‹ Œuvres complétesChapitre 42 sur 397 · IMMACULÉE EN SA TRÈS-SAINTE CONCEPTION VRAIE MÈRE DE DIEU · texte numérisé non relu

IMMACULÉE EN SA TRÈS-SAINTE CONCEPTION VRAIE MÈRE DE DIEU

Grande Reine, la profession que je fais d'être à vous, autant que l'ordre de Dieu me le permet, ne souffre pas qu'aucun des ouvrages que la divine Providence me fait donner au public , y paraisse , si ce n'est dans votre dépendance et sous votre protection vraiment maternelle. Je viens donc offrir celui-ci à votre précieux cœur, comme tous les autres : cœur sacré à qui on peut appliquer' avec encore plus de justice qu'à celui de l'épouse des Cantiques, qu'il veillait lors même que vous preniez le sommeil nécessaire à votre saint corps : car ses pensées étaient toujours en la présence de Dieu. Vous avez toujours été revêtue du soleil, tout environnée et éclairée du Saint-Esprit. Votre demeure a été dans la lumière , et les ténèbres du péché n'ont jamais approché de vous, ô ma sainte Dame; c'est pour cela que mon cœur se réjouit, et ma langue chante de joie de ce que vous avez toujours eu le Seigneur présent devant vous : obtenez-moi la grâce du don de cette divine présence. O ma très-bonne, très-miséricordieuse et très-fidèle mère obtenez à ceux qui liront ce petit Traité, des clartés célestes qui leur découvrent que Dieu, remplissant toutes choses, est plus intime à nous que nous-mêmes, et qu'ensuite nous ayons incessamment et en tous lieux, le respect que nous devons à sa grandeur infinie. Ainsi soit-il , ainsi soit-il , ainsi soit-il.

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