‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 15 sur 283 · portes sont fermées ure · texte numérisé non relu

portes sont fermées ure

— Pour les voyageurs, oui, mais pas pour

Ulons, tournons bride, mon enfant, dit-il au 8UJ ' 1. 1 iute, et vlvemeni : car il ne fait pas chaud

Alors, il prit lui même le mors de taire un tête a la queue 1 plaça lu marad

l'un .1 droite l'autre itri voiture, qui ri pi 1

la 1. si Inutilement.

— Mal . m 61 m. lan ■ lai n

nable abu de oli a plaindrai en arrivant a

Avignon

— Vous êtes libre île le !

— El quand i 1 ons nous, à \ d

— Dans une heure, j'espère imn mi. m-, conducteur, .m

trot, au ti a je can s la croup de l on cheval avec la

pou non sabre. Allons donc 1 continua le gendarme

en Joignant l 'effi la mi a

v.i r, \, 1! are se mit à fendn

Excelles endarme Je lui aurais demandé la pi

Sloii île I l 'inl'i a- .1 i .. . i êtl m qu il me la relu

Ce qu'il nous avall vrai comme l'Evangile. Au

bout d'une heure, 1 eûmes reau la masse

noire dont nous avions mis deux heure a uous éloigne]

d'aï bres doni les bran

ob m iliemenl la route que nous él s pas

près 'i elle sans l'apei r, et, quelques minutes après ae minuit sonnait, nous frappions aux portes d'Avl-

n Le COI ice s,. 1, va en grommelant et en demandant

.1 oui a cette heure Le gendarmes se firent recon-

Is tournèrent pour donner passage

la forci publlq 1 aux vagabonds qu'elle ramenait avec

Blli ru mes derrière is le concierge re

. lurner sa 1 li 1 el 1 ser ses

r ;i . n a peu près , ertain qu'une ro) a 1 émettrait pas dehors.

— Mau .m 1 m 1 1 dit l'excellent gendarme

en mettant pied hant de notre voiture,

"" ■ ■■ longti ino iiitiH nite de

'ts,

Non, s.nls aouti iio ré] ii 1. en lui tendant le mien

.1 celui de radin vous pouve2 roi rer qu'ils

■ endarme les prit en ra dans ■ li -

n.' crupu 1 aval

a redire, nous les

— V0 ours nous dit il Ma dons de vous ,. . msj

Comment, mille pardonsi lui d! ■' is nulle rc-

mis, 1 brave hoi 1

as dans les chai ...

. oucher dans 1 aubei lu Pa

niez bien non , 1 , pi. 1

' allon .' ' leui -1 vous voulez

1 s continuions a vous servir des, mie. nous

m porte même de M Moulin,

— VolO In ton que l'eSCOl I ■ 1:1 dix

Mlle

— 11 non défendu de rien recevoli au delà de la

payi orde le gousernenienl Unsl, s, •,,,,,.

avez quelqu d 1er, donnez a ce brave homme

que 1. .1 ivons dérangé.

dé Intéressemi ni lorsque Jadin qui 1 ' ' ptlque me RI observer que le

ttatt .1 de vin ; ce qui lui taisait

croire que les dix francs, pour changer de maiu, ne chanta pas de destiuation.

Je préviens, une lois pour tout m - lecteurs, «nie Jat un athée qui ne croit à rien, pas même à la vertu . mes.

Quoi qu'il en soit, les nôtres accomplirent fidèlement leurs promesses, ai nous déposèrent à la porte de 1 Motel du Palais-Royal.

C'est ainsi que nous ftmes noti Avignon,

ville, au dire de François Nouguier, son historien, noble pour son antiquité, agréable poui son assiette, superbe pour ses murailles, riante pour du solage, enar-

pnur la douceur de ses habitants, magnifique pour son palais, belle pour ses grandes ro lieuse pour

our s..n commerce et connue par ti • rre 1

I \ .11 IMBRE M Ml 80 S

• l'heure avancée à laquelle nous arrivions Ivité de notre hôte, nous eûmes bientôt un feu un souper confortable Lorsque nous nous 1 ei hauites a 1 m re, il appela un

garçon et lui ord pat mol la 1 hambre

— Vous serait-il égal, lui dis-je, de me donnée la chant

— Celle que je vous propose me répondu il, est meilleure, el 1 sur la rue.

\ impolie, 11 prls-je. c est le lillln .

— Nous ne la donnons cependant, d hab lorsque les amies chambres son 0 opées.

Mai- lorsqu on tous la demande !

On qi 1 .m- ia demande jamais sans ma moins

que ions n'en ayez ra

.n- suis le filleul du n

\i.i- compn ids. dit notre hoie . conduisez mon

sieur au n° 3.

1 n 1 tfei. il y avall a^ le

pèlerinage 0 moment.

Le maréchal Brune étall du petit nombre d'amis qui étalent c sirs fidèles a mon père lorsque iprès avoir a en Egypte le parti de Kléber, il tomba dans la dis

de Napol puis, après la m m du proscrit, il •

... n- du reste, a 1 am

■; . 1 il ■■• mil!

m ,n isi 1 il nous avait do m

premes infructueuses, il est vrai, mais touchant!

... . ir iuiis ie 1 .. de la doul

nous l'avions perdu de vue, el n

i|. nu cri retenti! par la France que le

m.. n h ii Brune avait eu a roui us, puisque je d avais qui

, époque, .eue nouvelle me m une Impression pions si souvent entendu dire a ma mère que le bal était m

seconde (ois mon pèt : 1 malheur

sa]. mue sur un ■ plus il \ laisse une empi

1 ■ InSl Ile 1 ne

que ralsonnée •!"•' J'éprouvais pour la 1; ei le premier germe des opinions qui, chez mol, pou

m. ieut-etre. 1 ■ uni mal

i formeront 1 ra la base de ma religion poil-

.n ompxi .0 a rai lli ment ave un. -Me émotion porte de lernier

celui qui avait |uré .levant ineu d'être mon second .,.,. qu'il dépendit de lui avait tenu a 1

parole il me semblait que cette chaml levait

conservé quelqu, chose dé fatal el comme une odeur Je

létal n < 11 ] ■ d'ail cap de sur

de la v.ur slmpli comme une chambre

ordinaire DU bon feu brillait dans la cheminée, placés

.■ de la porte des rideaux b ni les

par lesquelie les assassins; un pa

i n Joyeusement sur les murs

Meurs c antes li.n\ li's niin.auc invitaient an -ail

im une chambre 1 omme 1

lant il v avait entre la • ■! le III. a

Si demi <le haut a peu près un I l'on rond, d un pouce

LE MIDI DE LA FRANCE

de profondeur : c'était celui d'une balle, la seule trace qui restât de r assassinat.

Je savais nue ce trou existait, et, conduit par la direction de la porte, j'allai droit à lui et le retrouvai a 1 instant, il me sciait impossible d'exprimer l effi que produisit sur moi ce vestige de mort. C'est la. que la balle chaude et fumante avait été s'amortir après avoir traversé la noble poitrine sur laquelle je me rappelais que le vainqueur d'Alkmaer, de Bergben et de Stralsund m'avait serré tant de fois. Ce souvenir était si présent et si réel, qu il me ut sentir encore les bras du maréchal me pressant B lui. Je passai ainsi, respirant à peine, les yeux fixes sut ce trou, et ayant oublié le monde entier pour une ■ . un de ces instants de tristesse et de poésie qui les paroles humaines ne peuvent pas rendre; puis je tombai sur une chaise, étonné de me trouver enfin dans cette chambre que j'avais si souvent désiré voir, et regardant les uns après les autres avec une vague anxiété tous ces meubles qui avaient été témoins d'une si terrible catastrophe

Ainsi s'écoula une partie de la nuit, et, malgré ma fatigue, ce ne fut que vers les trois heures du matin que je pus prendre sur moi d'essayer de dormir ; mais à peine ma lumière fut-elle éteinte, que je pensai que j'étais peut être couché dans relui des deux lits sur lequel on avait déposé le cadavre. Cette idée me fit dresser les cheveux et couler la sueur du front ; mon cœur bondissait si violemment, que j'en entendais les battements. Je fermai les yeux, mais je ne pus dormir : tous les détails de celte scène sanglante se représentaient devant moi. La chambre me semblait pleine de fantômes et de rumeurs. Je ne sais combien de temps je restai ainsi ; mais enfin toutes ces images funèbres ifondirent les unes avec les autres et cessèrent d'avoir des formes distinctes ; les bruits et les plaintes s éloignèrent, et je m'endormis moi-même d'un sommeil pareil à celui de la mort.

Lorsque je nie réveillai, il était grand jour: j'étais brisé et trempé de sueur comme un fiévreux. Je fus quelque temps sans me rappeler où j'étais, me souvenant d avoir fait des rêves terribles, et voilà tout. Je portai mon regard tout autour de la chambre, cherchant à débrouiller mes idées encore lourdes de sommeil. Enfin mes yeux retrouvèrent ce trou de balle qui, la veille, m'avait si fort impres-

s né; ce fut comme un rideau tiré de devant ma vue,

et je retrouvai à l'instant tous mes souvenirs. Je sautai à bas de mon lit, m'habillai rapidement et descendis ; j'avais besoin de respirer un autre air.

M Nogent m'avait donné plusieurs lettres pour Avignon. L'une d'elles était adressée à M. R..., professeur d'histoire, là une de ces recommandations sympathiques comme il m'en fallait dans un voyage du genre de celui que j'entreprenais En conséquence, je ne voulus pas tarder d'un i i la lui remettre; je me fis indiquer du mieux qu'il me fut possible la rue qu'il habitait, et je commençai ma course par la vjlle.

Avignon est bàfi contre le vent et le soleil: ses rues sont étroites et tortueuses, et descendent ou montent continuellement, non seulement par des ruelles, mais encore par de; escaliers. A peine eus-je fait cinquante pas dans ce labyrinthe, que je perdis mon orientation ; mais, au lieu de inder mon chemin, je continuai à tout hasard ma route Une chose me plaît surtout dans les villes qui me sont inconnues et dans lesquelles je sais devoir rencontrer des monuments curieux : c'est de m'en remettre au hasard du soin de les offrir à ma vue; de cette manière, la surprise est complète et l'impression vierge. Un cicérone bavard n'a pas défloré pendant la route le point de vue, le monument ou la ruine qui m'attire. L'effet produit sur moi par la chose est alors l'effet que la chose doit produire, puisque aucune suggestion étrangère n'est venue diminuer ou augmenter mon respect pour elle.

J'allais donc ainsi vaguement et devant moi. quand to li ixp, au détour d'une petite rue montante, mon regard alla heurter une arche colossale de pierre, jetée en arcboutant au-dessus de cette ruelle. Je levai les yeux; j'étais à du château fies papes.

Le château des papes, c'esl le mm, n âge 'ont entier aussi visiblement écrit sur la pierre des murailles et des tours (tue l'histoire de Rhamsès sur le granll Ses Pyramides; c'est le xiv - ses révoltes religieuses, ses argumentations arméi i i-o militante. On dirait la Citadelle d Ali-Pa ha plutôt que ?.i demeure de Jean XXII M' luxi .agrément, ton, , [fié à sa défense; e'esi

enfin le seul mode] nplet qui reste de l'architecture

militai e époque Devant lui on ae mit que lui.

1ère lui. la ville entière disparaît.

si vous entrez d-ms la cour, vous trouvez 1 t1 pifur du balai! n si terriblement cuirassé que l'extérieur. LÀ. tout esl prévu pour nue surprise qui livrerait les portes M: côtés 6 - li.urs dominent le préau; et ries

meurtrières le menacent; c'est pou» l'assaillant qui est

parvenu la et qui se croit vainqueur tout un siège à recommencer; puis, ce se ichevé avec autant de

bonaeoa que le premier, reste une dernière tour sombie, îsulée. gigantesque, ou le. pape que l'on assiège et poursuit I Choisi sa dernière i forcée comme les

autres, L'escalier qui conduit aux appartements pontificaux s'enfonce et se perd 'Hit a coup dans ui nulle; et, tandis que les derniers léfenseurs du la [< , écrasent les uns d'un palier supérieur, le souverain pontife gagne un souterrain dont les portes de fer s ouvrent devant lui et se ferment derrière lui; ce souterrain conduit à une masquée qui donne sur le Rhône, où une barque d'11 attend le fugitif l'emporte avec la rapidité d'une flèche. .Maigre l'anomalie que présente la garnison moderne avec nielle quelle habite, il est impossible de ne pas se laisser prendre i la poésie historique d'une pareille demeure. A peine a-t-on erré une heure dans ces corridor-, sur ces courtines, au milieu de ces prisons, parmi ces salles de toiiiire, pie l'on se sent emporté, en voyant tout si passionnément construit pour la vengeance et l'impunité, aux passions instinctives que la civilisation moderne a sinon éteintes, du moins comprimées dans notre -poitrine. Ou coucou parfaitement que, dans une époque où il n y avait ni espérance pour les haines faibles, ni répression pour- les haines puissantes, tout fut de fer, depuis le sceptre jusqu'à la nosse, depuis la cross,, jusqu'au poignard.

Cependant, au milieu de toutes ces Impressions sombres, on retrouve quelques reflets d'ait, comme sur une armure brunie des ornements d or ; ce sont des peintures qui appartiennent à la manière roide et naïve qui forme le passage entre Cimabué et Raphaël. On les croit de Giotto ou de Giottino, et, ce qu'il y a de certain, c'est que, si elles ne sont pas de ces maîtres, elles sont au moins de leur époque et de leur école. Ces peintures ornent une tour réservée probablement pour la demeure habituelle des papes et une chapelle qui servait de tribunal a l'inquisition, - Comme, en sortant du château des papes, je demandais la demeure de M. R. .., on me le montra lui-même traversant la place. J'allai à lui, et lui remis ma lettre. Il me tendit la main, et je compris dès ce moment que je pouvais disposer de son temps et de sa science comme si nous nous connaissions depuis dix ans. 11 y a dans les organisations artistiques une espèce d'électricité qui se communique à l'instant par le regard, par la parole et par le toucher.

Nous passâmes la journée ensemble : nous visitâmes les églises, les marchés et les ports ; nous vîmes dans sa prière, dans son commerce et dans ses rixes, cette population au teint arabe et au sang espagnol, espèce de fusée viv.iuie. dont il suffit d'approcher une opinion politique pour qu'elle s'allume et s'élance. Alors, je compris qu il en était des villes comme des individus, qu'elles avaient des tempéraments différents les uns des autres et des organisations physiques opposées. Que, de même qu'il était impossible de soumettre un Africain aux lois allemandes ou russes, il fallait juger les villes selon leur latitude, faire la part du ciel sombre et du ciel ardent, de la glace et du soleil.

Et quand, le soir, je rentrai dans la chambre no 3, que je retrouvai au pied de mon lit le trou de cette balle qui, la veille, m'avait si cruellement fait rêver, la mort du maréchal me parut tout aussi terrible que la veille ; mais elle me parut en même temps aussi simple que le serait celle d un homme tombé par imprudence dans une caverne de tigres.

Essayons de faire comprendre notre pensée à nos lecteurs, et montrons-leur le passé, afin qu'ils jugent le présent comme Dieu le Jugera.

I. époque des dissensions religieuses qui ont amené les haines politiques remonte pour Avignon au xne siècle. Pierre Valdo, bourgeois de Lyon, se dé< [ara Chef d'une secte de réformistes qui voulait ramener le christianisme à la simplicité évangélique. Cet aïeul des Luther, des Calvin et des wirieff trouva de nombreux partisans parmi le peuple lyonnais, qui fut toujours éminemment porte aux idées mystiques, et qui. dans notre époque d'athéismi OU du moins de doute, nous a donné Edgar Quinet, Saint- Martin, Ballanche et peu s'en faut i u 'tint I >nt on peut

tester la religion, unis oon pas U religi i

Cependant, les êvêques, seigneurs de Lyon irai possédaient non seulement le pouvoir spirituel 'nus encore le pouvoir temporel, forcèrent les Valdo, que

i on appi ii : v (di i qu a en sortirent

conduits par leur chef et menant à leur suite leurs h m i s et leur- Si ' -e tr.iupe fugitive

!ta un instant dans 1 mais, la, rencontrant

de nouvelles persécutlot Ho) se reprit la direc

tion de i,i tuile .i. I lébreux, traversa

cam e ém re I ml et \ Int chercher un asile

dans le (.mitai \ levait de 1 empire, sous

la i, li n ' ■ ■ omtes de Toulouse I il

. i .n n"' ,i i ec li doctrines

ALEXANDRE Dl'MA? ILLUSTRE

uses de ! ; dont une partie se fixa dans la

1ère le mont Vc-ntoux. et don; l'autre parue te lans le Lai .

du mot de qui était leur prem.

puis enhi. glouj. ■ eurent formé la majeure - ttabi-

bientôt, au milieu de te Lai .uptueux et

leur simplicité pretu.'

de li et les

même,

aux croyai fent le giron de

*c pour se : déjà elle meiia-

Q6, lorsqu'un seul nomme résolut di ! • i lit Dominlqua,

sous-pneui leur de l'église de Saint-Jean-

de-Latrau de l; une croisade. Sa parole

les ai i - hommes du Nord avaient

■ - du Midi, a qui ils ne pouvaient Le bonheur, les Libertés muincides Komains. ni les arts, les moiiulon qu'ils avaient n vrabes.

laient que Clovis, Charles Martel et Charlemagne n'avaient -tir cette terre bénie du soleil et

eut pu y prendre racine La voix de Dominique eut donc plus de retentissement qu'il ne L'espérait lui : et, malgré la lutte héroïque du vicomte de Bézli du roi Pierre d Mmon de

unes après les autres, toutes les places lortes défendues par les Albigeois, et Raymond de Toulon Mt-uilles. Caire amen marches de l'église. Jeur porta le dernier coup en abjurant son béi Cette abjuration, toute publique et éclatante qu'elle ie put désarmer i îlouse.

Ils donnèrent à titre de séquestre, au pape qui avait auto-

\ torts que Baymon lut dans le

la Provence. Mais Avignon, puissante république a cette

époque, gourerai s podestats librement élus, ût

rommune avec Raymond, et refusa de se soumettre ;

aussi. d'une armée, se pré-

par la ville

traverser le Rhùne sur le pi - iiat-liénézet,

dont il reste aujourd'hui i es. Les Avl-

gnonnals ne se laissèrent point trom] tte ruse: ils

comprirent qu'ouvrir les portes au i

les ouvrir en même ils proposèrent

donc d'établir une chaussée qui 11 au pont et y

communiquerait par le moyen d'une estrade, de sorte que l'armée française pût traverser le Bb r par

la ville Mais cela ni Lnt l'affaire d<- Louis vin :

il réitéra sa sommation, demanda à entrer la lance en arrêt, le casque en tète, les bani. et les trom-

pe guerre sonnantes.

Les lignèrent, offrirent, comme dernière

conct- rée pacifique, tête nue. la lance haute et

la ban île seule d' {s vm commença ls

blocu- i qu'en demandant li il de-

mandait la ira trois mois, pendant lesquels,

dit un chroniqueur, 1 nt aux

ire pour blessure, mort i

Eni; Romain de

Saint-Ange, ord démolir leurs

nt leurs navire-, leu nés de

guerre; les taxa a une contribua.

d'abjurer, soient r fit faire

serment d'enti ' armes

parfaitement ara vrance du tomtrfvau du Chr

lent de ci

les ai

De ce moment, les haines devinrent i •

ind de Got. d e Clément V, Tenait

domaine :1s le

oander l'bi allait prendre racine sur la terre i de l'hérésie.

Ce fut une grande et profond» lie qui vint

à Philippe le Bel lorsqu il eut l'idée de or la

papauté en France, afin d étreindre a la fois de ses bras de fer la puissance temporelle et la puis- ruelle.

Le pontificat, souffleté pur Nogaret et par Colonna en la ■ personne de Boniiace VIII, abdiquait 1 empire du monde en celle de Clément V, qui, dans son ambitieux de-u d'être élu, ût par serment au roi, — lequel a sou tour le dans la forêt des Andelys. — ces proi * dont

une seule est connue la destruction de 1 ordre des tem- II est vrai que celle-là suffit pour donner une idée de ce qu'étalent les autres.

idant. bientôt l'esprit de dominais nié tu»

moment, revint aux chefs de l'Eglise. Clément M profita des crimes et des malheurs de Jeanne de Naples. prisonnière des barons provençaux, pour lui acheter, au prix de quatre-vingt mille tlorins d'or, la propriété de la ville et de 1 état d'Avignon, quelle tenait des marquis de For calquier et de Provence, dont elle descendait. Ce fut avec cette somme qu après avoir plaidé sa cause elle-même en latin dans la grande chapelle du palais, en face du tableau du lu al i>ar Glottino r après

• té acquittée par les cardinaux de . n sur

l'assassinat d'André, son mari, elle équipa une noue et opéra la restauration de son royaume.

A peine les papes se sentirent-ils sur leurs terres, qu'ils jetèrent les fondements du château fort dont nous avons tout à l'neaj le faire la description, mais dont la

gravure seule peut donner une idée exacte. C'était le Capltole du pontificat, et. du haut de ses rempar lieraient reconquérir l'empire du monde. Vers la Un de ce \iv«-- siocle. ils avaient si bien réussi, qu'ils portaient ombrage à cette même race royale qui avait cru donner a Clément V et a ses successeurs des gardes -on et

un asile, et non une cour, un palais et un royaume.

Car c'était bien une cour, un palais et un royaume. Avignon était devenue la reine du luxe, de la mollesse et de la débauche. Elle avait une nouvelle ceinture de tours et de murailles que lui avait nouée autour du corps ilernandez de Héredia, grand maître de l'ordre de .-a .ut-Jean Je Jérusalem : elle avait des prêtre qui tou-

i liaient le corps du Christ avec des mains brillantes de luxure; elle avait de belles courtisanes qui arrachaient le» diamants de la : s en faire des ! t des

lit les échos de Vaucluse qui la bel «raient au bruit des molles et voluptueu- us de

ique.

Le roi Charles V. qui était un religieux, un sage et un puissant roi, ne put souffrir tant -

il envoya le maréchal lien, gnon

l'antipape Benotl XIII. La Tille i

.le I.nna se r. nferma J.,' et S'y dé-

pendant plusieurs mois, pointant lu ; haut

de ses murailles, sur la ville, ses machines de g

ruina plus de cent n mille

■.m fut emporte 'd.- vive force;

les ouvrages intérieurs fui l'ierre

taient sur l'escalier trompeur dont nous avons

ii. rit XIII fuyait par ; le la »il!

I ne, où le .n of

trait ni

dont il avait 1 le monde et excommuniai' ment de mourir, iralgnant que :

rdins

• i lui seul louu Kime ouvi i rparlers avec eu

tinit la domination Immédiate

- dans le comt.v - leur

•nt goureri vlce

,- de la réunion du corotat à

-•e. ATlgno.

penda-

le pénttent-

lie des pénitent; '

rmond de

LE MIDI DE LA FRANCE

louse, puis enlin les pénitents blancs, dont l'ordre était en opposition avec ces derniers.

De ces trois confréries qui existent encore dans la ville. la première se tint tranquille et n'adopta aucune opinion politique ; mais les deux autres, qui. comme nous l'avons dit. devaient leur naissance a des partis opposés, conser Tirent éternellement la couleur de ces partis. Eu effet, les pénitents noirs, fondés à l'instar de ceux qu'avaient institués le Toulouse, gardèrent toujours leurs idées d'opion aux deux pouvoir.-- ; li blancs, au con-

Sdèles aux opinions qui avaient présidé à leur fondation, demeurèrent toujours papistes et monarchiques. Cette si invétérée et si constante, (lue, chaque fois que, dans une solennité publique, les deux confréries avaient le malheur de se rencontrer, un combat s'engageait aussitôt a coups de croix et à coups de bannière, et ne se terminait que lorsque l'une des deux battait en retraite et donnait la place à son ennemie, qui alors reprenait ., ivité monastique, continuait sa route triomphale, mêlant ses chants de victoire à ses hymnes religieux.

opinions des deux confréries accueillirent les événements politiques que les siècles amenaient, chacune selon son parti, et peu à peu la ville se sépara en deux camps, et se rangea sous chaque bannière. Ainsi, il y a des quartout entiers qui sont pénitents blancs, tels que ceux de Fruiterie, de Limas et des environs de la porte de LotiUe ; il y en a d'autres qui sont pénitents noirs, tels que ceux qui environnent la porte de la Ligue. Il en résulta que, lorsque la réforme de Calvin commença à se répandre dans le Midi, où elle trouva le vieux levain de l'hérésie vaudoise, la religion nouvelle, protégée par Marguerite d'Alençon, sœur de François Ier, se recruta de tous ceux qui s'étaient rangés du parti de l'opposition, c'est-âdire qui s étaient faits pénitents noirs, tandis qu'au contraire les pénitents blancs s'affermirent encore dans la religion apostolique et romaine. La révolution de 89 réveilla i i cilles haines religieuses, et les convertit en haines tiques. Les deux partis se retrouvèrent en face l'un de l'autre, toujours fidèles à leur bannière : les pénitents schismatiques républicains, et les pénitents blancs, papistes royalistes.

i.-oula dans les rues d'Avignon comme dans irque. Les pénitents noirs triomphèrent avec les montes pénitents blancs prirent leur revanche avec les thermidoriens. Toutes les vieilles haines des ancêtres furent léguées aux fils, corroborées de haines nouvelles. Jusqu'à ce que la main de 1er de Napoléon étouffât tout, pé- Dttents noirs et pénitents blancs, royalistes et républicains. Pendant ses dix années de règne, le volcan renferma fumée flamme et. lave; mais, lorsqu en 1814 le géant fut obligé de desserrer la main et de lâcher tout ce qu'il tenait, m épée, le Vésuve politique s'alluma instantanément, et i - haines royalistes en sortirent de nouveau, dévoues. Arrêtées un instant par les Cent Jours, rloo leur rendit la force en leur promettant l'impunité.

Cependant le commerce de l'empire, florissant à l'intéla difficulté de l'exportation, avait créé une popnlntion nouvelle et flottante de cinq cents portefaix en ii Cette population adopta, lors de la Restauration, les partis des différents quartiers où les attirait leur ouvrage : ceux qui desservent le haut Rhône, depuis la porte de la u au milieu du port, se firent pénitents noirs: ceux qui desservent le bas Rhône, depuis le milieu du port ii pont de bois, se firent pénitents blancs. Chacun d'eux régna à son tour sur le fleuve, selon que les Idées démocratiques ou monarchiques eurent le dessus ou le û> in la réaction de 1815 donna définitivement

la victoire aux royalistes, et le parti aristocratique, qui avait de vieilles et sombres vengeances à exercer, vit dans les portefaix qui appartenaient comme eux à la secte des nuits blancs des instruments d'autant plus mortels qu'ils étaient aveugles; et s'emparant, invisible, de ces uments. il pressa dans l'ombre les ressorts dorés qui les firent travailler au soleil.

Alors, tout le Midi s'enflamma d'un seul coup, comme si e de poudre eut communiqué l'incendie de ville en ville Marseille donna l'exemple : Avignon, Nîmes, Uzès et Toulouse le suivirent; chacune de ces villes eut ses mtes.

De tous ces meurtriers, il faut le dire, Pointu, l'assasivlgnonnais, était le plus remarquable; c'était un de dont la destinée est gagnée d'avance sur le p de dé de leur naissance. Né dans le peuple, il fut -sassln ; jeté dans une autre sphère, et doué comme lit. c'eût été un grand homme.

Pointu était le type parfait de lhomme du Midi : teint lire, reil d'aigle, nez recourbé, dents d'émail. Quoiqu'il fût d'une taille à peine au-dessus de la moyenne. le dus voûté par l'habitude de porter des farimbes arquées en dehors par l'effet de la

mi des masses énormes qu'il transportait journellement, il était d'une force et du. e adresse extraordinaires il jetait par-dessus la porte de Lou; un boulet de quarante-huit; il lançait une pierre d'uiiî rive à l'autre du KUone, c'est-à-dire à plus de deux cents pas; enfin il lançait, en fuyant, son couteau d'une manière si vigoureuse et si juste, que cette nouvelle flèche de i arthe allait en sifflant clouer à quinze pas une pièce de cinq francs dans un arbre. Ajoutez à cela une adresse égale bu fusil, au pistolet, à l'épée et au bâton; un esprit naturel, vif et. rapide; une haine profonde qu'il avait vouée aux répu-

ds au pied de l'échafaud de son père et de sa mère, et vous aurez une idée de ce qu'était ce terrible chef des

ins d'Avignon, qui avait sous ses ordres, comme premiers agents, le taffetassier Farges, le portefaix Roquefort, le boulanger Nadaud et le brocanteur Magnan.

A l'époque où se passe le terrible drame que nous allons raconter, Avignon était entièrement livré à ces quelques hommes, dont le< autorités civiles et militaires ne voulaient, n'osaient ou ne pouvaient point réprimer les désordres. On y apprit alors que le maréchal Brune, qui était au Luc avec six mille hommes de troupes, était rappelé à Paris, pour rendre compte de sa conduite au gouvernement.

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