‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 183 sur 283 · V.il · texte numérisé non relu

V.il

Mais en Allemagne, il n'en esl linsl des lits.

ailes te de deux deux pieds

et demi de large, et di mi de

long Procuste a voyagé es Allemagne et y a lai-

Sur "il étend UT I" S8C rempli .le

sur le sm de copeau un énorme Ut de plumas.

sm- i plu - "n posi pi oprement un drap plus

e que le II mes l aobi i

r ne le il an ■•, lette.

Puis enfin sur ce dTap o tti comme on vou-

;i question, on étend une courte-pointe plqui e i ii an sec mil lit de plumes moins épais que

Deux ..u trois ot ipll.

in Français qui couche dans le lit corni

lin ] ni .■-! la repu

que i, en Allemagne, ledil Français s>

li n de sorte qu au i t de cinq minuti

ni tombés d'un i ûté, la i ad le

i autri i .m invisible . -i bien

noix.

'- um.' l'Aiii un peuple

i i ommem e par

' dos app

'!.■ ni un / il pos ■ sur -•

ferme les im\ .cille

nain n ivolr changé de poslt

ompi ur arriver .. • e résultai il faut

mani Je ne dormais

EXCURSIONS SUfl LES BORDS DU RHIN

que je maigrissais à vue d'oeil, et que je tourne déchirer la poil :

Voil i je demandai un lil a la française.

ieur Sirarot k en i Je lui au] au cou.

" ' Mon hôte ne m

polnl trompé, c'étail un ■ lit avec on véritable

ible couverture et un vrai traversin.

lais donc me coucher avec an sentiment de que l'un i rendre, lorsqu'on frappa à ma |

— gui est i : î-je.

— Pardon, mon mol, répondi le garçon.

— Eh bien: que me voulez-vou

— Je viens de la pari d un \ ■ li n'a pas pu voir monsieur-, lui demander s'il ne voudra pas lui ralre l'honneur de boire un verre de vin du Rhin ou de

avec lui.

— Et qu'est-ce q ne cet Anglais?

— Un étudiant.

est autre chose, dites que je descends.

Malgré l'envie que i avais de dormir, je o fâche

Que cette ■ de fane connaissance avec

un étudiant. Je suivis dom presque immédiatement le lo meslique ; seulement je mis la clef de ma chambre dans nia poi h.' .;, ma porte, quel

qu'un se trompât de lit.

En entrant dans la salle à manger, je regardai de côtés, et ne vis que deux buveurs, dont le plus jeune raissait avoir de quarante-cinq à cinquante ans. Le plus vieux des deux buveurs se leva

— Pardon, monsieur, me dit-il en très bon français, quoique avi u lutre-mer un peu pi

sonne que vous cherchez, c'est moi. Puis se retournant vers son compagnon: — Mylord, monsieur Alexandre Humas. - Monsieur Alexandre Dumas, mylord s Je m'Inclinai.

— Pardon, monsieur, lui dis-je à mon tour, mais m'avait parlé de vous comme d'un étudiant.

— Eh bien: monsieur, on vous avait dit, vrai. Asseyezvous donc. — Je pris place — On étudie a toul âge II me versa un verre i isberg. — Moi. par exemple, j'ai étudié i , ,, i âge de vingt,' aux universités d Oxford et de Cambridge: j'ai étudié depuis Vingt jusqu'à trente, les chiens, les chevaux, les hommes l'Etal les femmes et le jeu: a trente an- tnmencé mes v ani à Heidelberg, j'ai entendu un pro-

ir qui m ii-cs fort en .1 è us déjà

ut en théologie, lorsqu'un jour, en descend, m, i,

Rhin, je m'arrêtai a Bonn, et j'entendis le professeur Kei-

sel. le premier philosophe de toutes les universités d'A'.le-

magne il me sembla différer en quelques poin de i il

Si i. ■ mél i résumant leurs deux systèmes en un Depuis ce ten monte et je de Rhin, depuis Manheim

Bonn, mangeant tranquillement mes deux mille livri Ung •:• rente qui ne me .suffiraient pas a Londres, et qui ici me font riche. J'avais résolu de parcourir le m

té plus heureux que Mahomet : ce h'esi pas moi Qui su la montag

venue a moi. Le Rhin l'Eu) le pas-

-ii Perron I qu'il y

le traverse. Je suis ici comme un chasseur a l'affût tends i.- gibier. I ournaux ont au

les. je me suis dit quo vous pa »ons j êtes pa ez donc que |e suis un véritable

étudiant : le ru ;,i

phie. le jou die les vins,

i Dieu, j'étudierai ainsi ; i , ma vie. —

■Ce ■. i. i 3i

monsieur de Metternich n'en aurait pas de meilleur a offrir à l'empereur d'Autric he -i ! empereur d Autriche venait lui demander a dîner dan ieau.

— 11 est excellent.

S.... pa ' ni s

le Rhin, i Mit que pa

un lin avait ci i ii .in. ■ - , i, mme était fort m; — Je vous demande pard lord S ne se mêle point

de la i onveraation m ne pa i '

u nous nous primes de

n du Rhin î du rose ne": .lu meilleur c m de

Muet. — Eh bien' nous discutons encore Sa femme était morte dans l'intervalle peine i mylord:

mai- ::

• .< o allons le \ console Mj lord dit on- loi i. e le tombi iu si compagnera en Vn tli i je dis qu'il l ■ -

bonnement a Rotterdam, ou on l'embarquera pour Loe

■nylord n „„„ .„,. |M Mf.

féren de vins S

Mylord m un signi U ,„me verre,

I 1111 Mil

Int-pér;

— < ■ ing lien" m ,, ,,,,. ,m

i ,i VOUi i -me/ 5 ,

— Je ne connais pas ce nom-la | ,-ance. lui répo

~ ' ' i tngel

Charlemagne Or, le vieil e ^ ■ i * ■ i y

' eu Iran, e, avait appréi a- ni: , ili Vin

léans . n en m venir de- plants, qu'il pian

-ont le- descendans de .es plants enfoui- p:

lui-même n ,v,,ri

de mylord e est ave i c-iui in que je l'ai an

— Il ne fallait pas . . i ,,,,. f„, t,ien grand.

— Au contraire, il i lez le vol ils le la ne pleurer

— MvlorcI, du impag in ,n

— Whal do \t , i

- u/ see how ihni are going • '"d'y (2)?

— Heu ! fit. Ici ies coulèrent de ses yeux. 11 l< ,i une main et de l'autre tendit son verre en disant :

— Another glati o) this capital Ingelheln

— Je me -m- trompé ci nue bouteille, dil l'étudiant en versant un nouveau verre d fngelheim

bouteille de plus, et il aurait pieu jamais.

— .Mai- -ne, vous, dis-je à mon amnhttryon, que m,

ne parle pas mieux li langues nu il ne parle le

français I

— :,I> ' i'"1 est un penseur, et. comme le jeuue Hamlet, il s'entretient avec ses propres idées n'est-ce pas. mylord 1 —

■ u roi lo be.

— Another glass ,,/ tnu capital ïngelh ■ n répéta m

même lorsque Mm- ête u a pas une conversation plus varice que cela" di dai-.je. En ce cas. du train dont il y va, il ne pourra pas V' u- tenir tête longtemps

— Détrompez-vous. Il ira comme cela jusqu'entre trois et, quatre heures du tu

Je regardai la pendule, elle allait nuit.

— Je regrette de ne pas savoir assez l'anglais puni' faire à mylord m. m coi]

— Mylord. dil i ntleman pa t best compliment

Mylord -e leva à demi et me n p .,■ an-

glaise

— Que dit mylord? deman I non

— Il dit U , : ,,,|,t

a votre service

— Ah ! je lui -ni- le

— Et moi. mon-ieui vous redescendez ou ntez jamais le Rhin, j'espère que vous me ferez le

même honneur que vous m'a' mi d nul \ ot

trouver, ,,,, ,,. Manheim et B

— Je

i ma chambre et les deux Vnglal - i ont inn

in matin, le gat ae réveilla a cinq heures,

lller me Chercher la carte pendant qu m habillai - 11 soi I n et rentra un Instant .nu l'addition di

n vain -m- ia cari li verre di lohann

■ tout le monde c'était fÇO]

le lui avais dit, il m'avait procuré nu moyen de

rock m'at-

'.iii', u mire

u . , |u , , oonts.

' endis, et u- pu deux

- Ils -,,nt toujours là, me ,li:-il

Cornu

uent.

i i irment-ils?

■ n- dorment Ils n'ont pas

i." "in -le lu i "ix-la :

— Pardieu

— C'est facile Entrez.

Qui roui I "

ilAI voir cm cii >-t le n, ml,,' .i lyladj '

je i ment, uni ,[ glissé au

u étendu a terre, tenant son romer i

■a main droite le goulot d'une bouteille de ïampagne.

..i les morti

mm, il liant pas laisser

a deux Anglais 1 Idée qu un i tait en reste de

■ n 'm- "ne dans is le goulot de la bouteille ipagnon Ma .

i,. monl , et nous partîmes.

v il, M I LS

Vpri • être sorl nous nous ai ir une

■ mante, qui • oté le Rb n, ei u,

Nous trouvâmes iche, sur un des bas-côtés du , îiemin, un petit , Haute-Croix Aucun dUion ne - i ipelle du plu

gothl ; bonni I un témoignage de la

de n, un de Jullers, archevêque de Cologne,

un joue un rûle dans

n- 1 1 que : 'm ' ommence a déi ouvrir, sous leui poin - sque. les belles ruini - de l lodi

i-ii en quelqui iiiiiiu m bord du Rhin, "û

,'i . omet pluslem s barq quelqui - mlnuti

wlntei I i Il m' m' i autre i lv< Nous nous

Infoi marnes de i heure a la [ui eau s

midi i ■ .i nous .mi heures c êtall plus1 d n- \ Islter les rul

. ',111111 ■ on se douta

que n grlmj -. nous fûmes chargés par

un \ - qui

dirent a vanter chacun les quall-

monture L nu di slt par

Sque i •i - appel ' hi n s, ,n m litre

i- lin -ni- l'honneur, qu'il ne si ill pas

Moyenne mpagnon de infla à

lui

• lui fait que 11

de tous les

>r un

j"ii sentlei urne la montagne, i" mes au

prête pj ,:,

midi

m ai, i i du i

ran

Il !

Honneur

De «eue première : un joli chemin tournant

mme celui d'un jardin anglais conduit au , i Oa arrive d'abord a ui

carrée, dans laquelle on pénètre assez difficilement par une crevasse; puis à une tour ronde qui, i ée par le temps, offre un a

ro her même du Dragon. Le Draco n nom (l u ■ " remonte au

de Julien l'Apostat. Dans une caverne nue l'on montre encore, a moitié chemin de la montagne, s'était retiré un dragon énorme si parfaitement réglé dans ses repas, nue lorsqu'on oubliait de lui amener chaque jour un i nier ou un coupable, a l'endroit où il avait l'habitude de le trouver, il descendait dans la plaine el dévorait la première personne qu'il rencontrait. Il est bien entendu que le di invulnérable.

ommi l'avons dit, au temps où Julien

ls du Rhin. Or, i qui n'avaient pas plus de

q ' ls du pays, proi

il en gui rre ave.' quelques peut lurrir le- ministre sans qu'il leur eu coi Pa • prisonniers, il se trouva une

jeune Bile si belle, que deux centurions se la disputèrent des deux ne voulant la '

près de s'entr'égorger, lorsque le gém que. pour le.s mettre d'accord, la jeune fille se au monstre On admira fort la sagesse de ce jugement, que quelques-uns comparèrent à celui de Salomon, et l'on e'ap-

wuir du

\u tne tille fui conduite, vôtue .le blanc

u, Mince de Heurs au sommet du Drachenfels : on la

lia a l'arbre, comme Andromèdi lier; seulement

elle demanda qu'on lui laissât les main- libres, et 1 < >u ne

pas devoir lui refuser une si pel II

Le monstre nous l'avons dit, avait ui "ic-re,

Allemagne, de deux i deux heures el demie \n--i au m. «nient ou n du, sortit il de sa cavi i ne et monta t-11 n

int, moitié l savait tn

i ure 1 1 avail l'air, pli téroci el plus

qui ii h n, i ude La t ellle soll

ment de crua "il lui avait servi un vieux prisi,

n avait que la peau sur

si i i un double plaisir de ce i

blemenl d'appétil Le monstre lul-mêi lyant quelle

délii ate ifferte, n\ rugit de joie. t.

l'air di Mais était de

i me un crucifix et le présenta au monstre, Elle n,-: n Min,- \ La vue du - resta pé

ii.ii' la ivii ' faire pour lui, il .-enfuit en sifflant il.,

il la première fols ou,' le- populations voyaient fuir \ussd tandis que quelques-uns couraient il la ■ la déliaient, le reste des habitans

le dragon el e uragé par -i frayeur, Introduis!!

ii versa du soufre el dé]

. résine, puis 'in y mit le feu.

Pendant ti mrs i. ntagne Jeta des flammes . omm(j

un volcan; pendant trois Jours "ii entendit le

re en sifflant dans s.,n antre; enfin :e^ sifflement i le monstre était

On i race des flammes el la

i .. ■ par la chai en pous--

On conçoit qu'un pareil miracle aida fort a la pi

i fol rhrétlem fin du rv« siècle, Il y avait

déjà iteure du Cl risl sur les bords du Rhin.

i "in. ne l'étais occupé à admirer le magnifique paysage iule a vingt ' Inq lieue< i la ronde du — > • n . ■ luaclii-iifel-, le plu- ' monls le propi

■i me montra, bien au delà de iinim

le Rhin, un petit point no dislance paraissait Ib mais qu a l'aide de ma

lunette. Je ri nus pour rapeui el autre

m i,, qui venait en jetant llaimne et f um

. . i ■ es a i 1 es \ 'ii-

d'honneur et

nival sur le bateau n,.- 1I.11 \ \i i'Jlrl

■ . .. i parlé liai

moi ni le niiin pour

Il v un lli.ll.i i

le. i

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU HIIIN

sa manière d'accommoder le poi i a l'eau, que cette per-

m de voyager ensemble ij , m de

i situa id de la vie laquelle se développe! e plus ■ mauvaises tiabitu li seulement le Rhin <le Ximègue a S

leur caractère i uime s'ils avaie; u dix

an- ensemble. S ils se conviennent, ils reviennent se tenant par la main vers leurs parens, qui leur donnent leur bénédiction et les marient. S ils ne se conviennent ; [S se quittent, reviennent chacun su.- un liait

paré, et recommencent u voyager, le promis avec une

1 rsatlon oéerlan-

■ laquelle j étals emi l m m nous

Kolai .t. Nonenwerth.

Le i E

ion Seulement les deu\ rives du Rhin,

la encore a cinqi lieues dans 1 intérieur

nés. S'il faut - a. tradition, ce fut la que

Roland, remontant le Rhin pour rép< de son

prêt à partir pour combattre le- - d K-pagne,

ii le i léux i mute Raymond

le nom de l'illustre paladin qu'il avait l'honneur de rece-

Je comptai les morls : il y avail quatorze bouteilles vides.

mar.. Ile promise, la promise avec- mi nouveau promis. Il

• de cette combinaison qu'il est fort rare g septième ou au huitième voyage les deux moitiés i qui se cherchent, selon Platon et monsieur Dupaty, ne se it pas rein uni ti l'ue fois marie- les Hollandais ne sortent plus de chez eux

A peine celui-là ent-il su qu il se rit un levoir

de me présenter a sa promi une belle grosse Hol-

ilse, qui se crut obligée d'avoir l'air de rn'avoir lu. Quant au promis, il me parla fort de la poésie holland li et me demanda si je coni i leux poètes Qu'il me nomma; je répondis que je n'avais pas ur. Le

Is partit de là pour me dire que c'étaient deux hommes fort au-dês-us de Lamartine et d'Hugo, el qui seraient i- du monde entier, si on pouvait prononcer leur nom dans un autre pays qu'en Hollande.

Je plaignis le sort de ces deux génies méconnus el voués à I obscurité par une conspiration de consonm I me mit au mieux dans l'esprit du promis et

i. -quels me firent toutes leurs offres de service si l'envie me prenait daller à Lekkerkeik C'était le nom de [< ur endroit.

Heureusement le paysage, qui devenait merveilleux, me

liez lui. voulut qu'il fût servi a table par sa fille, la belle Hildegonde Peu Importail a Roland par qm il serait servi pourvu qm- le duici- fut copieux et que le vin fût

bon il tendu donc Mm verre: alors une porl '.rit. et

une belle jeune fille entra, un lianap à la main,

i 1 1 j ■ . i - u- chemin li d'HlI-

■ le et de Roland se rencontrèrent, et, en i ni- deux commencèrent à trembler de telle façon que mol- ■ a- .lu vin tomba sur les dalles, tant i lu con-

iu,- par celle de l 'éi b i n son Roland devait partir !-■ lendi i mai-- le vieux comte

-inl msisia pour qu ai pi Roland -entait bien qm- -mi Mielm ;

mai- Hildegonde i>". i sur 1

Au bout de . es huit JOUX I» I '■'■■

p .i i parlé de leur amoui idanl l ir du hui-

tième jour, Roland pu' la main d'HUdegonde, et la condul dans la i hapell ■ ■ ll« - agenouil-

ler! u' '-.u- di u - i i '' ■ ' l;,,l'LI ' ,;

a aurai jamais d'autre femme qu'Hlldegonde Hlldef ajouta Mon D fais d'êtri

a vous si je ne

Roland partit ' i Roland lit des

veilles, et li e ses prouesses

aux bords 6 lement

parler d'u im de Roncevaux fut

■neé.

In soir, un vint demander lité au

château du comte Raymond . il an pagne où il

avait suivi l'empereur. Hlld

le nom de Roland, et aloi - mment,

dans la gt

voyant Je son cor pour

appel une telle

demie, remuait em- • mourant, rar ....

i entre les mains <le« lundi • • u les roches : mais, habituée

lu le granit, el il avait

fallu i aine dans une gerçure, et la

dessus Pals, rouvert de blessures, il

• de son êpée, en murmurant

■ iiii s'appelait Hildegonde.

La dlle du comte Raymond ne verea pas une larme et ne Je' seulement, elle se leva pale comme une

al du , ,'lllte :

mi dit-elle, TOUS savez , ,■ qui me, de mon côté, J'avais promis a B

treral au couvent de Nonenwerth.

Le père regarda la fin, car 11 -e disait en lui-même Roland étalt-11 don, tout? et mol, n'étals-Je ■ i était

n avant d

i ',,iit, • chose i rép

il El le lendemain Hlldeg le entra ■

comme elle

de la terre, plus elle Ile obtint i le, que le i es tùl ré-

duit à trois mois pour elle pronM i ux.

liin' - qu'un chevalier de-

d :,■ Rayn d. i.e

le chevalier s'arri »t depuis i rois mois qu'il

ans \ n lève i.i \ Isière de -■ m cae rt

Mon tenu ma i -le m'a-

■ i Jeta un cri de douleur Ce chevalier,

tes étaient profondes :

une longue route poui

ird s'appuj i Roland : puis, rap-

lui lui dit. Il

elle pas

i son ami

dominent

main

moins de celle w

U ml-

rdin, mais aucune d'elles ne vint s'asseoir sous le saule au bord de l'eau. Vers les quatre heures, quatre religieuses creusèrent, en se relayant, une fosse au pied du, quand la fosse lut creusée. Roland entendit de nouveau les chants auxquels la plus douce et la plus belle manquait toujours, et la communauté tout •

- nant le cercueil dans lequel était couchée une au front couronné de fleurs et au visage pâ ivért.

lit la première lois depuis deux ans qu'Hildegonde jj levait son voile.

Trois joui ,ire qui avait perdu sa chèvre

grimpa jusqu'au sommet de la montagne, et trouva Ro- \ land assis, le dos appuyé contre la muraille de son ermi- j tage, et la tête inclinée sur la poitrine n était mort.

- du roi de Hollande, le promis et la promise, dont j'ai parlé plus haut, se in .Ire au vil-

B ■ que le bateau a vapeur

onrné la pointe d'Unkelbaeh, nous tre. les bras amoureusement enlacés, au sommet du Rolandsei k.

En face de la pointe d Tnkelbach. sur la rive opposée. I l'i.kel. avec ses carrières de basait, lionnes se dressent au fond du Rhin, comme les ruines d'une ville submergée, et de 1 Remayen,

Regomayen des Romains, a ■■quel l'élec-

teur i - i lore, ai . onstruire une

parte en 1801 s auparavant,

\uii 1, avait eu la même idée et accomplit le même

- ouvriers retrouverai

de la chaussée romaine, des pierres milllalri monnal olonnes, des Inscriptl

de sorte qu'on n'aurai* eu a la rigueur, qu'à suit

re Remayen s'él -herg,

Ipolllna on. est une relique fort miraculeuse. En ci mon vieil étudiant anglais vint à moi.

mylord S., qui, a : son

i son bras, avait 1 air d'une vieille pleureuse il tenait à la main une bouteille et deux -, un troisième verre était è celle de mylord s

— Tenez, me dit-il en me tendant le verre il fan

. n race de la D où on

Dite, et, quoique vous ne m'ayez point paru un grand

amateur v , ,./ ,e que vous

— Ma - lavoir goûté, c'est d'excellent vin.

— Je le i rois bien i . ,Mt claquer sa langue : avec le fohannisberg et l

le meilleur de tout le Rhin.

■ ■u i en , e Df

— Tenez, me dit l'Anglais, vo rocher de basalte

Mais 11 n'y a pas un pouce de terre sur voire roi lier, et a moins que le vin ne coule de quelqn-

\h ! voila, mon cl] ur ; quand VOUS aurez étu-

die ti 'tnme moi. vous sauri mme étant

i industrieux saque

fois qu

Or, Ici où I a faire venir de la vigne, l'homme a reconnu qui

il a merveille: alors il a plante dl •l.ins

montagne t le rais ire il a ta

en plèl

lient.

- bien. Mylord another glati (o the memory of thaï aear lady i

aylord et avalant piteusement son wein Eev.

paroméli pu) un verre?

Mi \;

e Le premier pont | par

de la

i n i honni in li gneur

. .i de

le l'ai bu pour vous faire ral-

uime aux panlei -nant au ti 'mme

du Rhin plus grand cas au

s m* pei mi ttrei de tous

i.itir.

EXCURSIONS SUR LES ROP.I» DU RHIN

. — Ah! eh bien! le seigneur d'Alpi ..( un digne iller flonl le manoir était situé sur ie bord fie la rivière qui se jette dans le Rhin. là, lustemenl a notre droite -i qu'on appelle Lahr. Il était assiégé par le ses ennemis dont je ne me rappelle lias le nom, mais a 'importe ; au moment ou l'assiégeant plantait sa bannière sur les m. i ueur d'Alpenahr parut à cheval et tout sur son balcon, et, s'adressant a son ennemi: Com Hennann, lui 'lit-il (il s'appelait. Herma i alts et

vos pierres ont tué mes gens. La famine e/l la maladie ont emporté ma femme et mes enfans ; il ne reste plu a i . b.â team que moi et mon clieval «e bataille; vous ne nous

aurez ni l'un ni l'autre vivans. Adieu Ilerniann. et

soyez maudit ! »

A ces mots, il piqua son cheval, qui sauta en hennissant par-dessus le balcon, et disparut avec son maître dans les flots.

— Oh ! je ne puis refuser de boire un verre de vin du Rhin à la mémoire d'un si lu-ave chevalier: versez tout plein, sir — Si vous n'avez pas oublié votre nom comme celui du comte Hermann. ofierai-je vous le demander?

— Sir Patrick Warden.

— Mais il me semble que vous êtes injuste, sir Patrick.

— Comment cela ?

— Vous buvez à la mémoire du chevalier d'Alpenahr et vous oubliez son cheval !

— Sur mon âme, vous avez raison ! En ce cas j'ai un énorme rappel à faire ! Il y a dix ans que je monte et que je descends le Rhin. A quatre fois par année (je cote au plus bas), c'est quarante verres que je dois à l'ombre du cheval. Garçon, une autre bouteille de vin de Ley ! — Mylord, monsieur dit une chose fort, juste, continua en anglais sir Patrick, et en s'adressant à mylord

Je profitai de l'explication pour gagner l'autre bout du bâtiment, et de là je vis mylord reconnaître visiblement l'erreur que son compag-non avait commise, et l'aider autant qu'il était en lui à la rectifier.

II y passa six bouteilles de vin de Ley. mais sir Patrick qui était un homme d'ordre, se retrouva au courant de ses comptes.

Pendant ce temps nous avancions toujours et nous avions dépassé Leusdorf avec la tour blanche de son église : Linz. que Charles le Téméraire prit en 1470, c'est-à-dire un an avant sa mort: Jenzig. l'ancien Senttàcum des Romains, fondé par Sentius. lieutenant .d'Auguste ; Argenlels et son vieux château: Rheineck, où mourut, en 1544, le dernier descendant mâle de la famille de ce nom : Brolh, charmant village, dont les toits rouges et bleus brillent a travers un voile de peupliers Enfin. Hammersteln, célèbre par sa vieille hospitalité envers l'empereur Henri IV.

C'était vers la fin de l'aunée 1105, L'habitant du vieux château dont on voit aujourd'hui les ruines, se nommait ie comte U'olf de ifainmerstein. c'était le dernier de sa race, car il n'avait point eu de fils, mais seulement deux filles, <iui étaient si belles qu'on les appelait les Toses du Rhin. Mais loin de calmer sa douleur, les deux jeunes comtesses étaient pour leur vieux père un objet éternel de regret;

et il les eût d les toutes deux, si belles qu'elles fussent,

pour un fils, si laid qu'il eût plu à Dieu de le lui envoyer, pourvu qu'il fût brave, et qu'il pût transmettre noblement à ses fils le noble nom qu'il avait rei u de ses pères.

Aussi quand il voyait ses hlles filer au fuseau un Un plus fin que les fils de la Vierge, ou broder à l'aiguille quelque étoffe plus vive plus diaprée et plus fleurie que ne l'étaient ses prés au moi- de mai, il s'écriait tout en colère:

— Que tissez-vous la ? Este» votre robe de noces? — Que faites-vous la 7 Est-ce mon linceul de mort .•

Ei ses Biles lui répondaient tendrement et les larmes aux yeux, car elles savaient quelle angoisse lui serrait le cœur; « Mon père, ce n'est point, ma robe de fiancée que je brode. Bar Je ne me marierai jamais, afin de rester toujours auprès de vous. — Mon père, ce n'est point, votre linceul de mort que je file, car, par la grâce de Dieu, rien ne presse, et vous avez encore bien des années à vivre. »

Or. un soir que le vieux .comte était plus sombre que d'habitude, car il y avait une tempête au ciel et le vent sifflait tristemenl es vieille-, tours, taaidis que la pluie battait contre ses fenêtres, nue de temps en temps venait illuminer ardemment quelque iclait bleuâtre, U entendu trappe a la porte du château, et tressaillit, tant il '-'m extraordinaire qu'à cette heure et par ce temps, un voyageur fût monté si haut, quand il pouvait s'arrêter dans le village; de leur coté les deux le e levèrent tout debout, Inquiètes et craintive En ce moment,

un serviteur ouvrit la porte et dit, qu'un vieilli leman-

dait l'hospii

A ces mots les deux jeunes filles s'élancèrent au-devant de lui. et bientôt elles rentrèrent, soutenant effectivement, son- chaque bras, un homme au; cheveuj blan et a La barbe grise, dont les vêtemens ruisselâtes d'eau et souillés

1 l,"n" Indignaient cru,'U . , , ,,, ,,,,,, longua

route; aussi les jeune, ailes ne ■ -■ lient , , info

d,,so'1 "■ ' fui te couvraient

eues lavaient tait entrer dan, la s belle chambre du

Château ; car a en était ainsi ch. H ,„,„„,„,,„

Quel que fut l'hôte qu u recevait la pi , e d hoi or à'

Piac« : la ïami , , ,,Ue ou

issail son lit.

\\..ii s'avança vers le vieillard, ma réten-

uement ces deux ailes du comte, l ;lv;lnt

la tête elles virent leur père a : un genou en

tes i , devant lui

— Tu me reconnais donc, Woli mon vieil ami? dit le

" '""" empereur! dit le comte, pouirquol avez-vous quitte votre palais d'Ingelheim ou de Cologne, et que vous

' -' !l arrivé de fatal • von, veniez seul, à pied, à cette

e1 par ce temps, frapper a la porte de votre humble ' premier mot de leur père, les jeunes filles que le vieillard qu'elles soutenaient par-dessous les bras n'était autre que 1 empereur Henri IV, s'étaient éloignées de chaque côté par respect, et le regardaient avec vénération.

— Il y a. mon vieux porte-bannière, répondit le voyageur, que non seulement je ne suis plus ni roi ni empereur, mais qu'hier encore, à cette heure, j'étais prisonnier, et qu'aujourd'hui, ce qui ne vaut guère mil u\, lu le vois, je suie fugitif.

— Et quel est celui-là qui a osé porter la main sur l'homme qui est deux fois l'oint du Seigneur?

— Celui-là qui aurait dû le défendre avant, tous et conii' tous, c'est celui qui est né de mon sang, c'est celui qui porte mon nom ; c'est Henri, c'est mon flls.

Les deux jeunes filles se voilèrent le visage, le comte de Haramerstein fit un pas en arrière, et le vieil empereur poussa un gémissement.

— Oui, c'est mon fils, continua-t-il. Il m'écrivit qu'il était malade au château de Klopp. Tu sais comme je l'aimais. Je ne pris pas le temps de me faire accompagner de mes gardes; d'ailleurs pouvais-je me défier de mon fils? Je montai à cheval et je partis ; je marchai nuit et jour, priant tout le long de la route le Seigneur de m'ôter le peu de, jours qui me restaient pour les ajouter aux siens. Enfin, j'arrivai; une garde m'attendait: je crus que c'était pour me faire honneur, ou plutôt je ne fis pas attention à elle. Je demandai seulement où était mon fils ; on me montra du doigt le perron; je montai sans défiance. J'allais de chambre en chambre appelant mon tils. mon fils. Et à mesure que j'avançais, les portes semblaient se fermer toutes seules derrière moi et j'entendais grincer les verrous. Alors un frisson me saisit, non pas que j>usse peur pour mon corps, mais je commençais a me douter de ce qui se passait, et j'avais peur pour son âme Je ne m'étais point trompé: cette lettre, qu'il m'avait écrite c'était un piège. Le malheureux! il avait compté sur ma tendresse, et j'étais prisonnier.

— Un fils! un fils! murmura le vieux comte.

Et les jeunes filles se reculèrent encore davantage et se mirent dans l'ombre.

Je passai quinze jour, ainsi, croyant a chaque instant qu'il allait entrer et, tomber à mes genoux. Et a chaque fois qu'on ouvrait la porte j'étendais les liras pour le recevoir sur mon roui- An bout de quinze jours, ma porte s'ouvrit lentement, et le soldat qui me gardait entra:

— Que veux-tuî lui demandai-je.

— Monseigneur, me dit-il, entendez-vous ce bruit qui se fait par la villeï

— Eh bien ! qui fait ce bruit ï

— Monseigneur, ce sont les princes ecclésiastiques. La Diète de Mayence présidée par votre fils, vous a déposé et i a élu < est lui qui est empet eux maintenant . et Ils nent, au châtea u de Klopp p ■ s cl her la i oui

, i, , et le globe qui y sont déposés,

mu ce pour me dire cela que tu as ouvert ma 1 1 1 i mandai je

[son, sire, c'était pour vous dire q si crai

quelque chose pour vous-même ie aval min qui

vous fera II sortir de i e châtea a

ci , .e on visage i point

Inconnu

— El qui eS-tU, lui demail'l: , Ol qui Ol " ÏOE appui

;i i .lui que son lils trahit, qu le ciel

oublie e la ■ rre aband

— Qui, je m 'Héla ! i ■ "' " un

pa u ■. i oldal qui vous vl rms l'i pée di

valier Nous étions au a alors un

.-u,. ,, aer 61 si gui i rie i qu ■ irai de m attai her êti rnel lement à votre fortuni l il lm * l nti ani

roupes di Zeht h d i 'ça

de fuir de la ville d I lis d escorte lors-

mie „ - les Alpes pour descendre •

que le roi des prêtres vous fit atten Ire, les pieds nue si

. . la COUP de- son le Canossa. J'étais au

combat de Mersebourg. et j'y restai blessé sur le champ

aille.

ais la misère ma forcé de m'engager dans les troupes mayençaises et est Dieu sans doute qui m'a conduit à TOUS de cette ' ;'' mon émper.

aveux, que non seulement sa m s perdue, mais

peut-être enco "e' ie me suis n

mon sermeni de W mus. Voulez-vous fuir, il vous reste un :

— Merci lui .1 " dévouement pour une autre heure me autre e; mais au

11 >"l! Ie ne (l1

\ mpereur et mon maître, je

se donc faite, car, as sur 1? trône.

U son ii.

a porte fut-elle refermée que j'allai dai liaient renfermés les insignes ue l'emptri . e de Cbarlemagne, je posai la couronne sur te je jetai le manteau sur mes épaules el je p 1- le ma main : puis udant entrer dans la

chambre voisine, j'allai au-devant d'eux A ma vue. ils irent, car lis trouver en prisonnier

suppliant ei non en en 'eu qui immande

q„ ici, Ruthor de tfayen e crue

en ce château. --ne? demandai-je. Et

un instant Ils restèrent muets el les yeux fixe-: mais Ruthor, mon vieil ennemi, retrouva bientôt la parole

Nous ve 1- te demander, dit-il, ce qui ne t'appartient

plus La Diète de Mayence fa déposé, l'Eglise t'a rejeté

de son sein-, rends-nous ce qu'il t'est défendu de porter, el

, ,. qui appartient à l'empereur Henri V; rends-nous cette

te couronne, rends-nous ce manteau,

lobe.

\ , i en riant ; ar. je l'avoue.

je ne is qu'ils auraient osé porter la mail

Hais Ruthor se Jeta sur moi et m'arracha

se jeta sut mol et m'ar-

iu Impérial; et les autres, enhardis par

ichèrem le

el l'épée tandis qui les hevaliers criaient, de la porte de

la chambre sur les li la our: vive l'empereur

Henri V! notre magnanime souverain'.

Le soir même, on me transféra au château d'Ingelheim, et j'y restai cinq mois prisonnier, loi vis la

porte s'ouvrir, et le vieux soldat de Klopp reparut. n- dit 11, 1 est encore Ion fldèl

ires. Cette nuit, ie suis de garde .1 ta potie. de dis heures à minuit ; 61 tu veux me tu es libre.

1 eptal, et j nais 11 3 a deux hem es qu i de mon fils sont entrés tout p dans )e village où nous prenions un instant de repos Vlors fidèle jusqu'au bo dat a pris mes h ibits et m'a donné les siens, el tandis qu'ils le poursuivent, moi, a la lueur des éclairs je -ms venu chercher ton château, mt que l'y trouverais du pain et un lit.

— m Ma le vieux comte, vous ne vo 1 >■ trompé le château el le châtelain sont a vous

Et en disant ces mots j] lu] donna -es plus beaux

■dut l'en revêtir lui-même; puis lorsqu'il rut habillé Il le fit ; table et le servit, puis lorsqu'il eut

imbre, et veilla 1 1 nue.

Puis, le lendemain quand l'empereur fut parti, il apserra sur son coeur, et leur dit El tins ..m 1 | ne lui arriva de regretter qu'au lieu

lui eut pas don

De la petite Ile qi e d HammersteUi, on

coït déjà Andernai h ; c'est l'ai

Vnton lai mu des Ron pt IHes du Rhin

prises par .tnlieti dan! 1 s vu,

en 8S8 s.i porte datent

blâment de y eurent 1

lais, des fenêtres duquel ,„ns us

pouvaient pA her dans le Rhin ou se trompent, ou le Rhin - esl fort détourné d ours, car 1 es ruine:

1 un quart de lieue .

, omme une pai lies du P l

brûlée par Turei Comme nous étions on train d'examiner de notre mieux grand Tenfort de lunettes la vieille 1 imatne.

timonier poussa un véritable .ri de joie qui fut répar quelques personnes de l'équipage; 11 vei reconnaître à la hauteur d'irrllch. et venant droit a nous.

ce qu'on appelle un grand radeau, c'est-à-dire une des

actions les plus 1 urieuses que les hommes aient de faire depuis l'arche de Noé.

Chai .rut sur le pont.

Le grand radeau descendait majestueusement le Rhin que nous remontions, et semblait une montagne d. flottant. Il pouvait avoir de huit a neuf cents pieds de long et de soixanie 1 soixante-dix de large. A mesure qu il • à nous, nous distinguions un villag», une populales troupeaux Ce village se composait d'une douzairil - cette population de sept ou huit cents rameur! ou ouvriers, et ces troupeaux d'une trentaine de boeufs et de plus de cent moutons conduits par un berger. Te crus d'abord que celaient les habitans de quelque villî détruite qui émigraient, avec armes et bagages Mais la 1:1e me dit que c'était tout bonnement un 1 - de chêne et de sapin de Mayence drecht.

Comme il était six heures du soir lire I ai

souper, nous eûmes bientôt un nouveau \ sii

heures sonnant le pilote du radeau poussa un cri. et un grand panier fut hissé au bout dune pi ce qu'il parait, le signal du repas: chacun quitta sa be- 1 l'exception du pilote et d'une douzaine d'hommes qui. à l'aide de lon^ 3 perches ni à diriger

me masse: chacun s'approcha, une écuelle a la main, d'une énorme chaudière qui contenait quelque chosj comme huit à neul cents portions de soupe. Nous leur dt-( in appétit.

Si l'on veut se faire une idée de ce que 1 est que ce monde tout entier qu'on appelle un - 1, on saura

que la population qui l'habite consomme d'ordinaire, peu dant son trajet sur le Rhin de quarante-cinq a cinquante mille livres de pain, île dix-huit a vingt mille livres de viande fiai In de huit a dix quintaux de viande salée, île dix à douze mille livres de fromage, de dix à quinze quintaux de beurre, de trente à quarante sacs de légumes de cinq a six cents mesures de bière, et de huit a dix foude vin.

Il faut être un habile pilote pour diriger une pai masse au milieu des détours des - el des tourbil-

lons du Rhin ; aiiss arrive-t-il quelquefois que d du radeau se détachent, ou même qu'il s'engloutit toul entier. C'est pourquoi les habitans des bords lu Rhin ■ ni

ire qu'il faut a un maître de radeau capitaux différons, un sur l'eau, l'autre sur terre, le troisième dans sa poche l'n radeau Bottant sur le fleuve revient, en effet, a son maître, à ■-•' u à 100.000 florins, c'est-â-

dire a plus de 1 million de notre monnaie. On conserve, comme le nom d'un ; a

d'un batelien qui lull de Mayem e à D : lus de

tante de ces grands radeaux sans qu'il lui soit arrive aucun accident I était un nomme Zung le Rudes heim

-unîmes le rade m des yeux pendant quelque mais en arrivant a la hauteur de Neinvied, un monumenï

toul français, situé sur la rue gauche du Rhin, réclama a

son tour notre attention : c'esl la pyramide élevée par l'armée île Sambre-et-Meuse au général 1 est en effet sur ce point une l'armée • Rhin, le 18 avril 1797 j isard fit que ce fut au même endroit où ■ l'avait passé dix-hi ■ ■ Rome 699.

lie Xeuwled 1 1 oblentz le Rhin n'offre rien de bien autrement remarquable, aussi -ont-elles 1 pour taire ce trajet A la nuit tombante. \,.u- arrivâmes 9 Coblentz vers les neuf heures et noua dunes ,1 l'hôtel des 1 imr ne pas perdre le Rhin de vue 1 ne demi heure après mon arrivée, ayant aperçu de ma fenêtre un nés 1 mlus y aller faire un tour de promenade, mais an premier pas 1 hasardai dans la rue, le qui pire d'une sentinelle entendre 1 1 mme ie ne pariais pas assez couramment la langue du roi I Guillaume pour dialoguer ave,- le soldai prussien, le plus laconique des soldats du d ,,.111111 |e lugeal plus prudent de rentrer, et je remis au lendemain le plaisir de voir le pont qui. si magnifique qu'il fût ne m. 1 pas \ alotr une 1. ahl.re

Le lendemain en des endanl de ma chambra, je trouvai inuiioi.' un banquier français norimé monsieur Leroy, qui, ayant appris mon arrivée, venait gracieusement se mettre à ma disposition pour toute la tournée

nous déjeunâmes, et noi

le fameux po inei j'avais voulu m'eng.

veille, ei dont m'avait dégoûté le qui rive de la sen

• tlt au village cl Threnlireltstein. situé dans une chai mante allée qui conduit aux eaux d'Ems ; au bout .1

11. lie. on trouve une très belle route «est .elle de 1 lelle.

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

La citadelle a son histoire a part. D'abord château fornfié "levé par Julien, Ehrenbreitstein commençait r tomber en ruines, lorsqu'on 1153 l'archevêque Hellinus la restaura. Puis vint, l'électeur Jean, margrave de Bade, qui y ajouta de nouvelles fortifications et y fit creuser un puits de cinq lent quatre-vingts pieds de profondeur.

En septembre 1795. Marceau .bloqua Ehrenbreitstein pendant un mois. En 1797, après le passage du Rhin a N'euwied, Hoche l'assiégea à son tour, mais sans plus de succès ; enfin, au moment de l'assassinat des plénipotentiaires de Kastadt, un corps de troupes françaises parut tout à coup devant la forteresse sans qu'elle eût eu le temps de taire sa provision de vivres, de sorte qu'au bout de quelque temps la disette s'y m sentir. Bientôt la lamine devint si terrible, qu'on payait un chat quatre francs, une livre de cheval quarante sous, et un rat quinze kreutzers. Le colonel F'aber, après avoir tenu plus de six semaines encore, vendit enfin la forteresse le 27 janvier 1799.

A peine maîtres d'Ehrenbreitsiein, les Français, qui l'avaient assiégée deux fois sans pouvoir la prendre, comprirent l'importance d'une pareille position, et non seulement réparèrent les fortifications déjà existantes, mais encore en bâtirent de nouvelles. Ils étaient au plus fort de leur ouvrage, lorsqu'anriva la paix de Lunéville. Alors, jugeant inutile de laisser subsister pour le profit d'une puissance ennemie une forteresse dont ils avaient appris à connaître l'importance, ils se mirent à faire jouer les mines, de telle façon qu'au bout de quelques jours Ehreinbraitstein se trouva complètement démantelé.

Les Prussiens sont des gens d'ordre. Lorsquen 181-5 Coblentz leur fut rendu, ils arrivèrent avec un mémoire de frais qu'ils présentèrent â Louis XVIII, et en vertu du vieux proverbe, que relui qui casse les verres les paie, nous nous chargeâmes des frais de reconstruction. De leur côté, les Prussiens, voyant que cela ne leur coûtait rien, firent les cho-e- en grand. Il en résulta l 'Ehrenbreitstein rebâti sur les plans de Montalembert et de Carnot, et que l'on regarde comme le chef-d'œuvre des fortifications modernes ; ce qui est très flatteur pour nous, puisque c'est avec l'argent de la France et d'après les plans de deux Français qu'elle a été élevée.

Noire carte nous ouvrit les portes, et nous arrivâmes sur la terrasse qui domine le Rhin, la ville et tout le paysage. ' esl un des plus magnifiques panoramas qui se puissent voir.

A l'extrême gauche, la vue est délicieusement bornée par la petite ville d'Oberwerth. appartenant au comte de Staffendorf ; puis, en ramenant les yeux de gauche à droit*, on les arrête successivement sur le fort Alexandre ; sur la ville et ses monumens ; le palais électoral ; l'hôtel Metternich ; Winnebourg. où monsieur de .Metternich est né : l'église Notre- Dame, ave.' ses deux cloches jaunes : replis.- de Saint-Castor, dont une tradition populaire attribue la fondation a Louis le Débonnaire ; la maison Teutonique. dont Walpoll de Bassenheim fut le premier grand maître ; la Moselle, pauvre fille de France, fiancée à l'étranger, et que ne peut consoler le pont magnifique que son vieil époux lui a donné comme une couronne; le fort de l'empereur François, à quelques pas duquel s'élève le tombeau du général Marceau. Puis. entre le tombeau et le village de Saint-Sébastien, au milieu d'un massif de peupliers, le palais où les primes français se retirèrent en 92; enfin, a l'extrême droite, Sein et Neuwied, mi comme nous lavons du. Hoche passa le Rhin.

En far, dans les montagnes de Rubenach, où le duc de Brunswick lit sa fameuse proclamation, s'élève le village de Metternich. berceau et propriété de la famille du premier ministre de la cour de Vienne, et qui, comme la famille, s appelai! Metter, avanl uu'elle n'eut ajouté nich a sou nom Voici comment les Chérin d« l'Autriche racontent 1 adjonction de ce monosyllabe.

Dans ]e xv» siècle, un empereur d'Allemagne a\ant livré mu- grande bataille, vit fuir sous ses yeux tout un régiment .i l'exception d'un seul homme oui resta et sp délendit jusqu'à ce qu'il tomb.it accablé SOUS le nombre L'empereur lit demander le nom de ce brave il s'appelait .Metter.

Le soir, l'empereur dit a son souper, en parlant du régiment :

— Ils ont tous lui. mais Metter, non. Chacun sait que non, en allemand, se traduit par nlchl

De là l'origine du nom Metter-Xicht. C'est, comme on le voit, une origine peu diplomatique, mais qui n'en est pas moins noble pour rela.

J'avais commencé par le coté le plus agréable il me restait a voir la forteresse. L'officier prussien m'avait dép lié un caporal, avec injonction de ne pas me faire grâce dune demi-lune II me fallut tout visiter depuis les casemates jusqu'aux poivrières; e. quand ce fut Uni, c'est-à-dire après une heure de montées et de descentes à travers des arsenaux, des magasins, des casernes, des plaie- loi nie- des mai In coulis, des fossés et des poternes, le caporal se désespéra 1res sérieusement de ne pouvoir me montrer le Griffon, qui

était nue grande coulevrine pesant deux cents quintaux, et lançaw des bouieis de soixante livres; mais la géante avait ete transportée a .Met/,, et qu md le Prussiens t'avaient redemandée, on leur avait dit qu'elle était déjà sciêi pie, e- Je lui répondis pour* le consolei que i 'étais fort content de ce que j avais vu. Je remontai flans la roi lire, parfaiK-nvnt au curant, du nombre de g] i contient nie , misse de quarante-huit l était ma laute ; pourquoi étais-je venu dans une forteresse?

En descendant de la citadelle, mon compagnon, monsieur Leroy, qui, a la minutieuse religion avec laquelle suivi mon guide, avait pensé que je prenais un grand plaisir à tous les ouvrages de guerre, me dit que j<: pourrais visiter encore, si cela me faisait plaisir, le fort de l'empereur Alexandre, e> lefort de l'empereur François; mais je le remerciai . j'étais approvisionné d'ouvrages a cornes pour longtemps.

Nous repas-, unes le pont et nous rentrâmes en ville. Pour me remettre cle toute cette architecture militaire, je m'acheminai vers Saint-Castor. Le nom de Louis le Débonnaire, son fondateur, m avait alléché; mais la première chose qui me frappa fut un portail moderne. Cependant, en cherchant bien, je retrouvai à peu près la vieille basilique où, en 806, s'était tenu le fameux synode auquel assistaient trois rois et onze évèques. Encouragé par le résultat, j'entrai dans l'intérieur et. j'y trouvai le tombeau de sain.e Ritza, fille de Louis le Débonnaire. Sainte Ritza est une sainte peu connui Paris peut eue. mais fort vénérée à Coblentz. En effet, la grâi e du Seigneur s'était manifestée pour elle d'une laçon irréi usable. La bonne sainte demeurait à Ehrenbreitstein, et comme elle avait une grande dévotion à l'église de Saint- Castor, bâtie par son père, elle y venait tous les matins faire sa prière, or, à cette époque, il n'y avait point encore â Coblentz ce beau pont que la sentinelle prussienne ne m'avait pas permis de voir au clair de la lune. Mais sainte Ritza grâce à la foi ardente qu'elle ressentait, avait trouvé moyen de s'en passer : elle marchait sur l'eau, comme saint Pierre aurait fait s'il avait cru comme elle, et de cette façon, à la vue de tout le monde, elle traversait le fleuve qui se contentait de mouiller la plante de ses pieds.

11 y avait deux ou trois ans que sainte Ritza opérait chaque jour ce passage miraculeux avec un égal succès, lorsqu'un matin elle trouva le fleuve fort gonflé par un orage nocturne. Jamais elle ne lavait vu si rapide et si agité ; une crainte inconnue jusqu'alors s'empara d'elle, et au lieu de se mettre en route avec sa confiance habituelle, et de ne s'appuyer que sur sa loi dans le Seigneur, elle alla vers une. vigne et prit un échalas pour se soutenir ; mais à peine avait-elle lait quelques pas sur le fleuve, qu'elle se sentit enfoncer graduellement, de sorte que ne sachant pas nager ■elle se trouva fort embarrassée. Heureusement sa loi première lui revenant, elle jeta loin d'elle le maudit échalas dont elle reconnaissait l'inutilité, et le fleuve la repoussa doucement à sa surface : alors elle gagna l'autre bord, sans que ses habits eussent même gardé la moindre trace de cet accident.

On devine qu'après un pareil miracle Ritza fut canonisée sans opposition.

De son côté, Saint-Castor accomplit un miracle d'un autre genre, qui avait bien aussi son mérite. En 1C88, Louis XIV en personne vint mettre le siège devant Coblentz ave, le maréchal de Boufflers, et chargea Vauban de diriger les m ,-i. liions obsidionales. Vauban y mit sa célérité ordinaire. Au bout de quelque- jours, le roi qui, comme on le sait, n'aimait point à attendre, avait fait commencer un bombardement des mieux ordonnés, lorsqu'à son grand êtonnement il vit. hisser sur Saint-Castor un drapeau blanc aux fleurs de [i- de France. Il fit demander ce que signifiait ce drapeau et il lui fut ré] du qu'en sa qualité d'église française, fondée par Louis le Débonnaire, Saint-Castor se mettait sa protection. Louis XIV. qui voyait que le siège, jugé inutile d'ailleurs par ses généraux, menaçait de tirer très en longueur, profita de cette occasion pour faire de la magnanimité, et leva le siège en disant qu'il ne voulai exposer aux ravages d'un plus long siège une église fi par nu lit: ses ant vires. La répons-? n'était pas 1res forte d'histoire, mais comme elle arrangeait les ' ils ne se montrèrent pas autrement méticuleux sut logie.

En sortant de Saint-Castor nous travi i tme: i place

sur laquelle est une fontaine remarquable par sa double Inscription: elle fut élevée en 1812, au milieu de mille

nu: mplissait à la fois , le ses trois cents brai le

Huai mpérial; et lorsqu'elle fut unie le chef-lieu de dé

parlement de Rhin-et-Mosalli fit graver les quatre lignes suivantes .

An 1812, remai 1 impagne 1 ontre les i;-

la préfecture de

.lui, - ll.nl/, 111

.-: , les Ruse leur général ayant trouvé la "

lée, M écrire au ras :

Vu ■

ville de (

! e i>our m.

tnçais qui avait pris du service 1 1 . ■ \I1U- - plus beaux

-, ... en Hol IS conduisit en face du tombean de Marceau.

eptembre 1791, le conseil mil con-

\U étalent la vllli .minaudant

■ ■ hautement l'Intention de

i j avall plus, la

lié les magasins de l dès le

ment, qui était la surveille, c'est-

le matin, la ville de Verdun, en ill vu une i isienne cam-

ill bel, situées ■ ■■ deux mille minent la ville

la veille de du prli ail à 11.1. moins

demi-heure ; Cl Lt a Manille reconnaissant

de i leur quai

milles envn

ur militaire un de l'armi

..ut une garnison de . trou-

eux au

,111 ne

r COU-

l du I ■ r î i .

ut en mura

sourdement , mais sans oser encore entrer en opposition ou-

suivaient les terribles pn ■ \ si\ heure- du

I une de ces batteries s'enflammv les deux aimes lui

mme a un signal, et les premiers obus, en se

i sur la ville comme un réseau de 1er. de ïeu et de

lumée. annoncèrent que le moment du dévouement ou de la

trahison était venu

Lt bombardement dura toute la nuit. Pendant la nu citoyens restèrent enfermés dans leurs maisons ; mais, au point du jour, ils sortirent, et, malgré le danger qu'il y avait . t dehors, ils se rassemblèrent sur la place. On obus tomba et éclata au milieu de la foule; plusieurs bon furen Ce fut le signal de la révolte, un alla trouver en tumulte e : on meii iitula-

tion et de livrer la ville a l'ennemi, si on ne se rendait pas. tut ob igé : com <juer . , ar, à cette

époque, un conseil civil et militaire était chargé d'apprécier l'état de défense des places fortes, et le commandant de la place était forcé de se soumettre à ce conseil, sinon, il devenait lui-même passible d'un conseil de guerre.

Beaurepalre avait 0x4 l'ouverture de ce conseil pour six

heures du soir; il s'y rendit donc ave ers dont il

Ir. Mais la majorité était aux bourg, nme le

bombardement avait duré toute la journée et avait amené de

mx malheurs, les bourgeois décidèrent a l'unan qu'il fallait se rendre. Beaurepaire leur démontra toi moyens de défense, répondit sur sa tète que la ville ne ssaut ; mais il eut beau prier suppUi bourgeois maintinrent leur décision Alors Beaurepï ; romena un œil de mépris Mir :

es pis olets qui étaient poses sur la table devant laquelle il était assis

— Vous êtes tous des lâches et des traînes, leur dit-il ;

moi. — Et il -i l.rula la cervelle Monsieur de Noyon. le plus am i. n lieutenant-colonel, remplaça le commandair Devant le corps i int de

lîeauippaire. on fit entrer 1

1 -ion d'armes jusqu'au lendemain matin ; le lendemain matin, monsieur de Noyon et le général comte Kalkreuth devaient régler li - îlation. Les

i r obtenu ce qn ut. se

renl en disant que Beaureps né dans a

tant de fièvre. Ce fut la version qu'adoptèrent, à cette époque, tous les ennemis de la Répul

raneurs d. emportas

- caissons. Selon

t le plus jeune i fncler supérieur de la gar-

i] roi île r .lia les

- .il on ai. pela Mari - - homme de

leux ans. aux l i ux blonds

nies, et .ni chef de bataillon

de la prendre ;

olonel, dit-il. ne p que autre tpie mol de cette nu--

— Impossible, dit le command la guerre

-sel.

M i tira son sabre du toi

demanda monsieur di PI u\ pas, répondit Marceau, qu il soit illl qu lequel le pouvais m.

tuer, i à I ennemi i : atlon qui nous désbO

MS duil devant le roi de Puisse, qui le reçut au milieu

voulu) parler; mais aux premiers mots les larme> lui i roi voulut le consoler; m;i

■ ut : i ii milieu de ses pleura tonte la confiai enlr.

i r a qu'une e qui const

i. .. lotre.

e s'im llna

u- les honneurs que i

le la ville

\ Sainte ' M

en éclian lui demanda m. .ut du

■ Il

• la que

tombe por-

Ire «ima mieux se tuer gui

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

j/iluler m.', les eum et que l'on don-

nerait son nom à l'une des rues de la capitale.

Pendanl ce temps, Verdun ouvrai) ses portes à l'ennemi, ei vingt Jeunes ailes, vêtues de blam ail Ji m .m di vant du roi de Prusse avec des corbeilles remplies de fleurs.

eux mois après, le roi de Prus i repa ail ttlère

en fugitif, et les vingt jeunes filles de Verdun mari baient à mil

Mari i son gradi is li cui:

légion germanique, et parti! avec eux de Philippevllle pour

aller combattre les Vendéens; mais en arrit I iurs, il

se trouva que la dénonciation et la calomnie 1'avaienl précédi ainsi que les officiers ses camarades; et tout l'étatma ir un arrêté en corps. .Mais la dénonciation lut reconnue absurde, et la veille de la bataille de Saurnur on rouvrit les

i i - aux prisonniers 61 on leur rendit leurs épées, dont ils

Se servirent le lendemain de manière a prouver à la Convention qu'elle avait bien fait d'en agir ainsi.

La guerre de la Vendée était une guerre terrible et qui tuait vite ceux qui la faisaient: car là on était tué non seulement par le fer et le plomb de l'ennemi, mais encore par les dénonciations des envieux. A peine arrivé sur cette terre fatale. Marceau avait eu a lutter contre la calomnie, qu'on aurait cru cependant n'avoir rien a démêler avec son cœur loyal et sa douce et belle ligure : il s'en vengea en faisam des prodiges de valeur à la déroute de Saumur, et en ut le conventionnel Bourbotte, qui démonté allait être pris, et qu'il mit presque de force sur son cheval, soutenant la retraite, ou plutôt essayant d'arrêter la déroute, à pied '-! un iusil a là main. Bourbotte fit son rapport a la Convention, et Marceau fut nommé général de brigade: il avait -lieux ans et trois mois

Bientôt Marceau prit sa revanche : désigné par Kléber, son ami, pour commander les deux armées de l'Ouest, il rassembla toutes les troupes dispersées dans leurs différens cantonnemens. et vint attaquer le Mans, le 13 décembre 1793. Le même jour les Vendéens sont chassés de toutes les positions extérieures et refoulés dans la ville ; il était cinq heures du soir. Marceau, voyant son armée fatiguée et à demi-portée du canon de la ville, remet au lendemain la Isive ; mais alors arrive Weslermau. le général en chef.

— Que fal u rie-t-il à Marceau ; tu t'arrêtes au milieu de ta victoire. Profite de ta fortune, jeune homme, et marche en avant.

— C'est jouer gros jeu. dit Marceau en lui présentant La main avec son doux ei triste sourire ; mais n'Importe, marche et je te suivrai.

Et aussitôt l'armée tout entière s'élance sur les pas des deux généraux: on joint l'ennemi corps à corps; mais comme les rues du Mans sont encombrées les Vendéens opposent la même résistance qu'opposerait une muraille. Pendant toute la ,iuii Marceau attaque, perce, renverse ces remparts et. au point du jour, les royalistes, rompus de tous côtés, après avoir tait de chaqu maison une citadelle qu'il lu emporter d'assaut, fuient par toutes les portes, laissant dans les rues du Mans plus de trois mille morts et

quoi."- cents blessés; car, dans celte guerre fatale o

prisonnier est mis ,, mort, tout ce qui a pu se tramer a lui

Mats, parmi les prisonniers se trouve une prisonnière. Du milieu d'une maison tout en flammes, s'est élancée une jeune aile; elle a vu Marceau le sabre à la main, et" elle est venue mettre son honneur et sa vie sous la sauvegarde de sa I u a gardé religieusement le double dépôt qui lui a été confié; aussi, pour prix de sa victoire, est. ii dénoncé a la Convention comme ayant soustrait au supplli e une femme vendéenne, prise les armes a la main.

C'était une accusation grave, aussi fut-il arrêti ainsi que.

la |eune 1 1 Ddéenne i n ■ p irant d'elle, il lui d a une

rouge qu'il tenait à la main, au moment où ils avaiejat La jeune fille i arceau : elle

reçut le don qu'il lui taisai usement.

il y allait de I t >us deux : aussi Bourbotte, qui se

souvenait de la déroute de Saumur et du - rvl

Beau lui avait rendu, prlt-il aussitôt la poste i flnt-11 devant la Convent ton plaider la i au i di au eur II ob1 Int facilement sa liberté : mais a n'en fut - de la vie de la je enne

Le matin même ou i - où Ma 'tir de prison

Mie fut conduite a i éi hafaud. Elle . man ha ter i te

■ ats la rose rouge que lui avait d I ■ leu néral

in ■ le i nicreaii montra, selon l'habitude, la tête au

peupl n ■ i,, roire a beat p de spectateun

qu'elle vomissait le sang.

Marceau quitta le Mans et revint à Paris \ peine y fut-Il,

que la Convent lia au-di va di désirs en lut étant le

commandement de l'armée de l'Ouest, et en le donnant 9

mon pe-re. qui trois mois tpri an n a ai

ii. en demandant i oi i m dans une

Mlle,

A l'ouverture de la campa iu fut en

voyé dans les Ardenna i mmandement

d'une d nis ton ; Il .passa de là. à l'armé d Sambre-e1 Meuse,

i ■ dan le iinnii-rin i. .i ,.■ ris li Palai Inai . sous

les ordres du "encrai Jour dan, en tj

deux meilleurs anus ; enfin il était oi u] a la for-

teresse d'Elirenbreiisiem. lorsqu'il reçu du général Jouriiin i ie o,- venir le rejoindre.

Joûrdan était en pleine retraite, et se trouvait acculé aux i l'Ai : na lien ; il [allait donc arrête] ; . al, afin

de donner a l'armée le temps de traverser i, ce tut

Marceau que le général en i net i bargea de cette dangereuse mission.

Mac, , an prit i mmandemenl de l'an 1ère garde il

adoré de se. solda u a sa i ue le moût emeni rétrograde s'arrêta. L'archiduc Charles crut qu il était arrivé un renfort aux Fiançai- et -.u ida. .le sou côte. Le soir même il

apprit que , e n e, i i un seul iii.iiime.

Mais pend. Mac, eau avait eu le. temps dl

prendre toutes ses disposlt s, et, à compter de cette heure,

lacune ne recula plus que pied a pied, et sans que, malgré ses attaques Incessantes, l'archiduc Charles pût l'entamer une seule fois. Ce fut ainsi qu'ils traversèrent la torèt de Rossembach ; mais arrivés de l'autre côté de la forêt, un ai.i, de campde lourdan vint annoncer à Mac- au que L'ar= race française n'avait point encore acl ivé de franchir le dé

filé, et qu'il était nécessaire qu'il s'arrêtât ête aux \n

trichions. Le mot : halte ! retentit, aussitôt sur toute la ligne, et l'an icie-garde française présenta à l'ennemi un mur de fer; puis aussitôt, ayant jeté les yeux autour de lui pour voir quel parti il peut tirer du terrain, il aperçoit deux mamelons qui dominent la sortie de la forêt; il ordonne de mettre en batterie six pièces d'artillerie légère, [ait avancer le gros de ses i coupes pour soutenir son arrière-garde, et. pour mieux examiner l'ennemi qui s'avance, part au galop accompagné du capitaine du génie Souhait, du lieutenant-colonel Billy, et de deux ordonnances. Arrivé presque à la lisière de la forêt, Marceau s'arrête, montrant du doigt à Souhait un hussard de l'empereur qui caracole devant lui. En ce moment. un coup de carabine part à une vingtaine de pas de distance, et, au milieu de la fumée qui s'élève d'un buisson, on voit un chasseur tyrolien qui se retire en rechargeant son arme Marceau vient d'être frappé par une balle de carabine. Il [ait machinalement quelques pas en avant, la main suc sa poitrine. Le lieutenant-colonel Billy s'aperçoit qu'il chancelle ; il court a lui et le reçoit dans ses bras.

— Ah: c'est toi, Billy, lui dit Marceau; je crois que je suis blessé à mort.

Jourdan accourt bientôt, et se jette en pleurant sur le corps de Marceau; mais Marceau lui dit avec son sourire du triste: — Tu as quelque chose de plus important a faire que de pleurer ma mort ; tu as à sauver l'armée, Jourdan fait de la tête .un signe affirmai il, car il ne peut parler ; 11 prend le commandement de I arrière-garde, et ordonne de transporter Marceau a Altenkirchen.

L'armée passa le défilé sans être atteinte. Le soir. Jourdan rentra a Altenkirchen; il fit appeler les chirurgiens, et apprit d'eux que non seulement ii n'y avait aucun espoir de sauver Marceau, mais encore que le moindre mouvement hâterait sa mort. Il entra dans la chambre du blessé, et, en le

i pâle et mourant, qu'il était, calme et souriant COmm d'habitude, il ne put s'empêcher de pleurer, lui. vieux soldat des premières guerres, qui avait vu tant d'hommes tomber autour de lui. MaTceau fit un effort, et tendit la main a ceux qui l'entoura ient

— Mes amis, I, m dit i jg suis le,,, ,■ p 'quoi

donc me plaindre? Ne suis-je pas heureux:' fe meurs pour notre pays !

Le lendemain matin il fallut quittée Altenkirchen ; i l'heure terrible il en contait a Jourdan de lai au pouvoir de l'ennemi: mais il étall très êvldet g secours humain ne pouvait le rappeler a la i

écrivit aux généraux autrichiens pour leui mm

Marceau Puis l'armée française se retira lai ant près du

lit mortuaire deux ol fli iers de l'état ma i

giens. et deux hussards d'ordonnance

i en . heun après la retraite de l'armé 1 1 am

nom a 1 neral lladde I. : C étal! I mm.nidaid de l'avant-

aui richienne.

Ver"- I lierai H i I ( ml le gl

de i armée ennemie.

i général Kl

manquai a : le

l'àrchlduc < barle! lui a hirur-

ien m qu'il unit ses en,, : ' irglens fran-

Tout fut Inutile, Mai '"'e 1796. a

cinq heures du mat ennemis comme

I i , lit

que pareil

pie était i

\ ,„■ ,,,,,.,, i ' ,,, [es officiers qui c

... lui tien. l'an hlduc iue son

>mpagnons d'aï m l'ar-

'iisentlt, ma

un nombreux détachement de la cavalerie autrichienne Puis il den mda même i une faveur qu'on lui (H connaltr

enterré, aûn -iue l'armée Impéi ir a l'armée

lient rendus.

Quatre lO'ïlrs a] i ■" 'i'" ' >u"

Uors l'armée Lmpé) ili rive droite du Rhin,

en ml iccupal

rurenl

endues. Fram ersèrent leurs ar-

meSi P, llrenl par des salves égales

aux canon- le temps que dura la funèbre cérémonie.

i ,. a, jus-

i et qui depuis cette époque a pris ,. . .h l'empereur François. Le mo-

nujn. ■ lit en une pyramide troni

haute but un sari ophage i

m son cœur, rené inscription était gi

Ici m nom.

du monument, on lit entre autres tn-> i iptlons les suivani

ici repose Uan

I^jlr. s, ,ii'-ral a vingt-deux, il mourut en

ombattaul pom le dernier jour de l'an IV de la

république Iran - la vlngt-slxlèmv année de son

éros, respecte ses cendres

L'armée • de l'ian-

qulttait la Laai . li Marceau commandait

lé

i. i omplémentalre an IV

Il i. le la toivi de Ho

i "in d'une balle : on oblli i ■ d ourul entre

il valnqul irds de

l'Ourthe, de la • du Rhin. l. armée

lai Mari eau

• a santé mon i i Isonnier, quoique je

i 'iir i D ni res I-l il- rude

ni pli

net al il- lie son ami.

- de lui ila li- la

rail em-

\'| ' qui dl-

Irouva

i rumeur put:

Pi

Hiiiii-

9 A I fil

afin que. s'il nous prenait l'envie de descendre sur quelque il ii n'y aurait point de d< re, on mit la

1res. Il m'avait en out rti un char-

mant album de toutes les vues du Rhin, qu'il me pria d'emporter avec mol en souvenir du beau pays que je v<

- ils étalent probablement à cette heure arrives a Mayence, car, an lieu de descendre ■ oiniiie moi a Coplentz, ils avaient continué leur chemin,

oir où en était le tombeau

de cette l.onne niilady Mais en j'avais retrouvé

mes deux liâmes hollandais, qui se tenaient amoureusement

sui le pom ■ au vu de tout le monde;

ils avaient fait leur pèlerinage à Rolandseck, et ils en

nus avec un surcroît de Ce fut du

moins dit d'un air fort gaillard le fiancé, tandis

lissait la tète et faisait tout ce qu elle

ir rougir.

En i.:z. on aperçoit a droite, et pai

séquent sur la rive gauche du fleuve, une des plus belles

ruines des bords du Rhin : i esi le château de Holzenfels.

m i ette ruii la ville de <~o-

u\ us ,ii vente pour 10 louis, sans

• in il prit envie au ■ ! acheter; ce que

muni ipal en fit don au prince royal.

il est parfaitement artiste et homme

il ipiui'i n le i adeau, tit restaurer et meubler dans

bique une des meilleures chambrée, y mit un

i et I autorisa a faire voir le chAteau .iiin «lia- -

depuis s il y a des Anglais qui en ont offert Jusqu'à

i 000 livres sterling En ta. [eau d. Lasneck qui

domine la petite rivière de ce nom qui vient se jeter dans le

fleuve, et un peu plus loin la ville d'Oberlaustein. toute lié-

ri-sM,. de toui reille a une vieille cité féodale.

Bientôt on se trouve en face de la petite ville de Rie où se trouvait autrefois le qui fut dé-

moli m 1802 par les Français, doni quatre pierres de un on aperçoit du Rhin, a

quatre m dessous de la ville, indiquent

seules maintenant la ar ce Ko

• les électeurs du Rhin pour délibérer sur les Intérêt narre que

comme ni haut des - ges on '

ur le terrisur i elul v Iîhensée sur celui de et enfin i In. En intre rive du Rhin, est la peut.'

ivoir terminé leur déllrx i sur le Kœnigsstuh), déclarèrent l'empereur Wenci du troue

\ i m i t-on eu le temps de jeter un coup .1 œil sur les

que qui sy i ittai qu'on se trouve en f -

■ de Marksburg appartenant au un vieux ■ lai fort bien conservé, et q

jourd'hul ii- tort pltton q

sonnle n un cousin

rtant le même nom que lui.

i me 5 ■ ii i ii qui, i omme on

un gi Fram fort, eut l'idi

sur le Johannlsbi national Malheureusement

une homme. Il fa heure du l du Rhin, en sorte q

ru que par les i

■ rtiire. que

heureusement dans on simple but de eu-

On i omme pour

,■ faveur il faut un certificat de ik-u.i mœurs

pie je ne m étal! pas muni

te i..i ,' me fut a mon grand regret.

, , u du Rhin, et en

qui donne le fameux vin appelé Lait erge.

i , i bientôt de vue le m i

Rhin tait de Marksburg

\ .-.n angle le plus , i , pi ici \ llle di dont les î

vil o.ii y

naquit en 1312.

111 haut iiin

, m u ■ 'ii lei'i l I

tous deux devinrent

Ii n

EXCURSIONS SUR LES BORDS DU RHIN

SI

entre eux. i ,, ,,0int <jue ne

voulant ta céder ai l | l'au i Is résolurent do se la

■ • pai les armi - Prévi nui i solution, ta

dame do leurs sanglantes pe isi

les mettre d'accord, mais on lui di frères

liaient sortis ensemble en se dirigeant liée. Elle se

fit indiquer le chemin qu'ils avaient pris et se mit a leur poursuite; à moitié de la descente de la m a peu

i lie entendit le cliquetis de leurs épées ell mais quelque promptitude qu'elle y mit trop tard, et lorsqu'elle parvint au champ de bataille, elle trouva les deux malheureux frères couchés l'un sur l'autre comme Etéocle et Polynice. Désespérée d être la cause d'un

''*' le « H lui M, ,

!l" lui parut eti hi

de la mettn S : ,„!„„.

En el ■- [ne sainl Go

1 i i nu RHln

esl le plus rapide et le plus | roi >nd n .,, ,, , ,,„,,

1 '• '" »nd i m n , ; [0n ,[

tyant appris qu'il avait .pie n

quitta '.i rame, se |eta sur lui, le I) iptl a lu Père du Fils et du Sa lnt-1

qu'un baptême ainsi administré pei lll I nu, il

verti dans le Fleuve, qui 1 emmena tout

lans le paradis La même nuit, l'âme du noj pparut

Funérailles de Marceau.

double fratrii nie. elle se retira dans le couvent, de Mariemberg, que l'on aperçoit au-dessus de Boppart, et y mourut religieuse. Quant au: hâteaux des deux frères, à compter de ce jour ils demeurèrent inhabités.

Saint-Goar est non seulement un débarcadère, mais eniis nu beau château fortifié veillait sur la villa, n i n avons fai! sauter les mu

1 ■ par la brèche et y a batl

une aubi .

'" au vleus saint qui avait, donné son nom à la ville, il a bien perdu matériellement quelque chose aussi au passage des Français; mais moralement, il a conserve une niable pour In xtx" siècli

1 minent saint Goar a mérité cette grande ré

tion qui, i m encore, s'étend depuis Strasbourg

Jusqu'à Xini

Saint Goai étai .lui. n, .in de Charlemagne. et par

conséquent la lutte du grand empereur cuir..

le.s Infidèles. Peu I mps le saint regretta amèi

de ne pouvoir aider te fils de Pépin autrement que par ses

prières Sainl 'était non seulement ermite ma ■

' i i regret toul en allant i Ire stu la rive droite du Rhin un voyageur qui lui avait fail signe

à saint Goar. et, au lieu de lui faire des reproches sur la manière tant oit peu brutale dont il l'aval! Eon

monde "il i le r imercia de lui ai ■ la

éternelle, n n'en fallu i is flavantai dispositions naturelles qu'il avait, pour le lai

lie vol ■ ci Issante : aus

- > m il ] le JOUI S qui m

' . . ■• ; i il,. ' ,, 1 1 , i 1 1 1 1 il . i . i " a 11

. outrait ■ -, ' ne s i

,. i le Rhin, il le cond tageaii avec im les dons que I

prodig ilité qui en

prou . m que la réputatl

Oi M arriva que

,. qui ." le moyen de co < ■ ' "hlt de

,, . point lalssi c

il vint donc comm

, , ..n lé. 1 li lui li i .■'

- telle

CvDRE DDMAS ILLUSTRE

qui lui | , . ,, ■'■.•mens j

qui le produis ni «rlle était

i promettant

passage de s piomis. Tous

. ii 'i onneau, tout au couors plein pourvu qu'on ilnet : quant au collier

[es iiui maintenant ,;,. !.. saint Goar, au lieu rendaient tout bonnement qu'ils étale, • neuve, protégée par ce tient sur l'autre rive, buvaient son vin in, ,!.-- -ornes. Il n'y avait pas ,!<-. -,... ,. ]., rien ne ressemblant a an chrétien conuni Le signe de la croix.

ii que l'empereur Charles avait tour tenir sa promesse qu'il enr préparé par Merlin.

le collier avait une vertu particulière. A peine i peau, qu'il sentait a qui il avait affaire: ■ un chrétien, il restait dans son slalu <j!tô. et laissait tranquillement passer le vin de la bouche à l'estomac ; si c'était a un Infldele, il se resserrait immédiatement de moitié, de sorte que le buveur lacb9.il le verre, tirait la

I Goar. qui se tenait pleine d eau, le baptisait leste:

\ i a ■ur aller ensemble que la i "in i'

M ssl non seulement i niais encore or-

eol réunis à l'entour de lui.

al fondé une al : ' était

ire usage après sa mon. Le- moines

r et le tonneau miraculeux

• les siècles en conservant leur puissance

ut de

lent à ('improviste que les moines n'eurent

anneau. En entrant au rou-

i. i [ueors lut de descendre à la

I robinet le vin r,e coulait pas à

lieni en usage en pareil cas.

i're coups de pistolet dans la

-e donner la peine de

ut ivre, n Mouvait rompu, était à tout ja-

ur en les amateur encore en l»'.

nié le CM

.as ce qu il est devenu, le son maître dans la

qui a

qu'on trou ; itzenellen.

dorant

r du lleuvc la

• nu ont semé ce an somm .(ne se

tenail la fée Lore.

me belle jeune fille de dix Huit ans, si

udaiem le Rhin oubliaient,

La regarder, le soin de leurs bateaux, de sorte qu'ils

allaient se briser contre les rochers, et qu il n'y avait pas

i ! on n'eût à déplorer quelque nouveau malheur.

Levéqne qui habitait la vil!e de Lorch entendit parler de

ml liaient 1 effet d une fatale influence, et les filles, les femmes et les mères de ceux qu'elle avait fait périr étant venues, avec des habits de deuil, accuser la tx-Ue I.ore de magie, il l'assi comparaître devant lui

La belle Lore promit de venir, mais, au jour qu'elle devait venir, elle l'oublia, de sorte que l'évéque envoya deux hommes pour la prendre, et ces hommes !a trouvèrent, selon son habitude, assise sur son rocher elle chantait une vieille ballade comme en chantent les noui enlans

qu'elles bercent, et. sans laire aucune résistance, elle se leva et les suivit

rut devant lévêque, et l'évéque voulut linterrog ni mais à peine l 'eut-il vue que. subis-

sant le charme universel, il fixa ses yeux sur les siens; puis avec un accent qui trahissait la pitié qu'il éprouvait pour la Jeune fille

— Ksi il vrai, belle Lore. lui dit-Il. que vous soyez une magicienne?

— Hélas! hélas ! monseigneur, répondit la pauvre enfant, si j étais une magicienne, j'aurais eu des charmes pour retenir mon amant, et mon amant ne serait point parti

ours et mes nui dre au som-

met d'un rocher, en chantant la ballade tru'U aimait Et en disant res mots, la belle Lore se mit a chanter la balri que l'ét

folle

Alors, au Heu de songer à la put. menée .1 la

Lre, et craignant en la voyant ainsi hors de sens. qu âpre- avilir perdu son corps, elle ne pe'-'lr son .âme. il ordonna qn induite au mot Marlenberg,

et la recommanda par une bulle à ' n était

sa parente.

La belle Lore partit, montée sur la plut pienée

que l'on put trouver, car l'évéque cral I ne lui ar-

rivât : n route, et lui-même la si. ix au

milieu de l 'escorte qu agnalt, fosqu'i ce que l'es-

u derrière Nottln-

• • tout al!.. des ro lie avait l'habitude de se tenir pour

dre son amant.

Mais lorsque 1 on fut en vue de ces rochers elle demanda à monter à leur sommet pour jeter un dernier coup d'cr-ll sur le Rhin, et pour voir si celui qu'elle attendait <1» i longtemps ne revenait pn- avait com-

mandé qu'on ne la contra.iàt e-

a descendre de cbeval. ei -uivirent a

quelqu n de la r;- lit à fuir.

Mais '' mit 1

qu'elle semblait comme une biron- m

délie :

• luel- que fissent leur bailleur • ment, qu'on eut dit une ombre ne créature j

humaine appartenant encore à la terre des vivans.

nsi. elle arriva au sommet de la n droit i irplombal! I

mité, elle i qu'elle 5

voix triste qui ôtalt la ra

lient, elle se mil r sa balla

fois, quand la 1 '; Uni i elle

-a poitrlni vent, ell

qui toml"

-le qui l'a m disparu ■

rime que ni' i a le plus del

■i. hanteme air Un-

I qu'elle revlen-

UraU ainsi jusqu'à ce qu'elle rencontrai un jeune chevalier qui lui fit oublier son premier amour.

i- éweejue pieux pour en quelque chose

due ce fût aux arrêts du ciel; seulement il 81 snnoncer en tout lieu qu'on eut à se défier de la Utendu

qu'en punition de ses ,it devenue

une méchante enchanteresse; el , ,„ de peine

à le croire liants si doux qu'eil

autrefois étaient devenus railleurs, et si quelque 1 échouait au pied de son rochei i ,i

de mort pai ind éclat de rire, comme répondent la

nuit les chats huans aux cris dos voyageurs perdi les forêts.

cela dura pendant plus d'i rue mourut,

nération qui avait vu la i en racontant son histoire à la g , la sui-

vre, et quatre autres génération- | i en se racon-

ix autres comment était < tte mé-

chant.- fée que i on voyait ainsi comme u rocher, et dont on entend , rire chaque fois

que quelque barque égarée chavirait dans les ténèbres-

Cent ans et plus s étaient écoulés; I Maximilien

régnait en Allemagne, et Roderic-Len. a de terrible

mémoire, était pape â Rome, lorsqu'un soir, un jeune chasseur, perdu dans la vallée île Ligi à la sortie de cette vallée et se trouva en face 'lu Rhin.

ut par une de ces chaudes soir. < où toute eau

fraîche et limpide vous attire: ué de sa course,

le jeune chasseur descendit ausitôt de cheval pour se bai- - avant de descendre dans le fleuve, voulant indiluer à sa suite où il était, il sonna du cor; aussitôt l'air qu'il venait de taire entendre fut répété si distinctement, qu 11 crut que quelque piqueur lui répondait ; il recommença 6t une autre fanfare, qui fut reproduite si parfaitement encore, qru'il commenta à douter; enfin, à une troisième épreuve, il secoua la tête en disant — C'est I écho : et ayant posé son cor à terre, il se déshabilla et se jeta dans le fleuve.

Walter, - - ail ainsi que se nommait le jeune nageur, était fils d un comte palatin ; il avait dix-huit ans à peine, et c'était déjà non seulement le plus beau, mais encore le plus brave et le plus adroit des jeunes seigneurs qui, de Mayence à Nimègue. habitaient les bords du Rhin.

Aussi de ce bel enfant, dont elle avait commencé

par se moquer, en lui senvoyant le son dr son cor, et qui venait pour ainsi dire se livrer à elle, la fée Lore éprouvat-elle tout à coup un sentiment que depuis longtemps elle croyait mort dans son cœur; mais, s abusant elle-même, elle attribua son trouble à la pitié. La fée Lore se trompait ; c'était de l'amour.

De son côté, le jeune homme l'avait aperçue assise sur son rocher, et s'était mis à nager vers elle ; la fée Lore le voyait s'approcher avec joie, et elle se mit à chanter cette vieille

de que tout autour d'elle avai epté elle ; et

B voi.x, Walter redoubla d efforts pour aborder au pied du rocher. Mais tout à coup la fee songea qu'entre le beau nageur et elle était l'abîme engloutis; aussitôt, elle interrompit son chant et di

■u que tout rentra dans le silence et dans l'obscurité. Alors Walter vit qu'il avait et. d uae illusion, et

comme 11 se sentait entraîné malgré lui. il se souvint du gouffre ; heureusement il était temps encore, et le jeune homme, grâce à sa vigueur et à son adresse, parvint à regagner le r; peine y était-il qu il vit venir son vieil acuyer Blum. Blum avait entendu le triple appel du cor, et était accouru.

Walter et le vieil rejoignirent bientôt leur suite;

;.; le chemin du au. Chacun revenait en parlant joyeusement des exploits de la journée ; Y la tète in-

clinée sur sa poitrine; il pensa aj nition gra-

cieuse qui navai du Instant, mais qui lui avait

laissé une impression si profonde

Et le a et les jours Miivans. les pécheurs eurent

beau regarder sur le Lei. ils ne virent point la fée. En échange, a partir de ce moment, tout ce qu'entreprenait Walter lui réussissait ; on eut dit qu'un génie veillait près de lui, qui lui aplanissait toutes les difficultés.

En effet, le ciel était-il rouvert de nuages, et la plus affreuse menaçait-elle, il suffisait que Walter sortît pour que le ciel s'i l Instant même Parlait-on dans les environs d'un cheval fougueux. Walter. selon ses habi- . tudes mener, et à peine était-il en selle, que le cheval ii rnme un mouton. Etait-il altéré, e et limpide s'offrait à sa vue; était-il las, de fleurs...

De sorte que sur les bords du Rhin on ne parlait plus que de son adresse el de son bonh a sa flèche atteignait le but partout ait lancée, que ce fut l'aigle planant au plus haut des airs ou le daim fuyant au plus épais de la

ONS SUR LES BORDS DU RHIN

„°r' "le sa «""' ,,,„,, et

et «ru,

lui m, bei

dre compte qui1!',

àï <-- - "'"■ •■"■ "ras

d'un si merveilleux -.,.. /'u™

avait déjà entrevu pendant ^

le Rhin ; son premier me; lui maJ^à

peine eut-il fait quelques pas qu'il - j <oUe°,m !

nislomme reli"ieux I -igné de la

leq£

I unifie! „.„ «ul

Mais, disparue aux yeux de Wall ; depuis ce

tentir a ses oreilles la musique m T , t i lavait ^uidé

"" du r°<*er Sialtâ les^eux

h»i.'i «TOya,U,.r' inte ,le sa ' 'range cette

belle Ke qui 1 avait accueiUl a M sou),re

, Et ?' lans une I lie car en

a,'e f,e '*"' lucune

femme ne lui ptu i -tm.-tl-

veinent qu il aspirait à quelqu- j, p0jn1 ,le

3U on lui demandait la cause de sa

' secouait la tète soupirail ait ,iu doigt

Ent', ' gull eût a

ai Maximilien tenait sa cour: il était question de fane la guerre

- -..u aide ses

li Walter brillèrent un

à l'idée de la gloire qu il pouvait acqué-

cette guerre, et il répondit à son père qu'il était

a partir.

ndant. dès le lendemain, il aëlanco-

i des bruits que nul n'entendait, sans cesse ses yeux semblaient suivre une image qui échappait a tous les yeux, et le vieil écuyer voyant cette préoccupation éternelle tant qu'il

'■ "'•'il* du d i-ani tout d'un chan-

gement de !

i tendu par le pauvre nium.

Walter le fit appeler. L écuyer se hâta de se rendre aux ordres de son jeune maître, et le tri mbre et plus lant, il tend i - îtude i ■ ., dei

ner. lilum. qui avait ii i- avec son

maître, ne vit dans i très

simple; il ordonna de porter les filet 'arque, et

grue la barque les attendit en face du petit i-bar.

1 r une d M belles soir ps où toute

la nature, se réveillant de son sommeil. est harmonieuse comme si en ette voix que

Dieu a 'l'innée auj

son hymne au Seigneur: le i étranges;

le soir des parfums inconnus 1 Lit le ciel

comme un miroir, et i -un l'azur,

semblaient, au milieu du ealmi pleuvoir silen-

cieusement sur la terre.

Le vl les Blets'; mais Walter, au lieu de

• lue la barque en dérive suivait le courant de l'eau Tout à coup une

: ,, Il Vit,

iaii ail . .mil >e ml i endu et

qui dérangi • ux et vit nue la

Uors il ■■< de Walter .

mata il • • ' n 1 1 trop 1 ui eûl

: i malgré tous li s efîori

lu gi uffxe 'i li ■

n n.i vers Walter.

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- Walter aval! li tend:. ûté semblait

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