POURQUOI L ESPAGNE N'AURA JAMAIS IN BON GOUVERNEMENT
Lorsque j'eus bien fait le tour de Granson ; que, Philippe <le Comines et Millier à la main, j'eus reconnu le champ do bataille ; lorsqu'à l'extrémité septentrionale de la ville, l'eus retrouvé les ruines du vieux château, je pris un bateau, je touchai par conscience archéologique a un rocher qui surgit au milieu du port, et sur lequel s'élevait autremis, dit-on, un autel à Neptum i après trois quarts d'heure de traversée, j'arrivai a Iverdun, où les Suisses avaient fait une si belle résistance quelques jours avant la bataille de Granson.
tverdun fut lune des douze villes que les Helvétiens brûleront lorsqu'ils abandonnèrent leur pays pour passer dans les Gai.iles et qu'ils rencontrèrent César près d'Autun. Battus par le proconsul romain, une des conditions que leur Imposa le vainqueur fut, comme on sait, de rebâtir les cités qu ils avaient détruites. Ils obéirent, et les Romains, trouvant la ville nouvelle à leur convenance, et parfaitement située a l'extrémité du lac, entre les rivières d'Orbe et de la Thièle, en firent une colonie romaine et l'environnèrent de fortifications; la ville s'étendait alors sur un terrain dont celui qu'elle occupe aujourd'hui m? forme guère que la cinquième partie.
En 1769, en creusant une cave près des moulins de la ville, on découvrit plusieurs squelettes bien conservés, dont la tête, selon la coutume antique, était tournée vers l'Orient ; ils étaient étendus dans une couche de sable sans cercueil ni i. imbeau; entre leurs jambes étaient placés des urnes de terre, des lampes sépulcrales et de petits plats d'argile, dans lesquels on trouva encore des os de volaille. Quelques médailles enterrées avec les cadavres portaient la date, les unes du règne de Constantin, les autres de celui de Julien l'Apostat.
Ebrodunum avait une compagnie de bateliers présidée par un préfet ; cette compagnie existe encore aujourd'hui, seulement, le préfet est devenu abbé.
A l'une des extrémités de la ville, un vieux château, bâti eu 1133 par Conrad de Bœringen, élève ses quatre tours aux quatre points cardinaux: on m'assura que c'était le même où Hans Miiller de Berne avait fait, en ti7ti, une si vaillante défense.
Comme tout ce qu'il y a de curieux à Iverdun peut se voir en deux heures, je fis ma tournée le matin pendant que Francssco me cherchait un cocher qui s'engageât à me conduire le même jour â Lausanne. Lorsque- je revins à l'hôtel, je trouvai le déjeuner prêt et le cheval attelé, et le soir, heures, nous étions dans la capitale du canton de Vaud, où je serrais de nouveau la main â mon bon et vieil ami Pellis. qui, le même soir, me fit faire connai ave. M. Monnard, le traducteur de l'Histoire de la Suisse, par Zchokke, et l'un des patriotes les plus fermes et les plus éloquents de la diète.
[que envie que j'eusse de rester en si bonne société, le temps commençait à me presser, et il me fallui partir Je voulais visiter le lac Majeur et les îles Borromées, et compléter mon voyage de Suisse en allant toucher a Loqui est dans le Tessin, seul canton due ji n'eusse pas visité; et, comme nous avancions dans la saison, de Jour en jour le Simplon pouvait devenir impraticable. En conséquence, le lendemain a midi, je pris congé de mon note, en lui promettant de revenir le voir pour m promesse que je lui renouvelle, et je m i quai sur le bâte i i à vapeur qui va (Ici ' I llleneuve
.T.- taisais ma rentrée dans le monde: il : ment six semaines que ie I'; ■
est au bout de la terre on n'y sail i lit n'y
pénétre, aucun écho de politique, dan ou de littérature n'y Wtenti rouval
sur un bateau à vapeur, où du conta "'- de
pay< - :chappe un cliquetis de nouvelles Je m en affamé sur les journaux Iran lis : Ils
ilution il i r Quelques-uns, qui jugent tout du
ie de la Fran ci i
• • de ■ iviii m, cro
un Eldorado politi ,,.:,,,
i un peuple les insi i u ii i un a it re et vo li Pyrém
1 e de ii"
mme i ela arrlvi ajout tvoir raison de son côté. Nous en appelâmes a un il qui fumait tranquillemen ans pren-
i à notre dlscussl m . et, le n i pareille matière, nous lui denc selon lui. le meilleur gouvernement pour la Péninsule.
1 tira son cigarito de sa bouche, rejeta une lée ojae, depuis dK minutes, il ama dans sa poitrine, puis répondit ave<
— L'Espagne n'aura jamais un bon gouverneme
ne cette réponse ne donnait raison ou tort a aucun, elle ne satisfit personne.
— Pern de vous dire, seigneur Espagnol, reprisje en riant, ;ez un peu trop pessimiste. L Espagne a tura jamais un bon gouvernement, dites-vous?
— Jamais
— E*. à qui faut-il qu'elle s'en prenne de ce défaut de
ion? Est-ce à son peuple ou à sa loyauté, à son clergé ou à sa noblesse ?
— Ni â l'un ni â l'autre.
— A qui donc est-ce la faute, alors 1
— C'est la faute de salnl
— Mais comment, repris-je avec le même sérieux, quoique la conversation parût dégénérer en plaisanterie lint lago, qui est le patron de l'Espagne, et qui jouit d'un certain
crédit dans le ciel, peut-il s'opposer au premier I iui
d'un peuple, celui de l'amélioration politique, de laquelle découlent toutes les autres améliorations.1
— Voila comment la chose est arrivée, répondit I Espagnol: il advint qu'un j.uir le bon Iiieu. lassé d'entendre les peuples se plaindre éternellement, ceux-ci dune chose, ceux-là d'une autre, et ne sachant, au milieu des lamentations générales, â laquelle entendre, envoya un ani annoncer, à son de trompe, que chaque nation oui a bien réfléchir à ce qu'elle désirait, et à lui envoyer dans un an, au même jour, chacune un député chargé de sa requête, s 'engageant d'avance à y faire droit. La nouvelle fit grand bruit ; chacun nomma son député : la France saint Denis. l'Angleterre saint Georges. l'Italie saint Janvier, l'Espagne saint lago, la Russie saint Niwsky, l'Ecosse saint Dunstan, la Suisse saint Nicolas de Floue, que sais-je, moi? II n'y eut pas jusqu'à la république de Saint-Marin qui ne voulût être représentée et avoir sa part de la munificence céleste : c'était une élection générale par toute la terre ; enfin le jour arriva, et chaque saint se mit en route chargé de ses instructions. Le premier qui arriva fut saint Denis : il salua le Père éternel, non pas en ôtant son chapeau de dessus sa tête, mais en ôtant sa tête de dessus ses épaules : cela était une manière honnête de rappeler à Dieu le martyre qu'il avait subi pour son saint nom; aussi cette salutation le disposa à merveille en sa faveur
« — Eh bien, lui dit-il, tu viens de France?
« — Oui, monseigneur, répondit saint Denis.
« — Que demande-, tu pour les Fran.
« — Je demande qu'ils aient la plus belle armée du inonde.
« — J'y consens, dit le bon Dieu.
« Saint Denis, enchanté, remit sa tête sur ses épaules et s'en alla.
« A peine était-il parti, que l'ange qui était Je service annonça saint Georges
« — Faites entrer, dit le bon Dieu.
.< Saint Georges entra et leva la visière de son casque
s — Eh bien, mon brave capitaine, tu viens au nom de l'Angleterre, n'est-ce pas? Que demande-t-elle?
« — Monseigneur, répondit salnl Georges, elle demande a avoir la plus belle marine du monde.
Très bien, dit le boi Dieu, elle l'aura. Saint Georges, qui avait tout ce qu'il voulal i la visière de son cas. pie et s'en alla. A la porte 11 saint Janvier.
.« — Bonjour, mon saint évêque, dit le bi n Die i m hanté
,i, ..... mu' : an reste, Je me â Is bien que
que le i allen rei raier
de me demander?
D'avoir le i pre ir ti
„ — sol1 dll le i "'H
, Sainl Janvier n'en d.-u
sa mitre sur sa irtlt.
,, — Faite .'.m ■ !
„ sel or, réi il n'y a
« — . Il donc ci
. .1 qui
n'arrive jamais (l)ï
ALEr\AN'DRE DUMAS ILLUSTRÉ
nfe'e. je l'ai
tnme un E-i urinura le bon Dieu .
le son clieir.
Kh bien, monsieur 1 : la bon lileu. Ti
D ilez-vous?
.le veux, i.| entre COi
.ut le plus beau CUlu monde.
. — ' : ieii.
« — Je veux...
. — Kh m i i. irnjui le bon MOT
a monde, i ic bon i ji sens encore
■ — Je vc
. — . bon Dieu, tu veux
. que l'Espagne s plus beaux fruits du monde.
Ulons. dll le bon Dieu, Il tau) bien faire quelque
rdé
continua salnl lago, que l'Espagne ait le
nin
. — i un tout
commi cela il tant bien au -•■ aux
Sa bon Dieu lui m
lemonta SU
lop.
VolU ; ie n'aura Jamais un bi
rem L'Espagnol battu le briquet, ralluma • o qui
émit a luiner.
irais la raison qu'il ni avait donne»' ■ ■- qui trouvent paria je m i- r ■ ments me prouva 1 p.ti \ en il a obtenu- du bon D : eu l'Imprudence de garder pour
\ illeneuve vei mine
lie' ne ville pour y co
r nui.
- Uni Maurice, OU J arrivai rien ne m s que
|e repartis en nuit heure i bote] de la poste, i Martignj
j avais mangé
ml de bruit me.
n ■dant
lies le mail
au qui - ....
Indiqua de plus une quoique ■ ■ - la Bu di mon
dfqui
ml pas i Dstlllon
qu'il aai.nl. •
i d'une bouteille de rtn qui
d un
Mun
dlnler du comte Almaviva. à ne pas renvoyer un si boa maître
Aussi, à peine ine vit-il tirer ma bourse de ma poclie et calculer les jours pendant lesquels nous étions vestes ensemble, qu'il se détourna pour me radier ses larmes, qui bientôt dégénérèrent en sanglots: je l'appelai aloi vint, me prit la main, et me supplia de le garder comme
que disposé qu'il était à nie suivre parto Italie. du monde; malliei
qui taisait un excellent guide à Munster, aurait
fait un fort mauvais groom à Pans; d'ailleurs i était une
Min.- que relie d enlever cet enfant
.mille et a se~ montagnes: aussi quoique mon cœur
>] i avec sa prière, je tins ferme et je refusai
il était resté trente-trois jouis avec mol : au prix que
cela faisait soixante-six francs ; j'y
acs di pourl afin de i ompléter la
igts, et je lui mis quatre Le
table C'était plus ,i ,,, ,|,h. \e pauvre enfant n en avait vu
de tome sa vie: cependant il s'avança vers la i*jrte sans
je le rappelai en lut demandant pourquoi il
eue somme, qui était a lui. /Uoi .orna.
-anglotant il me dit Si monsieur le permet.
demain lui faire la conduite dans le Slmplon, je re-
vlendral en croupe derrière le postillon, et, au moment de
nij's qu il me donne L'argent Je lui fis signe que j > un peu console.
ivement, le lendemain, Francescu m a jus
qu'à la prem tés là nous n..ii> em
lui s ,.,, retourna tout pleurant vers Brlgg, et moi |i tiniiii mon chemin tout pensif et tou
nande i »t enfant aux voyageurs qui pren <■>• de la Fitna i esl une excellente créature, d une ère et d'une activité infatigable; il> te u ronl à .Munster, d'où il m'a écril ou plutôt tel
r est connu s ius le nom allemand de Franz et sous le nom Malien de Franc
Il SAIN! II'. il r GUÉRI DE LA VANITÉ
Aiiuiiial et Charlema n i Bonaparte, ont ti
les Upes et a peu mais dei
:f- de leur llloli-
inl refermés ws pi.s du mont Genevre i\eits de neige, el li us cpii ont succédé a » elles de leurs enfant: retrout e de la route qu Ils
us ia tradition dans la mémoli
populations se sont prises i douter de ses miracle nié li - dieux qu péi B
- voulu qu'il en fût ainsi pour lui. el afin que sa ii poinl a souffrir des i du limite, il a lié l'Italie a la i ommi ■ "du une i haine
- montagnes . il a mis le ineau mx
Il ... 1 1 : - i nouvelle fill . i de Milan, r luvenir de
, a ttalle, ci lorée par le i omm
par le passage de nos armées el battue par la , route du Slmplon e di i H" . lus lulius
di Domltianus. a laquelle chaque nulle
travaillé pendant trois ans. ,, ,, grimpi .1, s montagnes Iran, bit li ii.ii .
mai- presque In
mis ,| il inei lires el non a nous
ponts lasse combien
mblcn d aqu. du. s ..n Iran .alitant plus facilement, qu'aucune lonner une idée du -pe, ta. le qu on n rei
ml ■ il
m ttteindt d pouvait vivre aussi le
. du m" 'elle '''' ' ' **™
EN SUISSE
pem engourdi, sur un plateau ou et sauvage aucun irbi i ne l'abrite, aucune fleur ne le décore am
J anime; il faui tout tirer des bas lieux, e1 l'on n
ltexistence renaître, la nature i ne qu'en le lant
?e> deux versants: quant à son sommet, Ce le don des glaces et des neiges, c'est le palais de l'hiver c'est le royaume de la mort.
nie en quittant le village du Slni commence
a descendre, et, par un effet d'optique natui descente
Plus rapidi que la montée; d'ailleui beau-
coup plus tourmentée par les accidents de la montagnetantôt elle pivote sur des angles aigus, tantôt elle se roule nlle ondulations autour de la moi ssi loin que
OBll peut atteindre, et semble le serpent fabuleux qui le la terre. D'abord on rencontre la galerie d'Algaby, la, plus longue et la plus belle, qui traverse deux cent quinze pieds de granit pour s'ouvrir sur ia vallée de i.ondo, eheld.éuvre divin de décoration terrible qu'aucun pinceau u imiter, qu'aucune plume ne peut décrire, qu'aucun ne peut rendre; c'est un corridor de l'enfer, étroit et gigantesque ; a mille pieds au-dessous de la roule, le torrent ; a deux mille pieds au-dessus de la tête, le ciel la distance est si grande du chemin â la Doveria. qu'à peine l'entend-on mugir, quoiqu'on la voie furieusement écumer l'es qui forment le tond de la vallée : tout à coup un pont léger, d'une architecture aérienne, se présente, jeté d'une montagne a une autre comme un arc-en-ciel de pierre : il conduit, au bout de quelques pas, a la galerie de GondO rue de sepl cents pas, éclairée par deux ouvertures En e 'la lune d'elles on lit ces mots, écrits par une main Sfraver des dates sur le granit :
.ERE ITALIOJ MDCCCV.
Ki l homme qui les avait écrits croyait, comme Jésus- Mahomet, que non pa 'le sa naissance, non pas fuite, mais de sa victoire, daterait pour l'Italie une ■ le nouvelle.
Bientôt la vallée s'élargit, l'air se réchauffe, la poitrine re, quelque- traci de végétation reparaissent, des ipées a travers les sinuosités de la montagne permettent o, -e reposer sur un plus doux horizon Un village ppai 11 ivec un doux nom: c'est Isella. la sentinelle a\ m eee et presque perdue de la molle Italie. Aussi derrière elle liée se referme: les rochers nus et gigantesques se râpent ; l'imprudente mie de la Lombardie a été prise mi sortir d un défilé qu'elle ne peut plus repasser: sur la route par laquelle elle est venue, une galerie s est formée, esl i naiit-derniér» : elle repose sur un pilier de granit il. dont la ruasse noire se détache a sa sommii sur l'azur du ciel, à son milieu sur le tapis vert de la colline, basi sur la mousse blanche des cascades. Celle-là, on se i' i e o. la traverser, et. soit illusion, soil véritable changement atmosphérique : sa sortie, les tièdes bouffée du rem ni ; i , viennent au-devant de vous à droite et à gauche le- montagnes s;écartent, des plateaux .se forment, i: plateaux, comme des cygne- qui -e réchauffent
ni soleil, on commence à apercevoir des groupes de mai oi lux toits plats c est l'Italie, la vieille reine, la TU ''e éternelle, 1 Armide séculaire qui envoie au-devant paysannes et ses fleurs. Encore une rivière a i m a,, encore une galerie a traverser ei vous voilà a revola a-pendu entre le ciel et la terre, sur un pont magique: sous VOS pied- vous avez la ville et son clocher, i'a vous le Piémont. Puis, au loin, là-bas derrière l'ho- Izon Florence, Rome, Naples. Venise, ces villes merveil- - dont les poètes Mais ont raconté tant de féeries, et dont .on, m rempart ne vous sépare plus. Aussi la route
pomme la ! • ses longs détours, heureuse de reti ver
la plaine s'élance-t-elle d'un seul jet de deux lieues jusqu'à Domo-d Ossola J'y tombai au milieu d'une procession naît italienne: orporation de maréchaux-ferrants fêtait sainl l'.iui îians m. in ignorance j'avais toujours cru ce bienheureux le patron de orfèvres et l'ami du mi Dagobert, auquel il
doniiaii parfois -ut -a toilette des cou n fud
mu- i ignoi mplètemenl qu'il eôl jamais été maréchal.
Leur i, annaae sur laquelle il étall représenté bri an1 son
le ne me laiss.ail aucun doute a ce sujet ; la seule
le.-e qui me restât a eclalrclr i était a quel moment de apportait l'action oui avait inspiré l'artiste; car cette vie sanctifiée, je la connaissais a peu près depui son chez le préfet de la monnaie de Limoges jusqu'à sa nomination au siège de Noyai ei je ne ' Lia
loin cela qui pût s'appliquer an spe tacle que cals sous les yeux. En conséquence, je m'adressai an maître de poste,
pensant que ; ■ une tradition de fer a cheval i était
le meilleur historien qui se pût trouver Non
'", ;'Ll ' ''" I ..il au ,1 '
liait, tant l'ôtai ,
n le père d'OCUl . . ,,
telle quelle
111 ""-'' * " :" . flans sa
>vp 'I est inutile de dire que s n en
' i u L'authenticité.
" il l'an 610, Eloi, qui était aine, un . ,.„ da
mx à vingt-huit ans, habitait la vlll, i deux lieues seulement de Cadilla
il ava manifesté une grande .',. Itui " pour
' mes; mais, comme il n v ,lcne
if lui avait fallu demeurer simple maréchal u ,
faot faire a ce métier de tels progrès, qu'entre ses il etaii presque devenu un art: les fers qu il
ait parvenu a confectionner en trois chaii-
aes une courbe merveille ni
gante et brillai, ■ ., „t. poU. les ,,,,,
lesquels n les fixait aux pieds des chevaux étaient taillés en diamants ,t pu être enchâssés comme des cha-
"" baSue dans m ,. ,rm. . ce(te i,aniiete d'exé-
Çûtion, qui é n lit i ai, , ai 11 par exalter i ouvrier
lui-même; la vanne lui tourna la tête, et oubliant que Dieu nous élève et nous abaisse à sa n fit faire
une enseigne sur laquelle il était re] .,„i un
Cheval, avec cette exergue, passablement insolente pour ses confrères, et blessante pour l'humilité Eloi maî-
tre sur maître maître sur ions.
L'inscription lit grande rumeur dès son apparition et
comme Eloi avait surtout affaire a u
merçants, de chevaliers et de pèlerin-, se croi tient
miment devant sa boutique, l'orgueilleui ! ei alla bientôt éveiller la susceptibilité des autres i as non seulement de la France, mais enco rope. De tous côtés s'éleva alors contre l'orgueilleux une clameur si grande, qu'elle monta jusqu'au paradis:
le hou Dieu, ne sachant pas d'abord quelle cause ision-
uait, s eu émut et regarda sur la terre; ses veux qui par hasard étaient tournés vers Limoges, tombèrent sur la fameuse enseigne, et tout lui fut expliqué
De tous les péchés mortels, celui qui a toujours le plus fâche le bon Dieu, c'est l'orgueil; ce fut l'orgueil qui sou leva Satan et Nabuchodonosor contre le Seigneur, ei le gneur foudroya l'un et Ota la raison à la i Dieu
cherchait-il déjà quelle punition il pourrait appliquer au nouvel Aman, lorsque Jésus-Christ, voyant son |
cupé. lui demanda ce qu'il avait. Dieu lui ré] u en lui
monirant renseigne: Jésus-Christ la lut.
— Oui, oui. mon père «lit-il, c'est vrai, l'inscription est violente; mais Eloi est véritablement habile erulement, il i oublié que sa n, ce lui vient d'en haut ; niai-, a part son orgueil, >l esi plein de fous principes.
— Jeu conviens, dit le bon Dieu, il a d'excellentes cpi. mus son orgueil les déliasse toutes autant que le cèdre dépasse l'hysope, ei il les fera mourir'son 01 imbn Avez-vous lu: Eloi, maître sur maître, maître <
un défi non seulement porté a l'habileté humaine, mai core à la puissance céleste
n bien, mon père que la puissan e célesl i lui n
par la bonté, et non par la rigueur; vous \ ai . i
version et non la mon du coupable, a'esl ce pa eh bien, je me charge de le convertir.
— llum! fit le bon Dieu en secouant la tête, tu te chai là d'une ma ut a isi besogne.
— y consentez vous ' continua Jésus-Christ.
— Tu ne réussiras pas, dit le bon Dieu.
— Laissez-moi toujours essayi r
— Et combien de temps me demandes a u ,'
— Vingt-quatre heures.
— Accordé, dit le Seigneur.
' ' perdtl pas de lenips ; ii dépouill
vins, revêtit le costume d'un compagnon du I
glis-ei -ai an rayon de soleil, de es de
Limogi
'a ' ' 1 illé, le lia'"',
l'apparence d'un homme qui vient fli a aiia droit a La maison d
," a ai il eu était a la i , a i
i soit aci a ' ■ rant i
la boul ique.
.M.lll I Mllll.l .Il II a ' I ■■■!" Il
ÎOrte âne. pensain a I ■'- me
il) En les IV» Il " ' ' ' '' I.
nous avons voulu cor 'a
■ fit Eloi en Jetant un ttt lui et
en continuant de battre son fer.
prit humblement t offrir m. -
bat dit Eloi. ... ' négligemment le fer It de donner le dernier coup de marteau et :
ferrer aussi bien, rois, que qui que
— Sans ei
— Sans ex. eiition. répondit tranquillement Jésus.
nre.
montrant eonvplaisatnmen' lut qu il venait d
— Je dis .iue ce n'est pas mal; m:n qu'on peut
rais-tn un fer comme relui
:ie chaude, dit Jésus.
comme nous t'avons .lit. il lui en f.ilinq ou six aux aunes . il crut que 1
— Et veux-tu me montrer comment tu t'y prends? dit-il d un air g oguenard.
! tran-
mce, et en prenant auprès de l'enclume un
.[ qu il mu dans la | Puis il lit un signe a Ocull, qui se nui a tirer la corde .lu
.- le i barbon, s'élança en petits •îles pétillèrent; bientôt la ":""" M 1 aliment qui lui était offert
n arrosait le lever qui
êment noirci reprenait presque aussitôt une 'nou-
e( une teinte Mus vive ; enfin, la braise sembla
",,r ' Mi I t .1 un instant, cette lave pâlit
■lu charbon était dévorée ;
le posa
: une main, tandis ,„, ,i te
i queum, >uds de
une tonne el ,„, i„„ desquels celui
i 'i approcher l M v,vement
vu que du feu
■uvrir quelque paille .','<:" "'»' man(IU la mauva.se in
le ne put trouv, en dire le moln-
■ retournant, oui pas ; "r "" s,n>l conu-
,1 tau, en
"' "i "< tranquillement Jésus-Christ
cheral an travail
Interrompu ,, une
tonné
l.ev.l
eitorts
l'en -il «, ien al e.
ec lui. qu'il ne s'établit dans les environs et il ne se dissimula.: pas que c'était un concurrent redoutable , ^ „L ses1condiUons. <!»' ^rent . et Jésus fut
lié dans la boutique comme premier garçon endemain matin, Eloi envoya Jésus-Christ faire une ses . nrtronnants : il s agissattdY oueï ques commissions qui avaient besoin d'être remplies par un messager intelligent. Jésus partit. ««pues par un
Il était a peine disparu au tournant de la grande rue quElo, se | ger sérieusement à cette nouvelle ma'
de ferrer les chevaux, qu'il ne connaissait ,°"s Tarait suivi opération avec le plus grand soin ; il avaTremarque à quelle jointure l'amputation avait été laite • Un? min qua.t pas. comme nous lavons dit, d'une grande confinée en lui-même il résolut de profiter de la première occaMon ..m s offrirait. ,i, profit la t \
Elle ne tarda pas à s .lune heure m.
- arrêta à la porte d'EloT déferré d'un pied de derrière a un quin de lieue de la vil e. et. attire par la réputation du marTre il ava.t piqué dro.t chez lui : .1 venait d'Espagne et retour' nall en Angleterre, où il avait, a propos de l'Ecos" de grandes an .,,ler avec saln *£J£ ,i inàc la
son cheval nneaux de fer de la boutique emra
.... Aaret* demanda un po, de bière, en S£££
■ • -'-■ I alsque la pratique était étilt
ment démet dtion la manière . aon
avait vu faire la vel sai qui avait si Wenr
n prit son couteau le mieux affilé, lui donna un dern e
» leva la jambe du cheval et pn
Z grande justesse, il lui coupa V$£
ill été m habilement faite, que le pauvre
animai, qu, ne se doutait de rien, n'avait pas eu le Temps
de S'y opposer et ne s'était aperçu de lamp.utation que p?r
■ leur même qu'elle lui ava.t causée; mais alors il
un hennissement si plaintif et si douloureux, que
son maître monture j pêne
lr deboui s,„- les trois pieds qui lui restaient et
' ' n s échappaient des a
1 »«*"«■ précipita dans lato"
tillemenl le quatrième p"ei
flans s„„ étau ; il crul que le .naine était devenu fou Floi le
ratura, lui dlsanl que c'était une nouvelle na, i,e ,,
lui montra le fer parfaitement adhérent au
esaboutiqu, - mi, en devo.r , aller
au moignon .le la jambe, comme 11 l'avait
vu faire la veille ., s,.,, compagnon.
Mais il en advint cette fols tout autrement le pauvre animal ,1L1, depujs ,„x mUwtes ,,ei.dalt „,u, Sl)I| ^ é™
mourir; Eloi rapprocha le •:^T1' -mains, rien ne repn le
ne ralall guère !
Une sueur froide couvrit le front du maître: il sentit qnll «lanl pas survivre a sa réputoUon a