‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 184 sur 283 · IS I · texte numérisé non relu

IS I

ift n' Walten

n dans

faire

iiimi i il qu'il allai i ! -in il revint à

lui i sable

0 moqueur iiu i 'i lu le

quarte du i I

-icne de deuil.

Enfin, n lui fallut s expllq

.1,1 .i il i

— i I I 1 • In i :i ' i etl

ni, ' 11

,;,,, r l'Ame

i ■ du vli

■ nu, Blum monti ' rerail ' m'

i hait

elle fût :

loi" m

redoubler sa colère contre l'enchanteresse qui lui ii' son jeune maître; ei voyant que quelque:

qu I tîl :ni\

Ils n'osaient faire un pas de plus, il s'avança seul vers elle en ci

0 magicienne maudite I tu mis enfin payer tout le nml

lia, e. la fée leva doucement lai doux sourire :

tu, vieillard, lui dit-elle, et qu'espères-tu me faire, à mol qui ne suis qu'une ombre?

— Ce que je veux, répondit Blum, je veux que tu me ren-

cadavre de mon jeune manie qm tu as, précipité au tond du Rhin. Ce que j'espère, j'espère venger sur : mort et rei d'autres qui ont péri avant lui dans

• li il a disparu.

— Le jeune comte D appartient plus à la terre, murmura

de sa voix mélodieuse; le jeune comte est mon le roi du fleuve comme j'en suis la reine; il a une couronne de corail : il a un lit de saHe mêlé de perles; il a

des pilier* de cristal; il est plus

heureux qu'il n'aurait jamais été sur la terre: il est plus riche <i ut hérité de l'hi éternel, car il a

le Rhin a englouties depuis le jour | de la i i -qu'a ce jour Retourne donc vers son père,

le ne pas pleurer ! i n hante fée, répondit Blum, et tu voudrais

écbappèr .i ma vengeance; mais tu mperas pas

ainsi : tu es en mon pouvoir, et ton heure est arrivée. I moins que je ne voie mon jeune maître lui-même, et me lui même ne me confirme soit de la voix, soit du geste. ce que tu m'as dit. Ainsi donc, apprête loi à nie E Et il tira son épée et rit un pas pour s'approcher de la mais d'une voix puissante, et en étendant le bras m •

— Attends' dit l'enchanteresse.

■ olller de son i ou et en nrii perles qu'elle jeta dan- te fleuve. Au même Instant le I el deux vagues énormes ayant cette forme cise e' I i l'on prête au) chevaux marins, mon-

de la mon!

i .: , in bi dolescei

pale "i aux longs cheveux pendant que le vieux Blum pour le jeune | Pieu qu'il

mmobili de stupeur.

les montaient ton iusqu'à i e g mouiller les pieds nus de '

çant ?e< bras a ceux du jeune homme, elle lui donna un . .in', ncèrenl i redescendri ippalt Blum voulut la poiirsiin '.■

une homme le n garda en souriant.

Blum, lui dit il 'lu il ne pleur-

pas, et que

qu'elle lui deux disparurent dans le I Depi ' revit la f.ore-Let. et li

Ire son chant de sirène. 1

l 'elle est t é ho moqueur qui i

lu cor ou la tyrolienne nationale que le i inter en passai I d -vint le roch la Lore-Lel.

■•i m uni. ei et m

Les i • louchent Iprès la pauvre Lore-Lel

viennent les sept vierges victlm < . , jes sont autant de sœui

.i taire mourir les beaux |eum im

i u I anl Ique pi

., ,..,,,, i„,nr li nême mal idle si pai i isard !

Dberwesel. sa gi le tour, el la P

pot ' " """'

. un . orps de ■

qui s Uni

' ipnols

I i . ,, Prêt r • en face

le et au milieu du Rhin, s'élève une

EX( i RSIONS si |] | ES BORDS DL' RHIN

:. il-.-, massive et de forme étrange, qui de loin semble un navire à l'ancre, tout prêt a descendre le fleuve. C'est le Ffalz, auquel on monte par un escalier étroit, et dans lequel les princesses palatines vei oucher Mainte-

nant qu'il n'y a plus de Palatinat, le château appartient au duc de Nassau. Un puits creusé dans le roc, et avei lequel ne communiquent pas les eaux du Rhin, a été chercher une source à vingt pieds au-dessous du lit du fleuve. Tenl pas au-dessus du Pfalz on rencontre Bacharah. trois s le recommandent à la curiosité du voyageur, ses rui-

>i] das wilae-Gefaehrl et son vin Les ruines de l'église de Werner son das WUde-Gefœhrl ou passage furieux, est une espèce de tourbillon que forme le

. peu dangereux dans les temps calmes, mais terrible dans les jours orageux : enfin son vin, dont r empereur Wen-

faisait si grand cas.que moyennant quatre foudres de oe vin il accorda la liberté à la ville de Nuremberg. Au

grâce a un rocher qui se trouve entre l'Ile de Bacharah el l.i rive droite du fleuve, on peut savoir d'avance quelle sera la qualité de ce merveilleux liquide. Si du mois de juillet au mois de septembre le rocher montre sa tête hors du fleuve, ce qui n'arrive que dans les années de grande sécheresse, on peut acheter la récolte sur pied ; si au continue le rocher reste rouvert par l'eau, les amateurs sont prévenus d'attendre â une autre année.

Quant aux ruines de l'église, dont nous n'avons dit qu'un mot, elles demeurent, toutes délabrées qu'elles sont, un lieu de pèlerinage fort fréquenté : leur réputation leur vient des miracles que saint Gualbert fit, non seulement pendant sa vie. mais encore après sa mort. Ayant été assassiné à Vesel, par des juifs qui voulaient lui faire renier sa religion, et jeté dans le Rhin, son cadavre, au lieu de descendre le fleuve, remonta le courant jusqu'à Bacharah, si bien que, le lendemain du jour de son assassinat. lorsque ses meurtriers noyaient au moins à Coblentz. on le retrouva en face de son église, couché et comme endormi sur le rivage. Au reste, à mesure que l'on remonte le Rhin, les tradi- ' lions passent du poétique au matériel ; c'est que peu a peu les rivages s'abaissent, et que les coteaux couverts de vignes succèdent aux montagnes surmontées de vieux châteaux, si bien que. lorsqu'on a passé le château de Sonnecli, détruit en 1282 par Rodolphe de Habsbourg, et rebâti par i famille de Waldeck. qui. éteinte avant lui, l'a laissé s'éteindre à son tour : le château de Falkembourg. détruit a la même époque, et qui. comme son voisin, rebâti au i ommencement du xiv« siècle par un comte palatin, fut abandonné ensuite à l'archevêque de Mayence, aux mains des créanciers duquel il est resté : et enfin le château de Rheiristein, qui, plus heureux que ses devanciers, doit son illustration antique à la légende de Cunon de Falkenstein et de sa fiancée, et son illustration moderne à la protection que lui accorde le prince Frédéric de Prusse; si bien. dis-Je. (|ue. lorsqu'on a passé ces trois châteaux, le poète n'a rien de. mieux à faire que de laisser la son cicérone et de prendre quelque commis voyageur d'une bonne maison de Cologne in de Mayence, et de s'informer des meilleurs crus qu'il lui ie-îe à rencontrer. Et alors, selon qu'il préférera le vin muge au vin blanc, ou le vin blanc au vin rouge, il fera son

■ •il ire l'ingelheim. planté par m igné, ou le johan-

i g. exploité par monsieur de Mettemich. 1. 1 première de ces deux célébrités doublement historiques, que l'on rencontre sur sa route esl le Johannisberg

esl une hauteur avancée el saillante du Taurus. remarquable par sa convexité, el qui de terrasses en terrasses

id pi lu i iveau errasses

i 'Olssent les vignes qui fournissenl le fameux château-

n i> rg qui jouit d un si haute réputal ion, que, si

mu 8 -ne t iiné nous soyons, nous ne pouvons nous dis-

nser de consacrer quelques lignes a son histoire. Le fameux Bischofsberg ou Johannisberg selon qu'on Ira l'appeler mont l'Evêque ou mon'. Saint-Jean, était ni surmonté par un prleu: I m ■ n 1109 par l'archevêque de Mayence. Richard n En 1131 c'est i-djre vingt

an apn sa fondation l'i fque en fit une abbaye

qui Heur tidam quatr cl I qui enfin, en 1552, fut

bru par Albert, de Brandebou g : • Incendie, qui avait

détruit le couvent, entraîna sa m en 1587; quant

qui restait du bâtiment, il fut démoli par les Suédois

ni la guerre de Trente M. us ce qui faisait la riches - du mon! Saint-Jean n'était ni se- prieurés, ni ses abbayes: c'étaient ses vignes. Aussi,

il, la première montagne fut-elle engagée au trésorier i ii mpire, Hubert de Bleymann pour la somme de 30.000 florins ce. 000 francs à peu près), et, comme le rembourseiii ni i ette somme ne fut jamais opéré en 1716 le prince de Foulde fut subrogé aux droits de ses héritiers. C'est à compter de ce moment que l'exploitation de ce fameux vignoble commença à être faite selon les règles de l'art ; aussi

li produit des soixante t rois ai pesa - q ' □ iurfa a

monta-t-11 entre les mains de son nouveau propriétaire, de quinze ou seize tonneaux qu'il rapportait, jusqu'à vingt-

trols el quelqu I ils un m. , are. Or, comme

chaque tonneau ontienl ireiz ents bouteilles, et que, dans

■ nées années, i ommi h u rTfl et de 1783,

emple la bouteilli fui ireni florins, c'est-

iusqu'à ' ' ii .in mi l'uni, nd que le revenu de

1 1 i trois arpens ne lai ralolr la

p i" lussi, lors de l; upj ressioi de Foulde.

qui al lieu en 1803, le prince d'On ne négligea-t-il point

il" faire valoir ses droits sur ce précieu â unaine : malheui n M eu le temps de déguster son produit, que Napoléon le lui emprunta comme du myaume de la Hollande el le donna an ma 'm m mu. en souvenir, sans doute, de sa belle charge de Marengo. Le lu le Valmj le garda jusqu'en 1816, que a laquelle l'empereur d Autriche, qui ne devait natti m ni pas avoir envers lui les mêmes motifs de reconnais que Mapoléon, ' en di t uill . au profil de monsieur de Bletti, qui le reçut â titre de Bel et à la condition d'en

i I m n,. Le célèbre diplomate en agrandit les jardins, rehaussa d'un i tage le corps de logis du château, et ht peindre dans la chapelle ses armoiries sur verre. A-t-il voulu indiquer par là la fragilité des possessions humaines?

mitre son goilt pour i. diplomatie et pour l'agriculture, monsieur le prince de Metternii . . <-,■ la passion des autographes Ses relations i mte mis avec tous les

souverains de l'Europe, dont quelques-uns lui doivent leurs couronnas, lui donnèrent la facilité de réunir une assez belle collection de lettres royales et. impériales, et à plus forte raison, comme on le comprend, de mus ces petits princes dont huit ou dix fois les Etals lui sont passés et repassés par les mains. De plus, i omme les odes des poètes allemands .i n sonnets Mes improvisateurs italiens ne durent pas lui faire faute, il n'avait encore rien a désirer sous ce rapport. lorsqu'il s'aperçut que. dans une époque où la presse est. dev nue une puissance, il lui fallait au moins quelques autographes de journalistes. Or, comme en Italie et. en Allemagne, grâce à la censure, il y a bien des journaux, mais pas de journalistes force lui tut il. recourir à la France Monsieur Jules Janin fui un de ceux qui reçurent, avec toutes les formes d'aristocratique politesse qui le distinguent, la requête du rival de monsieui de ralleyrand.

Monsieur Jules Janin prit a l'instant même la plume, et il écrivit spirituellement ce laconique autographe:

., Reçu de monsieui '■ prince di Mettemich vingt-quatre

h nies de tiani - première qualité

.. Paris, ce 15 mai 1838. »

m mois après. le journaliste recevait de monsieur de

Metterhich les vingt-quane bouteilles de iohannlsberg, don;

il n lit. avec une confiai. < e ou apprécia sans doute le prince,

ni n-.' il'avanc" la n i option

Monsieur de Mettemich a gardé précieusement le spirl-

i mtographe de Jai in Quant à Janin, je doute qu'il ait

lé le vin de monsieui rb Mettemich.

L'ingelheim, qui esl I iohannlsberg de la petite propriété,

peut, malgré l'inférn i n. ni! les gourmets le tiennent, se

,,„ir une origine non .noms aristocratique que son

rival, car, s il uest i " vendu par un prince, il fut planté

par un empereur. Ce lut Charlemi fui, ayant remarqué

l'excellente exposition du terrain j transporta les ceps du , m n , , n orlé'an i selon son espérance, la vigne g

ni i m i plantation Ce fut une grande

pour l'empereur d roii si bien réussi, attendu on

\,. la-Chapelle a n idenci préfé était Ingelheim ou la

maison de l'Ange Voici i quelle occasion ce château fut baptisé dé ce poi tique e1 i éleste nom.

l'i n 868, i h. n li -magne avait résolu de se faire

■ un palais qui commandai le Rhin, et en sti i ■ -

étail bâti C'était un magnifique édifice, moitié forl

on é m ■ mtenu par cinquante marbre et cinquante colonnes de granit i ies de

lui ,.v,i anl "ii nvoyées de Rome et de R me par

le pin un m - i le i olonnes de i an

de Coi ■!«« lW -i i li n qui royar. i lie de-

meure Impérial i si ht ureusemi al ai li< \ ■■ ' tenlr

une diète. En consequei ■ h pr m rieurs envi-

ronnans furent onvoqui a ■

i i nuit qui précéda li loti ad ■"' .»<'"•

i Mim peur i i ' ' " "" '"'

parut m lui m ces paroli ■ ■ ■ ■■"'. ',f v° *, "

Charlemagne réveil! i ' ' ,rl"m réle,st?

d; inniiM Ma 'i"e lanP lul

avait dites in, i u ienl en rapport avec

. ,.„„,,i,M„ i : '' ' ,l'-',na aVP'r

i: ive, el - , .„ ,. ,„

Mais â peine l'em] : " "''""'S' "'

m le nouveau el qu avec un i

sévèi " « :l™lt de sf°""*-

qu on B'Obél ' "t,,,ta une secon(Ie

at déjà dites et

ouvrit aus-

mi la chambre pleine d'une lumière cé-

Bnit par s'étein-

[re était irlemagne :

se renie même nt, 1 1. il lui impérieuse, que ' i • :

Cette fois, répandue et la mais encore lange e ne fut que lorsqu'il eut été certain que l'emp is douter de la ri

i or et disparut, it plus aucun doute que i messager était trop beau pour de l'enfer.

a aussitôt. .- babilla n déplorant ce commandement du ciel qui lui ordonnait de rommi t un métier si infâme. : .mporeur était, coin à tout sa- ••u, même son honnei. ace, 11 revè-

el pril .

m s il allait i ommai -utions

guerrières pour lesquelles 11 avait autant de sympathie que

elle-ci il enfui, il sortit de sa

chambre, et sur une calorie qui dominait tout

t de quel côté il Irait commettre ce vol qui i ail tant à accomplir.

La n mbre, et comme il convient à une

telle ai mais si Inspiratrice que lût l'obscurité,

i mpemui él tellement n le nouvel art qu'il lui

tallall >i le quolqu il si promenât de long en large

moindre bonne oup, il s'aperçut qui m

vonalt de 1 pue, qu'il avait posé sur la balus

trade bien de tous les

:: ■ . . mti recl lu' Inutile

. plus le voleur était adroit; et.

plus le voit ni' él

pou val mpei il lui

• ■: qui.

■ En conséquem

il m . . . , ria-t-U, se

i I royale, au lieu

1 la galerie

e promise, rlemagne ; j aillai re

< i I iniiirHi nue

inique :

I i que sa i

m pour !

lucats

Ue qui

' se mit à

i I que

veiiifin .

rompit l'improvisation du chanteur ; le nain comprit que sa morale avait produit son effet, descendit de sa corniche et alla ramasser la bourse, un oeil sur elle et un œil sur l'empereur.

— Allons, viens ici. drôle, dit Cliarlemagne, et ne crains rien. J'ai besoin de toi.

— Oh: alors, dit le nain, si tu as besoin de mol autre chose, et je n'ai plus peur

Je voudrais voler, dit Cliarlemagne.

luvals métier, dit le nain, surtout lorsqu'on a at i et qui ne tiennent pas; aussi.

si tu m'en crois, puisque tu as le malheur d'être né lion homme, reste honnête homme.

— Je te dis que roler, dit Cliarlemagne d'un ton qui prouvait qu il commençait a se lasser des réflexions philosophiques de son interlocuteur.

— Oh: alors, dit le nain. >i t esl une vocation décid n'y a plus rien a dire. Que veux-tu voler?

— Ah ! voila ce que je ne sais pas. dit Cliarlemagne. Mais je veux voler quelqu'un, et cela tout de suite, cette nuit

— Diable : dit le nain, eh bien I volons.

- qui voler? demanda Cliarlemagne.

— Tiens, dit le nain en étendant la main, vois-tu cette pauvre cabane ?

— Oui. dit 1 empereur.

I li lu u ' il y a là un bon coup à fane Si

qu'elle te ps < n ferme aujourd'hui cent florins .

de dix ans le paysan qui l'habite travail! les jours de cinq heures du matin à huit heures du soir, de sorte qu'à force de remuer la terre, il a mis de côt» somme. La porte ferme mal. le brave homme a le sommeil dur. tu vois qu'il est facile à voler.

Misérable: s écria Cliarlemagne, tu veux que j'aille Ire à un malheureux le fruit de dix ans de travail, un

tout trempé de sa sueur !

Mol ■ dit le nain, je ne veux rien ; tu me demandes un i Je te le donne, et voilà tout.

— A un autre, à un au" i Cliarlemagne. Vols-tu cett de campagne, dit le nain en

dans une autre direction?

Je la vois, rép indlt l'empereur, 1 i . celui-là, ce u

des florins que tu ti ci sont des du-

cats el ce ne sera point par centaines que tu les tl G sera par milliers.

— Et sans doute, dit Charlemagne c'est en faisant l'usure

vendant à faux poids qu'il a acquis une pareille for tune.

Non. dit le nain itraire, en faisant

pour lui comme pour les antre- iellement e

que sa que par b

:i celui-là la probité e que rapporte aux autres

la feu

— » Comment: gredlp dit l'empereur ustement un

n qui a fait fortune d'une manière si honorable que m veux que Je ruine

.t. ne veux rien, dit b au oontraii

qui ont de l'argent, i ■ .iit Oui, sa] ! empereur, mais non

pas le pauvre laboureur, non pas le commerçant indus trieux ; l'aimerais mieux vi te bon abbé, em

par la dtme. qui n'ait jamais rt lormtr, manger qui je voudrai-

si tu veux le savoir

l'esté" pour un commençant, dit le nain, ce n'e

né : mais en volant un tel homme, ce serait ton ie^ pauvri u' ii saurait bien se

(.lire rendre le lendemain par le peuple le double de ce que m mi aurais pris

mpi voudrais voler quel-

qu'un de ces mauvais - qui ne vivent que de pil-

qui, trahissent i eux qu'ils dei ment i eux qu'Us devraient défendre ■ ih i alors b ise, que ne l 'i

le -niie, dit le nain J'ai ton affaire Vots-tu ce châ

irlemagne.

il lu'iieur li plus grand

■ i . ail i irté apri - le roi Attila et le faux

■ ur.

Mais i II a le sommeil

Il la main lourd. Il y aura des coups à gagner. mieux, tant mieux dit l'empereur.

I n blei ie une am -• . une

>mbri nuit dans laquelle il faut que

I court au lien

longue ■ ■ m' atloin, 1 i ■

• i iln, el H ine les

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

p loin de la lame. Va et reviens, je t'ai u comptant les du ats pour roir si mou compte y est L'empereur De se le fil pas dire à deux fois; il i

i revint bientôt couvert d'uni cotte de mailles d'à 1er bruni, gui lui i ■ un pourpoint, et lui

emboîtant la tête comme un capuchon, il avait de plus à sa ceinture un couteau, large, court et tranchant comme le glaive romain. Le nain l'examina d< s pli ds à la tète et lit un signe .1 1 ■

— Ail" larlemagne, en route.

— En roule, dit le nain

Et tous dei ii du palais . et clans la route la plus

Directe lire à travers terre, . s'avancèrent vers le

château de Chemin faisant, Charlemagne ayant rencontré une borne

et la mit sur son épaule.

— Que diable fals-tu là? dit le nain.

— Crois-tu que nous trouverons la porté ouverte1 de manda l'empereur.

— Non p dit le nain

— Eh bien : j île quoi l'enfoncer. Le nain éclata de rire.

■la, dit-il. et au premier coup que tu frapperas, i sur pied] 'I ;iii ira que l n ir eras-tu à prendre? Quelque poule effarouchée qui se sera sauvée dans les fosses je te croyais plus fort, maître?

— Comment faut-il doue faire? demanda Charlemagne un peu confus de son Inexpérience.

— Cela ni lit le nain.

Charlemagne laissa tomber sa borne, et continua sa route sans dire une seule parole.

Arrivés à la porte comme l'avait pensé Charlemagne, ils

trouvèrent la i fermée. Alors il regarda son nain comme

pour lui demander ce qu'il fallait faire; le nain lui fit le plus pies de la porte qu'il lui serait possible; et s'élançant sur un figuier qui croissait dans les fossés, et du figuier se cramponnant à la muraille, il monta. enfonça successivement ses mains et ses pieds dans les intervalles des pi i il aux créneaux, et disparut. Un instant api Ligne entendit une clef grincer dans la serrure: la porte s'ébranla lourdement, mais sans bruit, puis s'entre ii,e!l;! juste ce qu'il fallait pour laisser passer un homme. Charlemagne passa : le nain repoussa la porte avec les mêmes précautions qu'il avaq pour l'ouvrir, et les deu- i ms la cour du i bàteau.

— Voilà votre chemin, dit le nain en montrant à Charle-

teau : voilà le mien, continua-t-il en montrant l'écurie.

— Pourquoi ne ' i cec moi? demanda Charlemagne.

— Pan issi mon coup a faire, moi. dit le nain. Et se met il re pattes comme un chien,

afin de ne p êti - i par une créature humaine dans

le en< ou il Rerail >n il traversa le préau, et entra dans l'écurie

Cette confiance du nain piqua d'honneur Charlemagne; 11 monta l'escalier le plus doucement qu'il put, entra dans les émeus et grâce à un rayon de la lune qui justement parut au ciel en ce moment, il parvint jusqu'à la chambre qui précédait celle où Harder! tenait avec sa femme. Arrivé la. il étendit la main pour voir s'il ne trouverait rien à imba sur un coffre cerclé qui lui parut devoir contenu de I argent ou des bijoux. En ce moment le cheval du châtelain hennit si violemment, que Charlemagne en tressaillit.

— Ilolà! dit H " s'éveillant en sursaut, que se

passe-t-il dans mon écurie!

— Rien, répondit la voix de sa femme, c'est ton cheval qui hennit.

— Mon cheval n a pas l'habitude de hennir a asl dit iiar-

deric. il faut que Iqu on qu'il ne connaît pas essaie de le

détacher.

— Et qui veux-tu nul es ili de détacher ton cheval?

— Qui, pardieu ! un voleur.

Et a ces mot Charlemagne entendit Harderii descendre de son lit et pn

rayon d I

I, en maudissant le nain, et en tenant à tout hasard sa main sur la gardi de son épée. An bout ''

— Eh bâ 111 ' n i" .ivait-ii dans l'é a

— Il n'y avait 111 Harderlc, mais depuiou quatre uuii is pas dormir

— Et tu ne i iinir parce que tu m doute quelque chose.

— C'est vrai, dit le châtelain.

— Et que médites-tu?

— Je puis te le dire a pondit Hard

m on notre projet doll accomplir est presque arrivé;

u. moi et on/, ,,: , barons et

rons tuer le roi Charles, qui i m » be d'être les

.s chez nous, ce que nous nppoi

nous ne voulons plus sou lu nt tout bas Charlema Oh ' mon Dion, mon Dieu I dit 1 re complot échoue, vous êtes tous perdus.

— Impossible, dit le châtei; us sommes liés entre

erm les pins terribles; demain, eue...! ivei tous les autres nous entrons au pal ai

un soupçon ■ te iii a ara ne le

tous le frap tombe.

■ que je u dire, même à toi ; mais

tng esl li i dans la chambre

qui se trouve sur la table

: main la cassi tte était bien la où

L'avait dit Hardi

— Hélas: dit la châtelaine. Dieu veuille que tout cela tourne bien :

— Amen, dit I un.

Et il se remit ,i dormir ne temps encore mi entendit les soupirs de la l i 61 piration douce et égale se mêla aux ronflemens de son mari : tous deux avaient repris leur sommeil inten ipu

Alors Charlemagne prit la son lu-as.

traversa les appartenions, descendit l'escalier et arriva dans la cour. Là, il vit son nain qui se débattai! sur le cheval de

guerre du châtelain qui hennissait et pii 1t. comme s'il

jugeait indigne de lui d obéir à un si misérable écuyei alors le bon empereur s'élança dessus, et à peine le cheval eut-il senti le poids d'un homme, et eut-il compris à quel cavalier exercé il avait affaire, qu'il devint doux comme un mouton Alors Charlemagne prit le nain par le collet de son habit, le mit en croupe, et partit au grand galop.

En arrivant au château, Charlemagne ouvrit la cassette qu'il avait vûlée, et y trouva les engagsmens des douze jurés signés de leur sang. Alors il fit éveiller ses gens et ordonna qu'on dressât dans une des cours du palais onze potences de taille ordinaire, et une douzième plus élevé" que les autres, et au haut de chacune des onze potences, il fit clouer sur un écriteau le nom d'un des douze conjurés, et sur la potence la plus élevée le nom de leur chef Harderic

Puis, comme il y avait deux entrées au palais, il ordonna de recevoir tous les autres barons convoqués par une lu porte et dans une autre cour, et de ne recevoir que les i OU lurés par la i te et dans la cour des potences.

Et il fut fait ainsi que Charlemagne l'avait ordonné, si bien que lorsqu'il vit tous les barons réunis, il leur raconta rnlol tramé contre lui, leur montra l'en -igné

du sain;' îles douze conjurés, et leur demanda quelle peine ils avaient méritée et tous les barons, d'une seule voix, dirent qu ils avaient mérité la mort.

Alors Charlemagne fit ouvrir les fenêtees qui donnaient sur la seconde cour et les barons virent le pendus aux douze poteaux

Et en mémoire de l'apparition réleste à laquelle il devait la vie. il nomma le palais ,„, elle avait eu lieu Tngel) ou in motion iif l'ange.

Au reste, à peine a-ton dépassé [ngelheim, ou les montagnes disparaissent 'tue in vallée s'élargit près, pie à perte

de vue, el que le Rhin me un immense lac m a

laissé derrière soi la partie la plut me, et l'on :

, ,i i ' m i Biberii i- et en face du ol fond d'horizon, la ville de Mayence, qui semble ban fleuve

Biberick est la ré Idence du duc de Nassau Le n

n |out tes devant le château 6

■ v était arrivée reveii.ee de ce Idi

qui n'avadi ut i L'une 1 are atti i a

rata les avait on- art terni i <<■ le mêi i

l'allocution qu'il i cb imbi i

Messieurs

h „ii i, Rom lins jusqu'à

-cil <le v. ' ""es lois.

et de ne ]

. , , i i mme il me i

mme que va

tuons avan

,,. ce, mes , qu d vous ail i

de.«

c'" ' «tique le gouvi . mentaire

en \n. magne.

nous abordions >: de Mayi

e, fut de i

ir de l'imprimerie ji

- gagné grandchose a

iu .

Jitiibué pour ma

n - d'encou-

tion sur les sous, rlp-

''"'" ' ■ cm ; i lm-

la -mus

cil de s.ooo fran alors

lu d'un drame fi

me était a.

deux mille francs le vide qu'elle nu>l' ■ ce qu .1 faut ment ai

• ■ lis

l i bien m'affermir

1 le revins à ihôtel parfaitement fixé ' «» " ' onï

Bra s routes allez.

n>eS à Francfort ; „". «chien qui m

Députa ni ut féroces à l'endroM

transit

■uva pas un seul preuve port et

ant, et

qui le

un i-

une badine i , ,,, ,,■, m unant. et

relll. in.i..

de garde, où l'on aurait examina si votre signalement était

e" raJ votre physionomie, ce qui vous aurait pris

aeml heure; mais puisque vous n'en avez pas"

Ulez. '

la permission qui lui était si gracieu-

ar la sentinelle.

' à nous, comme notri physique, en rapport avec

ita à ce qu'il paraît, aucune défiance

h fumes quittes pour une demi-heure d'attente

déposa à la porte de VBmpereurma nuit SI bien commencée dans la

-ndi-main. en me réveillant, je me mis a la fenêtre dans le Zeil< la plus belle rue de Francfort. Au^ un magnifique empereur, dont

"ter Charlemagne ou Louis de

■ <D leauel mais qui. certainement, ne al i un m l'antre: puis à droite et à gauche le* plus nclies maisons de Francfort Ce premier aspect mè donna la plus haute idée des villes libres

Us la salle commune: les tables d'hôtes étalent comme dans le .Me de l'Allemagne, indiquées pour une heure et pour quatre Heures, ce qui donne a chacun la fade diner selon ses habitudes, A la table d'hôte de une Il n y a que des Allemand, e- a celle de quatre heu- :, revanche, il n'y a que des Anglais et des Français 3 avais deux heures devant moi ; je demandai la route du

"" le l n le i . monui it, comme on le

sait, est celui où Ion élisait les emp< : Francfort, dont le nom teuton Francfurt veut dire au(

avait fait bâtir Charlemagne a l'endroit même où le Meln est guéable. La première trace qu'on en trouve dans l'histoire est la date du concile qui y fut tenu en 794, concile dans le quel l adoration des Mages fut rejetée. Quant au palais de harlemagne. il n'en reste plus aucun ves I ment.

'iquaires prétendent qu'il s'élevait Juste a l'endroit

"" a bâti depuis l'église de Saint-Léonard

nnaire Jusqu'à la fin de la dynastie

mg.enne. Francfort fut la capitale du royaume orten

1 ,:"!l 5: les trois Othons la firent sui nt en-

!i'i'rectr -n.""',?'1"',. e' s""s ' S0D Protecteur

direi (. elle attelgnll a peu près le d. | ré ,i extension ou elle

ard'hui Du resti depuis tait à

Francfort que r,,,, êltsatl les emi mains lorsqu'en

irul la buile d'or, donnée par i harles îv et qui de-

damentale de l'empire. Cette fameuse bulle

sur quarante-cinq feuilles de parchemin et commen-

rnum in «• dans les archives de rii.v

nom lui vi.nt de la lame d'OT qui recou- Duvre encore son sceau, afin de le conseri Plus lard ,„,.,.,„ ,„,„

seulement élus à Fran, t.u :. mais qui donna il la ville

ïouvei bien que mal

nunicipo-impéri.,1 ,,„.„, ,,„ aprôs avf)|r

mbardée par les pendant les n de la

"'"■ elle fl" ''"' iu matin par Napoléon au

primat. Charles de Dalberg. e; du grand-duché de Fi |Ui IM-,

\ ienne fit rie Francfort le siège de la de la Confédération germaniqui tpitale du

iva ville libre

ont

"u auar< " ruarts

lî villes libres Hambourg, Hréme et

air 780 hom-

' ■' < onfédératlon germanique et tl-

batal le i elpslci

mer article souffrit d'abord quelques difficultés al ! ville libre n'avall depuis 1808 plus de remparts et. depuis isi3 plus di i anons Mais -, du

nscrlp- 1 cette

ommercial, . qu'eue doit

•i la Saint, I

.uant aux remparts. H n'en est plus question au i,n rie

cfortolsont

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e , , ""'" hemlns sablés

1 ! ,v ' "' en pistache et Francfort ressemble ., „ t CMné.

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I leurs fan nq heures que Je fusse de visiter la promenade du rem-

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

part, comme ou l'apiie-ile, je ne voulus pas quitter I de ville sans avoir vu ta salle des empereurs. Je parvins a déterrer une espèce de concierge qui monta devant moi, un trousseau de clefs à la main, et m'ouvrit cette salle qui porte aujourd'hui le titre de salle du Sénat. Une des choses curieuses de cette salle, qui renferme tous les portraits des empereurs, depuis Conrad jusqu'à Léopold II, c'est que 1 architecte qui la bâtit avait fait juste autant de niches qu'il devait y avoir d'empereurs, de sort.' qu au moment où François II fut élu, le tour de la salle Étant ai hevê, il ne se trouva plus de niche pour le nouveau César. 11 y avait doncgrande discussion pour savoir où l'on mettrait le portrait du nouvel élu, lorsqu'en 1806, le vieil empire romain i au bruit du canon de Wagram, et tira ainsi les courtisans d embarras.

L'architecte avait prévu juste le nombre d'empereurs qu'il devait y avoir. Nostradamus n'aurait pas fait mieux.

Depuis Conrad jusqu'à Ferdinand Ier, c'est-à-dire de 911 a I5M. le couronnement avait eu lieu à Aix-la-Chapelle: Maximilien II commença en 1564 la série des empereurs couronnés à Francfort.

Ai.res la cérémonie qui avait lieu dans l'église cathédrale de Saint-Barthélémy, plus connue sous le simple nom du Dôme, le nouvel élu. accompagné des électeurs, rentrait à l'Hôtel-de-Ville et montait à la grande salle pour accomplir et voir accomplir les cérémonies usitées en pareil cas. Les électeurs de Trêves, de Mayence et de Cologne se plaçaient à la première fenêtre, en allant de droite à gauche. L'empereur, en grand costume, le manteau impérial sur les épaules, couronne sur la tête, le sceptre et le globe en main, se plaçait à la seconde fenêtre

La troisième était occupée par un dais, où se tenaient l'archevêque et le clergé.

La quatrième était destinée aux ambassadeurs de Bohême et du Palatinat.

La cinquième aux électeurs de Saxe, de Brandebourg, et de Brunswick.

Au moment où paraissait cette brillante assemblée, la place tout entière éclatait en cris et en acclamations. Cette place mérite une description particulière. Le milieu était occupé par un bœuf qui rôtissait tout entier au milieu d'une cuisine de planches.

Un des côtés était occupé par une fontaine surmontée d'un aigle à deux têtes, qui, par l'un de ses becs, jetait du vin rouge, et par l'autre bec du vin blanc.

Le second côté était occupé par un monceau d'avoine qui pouvait s'élever jusqu'à la hauteur de trois pieds.

Quand toutes les fenêtres étaient garnies, quand l'empereur, l'archevêque et les électeurs étaient assis à leurs places respectives, le son de la trompette se faisait entendre, et i i' hi maréchal sortait à cheval, poussait jusqu'à la sangle sa monture dans l'avoine, y remplissait une mesure d'argent remontait dans la salle, et présentait cette mesure à l'empereur.

Cela voulait dire que les écuries étaient approvisionnées. Alors la trompe'te se faisait entendre une seconde fois, et l'archi-échanson sortait à cheval, et s'en allait emplir deux coupes d'argent à la fontaine, l'une de vin rouge, l'an tre de vin blanc et il portait ces deux coupes à l'emperpur. i voulait dire que les celliers étaient garnis. l'uis la trompette se faisait entendre une troisième fois,

sortait ' cheval, s'en allait couper une.

tranche du boeuf, et l'apportait à l'empereur. Cela voulait dire que les cuisines étaient florissantes. Enfin, la se faisait entendre une quatrième fois

et l'archi-trésorier sortait à cheval, tenant à la main un sac

li ! d'or et d'argent étalent mêlées, et il jetait

iêi es d'or et d'argent au peuple.

Cela voulait dire que le trésor était plein. I.a rentrée du orier était le signal d'un grand

combat que se livrait le neuT'ie pour avoli le vin

ou le bceuf. En général, on laissait les bouchers et les enravenrs assiéger et prendre la cuisine : la tête du bœuf était le trophée le plus honorable de in lutte. La victoire était censée rester au parti qui avait in 1. 1.- et encore aujourd'hui les encaveurs montrent dan- les caves du palais et les l 'ii tiers à leur halle, les têtes que leurs ancêtres ont conquises dans les mémorables journées des couronnemens.

Après avoir visité religieusement. les caves et la halle, et avoir fait me. complimens auj descendai des encaveurs et aux successeurs des bouchers, je me dirigeai vers le quai, que je descendis jusqu'au Mainlust. et sortant par la porte voisine, Je me trouvai dans ces charmans jardins dont j'ai parlé plus haut, et qui sont réellement délicieux. Je les suivis jusqu'à la porte de P.ockenhcim. et je rentrai en ville. Comme je savais que j'étais dans la patrie de Goethe, et la maison de ce grand poète ne devant pas être très éloignée du quartier où je me trouvais, je m'approchai d'un vénérable monsieur qui une canne à pomme dru- en main, traversait la place du théâtre ; puis, avec toute la politesse possible, je m'informai s'il parlait français.

— Si je parle français, mi il. Un banquier

- nier toutes les \:,,ia i i 1er retiré. Je

m'inclinai avec tout le respe t q te Je professe pour cette

estimable classe de la société, et lorsqu il m'eut rendu mon

salut

monsieur, lui di me feriez grand

de m indiquer la maison 'le I i.a maison Goethe? la mai o par

deux lois le brave homme en se prenant le menton avec la m. un, et en i tien hniit a rappeler tous ses souvenirs La malson Goethe) hum I hum: Monsieur, il faut que ce soit une maison qui ait fait banqueroute ou qui n'ait pas encore de itlon, car je ne la connais pas.

Alors nulle excuses de vous avoir importuné. Il D'y a pas de quoi, monsieur; je suis à votre ser Et nous nous séparâmes eni hantés l'un de l'autre. L'hon-

iomme m'avait donné plus que je ne lui demandais. lu rentrant à VEmpcrctn Romain, je m'informai auprès du garçon de l'hôtel où était située la maison de Goethe. J'appris que c'était la maison désignée sous la lettre F, le 7i. clans la rue Grosser-Hirschgraben, ce qui veut dire, je crois la rue du Grand -Fossé-aux-O

Cela soit dit en passant pour épargner aux voyageurs l'embarras de trop longues recherches.

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