QUI
— Fr.i i- • il esl de Chamouny, François?
\.' natif.
— Attendons li
J'allai à lui.
i. ,n. ois, lui .h* |e .' • ' ous ne refusi n
mol .•! Payoi quand Je vous Mm
lez...?
Je vous ' n i .*,
i m i monsieur Inl refus ir
. ' ..i pa- ■ vol
• lune nul
n\ chai mol m l . /. tranquille : quant au
tin
i .iiuii- mieux amie pai
n : mainé.
n- vin de H- .1,1,1m ; puis
quand ii espi II qui ■
pas i" nrolti le voulei m
— si nous verrons li m
C'est dêi ni'- ■ Ma fol, oui Allons.
i montant m i nous "n -inimi- \ In douane de la ft
■ • entimes puni i bai un
Té*
itre feuille de route
ta, Pavot t n in, ma fol.
Nous sommes aux Echelles
— A la urotte?
— Vous voyez bien qu'il ne fait pas clair. Mm - i - approchons, dit ;
m n i m- n dans cinq minutes et même plus tôt; tenez.
En effet nous arrivions au moment même on l :
i' ' pli ce a la vue du u.
Blanc dans le coin du il.leau qui commençait a paraître, ■ m distinguait de la neige et des sapins Je plai
plonger dans l'ouverture â me-
: regarda un instant, les yeux
fixes, sans souffle étendant les bras, selon que Te tableau
magique .se déroulai: , afin il jeta un cri et voulut s élan-
■ le retins.
— Oli : seiii.i i laissez-moi aller, laissez-moi aller!
muni BiaiM voila le glacier de Taeotuaay, voilà le
la cote, Chamouny est derrière nous retourna.
— Laissez-moi aller embrasser* ma femme et ma BU vous en prie, je reviendrai vous retrouver totti
Tous les spectateurs s'étaient retournés de notre côté, et je
ce assez embarrassé de ma contenance ; je
pensai qu'il était temps de finir cette omédie, et comme
Payol insistait toujours, je lui dis que ce qu'il voyait n'était
pas la nai ure. mais un tableau, il tomba sur un bai
VOUS m'avez fait de mal ! mr dit-il.
Et il se mit a pleuri > ■ i ■ mouraient.
— Quel est cet homme? et nua-t-il? me demanda -'-on.
— Cei homme, c'est un guide de Chamouny, il a cru
-ni pays, et il pleure; voilà tout.
— Je vous demande pardon, dit Pavot en se relevant; mais cela a été plus fort que moi.
Il tourna de nouveau les yeux vers le tableau
Oh! 'lue voila bien ma vallée! El il croisa les bras et regarda en silence, abîmé dans iittnii.latii.il muette et avide, cette toile qui lui rap tous les souvenirs de la Jeunesse, tous h-s bonheurs de la famille, taules les émotions de la patrie. Je profitai <ie sa distraction poui sortir; j in on ne me prit pour un
Le lendemain, a sept heures du matin. Payot était chez mol rue Bleu.
— Pourquoi donc vous êtes-vous en allé? me dit-il.
— Je croyais vous fai et je vous avais fait peine,
- .lé.
Oh ' peine, au contraire, c'est toujours bon de revoir lys mfime en peinture Vous autres Parisiens pas de pays: vous avez une rue. et ce n'est DM fauti si vous ne savez pas cela. Il faut être né dans un vil
■-i . a Chail n'y a pas une maison que je ne voie d
. .inin. ■ de ; . maison, pas un homme qui me
dans le oimetière, pas une tombe >.
■ ■naisse ; |e n n ,|n.i fermer les yeux, et je :
tout, tan. lis ,|u -, Paris la vie d.- dix hommes, mise a la
suite l une de l'autre, ne suffirai) pas même 1 apprendre le
nom des r
— Oui vrai, vous avez raison, mon ami: qu'été- i us devenu après mon dépari:
bien, il y aval) la un monsieur qui avait i Chamouny. et nu rdin, où vous n'avez pas voulu
aller. - - il m'a fallu expliquer la chose a tout
i mondi comment on avait besoin de trois jouis pour faire
miôl ' ■ i liait au sommet
de la cote enfin tout.
— El alors il- mu ete nnr
Il parait que oui car ils se sont réunis, el m'ont
• I é cinquante francs pour boire a leur santé.
Mi ça.l Pavot, s, m, us restiez seulement de»
Angleterre, vous retourneriez a Chamouny
million
Il i paraît : m. us dans tous i ne prendia
api n 1 devenir; ie viens vous dire adieu, je pais
\ I instant Obi voyez-vous VOUS m avez nionti le ml que J'y retourne.
l'ayot. Est-ce que vous ne direz pas un petit bonjour a rmr
m-Ti'.ii ? n est en bat av* s.n carriole,
si fait el ■■' -.ment : il m'a I - sou-
que je n'oublii Eh bien, allons -i
isl,-
un pantalon a pied et ma robe de chambre, et Dut lu-Trot l'attendait effectivement porte " le re onnus parfaitement.
la pet mission t je
EN si [SSE
serrai son brave cœur contre le mien ! II essuya deux larmes, sauta dans sa carriole, fouetta son mulet, et partit Il n'avait pas fait dix pas qu'il arrêta sa bête, se retourna, et, voyant que je le suivais des yeux :
— Vous pouvez dire, si vous revenez à Chamouny, que vous y serez le bienvenu, me dit-il... Allons, en route !
Cinq minutes après, il tourna le coin du faubourg Poissonnière et disparut. Je remontai.
— Eh bien, dis-je a Joseph, savez-vous pourquoi on écrit la rue Bleu sans e?
— Personne n'a pu me le dire ; mais si monsieur veut s'adresser au fils de M. Bleu, qui a fait bâtir la rue, il demeure à quatre maisons d'ici.
— Merci, je sais ce que je voulais savoir.
J avais gagné un pari sur le premier philologue de France, qui avait pris un nom propre pour une épithète.
Il y a quelques jours, qu'en décachetant les milliers de lettres qui m'avaient été adressées par ceux qui s'obstinaient à me croire fort confortablement à Montmorency, tandis que je mourais à peu près de faim à Syracuse, j'en vis une portant le timbre de Sa'.lanche, je reconnus l'écriture de Balmat et je l'ouvris. — Voici ce qu'elle contenait :
n Je profite de L'occasion d'un monsieur, docteur de Paris, qui vous connaît parfaitement, pour vous écrire cette lettre et pour vous remercier de votre volume d 'Impressions de Voyage et de la Minéralogie de Ben dan t, que vous m'avez envoyés par Gabriel Payot. Ce dernier ouvrage me sera bien utile, vu que j'ai trouvé, comme je le disais, un filon d'or qui doit me conduire à une mine, et, comme le temps est beau, je pars à sa recherche.
•' J'ai l'honneur de vous saluer avec mille remercîment'\ « Jacques bat.mat. dit Mont-Blanc. »
<• P.-S. — A propos, j'oubliais de vous dire qu'en arrivant à Chamouny. Gabriel Payot avait fait une chute et s'était tué. »
La lettre me tomba des mains. Voilà donc pourquoi il était si presse de retourner au pays, cet homme !... Je poussai du pied la corbeille où était ma correspondance, et je dis à un ami qui était là de continuer pour moi. Au
bout de cinq minutes, il me donna une seconde lettre; ellt était, comme la première, au timbre de Sallanche ; Je l'ouvris et je lus ;
« Monsieur,
vous dirai avec bien du chagrin que c'est mol qui ai
i Lettre que vous aviez écrite m re, attendu
que le digne homme n'était plus de ce monde quand elle
1 ' Chamouny; comme je sais l'intérêt que vous
lui portiez, je vous adresse tous les détails que nous avons pu rei ueilllr.
Le il septembre de l'année dernière, et le lendemain du jour où il vous avait écrit, il est parti avec un b du pays pour aller faire une course aux environs de Chamouny, la recherche dune mine d'or, dans un endroit "H il 3 a de grands précipices. Mon cher père était si passionné, comme vous le savez, pour les mines, que, malgré les défenses réitérées que nous lui avions faites, il a voulu partir. Mon père et son compagnon sont allés jusqu'au bord du précipice; mais là. comme le chemin était étroit, et glissant, ce dernier n'a pas voulu aller plus loin. Mon père, qui, vous le savez bien, était un intrépide, quoiqu'il eût soixante-dix-huit ans, a continué son chemin malgré les cris de son compagnon, qui a fait tout ce qu'il a pu pour l'arrêter Mon père n'a voulu entendre à rien; alors l'autre est revenu chez Lui, sans oser me faire connaître que mon père était resté dans la montagne, Au premier moment où je sus son arrivée, j'allai chez lui. il y avait déjà trois jours qu'il était revenu ; pressé par mes questions, il me dit qu'il n'avait pas bonne idée de mon père Sur ce mot, je. courus chez moi prendre un bâton ferré, et je revins lui dire de me conduire où il i avait quitté. H me mena jusqu'au sentier où ils s'étaient séparés, et je pris la route qu'avait prise mon père; mais, pendant deus jours et deux nuits, je l'ai appelé en vain, et je n'ai an cune trace de lui, ni vivant ni mort. Sans doute il aura été entraîné par une avalanche, ou précipité dans un glacier... »
Je laissai tomber la seconde lettre auprès de la première et je fis brûler les autres sans les décacheter.