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LXIX. — ÉPILOGUE

Note 193

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

salles à manger parisiennes Malheureusement la grande

table d'hôte es; serrle a une heure Ic'esl l'heure

dîne dans toute l'Allemagi is tara,

on ne peut faire mieux que d'aller dîner a !

Conversation.

« En général, la cuisine est fort bonne à Baden; les truites de la Mourgue sont dignes de leur réputation. On y mange le gibier frais et non faisandé. C'est un système de rui-ine qui donne lieu a diverses luttes d'opinions. Les côtelettes se servent frites, les gros poissons grillés. La pâtisserie est médiocre, les puddings se font admirablement. « La nuit est tombée : des groupes mystérieux errent sous les ombrages et parcourent furtivement les pentes de gazon des collines. Au milieu d un vaste parterre entouré d'orangers, la maison de Conversation s'illumine, et ses blanches galeries se détachent sur le fond spleudide de ses salons. A gauche est le calé, à droite le théâtre, au centre l'immense salle de bal, dont le lustre est grand comme celui de notre Opéra: la décoration intérieure est d'un style / peu classique, les statues sentent l'académie, les draperies rappellent le goût de l'empire. Mais l'ensemble est éblouissant, et la cohue qui s'y presse est du meilleur ton. L'orchestre exécute des valses et des symphonies allemandes, auxquelles la \oix des croupiers ne craint pas de mêler quelques notes discordantes. Ces messieurs ont fait choix de la langue française, bien que leurs pontes appartiennent en général à l'Allemagne et à l'Angleterre. « Le jeu est lait, messieurs, rien ne va plus ! rouge gagne ! couleur perd ! treize, noir, impair et manque : ,, Voilà les phrases obligées qui se répandent du bord des trois tapis verts. dont le plus entouré est celui du trente et quarante. On ne peut trop s'étonner du nombre de belles dames et de personnes disti-ipiées qui se livrent a ces jeux public?. .T'ai vu des mères de famille qui apprenaient à leurs enfants à jouer sur les couleurs ; aux plus grands, elles permettaient de s'essayer sur les numéros. Tout le monde sait que le grand-duc est l'habitué le plus exact des |eux de Baden Ce prince apporte, dit-on, tous les matins lS.000 florins qu'il perd ou quadruple dans la journée. Une sorte d'estafier le suit partout lorsqu'il change de table, et reste debout derrière lui. afin de surveiller ses voisins A quiconque s'approche trop, ce commissaire adresse des observations : « Monsieur, vous gênez le prince ! monsieur vous faites ombre sur le jeu du prince. » Ce prince ne se' détourne pas, ne bouge pas, ue voit personne. Ce serait bien lui qu'on pourrait frapper par derrière sans que son Visage en sut rien. Seulement l'estafler vous dirait du même ton glacé : .. Votre pied vient de toucher le prince prenez-y garde, monsieur ! ..

■ Le samedi, le jour du grand bal, une cloison divise le salon en deux part'es inégales, dont la plus considérable est livrée aux danseurs ; les abonnés seuls sont reçus dans cette dernière. Vous ne pouvez vous faire une idée de la quantité de blanches épaules russes, allemandes et anglaises que j'ai vues dans cette soirée. Je doute qu'aucune Mlle de I Europe soit mieux située que Baden pour cette exhibition de beautés européennes, ou l'Angleterre et n Russie luttent d'éclat et de blancheur, tandis que les for mes et 1 animation appartiennent davantage a la France it a 1 Allemagne. La, Joconde trouverait de quoi soupirer sans ; courir le monde au hasard. Là, don Giovanni ferait nmul eV,ne heure' comnie une carte de restaurant, quitte a séduire ensuite tout ce qu'il aurait inscrit

™"„,Q>Uf 2?°* diraiJe' d ailleurs, de ce bal, sinon que ce sont la d heureux pays où l'on danse l'été pendant que les

IZZ „ ?°n' n1n",rS * 'a brise Plumée, que la lune luit! sur le gazon, et refoule au loin le flanc bleuâtre des col-

I' ' sV ?Uand °n peut sen aUer rte temPs ea ^mps respi-

nZT, ? ,D<TS allée' et qu'on voit les "«"»«* parées

gam i, au i,„„ les galeries et les balcons. Ces trois choses

S, lumière, harmonie, ont tant besoin de l'air Tu

ciel, des eaux et des feuillages, et de la sérénité de la

des\V,r ' ,'7'' ''" PariS' avec la chaleur bouffée

des salle- I aspect des rues boueuses au dehors, la pluie qui bat les fenêtres, et le froid impitoyable qui veille à rar^,, S?£ f,"e"IUe Chose d'assez fun^e Et nos masqu à la mort™61, "* n°US préparent pas miei1* au carême » D n'y a donc jamais eu un homme riche, à Paris qui

Su IX rmi «n qU" commence aux splendides lueurs cal oi il on .„, ,anX ' "» mati„. pn

Dai ou Ion entre gaiement, d'où l'on sorte gaiement in

1 ;: i,rv7,,'n' -r."

fesrnn'.ol k? f te,Prasses. «nanf « d par

de la nilît °mbragfs' des ***** «certes à I

Ie™"6, n™*™ »**■ ou "a Peau garde sa frai- i

refn-o" , "2 "n rtTe ae imme homm« nue u, „ ,

refusera toujours de prendre au sérieux? L'hiver n ',-, - ,1

BORDS Dt l'IMN

donc pas assez des concerts et des théâtres sans prendre e les bals et les m Hais quelques mots sur la fête du granaVdttc a la-

l'ai a-sisté.

quelles réjouis» magi rllla perpé-

■ nent en fêtef Le moyen île dti |om serait m faire aucune, de supprimer le res, les dan-

atie-, les illumination. , soirs. Mais

- ne aurons-nous des parades, des Belles t

A 11 l -i bon dé s'informer

- En effet, la ville fait grandement les chu-., a ,jix neu

i i messe et Te Detem, tant a Baden qu a Lichten-

thal ; a midi, revue, parade, marches milnaiivs ; le soif,

allemana, oomposéa en l'honneur

Baden ; toute la journée, des coups de ca-

leuie en quart d heure ; mais, la ville :ie

Posséd. ion, nous soupçonnons qu'on a re-

cours rocédê pour obtenir ces détonations qui

se multiplient le long des montagnes.

« La route de Lichtentnal se couvre d'équipages, de promeneurs, de cavaiieis ; c est tout le mouvement, tout le luxe, tout l'éclat d une promenade parisienne. Lichtentnal

■ Longchamps de Baden. Lichtenthal vallée de luest un couvent de religieuses Augustines qui chan-

lent admirablement. Leurs prières sont des cantates leurs messes des opéras. Cette retraite romanesque, cette Chartreuse riante, est, dit-on, l'hospice des cœurs souffrans. On y vient guérir des grandes amours; on s passe un bail de trois, six, neuf avec la douleur, mais qui ibten de

temps le traitement peut survivre à la guén

« En vérité, c'est bien là un cloitre d'héroïnes de petits romans: un monastère dans les idées de madame Cottin et de madame Riccoboni. Les bàtimens son, , une

montagne qui, à de certaines heures, projette dans la ,-onr l'ombre ténébreuse des sapins. La rivière de Baden coule au pied des murs, mais n'offre nulle part assez de profondeur pour devenir le tombeau d un désespoir tragique : son éternelle voix se plaint dans les rochers rougeâtres ; mais une fois dans la plaine unie, ce n'est plus qu'un rocher du Lignon, un paisible courant de la carte du Tendre, le long auquel s'en vont errer les moutons du village, bien peignés et enrubannés dans le goût de Watteau. Vous comprenez que les troupeaux font partie du matériel du pays, et sont entretenus par le gouvernement comme les colombes de Saint- Marc à Venise. Toute cette prairie qui compose la moitié du paysage ressemble à la petite Suisse de Trianon. Comme, en effet, le pays entier de Baden est l'image de la Suisse en petit: la Suisse, moins ses glaciers et ses lacs, moins ses froids, ses brouillards et ses rudes montées 11 faut aller voir la Suisse, mais il faut aller vivre à Baden

>• L'église du couvent est située au fond de la grande cour, ayant à droite la maison du cloitre, et à gauche, en retour d équerre, une chapelle gothique neuve, où sont le* tombeaux des margraves et tout ce qu'on a pu recueillir de vitraux historiques et de légendes inscrites sur le marbre. Maintenant, représentez-vous une décoration intérieure d église d'un Pompadour exorbitant, des saintes en costumes mythologiques, dans les attitudes les plus maniérées du monde, portées, soutenues, caressées par des petits démons d'anges, nus comme des petits amours. Les chapelles sont des boudoirs ; la rocaille s'enlace autour de charmans médaillons et de peintures exquises de Vanloo. Deux autels seulement ramènent r esprit à des Idées lugubres en exposant aux yeux des reliques trop bien conservées de saint Plus et de saint Bénédictus : mais là encore on a cherché le moyen de rendre la mort présentable et presque coquette. Les deux squelettes, bien nettoyés, vernis, chevillés en argent, sont couchés sur un lit de fleurs artificielles, de mousse et de coquillages, dans une sorte de montre en glace. Ils sont cou ronnés d'or et de feuillage : une collerette de dentelles en toure les vertèbres de leur cou; et chacune de leurs côtes est garnie d'une bande de velours rouge brodé d'or, ce qui leur compose une sorte de pourpoint tailladé à jour du plu* bizarre effet. Bien plus, leurs tibias sorte] d ine de haut-de-chausses du même velours à crevés de soie Manche. L'aspect ridicule et pénible à la fols de cette mascarade d'ossemens ne peut se comparer <p)

duc de Nassau et de sa fille que l'on fal Strasbourg

dans l'église de Saint-Thomas. 11 est Imi dépoétiser la mort et de railler plus amèrement l'éternité.

■ Maintenant, résonnez, n inl d'église,

notes larges et carrées qui traduisez ces langues du ciel, L'Idiome sacré de Rome. Orgue majestue inds tes sons

comme de: Bots an d ; ■■<• profane ! Voix

Inspirées des saintes filles, élan i ciel entre le chant de l'ange et le chant di t, l toiile est grand.' et, digne sans doute d les étrangers ont la plu» d iionn il I ipetlt le chœur et les

agenouillés sur la pierre on rangés sur leurs ban

! singulière me mais anale les n. .rtant.

esse d'un rococo coron Église, une mpagnée de violons e\ u,t;e • \ecutans du choeur s'il ;t les soeurs :• endurent il un. - -pente était-l'orgue et i e Ensuite.

odit plus qa'une ! une sorte de I air, selon l'anclem ">•• C'étaient I. des I ..wes a faire

■ ' mademoiselle

, .-! , m, ergolèse tout au

Je ne Teux cacher a . m'ont ravi au troi-

lp, l.arloir: le parloir ne

. un vrai parloir de roman.

[étante, et si vous le voulez

I nheur de se trouver en

le tout à coup et tout à fait ! Malheu-

iui une religieuse à y faire venir, et je

deux Jeunes novices bleues

.1 la .rime à madame la supérieure

Baden en suivant le cours de la rivière, et

Elle n'est guère navigable que pour les

les mi.- | om pris pied paru. ut ; pourtant, des

. lellleui la traversent de tous ('«Mes : des ponts de

clés imjii' et Jusqu'à des ponts suspendus

de fer. VOUS ne vous imaginez pas à quel point on tour-

• re pauvre filet .1 eau limpide qui ne demanderait

nleui que d'être un simple ruisseau On y a construit

■ de la ville, afin que lorsqu'il y

il présente plus de surface. Lorsqu'on annonçait a

de lempereur de Russie, on parla de Jeter

quelques seaux d'eau dan' la rivière afin de la faire pas

de fleuve.

lissons en pals cette pauvre rivière de Baden-Ba-

lymphatique du monde. Toute la ville

i rumeur Ou arrivet-ll ? C est l'armée du grand-duc

qui p mquante hommes de cava-

iterie, huit tambours et vingt-

c Lnq n renie majestueuse me donne une assez

militaire des troupes badolses.

pins tard J'appris que ces soldats n'étalent que d'hon-

i pays, qui s'en vont, les jours de pa-

se faire habiller au château, et reposent ensuite fidèle-

■ iue empruntée. Les forces miliaires de la

len ne se composent en réalité que de deux cents

ni pan piqués, avec équipement complet, qu'il

lisible a la ville de remplir par des figures quelconques

-. cdle vent donni uigers une idée de sa puis-

de la feti eux de

1 fous ail , : sser la pi e de clrcon-

-n l'honneur du grand-duc et de il il (au', louer l'intention. Des gulrtables ornaient le délices décoraient mieux

•e dans le cosle vers - que la pli ' 're actrice

i autre de ne parier

comme i lc^ l'une le ' re ta- ■ p- la

-ur le in de la i-

tué Turenne C est poétiquement et historiquement à peu près la seule chose curieuse qu'il y ait a voir de Bade isbourg.

La route que nous suivions pour passer a Salzbach longe la forêt Noire, dans la lisière de laquelle elle s'enfonce pariais pour reparaître presque aussitôt en plaine. Au reste, rien de moins terrible, rien de moins en harmonie i sombre appellation, que ces jolis bouquets de verdure qui s'échappent comme uue frange festonnée du vaste le la Scbwartzwald.

Nous déjeunâmes a Bulh, puis le déjeuner terminé nous remontâmes dans notre coche, et traversâmes encore deux petits villages ; enfin notre conducteur arrêta nos chevaux à l'entrée d'un troisième, et se présenta a notre portière en nous annonçant que nous étions à Salzbach.

A peine vit-on notre voiture arrêtée qu'une foule d'enfans se précipita vers nous c'étaient autant de ciceroni qui s offraient à nous faire voir le monument de Turenne, et qui citaient, à qui mieux mieux, la place, le jour et l'heure auxquels ce grand général avait été tué. En effet, depuis cent-soixante-trois ans Salzbach vit de cette mort.

Au milieu de cette foule s'avança bientôt, avec une gravité qui Indiquait son rang, le cicérone patenté. A sa vue. tous ces petit* courtiers marrons qui avaient voulu s'emparer de nous se dispersèrent.

Le cicérone nous offrit de nous faire voir d'abord le boulet qui avait tué Turenne. A ceci je répondis que. fidèle observateur des lois de la chronologie, je désirais voir d abord la place de la mort, et ensuite le boulet qui lavait causée; mais le cicérone, qui tenait à se débarrasser de son l Insista tellement, que je ne crus pas devoir contrarier ce brave homme pour une chose de si mince importance; d'ailleurs je réfléchis que. chronologiquement parlant, ce pourrai; liien être lui qui avall raison, le boulet étant la cause et la mort n'étant que l'effet.

C'est un tort joli boulet de quatre, propre et bien nettoyé. asenslble en apparence à l'honneur qu'on lui fait e le conserver comme un bijou, et qui n'a pas l'air de se douter le moins du monde qu'il ait du même coup blessé un marquis et tué un grand homme.

Le guide me glissa tout lias à l'oreille que pour une certaine somme le village de Salzbach. fort gêné en ce monu'iit, consentira: .Mire de cet objet précieux. Cette

offre qui me rappelait celles qui m'avaient été faites à Ferney et à Fontainebleau pour la canne de Voltaire et la plume de Napoléon, me laissa malgré son obligeance dans une ; -faite. Je répondis que jetais plus gêné que le village de Salzbach. ce qui par conséquent me privait du plaisir de lui rendre service, mais que Je connals- I ut déjà le boulet qui avait emporté la tête du du de Berwick, et que. comme j'étais onvaincu qu'il serait enchanté d'avoir la paire, je l'enverrais a Salzbach. si l'avais 1" bonheur de le remontrer sur mon diemin Cette réponse me p..rut tranquilliser un peu notre ne sur le placement futur de son projectile. Nous nous mimes ei n oiits par lui. et après un

quart d'heure de marche nous arrri endroit où.

- mois de marches et de contremarches, arrivé enfin u l'avantage de sa position lui présentait

re Turenne. en visitant une

lie qu'il avait donné l'ordre d'établir, fut tué par un

n ricoché contre le tronc d'un noyer

et emporté le bras du marquis de Saint -Hilalre. vint

lui traverser la poitrine. Turenne tomba comme était tombé

le maréchal de B - prononcer un seul mot.

Le n - erone, tenant Jusqu'au bout

quitter de - e, essaya de nous

la trace du boulet autrichien l n monument fut élevé a la place où tomba Turenne. La iuIs XIV avait vain, u la haine de Lonil une simple pierre, avec cette trip! en latin et en allemand:

... ne le H juillet 1675.

me anniversaire le r..i Charles x. sans se douter qu'il touchait lui-même à l'exil, <iue le mes-

ii- XIV r

d'une seule pièce »t

l'endroit même

nqueur j lit l'Inscription

,'urenne.

le -21 juillet 1675

le Turenne furent enterrées dans la petite - ilrbach. L.

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

fut transporté en France et enterré à Saint-Denis, d'où il Jut. en exécution d'un arrêté du Directoire, tiré le 16 août 1799, pour être déposé dans un sarcophage taillé à l'antique, et transporté au Musée des monurnens trançals. Enfin, le 23 septembre 1S0O, par ordre de Bonaparte, il fut rendu à son premier tombeau, et, après avoir passé de Saint-Denis au Musée des monumens français, s'arrêta définitivement sous le dôme des Invalides.

Bonaparte se doutait-il déjà qu'il déposait là ce noble cadavre pour faire un jour cortège à Xapoléon.

On Jour un pâtre gard troupeau sur les bords lu

lac: tout à coup il vit sortir de l'eau un taureau brun qui avait les pieds palmés, et, qui i t se mêler à ses bœufs; un instant après un nain sorti. de 1 eau, courut aprV

le taureau brun, le ramena vers le lac, le força de s y oger, et s'y replongea après lui, tout en grommelant de ce qu'il n'avait pas de chien pour garder son troupeau. L'hiver suivant le lac était gelé : un paysan passa dessus avec, deux bœufs traînant des troncs it 11 ne lui

arriva rien, malgré le poids énorme qu il charriait ; dei

Turenne tomba »ans prononcer un seul mot.

A Achern, la route bifurque : la branche de gauche continue de s'enfoncer dans le grand-duché de Bade; la route de droite mène en France.

Derrière Achern et Saizbach s'élève la montagne Dettonik-Gross, l'une des plus hautes de la chaîne à laquelle elle appartient, et au sommet de laquelle se trouve le Mummelsée, lac dont on n'a jamais pu trouver le fond, ce qui, comme on le pense bien, dans un pays aussi poétique que l'est le Rhingaw, a donné lieu à une foule de traditions plus fantastiques les unes que les autres.

D'abord, si l'on noue dans un linge de- pois, des balles ou des cailloux, en nombre impair, et qu'on les suspende audessus du lac, le nombre devient pair : si on les suspend pair, le nombre devient impair, ce qui, comme on le voit, est déjà un assez joli tour de passe-passe.

Passons a autre chose.

lui venait son chien, la glace se i i] I leds du

ciiien, et le chien disparut. Dès lors outa plus

que le nain du lac n eût pris le ■bien du paysan pour garder son troupeau marin.

Un autre jour, un chasseur de bord du lac, un petit homme qui H UT 1

les jambes pendantes dans l'eau: il tenait entre i main une foule de perles et des ambre el de corail,

qu'il comptait en les cach, e, M

sa poitrine. Le chasseur eut a ■ mvalse pens la

s'approprier tout rien . et le mit en joue; mais au

moment où il appuyait 19 doigt sur la détente, le petit homme plongea et disparut ; un moment après il revint l la surface et dit au chasseur :

— Si tu m'avais demandé ces perles, cet ambre et ce rail je te les aurai - donnés, et tu fusses devenu riche i

uie le: pie

. • le nain d

pou aurab »ei l! élal}

, g | ■ 'I avait

" avait a" 1UP'

• ut jeune homme, on veuu demander,

I bospttaJ :ilt un che"

nevier lui avan alors don "' ma,s

son souper, comme i ' lui-même,

il lui

Ils étalent, ou daller range, ou il trOU-

mll lui

lui, 0» il trouverait an lavait a ornière, et l'avait vu gaeT ,| fontaine du milieu de laquelle

- i omme I .. . ndre daus la (- m -parai-

mal vu. ne poui. Iiuuiame choisit d.

un BOB 1H de loin. Cependant.

vu lui Barahwa» fort extraordinaire, il

le jour pour voir ce quêtait devenu le petit

.11 arrivant sur le s. porte il le

vit soi ' d ''ait entre la veille au soir; mais,

âge, pas un ni de ton Habit n'était mouillé, et il

le la tète aux pieds que s'il eût passé )a

r .lu poêle

■ 1.- paysan lui . surprise de oe «iu'il voyait.

!e petit nomme se mi al répondit au il

u > av.nt rien lu d'étonnant, puisqu'il était '■•, homme des

i lui demanda. s'il en était ainsi, M qu'il

la terre. Le nain raconta alors au paysan

- un lac. au tom d touche le

D I "il il avait éflOJUé là une oudnie qu il aimait fort ; mai udiue

m- a se jouer dans lis

■ Un- des Heurs sur les bords du elle était privée 1 1 bas pendant neuf mets

ittendu que pendant neuf mms la la

le 1 avait souvent tourmente pour < m

, . 11 - .. ; lui I

et atfivux i .r il nland. elle

■ . ■hercher, pour en laire ■ meure, quelque beau lac limpide, au ciel bleu et aux

nland que détestait l'oudine était la mine on aime sa pain.-, et il répondit qu il ne sou

■ ur ..Il Il v. i du COMM

re un collier I son ondin,. i! (a trouva .h-: dine ' npli sa menai e. elle se'aii cul

et avait vM lacs de la terre. Aincriqu.

ne sa femme il ne loi Muinmelsée.

: e n'était pas la. elle due. H se rendait

donc au Mumm .>■. la veille U mande I hospitalité au paysan a

'■ - le paysa i

lui offrit de le que le n.i avec nue grande reconnaissance, attendu que l

Il o tandis qu un* I - i .u- I .■., u il n»K' n: comme un broche! St

de lui Alors le jeune nomme et le nain se n

ic fond .ii

squels pals-

plu ■ nom-

Iqutdes

sa vie le m ait

nain relit au bord In lui dit .!•

lui m ■! ■

- raril '.'n m M de peau qu H lui moii'ra qu alors il r

• nie ce qu il renfermerait a lui

plongea, dan» le

An demi tien. linmiile \ n i

I du Use, Il I .mira i lui

de montagne, et i ouvrit le pi était plein de perle-

d'ambre, que son pire alla vendre a Strasbourg, et avec le prix il acheta de luagiiihques prairies, qui. depuis cette époque, sont dans sa famille

aient ùe l'hospitalité que le pauvre .i vier avait donnée au petit nomme des eaux, qui ayant, à ce qu'il parait, retrouvé, sa femme dans le Mummelsée, n a plus i e moment quitté le lac. qu'il habite toujours, mais sur les rives duquel 11 se montre par malheur plus rarement aujourd'hui qu'autre!

i avais grande envie oe le voir, mais comme mon conducteur me dit, en secouant la tête, que ce serait une ehnnee si je le rencontrais, je continuai mon chemin, d'autant plus a défaut il me n- ait a visiter les ruines d'un vieux . bateau que je voyais s'élever a ma gauche, et que mon conducteur se . -ner sous le nom de ruines de l'Erable. \ un a donne lieu a ce nom.

11 y avait déjà deux cents ans que le château n'était plus qu'un monceau de pierres écroulées, et au milieu de ces pierres avai m magnifique érable que plusieurs

fois las paysans d - voulurent abattre sans pouvoir

y réussir, tant so: I dur n noueux. ICutiu, un jeune

nommé \\ iltielm, vint a son tour pour tenter l'aventure ; comme les autres, et api

habit. vus lésant une hache qu il avait fait affiler tout BX : frappa le tronc de 1 arbre de toute mais

1 arbre repoussa le fer comme s il eût été d'acier. V\ ilhelin ne se rebuta point et frappa un second coup, la hache fut reil leva le i tablant

toutes ses forces, il frappa un troisième coup, mais ne coup, ayant mme un soupir, il lev

levant lui une tel -'Miuit a I

belle -i sa

pâleur n eût

reu\ .iiii indiquait que depuis loi - 'te femme n ap-

partenait plus a ce monde.

ne veux-tu faire de cet arbre? demanda la dame

.dame, dit Wilbelm en la regardant avec étonne ment car il ne l'avait pas vue venir, et il ne pouvait ner d'où elle sortait ; ma d.; eox faire une table et

des chaises car je me marie a la Saint-Martin prochaine aTec BoscBen, ma me j'aime depuis trois aus.

— l'i i d'en faire un b BOUT ton premier

n.Jit la dame Noire, pal le charme qu

terni cet arbre contre la hache du bûcheron.

— Je vous le promets. — flnmr dit Wilbelm.

— Kh lueu : trappe I répondit la dame.

eim leva sa hache, et du premier coup il fit de tronc une entaille profonde; au second coup, l'arbre trein-

- racines; me, il

tomba entièrement d*ia. lie et roula -ur 1

lui leva la tête pour remercier la dame Noire la dame Noire avait disparu.

YYiihelm n'en tint i qu'il lui avait

laite, et quoiqu on le i d fgfjnll le

i de son premier ne avant que le mariage ne fût a. rompu, il ne s eu mu pas moo s u |'ou tant

ir et .1 tidri--i? qu avant que huit jours se fussent s, il avait achevé un charmant lier. Le lendemain neuf mois après, jour

m garçon, que l'on dé- •n ber< eau d érable, 1 a même nuit, .omme l'eufant pleurait et que SI son lit. le lier, ,nt dans son I la chambre

me Noire parut sur le seuil, tenant à la main i "au d'érable desséche ; Ki-chen voulut cr, dame Noire mit un doigt sur sa bouche, et Roschen, crai znaiit d irriter l'apparition, resta muette et mu

sur elle l.a .lame Noire alors s approcha du lit d'un pas lent et qui n'avait aucun écho Arrlv pria un

■ us aines l'avoir embrasse un f,.

la pauvre mer. tout etTra:

. me dont esi .au de ton fils, garde ; a, et dès que oui lira atti . unie année, mets bj dans I eau and -.i

do - la a ton BlS, et qu'il alUV i. le i !.. porte de la tour du roté de 1 Orll bonheur et pour ma délivrai Des mots, laissant la branclu i\ mau s de

i .. i me Wol i.- disparut.

faut grandit et devint un ' homme; en tout

d faisait, un 1 mblait le garder: de 'emps

tait les yeux sur la i érable

Il mise au dessous du i ruclfli, avec les buis bénits

m ae la branche se des-

i de plus en plu- elle -i i.ut la iitani

s mais porter ni feuill

■ur même ou --.n Mis eut seize ans. elle n'en ; n, ns aux in de la dame Noire, et

EXCURSIONS SUR LES EORDS DU RHIN

prenant la brandie au-dessous au crucifix, ell il] : la p] lu ter au milieu d'une source d'eau vive qui coulait dans le jardin.

Le lendemain, elle alla visiter le rameau, et il lui sembla que la sève commençait a se glisser sous I êcorce ; le surlendemain, elle vit poindre les bourgeons, le jour d'api bourgeons s'ouvrirent, puis les feuilles grand uent. les fleurs parurent, et au bout de buit jours que la branche était dans la source, on eût dit qu'on venait de la cueillir a l'érable voisin.

Alors Rosclien prit son fils, le conduisit .1 la source, et lui raconta ce qui s'était passé le jour de sa naissance. Le jeune homme, aventureux comme un chevalier errant prit aussitôt la branche, et s'inclinant devant sa mère, il lui demanda sa bénédiction, car il voulait tenter l'aven l'instant même. Roschen le bénit, et le jeune homme 9 mina aussitôt vers les ruines.

C'était au moment de la journée où le soleil en s sant à l'horizon fait monter l'ombre des endroits prol aux endroits élevés. Le jeune homme, tout brave qu il i n'était point exempt de cette inquiétude qu'éprouve l'homme le plus courageux au moment où il va au-devant d un événement surnaturel et inattendu : en mettant le pied dans les ruines, son cœur battait si fort, qu'il s'arrêta un instant pour respirer. Le soleil alors était caché tout à fait, et l'obscurité commençait à atteindre le pied des muraill?s, dont les derniers rayons du jour doraient encore le sommet.

Le jeune homme s'avança, son rameau d'érable à la main, vers la tour de l'Orient, et à l'orient de la tour il trouva une porte : il y frappa trois coups, et au troisième coup la porte s'ouvrit, et la dame Noire parut sur le seuil. Le jeune homme fit malgré lui un pas en arrière, mais l'apparition étendit la main vers lui, et d'une voix douce et avec un visage souriant :

— N'aie point peur, jeune homme, lui dit-elle, car ce jour est un Joui heureux pour toi et pour moi.

— Mais qui êtes-vous. madame, et ne puis-je savoir quel est le service que je vous ai rendu?

— Je suis la dame de ce château, reprit le fantôme, et comme tu le vois, notre sort est le même ; il n'est plus qu une ruine et je ne suis plus qu'une ombre. Jeune, je fus fiancée au jeune comte de Windeck, qui demeurait à quelques lieues d'ici, dans le château dont les débris portent encore son nom. Après m'avoir dit qu'il m'aimait, après s'être assuré que je partageais son amour, il m'abandonna pour une autre femme dont il devint l'époux ; mais leur bonheur ne fut pas de longue durée. Le comte de Windeck était ambitieux ; il entra dans la ligue contre l'empereur, et il fut tué dans un combat où son parti fut vaincu ; alors les impériaux se répandirent dans les montagnes, pillant, brûlant les châteaux de leurs ennemis. Le château de Windeck fut pillé et brûlé comme les autres, et la jeune comtesse se sauva, son enfant dans les bras ; mais bientôt épuisée de fatigue, elle cueillit une branche d'érable pour soutenir sa marche. Elle avait vu de loin les tours du château que j'habitais, et comme, elle ignorait ce qui s'était passé entre mol et son mari, elle venait me demander l'hospitalité ; mais si elle ne me connaissait pas, je la connaissais, moi .- je l'avais vue passer dans une chasse, enivrée d'amour, ardente au plaisir, suivie au loin de beaux jeunes gens. qui. échos de mon ingrat amant, lui disaient qu'elle était belle. A sa vue, au lieu de prendre pitié d'elle comme devait le faire une chuétienne, toute ma haine se réveilla. Je la vis avec joie écrasée sous le poids de son fardeau maternel, monter les pieds nus et déchirés à travers le sentier rocailleux qui conduisait à la porte de mon château Mais bientôt elle s'arrêta sur le plateau qui domine cette pièce d'eau sombre que tu vois : par un dernier effort, enfonçant son bâton en terre pour s'appuyer dessus, elle tendit vers moi ses deux bras chargés de son fils, et mourante, se laissa tomber sans force et serrant encore son pauvre enfant sur sa poitrine. Alors, oui, je le sais bien, j'aurais dû desrendre de mon balcon, j'aurais dû aller à elle, la relever dans mes bras, la soutenir sur mon épaule, la conduire en ce château et en faire ma sœur. T'eût été beau et charitable devant. Dieu ; oui. je le sais, mais j'étais jalouse du comte, même après sa mort. Je voulus me venger sur sa pauvre femme innocente de ce que j'avais souffert. J'appelai mes valets, et je leur ordonnai de la chasser comme une bohémienne Hélas : ils m'obéirent : je les vis s'approcher d'elle. l'Insulter, lui dénier jusqu'à cette couche de terre où elle reposait un instant ses membres fatigués. Alors, elle se releva folle, insensée, et prenant son enfant dans ses bras, je la vis courir tout échevelée vers le rocher qui domine le lac, monter jusqu'à son sommet, puis jetant une malédiction terrible sur moi. se précipiter dans l'eau, elle et son enfant. Je poussai un cri. En ce moment je me repentis, mais il était trop uni La malédiction de ma victime était montée jusqu'au troue de Dieu. Elle avait crié vengeance, et vengeance devait être faite

« Le lendemain, un pêcheur en jetant ses filets dans le

lac en tira la mère , ,. n em.

brassés. Comme selon le rapport de mes valets .lie

aUe-meme â sa vie, le chapelal eau refusa

■ie 1 enterrer en terre sainte, et elle fut déposée à l'endroit même où elle avait enfoncé i d'érable; bientôt ce

bâton, qui était vert encore, prit, racine, et, au printemps solvant, il portait des îruits et des fleurs.

« Quant a moi dévorée de repentir, g pen.

sans repos pendant mes nuits, je pa mon temps .1 prier, agenouillée dans 1 1 . errer

autour m. Peu à peu je sentis ma : •,

et j'eus la conscience que j'étais atteinte <i m mortelle. Bientôt une langueur Insurmontable s'empa moi et me força de garder le lit. On fit venu I Meurs

ns de l'Allemagne, mais tous secouaient la tête en me regardant, et disaient : Nous n'y pouvons rien, la main de Dieu est sur elle. Ils avaient raison, j'étais condai Et le jour anniversaire de la troisième année où était morte la comtesse, je mourus à mon tour. On me revêtit de ma robe noire, que je portais toujours, afin comme je lavais recommandé, de porter même après ma mort le deuil de mon crime ; et comme, toute coupable que l'étais, on m'avait vue mourir en sainte, on me déposa dans la chapelle funéraire de ma famille, et l'on scella sur moi la pierre de ma tombe.

« La nuit même du jour où je m'y .m liée, il me

sembla, au milieu de mon sommeil mortel, entendre sonner l'heure à l'horloge de la chapelle Je comptai les coups du battant, et je l'entendis frapper douz

« Au dernier coup, il me sembla qu'une voix me disait a l'oreille :

« — Femme, lève-toi.

« Je reconnus la voix de Dieu et je m'écriai :

« — Seigneur! Seigneur! ne suis-je donc pas morte, et quand je croyais être à jamais endormie dans votre miséricorde, allez-vous me rendre à la vie ?

>> — Non, dit la même voix, ne crains rien, on ne vit qu'une fois; oui, tu es bien morte, mais avant d'implorer ma miséricorde, il faut que tu satisfasses à ma justice

« — Mon Dieu, Seigneur! m'écriai-je tout en frissonnant, qu'allez-vous ordonner de moi ?

« — Tu erreras, pauvre âme en peine, répondit la voix, jusqu'à ce que l'érable qui ombrage la tombe de la comtesse soit assez gros pour fournir les planches du berceau de l'enfant qui doit te délivrer. Lève-toi donc de ta tombe et accomplis ton jugement.

« Alors, du bout de mon doigt je levai la pierre de mon sépulcre, et je descendis pâle, froide, inanimée, et j'errai ainsi autour de mon château jusqu'à ce que se fît entendre le premier chant du coq ; aussitôt, de moi-même, et comme poussée par un bras irrésistible, je rentrai dans cette tour dont la porte s'ouvrit toute seule devant moi, et je me couchai dans mon tombeau, dont Je couvercle se referma de luimême. La seconde nuit ce fut la même chose, et, toutes les nuits qui suivirent la seconde nuit, il en fut ainsi.

« Cela dura pris de trois siècles. Je vis chaque . tomber une à une toutes les pierres du château, et pousser une â une toutes les branches de l'érable. Enfin, du bâtiment et des quatre tours, il ne resta que celle-ci; enfin, l'arbre grandit et grossit au point que je vis l'heure de ma délivrance approcher.

« Un jour ton père vint une hache a la main. L'érable, qui jusque-là avait résisté à l'acier le plus tranchant, amolli par moi, céda au fer de sa coignee : a ma prière, il fit du troncun berceau où tu fus couché le jour de ta naissance.

« Le Seigneur m'a tenu parole, le Seigneur soit béni, car il est puissant et miséricordieux. »

Le jeune homme se signa.

— Et maintenant, dit-11, ne me reste-t-il rien

' — Si fait, répondit la dame Noire, si fait, jeune homme. il vous reste à aehevei votre reuvre.

— Ordonnez, madame, dit le jeune homme, ei ] obéirai.

— Creusez au pied de l'érable, et vous tri

mens de la comtesse de Windeck et de «on lils . Cal terrer ces ossemens en terre sainte, et quai lit en-

terrés, levez la pierre de mon tombeau, mettez-moi un rameau de buis bénit de la dernière Pâques 1' faites sceller hardiment le cou ,; !'■ ~illl!

plus qu'au jour de mon jn I 1 nier.

— Mais comment reconnu 1

C'est le td ■ entrant : d 1 ajouta

la dame Noiri

qui eût été parfâJ ir, regardez .ell.

bague, vous '

Le jeune homme re. irbouole si pure

qu'elle ... laii'.-in 1 la dame, mais en-

core son beau auquel, comme 1

main, on ne 1 !lll' gwn(te Ma

cheur.

11 sera tal » vous le désirez dit le jeune homme

BORDS DU RHIN

en couvrant ses yeux avec sa main, éth I ar les

feux I escarboucle, et cela dès

— Al répondit la dame N

Mme si elle s i terre.

i me sentit bien qu 11 sel quel-

uige, il retira •■ - > eux et

mour de lui. m u des

. rameau d'éral de la porte

de la H lent, et cel niée.

Le Jeune i » P*re

i mère mil i • Dieu dans tout

le lendemain, d'Achern, qui se

.1 me, i hantant le IfU al, lai ■! «usaient au

ni', comme l'avait dit la i11' '•

des )i l'enfant contre les 05

de sa 1 ■

' in t esse et son fils furent inhumés en

i ■ glise, le jeune homme prit au-des-

: un rameau bénit a la dernière Pâques, et

amis dont l'un était maçon et l'autre

emmena avei lui »ers la tour de l'Orient.

où «■!! les 1 ondulsall les di gnons

le jeune homme leur dit ave, une telle con-

m lui obéissant Ils obéissaient .1 ineu lui même.

qu'il ut plus et le

la porte di jeune bomn

u ,i avait oublié le rami tu d'éi lequel il

pensa que son rameau

1 impall pas \ peu» uu eut-Il effleuré 1 1

i comme si un l'eût poussée, et s'offrit fi lui et a ses deux

• ompaa

. haï un une ton he dont munis .1 l'avance, et descendirent fi la vingtième marche, cavi 1 « i 1 euni huinme marcha droit an troisième tombeau, et api ela si - deux 1 omp 1 ur qu'ils lui aida

■ leur camarade 1 allaient faire, au

une profanation, était une piété, Us réunirent leurs efforts aux siens, et découvrirent la tombe. Elle renfermait un squelette décharné dans lequel le jeune homme hésita d'abord a reconnaître cette belle femme qui lui avi uelle 1 omme nous !

grande pâleur.

.1 l'os de son doigt. Il vit briller .ette escarboucle si

Iflque qu'il u '. • u, avall pas deux pareilles au m<

11 lui bénit, et refermant la

la tombe, n 1, i u\ amis .1 la sceller

le plus - lidement qu'il leui ■ >

m montre 1 1 roya

dame du a

as dit, quolqu 11 :

[ul li ur a h m volt

n- ap-

1 de remarquabli quolq

inl qu'il y aura

"h" 1 : , lune

* Ivt . plus

1 I quand

mu- magnifique u

Il >|lll II

• II' , .1 11 f .T.— lie 11

ait un nom . ni cru on Ut sut

qui- H

Mon compagnon de voyage me conduisit à l'hôtel du Corbeau ; il y avait demeuré huit jours en venant me rejoindre à Francfort, et il lavait illustré par des vers que Chapelle ou Bachaumont auraient donné bien des choses, s ils les avaient connus, pour pouvoir les mettre dans leurs voyages.

Aussi fûmes-nous reçus en ancienne connaissance, et

•-on à notre arrivée; le maître d hôtel quitta sa

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