i7 LE TRIOMPHE DE
il5 so «;ervaicnl de leurs lanj^ncs pour tromper nvec ndrcssc. Leur lioucho él<iit remplie de niiilt'ilictinu et il'nigreur, leurs pieds viles et légers pour répandre le sang. Ils ne travaillaient qu'à i'op|irimer et h la perdre, ils iravaieut point la craiiile de Dieu devant les yeux, ils tArliaicnt de la tiévorer ronime s'ils mangeaient un morceau tie |iain. Car enliii ils n'oubliaient rien jniur llétrir son honneur et noircir lionleusemcnt sa réputation. Si queU]uc [lersonnc de piété allait la voir |)Our lui rendre (juelque service cliaritalile et nécessaire, l'on en parlait mal, l'on lit courir des bruits qu'un prince de la maison de Lorraine, qui était évéïiue, et un prélat d'une grande éditiratioii et Irôseïenqilaire, la faisait venir cliez lui, qu'il la nourrissait de viandes exquises et délicates, et ()u'il avait avec elle de trop grandes l'amiliarités. Mais le Seigneur qui habite dans Sion, qui n'abandonne point ceux qui le cherchent fit tomber les méchants dans la l'osse qu'ils avaient faite, leur }iied se trouva enveloppédans le piège qu'ils avaient tendu. L'iniquité se ferma la bouche à elle-même, éiant vaincue par la sagesse, la modestie et la piété de ce jirélat.
Âlais comme Elisabeth n'était [loint du monde, le monde ne l'aimait point, mais la haïssait. Notre débonnaire Sauveur nous a enseigné que le serviteur n'est pas plus grand que son maître, et qu'ainsi s'il a été liersécuté, ceux qui sont à sa suite le seront aussi. Elle fui accusée d'avoir intelligence avec le diable, comme son adorable Maître de qui les (iharisiens disaient qu'il chassait les diables par Beizébuth, prince des démons. [Matlh. XII, 2i.) lirande consolation l'our tous les serviteurs de l'adorable Jésus (pii trouvent en celui qui leura été donné par le Père éternel pour le modèle de leur vie, toutes les humiliations les plus abjectes qui leur peuvent arriver. O mon bon et divin Jyiaître, je veux ici me souvenir de ce que vous avez dit. Ah 1 que mes yeux ne se détournent jamais de vous, ô aimable Jésus, que je vous aie toujours présent et durant toute ma vie et à ma mon, pour ne cesser jamais de vous contempler durant toute l'éternité. Si je vous oublie jimais, ô mon grand et unique tout, que ma main droite sèche et soit en oubli 1 Que ma langue demeure attachée à mon palais, si je ne me souviens toujours devons, et si je ne vous jiropose toujours comme le premier objet de ma joie. {Psal. cxxxvi, 5, 6.) Vous regardant donc, ô aimable Dieu-Homme, et vous voyant humilié sous les plus épouvantables calomnies, ô vous qui marchez sur les ailes des vents, dont le nom est grand depuis l'Orient jusqu'à l'Occident , dont la gloire est élevée au-dessus des cieux, dont le nom est admirable dans toute la terre, dont les cieux sont les ouvrages, qui avez formé la lune et les étoiles ; comment pourrais-je après cela me mettre en peine du point d'honneur , moi qui ne suis qu'un peu de cendre et de poussière ? Gomment |iourrais-je me plaindre de