‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 152 sur 283 · II -i près de la qu'en levain la tête · texte numérisé non relu

II -i près de la qu'en levain la tête

volt i qu'en étendant le bras on la

la main

ie le Rhin est ; terrible de puissance et de r

plus le retentissement du la fureur du In m. ce ne sont plus les si quelque chose comme le livrant a l'ordre olversel ; une masse incommensurable, Indescriptible, enfin, qui vous oppresse, vous épouim intlt quoique vous sachiez qu'il n'y a pas qu'elle vous

\rtli" I i i bute du Rhin en bateau, et ce fut

Militant qu'il i pta lord

u|. rendre.

bute du Rhin du chftteau de I.auften.

ipéiieure, et ensuit.- du i

i partie Inl voulus La roi? encore

i scendls le long de

■ in n. m. puis, dans une

une domaine de bateaux

qui al 1er à l'autre boni

• me suivit avec mon i patron de me contraire au n

;tre de l'Voune le milieu

' ■ libres. . t que

l lulllaume Tell et

lUlllonnaii tl toute

une ligne

de rament!

.jours la i u .ut mais ■

qu'il demandait, et H M • atan

prévew n. ulti .

.tours de la ligne ; mais, grâce a son habileté, le batelier i-e maintint dans la bonne voie. Plus nous approchions du - le tleuve bouillonnant a notre droite et a aimait tsous notre bateau. Enfin nous arri- :, endroit assez calme, et où il fut plus facile ; lote de se maintenir. Placés où nous même de son couiï. tout couverts de son écume et la cataracte était admirable ; le soleil, un ber, teignait la partie supérieure de la chute d'une riche couleur rose, taudis qu'un arc-en-ciel enflammait la vapeur qui s'élevait de l'abîme, et qui, comme je l'ai dit, rejaillissait a plus de deux cents pieds de haut. Je restai ainsi près d'une demi-heure en extase; puis t.inn le batelier me demanda où je comptais aller r . je lui répondis, que je comptais coucher sur la route, et qu'a cet effet j'allais m'enquérlr d'ur.e , N.uhausen ou a Altembourg, attendu que. n'ayant md'chose à voir, je comptais mettre à profit la nuit et me retrouver en me réveillant a une dizaine de lieues de Schaffa

— S'il ne faut qu'un moyen de transport à monsieur, me dit le batelier, et si une barque lui semblait un aussi bon lit qu'une voiture, U n'aura pas tx — n d aller a Neuhausen al .i utembourg pour tn uver ce qu'il lui faut ; je n'ai qu'a lever mes deux avirons, et nous partirons aussi vite que si nous eti.ms emportes par les deux meilleurs chevaux du 'i Bade.

l.i proposition était si tentante, que je trouvai la chose on ne peut mieux pensée. Nous fimes prix a dix francs, p ayab rstuhl A peine le marché fut-il arrêté que

le batelier opposer à la rapidité du

nsl qu'il me l'avait promis la peine barque. comme une hirondelle, s'éloigna de la chute avec une rapidité qui, pendant quelques secondes, nous ota la res] titra.

tut dix minutes a peu près nous pûmes encore em-

ii l'ensemble de la cascade, moins grande, au

de loin que de près, attendu que de près la chute

orizon, ta; -' plus

principal du tableau, et que ses accompagne-

ments sont pauvres cl le i bateau de Lauffen est

peu pittoresque, son architecture lourde pè-e sur la cas

est Insignifiant . pour ne rien dire de plus; enfin les vignes qui cm. un

i ilment pas peu a leur donner un

,i- des pl - n faudrait, pour faire

un digm cadre a cette ma itaracte, les pins de

I Italie, les peupliers de la Hollande, ou les beaux i de notre Bretagne.

Au premier coude que fit le fleuve. Je perdis tout cela de vue ; mais longtemps encore J'entendis le mugissement de la i par delà d. s bouquets d'arbres

qui bordent les sinuosités du Rhin, la poussière blanche qui forme au-dessus de la cataracte un nuage éternel Enfin, la distante amortit ce bruit, les nt la

vapeur, et je commem ger aux moyens de ;

mon bateau la moins mauvaise nuit possible II vait du fleuve une humidité pénétrante un vent (rais rait à sa surface, et. pour me garantir de .c double inconvénient, je n'avais qu'une blouse de toile écrue et un pantalon de coutil blanc. Je tâchai d'y remédier en me ,ui au fond du bateau ; je me lis un traversin de in i Milise. je fourrai mes tu mes poches et grâce

précautions, Je parvins a réagir assez victorieusement contre la fraîche haleine de la nuit. Du reste nous allions toujours un train fort convenable; sur les deux rives, je fuir l.s arbres, les vignes et lés ma te fuite

finit par produire sur mon esprit 1 effet d'une valse trop la tète me tourna, je fermai les .tirant de l'eau, Je Unis par tomber dans une • de somnolence qui n'i la veille et n'était pas en-

i lormi que J'étais je me sentais

vivre, un refroidissement général me. gagnait, le comprequs j'aurais eu besoin de secouer cet ssamenl

ufer par la i- usée mats Je n en avais pat

nage, et je nie laissais aller à cette douloureuse léthargie. De temps en temps je me nporté plus

tendais un bnnt plus fort et plus effrayant) int ie et je me mi a la emporta

< mine une is une arche de pont contre laquelle

\ .ils un

i danger, un frisson courait par tout mon mail pendant la teneur n'était point

n . auchemar, et Je

qui de minute en minute, mes membres s'engourî

rêve même qui

: mon car ffacer et dé s éteindre.

■iient compl auquel]

mUtiuer mon rêve Je

de temps dura cette léthargie; Je sentis

EN SUISSE

que l'on faisait ce qu'on pouvai mr m'en tirer; j'aidai le mon mieux les efforts de Francesco et du batelier. Grâce à ce concours de bonne volonti M «m d'efforts île

la leur, je passai heureusement de la barque à bord, je me vis entrer dans un château ton puis je me trouvai danuu lit bien chaud, où je me dégourdis peu à peu, Alors [e pus demander dans quelle partie du monde j'avais abordé, appris indifféremment que j'habitais le château Rouge, et que. moyennant rétribution, j'j recevais l'hospitalité du grand-duc de Bade

kœnic.sfi;lden

Le lendemain, nous partîmes au point du jour ; ma nuit avait été un long cauchemar, où la réalité se mêlait avec le Têve ; il me semblait que mon lit avait conservé le mouvement du bateau. Je me sentais attiré par la cataracte ; puis, au moment d'être précipité, ce n'était plus moi que le danger menaçait, c'était sir Williams: je l'avais revu les luas croisés et. les yeux au ciel, et le pauvre garçon avait bouleversé tout mon sommeil. Qu'était devenu son corps! Le Rhin le roulerait-il jusqu'à l'Océan, et l'Océan le jetterait-il aux rives de l'Angleterre, qu'il avait quittées si désespéré, et auxquelles il retournait guéri? Je traversai le pont qui sépare le grand-duché de Bade du canton d'Argovie ; mais je m'arrêtai au milieu pour jeter un dernier regard sur le Rhin : à travers le brouillard qui nous enveloppait, j'apercevais jusqu'à une certaine distance ses vagues bouillonnantes, et il me semblait à tout instant qu'au sommet de ces vagues j'allais voir se dresser le corps de ce pauvre Blundel ; je ne pouvais m'arracher des bords du fleuve, il me semblait qu'en les abandonnant je perdais un suprême espoir ; enfin il fallut me décider : je jetai un dernier regard, un dernier adieu sur le cours du fleuve, et je pris la route de Baden

Pendant une heure, je marchai au milieu de ce brouillard ; puis enfin, vers les huit ou neuf heures du matin, cette voûte mate et froide s'échauffa et jaunit dans un coin, quelques pâles rayons percèrent la nuée ; bientôt elle sa déchira par bandes et s'en alla rasant le sol, formant des vallées dont les parois semblaient solides, et des montagnes de vapeurs qu'on eût cru pouvoir gravir; peu â peu. cette mer de nuages se souleva, monta doucement, et découvrant d'abord les vignes, puis les arbres, puis les montagnes ; enfin toutes ces îles flottantes sur la mer du ciel se confondirent dans son azur, et finirent par se mêler et se perdre dans les flots limpides de l'éther.

Alors se déroula devant moi une route riante et gracieuse, qui vint, riche de toutes les coquetteries de la nature, essayer de me distraire des émotions de la veille ; les prairies avec leur fraîcheur, les arbres avec leur murmure, la montagne avec ses cascades, tentèrent de me faire oublier le crime du fleuve. Je me retournai vers lui ; lui seul continuait à charrier une masse de vapeurs; lui seul, comme un tyran, essayait de se cacher à la vue de Dieu Je ne sais comment une idée aussi bizarre me vint, je ne - lis comment elle prit une réalité dans mon esprit: mais le fait est que je fis plusieurs lieues sous cette préoccupation, que toute nia raison ne pouvait écarter. Ainsi est fait l'orgueil de l'homme, toujours prompt à croire, avec ses souvenirs instinctifs et despotiques de l'Eden, qu'il est le souverain de la terre, et que tous les objets de la création Mint ses courtisans.

J arrivai ainsi, à travers un pays délicieux, à la ville de Baden.

Je mis à profit le temps que l'aubergiste me demanda pour préparer mon diner, et je montai sur le vieux château qui domine la ville. C'est encore une de ces grandes aires «■-"laies dispersées par la colère du peuple. Cette forteresse, qu'on appelait le rocher de Bade, resta entre les mains de la on d'Autriche jusqu'en 1 1 1 r. . époque à laquelle les confédérés s'en emparèrent, et se vengèrent, en la démolissant, île ce que ses murs avaient offert si longtemps un asile imprenable à leurs oppresseurs, qui y résolurent les campagnes de Morgarten et de Sempach. Du sommet de ces ruines, qui, du reste, n'offrent point d'autre intérêt, on domine t.iute la ville, rangée aux deux côtés de la I.immat, et qui, avec ses maisons blanches et ses contrevents verts, semble -ortir des mains des peintres et des maçons : au second

des collines boi emblent le marchepied des

[aciers et, enfin, a l'horl mme une denture glgan-

les pics déchirés et i igeux di grandes Alpes, depuis la Yungfrau jusqu'au Glarnich.

rime rien de bien curieux lall a Baden, que

i avals tait un assez long séjour a Alî ivolr épuisé la

curiosité que pouvait m'insplrer li ntvj r di 'aux ther-

je me contentai de jeter u up i œil sur celles qui

onnent an mille. i dû cours de la Limm il eur chaleur, qui -t de trente-huit degrés, est due, dil on, au gypse et à la. marne, recouverts de couches de pierres cal', lires dont est formé le Legerberg, au travers duquel elles nitrent. Je donne cette opinion pour ce qu'elle vaut, en me hâtanl toutefois d'en dôcl c la responsabilité.

Ce qui. du reste, m'attirait comme un aimant, c'était le île visiter le lieu où avait été assassiné l'empereur Albert, et que les di s endants de ses ennemis ont appelé Kosnigsfelden ou le Champ du Roi. Ce champ, situé, comme " i von 6 mu les rives de la Heuss. s'étend jusqu'à Windisch, l ancienne Vlndonissa des Romains, fondée par Germanlcus lors de ses campagnes sur le Rhin. La ville antique, dont il ne reste aujourd'hui d'autres ruines que celles qui sont cachées sous terre, couvrait tout l'espace qui s'étend de Hausen à Gebistorf, et se trouvait ainsi à cheval sur la Reuss, au confluent de l'Aar «t de la I.immat. Quinze jours avant mon arrivée, un lai eur avait, avec sa charrue, effondré un vieux tombeau, el y avait trouvé les restes d'un casque, d'un bouclier et d'ui êpêes de cuivre

que les Espagnols seuls savaient tir ir -lois l'Ebre, et

auxquelles ils donnaient un tranchant supérieur à celui du fer et de l'acier.

C'est sur l'emplacement même où expira l'empereur Albert qu'Agnès de Hongrie, sa fille, éleva le couvent de Kœnigsl.lden A l'endroit, où pose l'autel s'élevait le chêne contre lequel l'empereur assis s'adossait, lorsque Jean Or Souabe, son neveu, lui perça la gorge d'un coup de lance. Agnès lit déraciner l'arbre, tout teint qu'il était du sans de son pi re et elle ni tit faire un coffre, dans lequel elle enferma les habits de deuil qu'elle jura de porter tout le. reste de sa vie

Tout, alentour du chœur sont les portraits de vingt-sept chevaliers a genoux et priant. Ces chevaliers sont les nobles tués a la bataille de Sempach. Parmi ces fresques est un buste, ce buste est celui du duc Léopold, qui voulut mourir avec eux. Ce chœur, éclairé par onze fenêtres, dont les vitraux coloriés sont des merveilles de la fin du xve siècle, i -i séparé de l'église par une cloison ; on passe de l'un dans l'autre, et l'on se trouve au pied du tombeau de l'empereur Albert; il est de forme carrée, entouré d'une balustrade en bois peint, aux quatre coins et aux quatre colonnes de laquelle sont appendues les armoiries des membres de la famille impériale qui dorment près Or leur chef.

C'est, qu'outre l'empereur Albert, qui a perdu la vie ici, cette pierre recouvre, dit l'inscription de la balustrade, «sa femme, madame Elisabeth, née a Keindten ; sa fille, madame Agnès, ci-devant reine, de Hongrie, ensuite aussi notre seigneur, le duc I.éopold. qui a été tué à Sempach. »

Autour de ces cadavres impériaux gisent les reliques ducales et princières du duc Léopold le Vieux, de sa femme

Catherine de Savoie, de sa fille Cal ,ie Habsbourg, du

duc de Lnssen, du due Henry et de sa femme Elisabeth de Ve-rnburg. celles du duc Frédéric, fils de l'empereur Frédéric de Rome, et de son é| se Elisabeth, duchesse de

Lorraine.

Puis encore, autour de ceux-là et sous les dalles armoriées qui les couvrent, dorment, soixante chevaliers aux casques couronnés, tués à la bataille de Sempach : enfin, dans les Chapelles environnantes, et tonnant un cadre digne de cet ossuaire, reposent, a droite, sept comtes de Habsbourg et deux comtes de Griffenstein. et. a gauche, quatre comtes de Lauffenbourg et cinq romtes de Reinach et de Brandis

11 en résulte que. si aujourd'hui Dieu permettait, que l'empereur Albert se soulevât, sur sa tombe, et réveil] mortuaire qui l'entoure, ce serait, certes, le plus ni bli et le mieux accompagné de tous les rois qui. à cette heure, portent un sceptre et une coui

Au moment où je foulais aux pieds toutes cendres

féodales, l'homme qui m'accompagnait vl ire des

in s était arrivée, et, quoique per oi trenlr a cet

appel, il sonna la cloche, la mém li couvent

par Agnès J'allai a lui. et lui demandai si l'on allait célébrer un office divin.

— Non. me répondit-il i sonne les vl ir les morts,

laissons-leur leur église.

Nous sortîmes.

Cet homme sonne ainsi trois fuis par |onr la première à l'heure de la messe, la < l'heure di repres, et la

troisième à l'heure de igélu

Nous passâmes dan ' 'm1'' I i.ire, où est

située la chambn ■ me entra, le cœur plein

de jeunesse et de i l'i l« i Ingl sepl ans, ri ta

Idus d'un demi s., . ; i prier, et sortit, comme elle le dit

elie-mi ■ l son

rabre.

ppelait

au i une allusion tu I vanités

laissait en

. i,,,. , ne celle du

llbert Dans

taillé

babits

de : ce

la mort d'Agnès,

e de Ketnaeh, «l'i • .

- mpach, vint .1

. t consolation a Dieu.

■ même cellule les por-

jenouillés, dont les fresques

pies.

ill il était trois heures; j'avais vu a

in . si • iii-i- m 8 voir, je remontai

que I avais r Je désirais

• mt. Quelque dil>

promis* di i a boni d'une heure.

qu'a

et que je

prés du ben eau des Césars modernes

ne longue il en i ' iiitec-

iiii. i ai rée et m rvée, quoi-

qu'elle date du - nne des salles dont les bolse-

ii devenues noires

comme de i Iptures.

Lmenl inir une faml .m a fait u 'il. .i armes .lu grand Ro-

dolpbi lesse el par nne antique

venues se urnui ■ s <i n i furent la demeure du pre-

lie i n nom el quelques pJem de • haumi , du i bateau

n cinq i ■ i i homme

de l'une des nne

ratai i B dolphe

de Mellingen mont) sut au magnifique . ;llt i,,

frani nir n venait de se

mié.

lui -iin.1 a bas de son

lu au 111 du

Ique ."iniin

lie le

plais*

appan ■

voulu

dern

que j me servir

mon

rent passer: mai- peine avait-elle déposé à terre celui que ce avait sauve, qu'il la poignarda, pour

qu'il ne fût pas du qu'un chevalier avait dû la vie à une femme.

Malgré tout ce que je pus faire de questions à mon ciceie n'en pus obtenir uni troisième légende. En conséquence, voyant au il était au liout de son érudition, je regama voiture au jour tombant . un quart d'heure après, • ment des bains de Schlnzmach, et j ari Aarau encore assez à temps pour me faire conduire à la meilleure coutellerie de la ville

On m'avait beaucoup vanté ce produit de la capitale de

i trgovle; et. d"après cette réputation, je me serais fait un

scrupule de passer au milieu d'une Industrie aussi célèbre

n cmiKirter un échantillon Aussi, quelque maigre que

fût ma bourse, et quoique je ne dusse retrouver de l'a

qu'a Lausanne. Je résolus de faire un sacrifice, convaincu

qu'une occasion pareille ne se rencontrerait jamais En cbn-

■ e. j'achetai, pour la somme de dix francs, une paire

.us iTiifii dans leur cuir, et, enchanté de mon

emplette, je revins à l'hôtel pour en faire l'essai.

En passant la lame de l'instrument barblncateur sur le cuir destiné à en adoucir le mordant, je m'aperçus que le manche de ci cuir portait une adresse; j'en fus euchanté. afin de pouvoir la donner à ceux de mes amis qui viendraient en Suisse, et voudraient, comme moi profiter de la circonstance pour se monter eu rasoirs R la coutellerie d 'Aarau. Voici cette adresse :

A LA l-LOTTS

l'niNi-.iis BERNARD, r.iiii-i, .mi de Rasoirs el di rue SaintrJ)t n

A PARIS

meilleurs rasoirs que J'ai

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