ET A MON BON ANGE GARDIEN
G Vierge des vierges, la reine de tous les saints ; c'est avec justice que l'un de vos plus zélés dévots, saint Bernard, vous appelle le cou sacré du corps mystique de Jésus-Christ notre bon Sauveur, puisque c'est par vous que ce chef adorable fait couler ses influences sur tous ses membres, vous ayant élevée de toute éternité , pour servir de grand moyen à l'exécution des ordres de sa divine Providence. Tous les fidèles sont autant de témoins de cette vérité; mais il est vrai qu'il y a de certaines personnes qui vous sont liées plus étroitement par la même Providence, et qui en reçoivent les secours, par votre moyen, d'une manière plus abondante. C'est, ô mère de toute miséricorde, dame de tout secours, ce que j'ai expérimenté continuellement dès ma jeunesse, durant tout le cours de ma vie et jusqu'à présent. C'est ce que je suis obligé de déclarer publiquement, pour rendre témoignage des obligations indicibles que j'ai à votre maternelle bonté, et à la Providence de mon Dieu, qui s'est toujours servie de vous pour me combler de ses bienfaits. O bienheureux anges, après la très-sainte Mère de Dieu votre reine, vous êtes les créatures dont la divine Providence se sert davantage, et dont elle se sert presque toujours pour nous donner des assistances salutaires dans tous nos besoins. Ah ! que je voudrais que les hommes entendissent bien cette conduite de mon Dieu 1 C'est ce qui vous rend les tout aimables, les très-aimants et les très-fidèles protecteurs des créatures d'ici-bas. Je vous honore, je vous aime, et désire vous honorer, et vous aimer, et vous bénir sous ces titres glorieux; et en particulier, vous saint ange qui me servez de tutélaire, qui avez servi, et qui servez à la divine Providence, pour me faire ressentir la douceur de ses soins avec une bonté si surprenante. O sainte Vierge, bienheureux anges, et très-spécialement vous, mon bon ange gardien, comme j'avoue très-sincèrement qu'il m'est impossible de vous remercier dignement, prenez dans le cœur de Jésus les reconnaissances et les amours qui vous sont dus, et la continuation de votre zèle pour une si indigne personne que je suis ; vous savez que cet adorable Sauveur est notre tout en toutes choses.
ŒUVRES COMPLETES DE BOUDON
ZV.