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CHAPITRE IL

Tous les Chrétiens sont appelés a l'observance des rètjles du christianisme.

Nous avons des dons différents, dit le grand Apôtre. (/ Cor. vu, 7. j Dieu très-bon et très-miséricordieux donne la grâce à quelques-uns de vivre dans Je célibat. Il y a des

11 est vrai que tous les Chrétiens ne sont pas appelés à ces états, mais il n'y en a pas un qui n'ait été appelé à l'état de la religion chrétienne, et par suite à la pratique de ses règles. C'est une vocation commune et générale à tous les fidèles ; dès lors que le Chrétien est entré dans la religion de Jésus- Christ, il a quitté le monde, je veux dire toutes les attaches à ses honneurs, à ses plaisirs, à ses biens. C'est une vérité que Notre- Seigneur nous enseigne en saint Jean, au chapitre xvn de son Evangile, où, parlant de ceux qui sont à lui, il dit : Ils ne sont point du monde, comme je ne suis point du monde. Pour ce sujet, avant que d'être reçu en la sainte religion de Jésus-Christ, le prêtre lui a demandé par trois fois, s'il ne renonçait pas au diable et à ses pompes, c'est-àdire aux choses vaines du monde corrompu, dont le diable est appelé le prince par le Fils de Dieu même; et l'entrée ne lui en a été accordée par le saint baptême qu'après y avoir renoncé. C'est pour lors que l'habit du vieil homme lui a été ôté, et qu'il a été revêtu glorieusement de l'homme nouveau, c'est-à-dire de Jésus-Christ. Grâce inestimable marquée par la robe ou le vêtement blanc que lui a donné le prêtre dans la cérémonie du baptême, en lui disant ces paroles : Recevez cette robe blanche, et la portez devant le tribunal de Jésus-Chrisi. Or cette grâce est commune à tous les Chrétiens, comme nous l'enseigne le Saitit-Es-

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