PREMIERE PARTIE
CHAl'ITIU' l'iU'.MlKM.
Le triomphe ae la croix de Jésus.
Le triomi.he de .a croix de Jésns, !c Dieu et le Sauveur de to.is les hommes, n'est pas •selon la roinarque qu'en fait saint Aml^roise' comme les triomphes de ces victorieux monarques de la terre, dont la gloire se termne à mettre dans les fers de misérables laptits. ct;i réduire sous les lois de leurem- Mie des hommes mortels comme eux • le triomphe de la croix de Jésus le rend vainqueur des esprits invisibles, dont la force n a rien qui l'égale parmi les créatures de ce bas monde. Jésus-Christ, notre Sauveur dans la doctrine de l'Apôtre aux Colo^sLns (II. lo). a d<5pouillé les principautés et es puissances et lésa exposées à l'infamie triomphant d'elles publiquement pa sa propre j.uissance. Les victoires de h croix
elles s étendent sur tous les peuples de là terre, qui '-encontrent dansleurassuiettisseinexi>licable naura jamais de lin. Si les 5r lenr';! '""•"^"■•^ ^l^ns leurs péclié,s e hn -aie V ''v '!'^="-'^«"t'ise, pour' parler le I.ini,age de \ A\>u[rc [Ephes. i,, H), „oire
iw sa f .ou, leur |iardonnant tous leurs pé-
^i;^^'f;>,f"''^"'"^érobligaiio„ qui nous éLSt
contrains et qui contenait le décret de notre
■."ndamnalion, et l'ayant cloué à la croix |
.a déchirée et anéantie. C'est la croix d
éloquent saint JeanChrysostome,qu a'dé
livré le monde de ses erreurs, qu et, a dis-
.pé heureusement les ténèbres qui a [,or é
une um.ere divine dans tou Vunilers-
c es la croix qu. a réconcilié les hommes'
hn «leu, qi" '^" « *'^'' '^es an^es dans une
--hnir mortelk qui a fait de la terre un ua-
radis, qu, est la clef et la porte .lu ciel e a
cause de tout notre bonheur. Elle est, dit le même Père, la médecine des malades la orce des laibles, la sagesse des petits et des liumbles, l'asile de tous les misérables l'esl.érance des plus désespérés, la consolation Iles aflliges, le secours des nauvres, le repos de ceux qui souffrent, la doctrine des -■ifiotres, la force des martvrs, la joie des prêtres, la pureté des vierges, la phtloso- Phie des Chrétiens, la liberté des esclaves le boucher invincible et perpétuel des fi- •lèles, la résurrection des morts, la cause de tous nos biens, la délivrance de tous nos maux, la victoire de l'idolâtrie, du péché et des démons.
L'adorable Jésus ayant triomphé de la sorte par sa croix, il a bien voulu, dit saint Aiiibroise, associer ses fidèles par la même voie a ses divins triomphes. Car c'est une chose certaine, enseigne l'Apôtre àXimothée (// y (m. II, 12], quesi nous mourons avec lui nous vivrons aussi avec lui ; si nous soulfrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui, et un athlète dans la doctrine du môme Aiiôtre {Jbtd.) n est point couronné, s'il n'a accompli les lois du combat. Cette vérité éclate dans un jour admirable en la personne delà vénérable mère M.irie-Elisabeth de la Croix de Jésus, dont l'on [leut dire ce que le disciple de l'amoura écrit de lui-même, qu'ell» a |)artieipé aux afflictions, au règne et à la patience de Jésus-Christ; mais il faut dire quelle y a [larticipé d'une manière inexplicafile, et que, quand tous les membres d'un corps seraient changés en autant de langues je mex[)nme comme saint Hiérosme a jiarlé au commencement de la vie de l'illustre sainte Paule, il ne serait jias possible <le déclarer |>nrfaitement et la grandeur et 'a multitude de ses souffrances.
Toute sa vie a été un tissu de croix, et au corps et à l'Ame. Elle a commen<-é h soiilfrir dans les entrailles de sa mère sans lo savoir,