efforts de l'enfer, qu'elle s'est réjouie des jours qu'elle a été affligée, et des années qu'elle a senti les maux, c'est-à-dire de toutes les années de sa vie, qui ont été toutes des années de souffrances, sa vie avant été une perpétuelle croix et un marlyr continuel, et qui dans celle vue vous doit bien êlre dédiée comme à la Reine des martyrs. O grande reine, ô ma glorieuse reine, donnez votre bénédiction à ce petit ouvrage, donnez-la à votre indigne serviteur, donnezla aux croix qu'il a plu, et (ju'il plaît à la divine Providence lui donner, et à toutes celles qu'il lui plaira de lui envoyer, qu'il les reçoive toutes avec une sainte joie, avec action de grâces, avec une haute estime, et telle'que mérite un don si précieux. Qu'il en fasse usage dans l'esprit de votre Fils bien-aimé notre Sauveur Jésus-Christ, pour sa gloire, et son honneur, avec le Père el le Saint-Esprit. Ainsi soit-il, ain^i soit-il, ainsi soit-il.
PROTESTATION DE L'ALTEUR.
Comme je veux âe tout mon cœur rendre mon obe'issance toute ma vie au chef visible de l'Eglise, le Souverain Pontife, le vicaire gênerai du Fils de Dieu, et le successeur de fainC Pitrre, je proteste pour obéir au décret de nuire sainl-pire le Pape irbain Vlll, pnr lequef
()i:ivm:s complètes m Bounox.
. ' w "'■''''""■ '/'*/^/'"i 7"« compose lu vie de quelque personne de qrandr vtrlu ^e dMara surdecermns chefs, que je nui dessein de faire entendre à personne nul ce ou e an pou dans cet ouvrage en autre manière qu en celte qu'on a coutume de prenl l choe]
(li On ;ucrlit il! lecteur (|iie l:i vénérable Mère .",!'' •^['''•■'f"'''' *1^-' laCioix ivslnee le 5(1 iiovoiiiliio <le lai. I59i et qu'elle esl iiiorle le 11 de janvier
1G49 , iigée (Ifi M ans. On n'en avait pas encore assurance quaiul on a eoniniencé rinipression du
ce livre.