‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 195 sur 283 · h-llPlnP np m eanX m" n°Ment '1U VeDt' des danses ou · texte numérisé non relu

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'T 11T"06 r,as' où ,a peau earde sa fraîcheur!

refoVr» . ^ " rêTfi de jeana nomme 1ue ]a m<>de

refusera toujours de prendre au sérieux? L'hiver ,

BORDS DU RHIN

don, pas assez des concerts el des théâtres sans prendre encore les bals et les mascarade . a L'été

■ Mais quelques mots su, ,i,, grand-duo à la-

quelle j'ai assisté

Quelles réjouissances imaginer oans une ville perpétuellement en fête? Le moyen de distit serait

de n'en faire aucune, de supprimer Les . . dan-

■ théâtres, les illuminations di tou i irs Mais tre auronsrtwsus des parades â inellesï

1 esl de quoi ii est bon de a Intorn i

« En effet, la ville fait grandement les chose! V dix heures, grand 'messe et Te lirinn, t.im a i:...|.. , ,a Lichtenthal; a midi, revue, parade, marches militaires; le soir une pièce féerie au théâtre allemand, composée en l'honneur Baden , toute la journée, des coups de ca-

■ wo. m d heure en quart d heure ; mai.s. la ville ne :'"" aucun canon, nous soupçonnons qu'on a recours à tout autre procédé pour obtenir ces détonations qui se multiplient le long des montagnes.

« La route de Lichtenthal se couvre d'équipages, de promeneurs, de cavaliers ; c'est tout le mouvement, tout le luxe, tout l'éclat dune promenade parisienne. Lichtenthal est le Longchamps de Baden. Lichtenthal (vallée de lumière) est un couvent de religieuses Atigustines qui chantent admirablement. Leurs prières sont des cantates, leurs messes des opéras. Cette retraite romanesque, cette Chartreuse riante, est, dit-on, l'hospice des cœurs souffrans. On y vient guérir des grandes amours ; ou y passe un bail de trois, six, neuf avec la douleur, mais qui sait combien de temps le traitement peut survivre à la guérison ?

« En vérité, c'est bien là un cloître d'héroïnes de petits romans; un monastère dans les idées de madame Cottin et de madame Riccbboni. Les bàtimens sont adossé! a une montagne qui, à de certaines heures, projette dans la cour l'ombre ténébreuse des sapins. La rivière de Baden coule au pied des murs, mais n'offre nulle part assez de profondeur pour devenir le tombeau d un désespoir tragique : son éternelle voix se plaint dans les rochers rougeâtres ; mais une fois dans la plaine unie, ce n'est plus qu'un rocher du Llgnon, un paisible courant de la carte du Tendre, le long duquel s'en vont errer les moutons du village, bien peignés et enrubannés dans le goût de Watteau. Vous comprenez que les troupeaux font partie du matériel du pays, et sont entretenus par le gouvernement comme les colombes de Saint- Marc à Venise. Toute cette prairie qui compose la moitié du paysage ressemble à la petite Suisse' de Trianon. Comme, en effet, le pays entier de Baden est l'image de la Suisse en petit : la Suisse, moins ses glaciers et ses lacs, moins ses froids, ses brouillards et ses rudes montées. Il faut aller voir la Suisse, mais il faut aller vivre à Baden.

« L'église du couvent est située 'au fond de la grande cour, ayant à droite la maison du cloître, et à gauche, en retour d équerre. une chapelle gothique neuve, où sont les tombeaux des margraves et tout ce qu'on a pu recueillir de vitraux historiques et de légendes inscrites sur le marbre. Maintenant, représentez-vous une décoration intérieure d église d'un Pompadour exorbitant, des saintes en costumes mythologiques, dans les attitudes les plus maniérées du monde, portées, soutenues, caressées par des petits démons d'anges, nus comme des petits amours. Les chapelles sont des boudoirs; la rocaille s'enlace autour de charmans médail Ions et de peintures exquises de Vanloo. Deux autels seule ment ramènent l'esprit à des idées lugubres en exposant aux yeux des reliques trop bien conservées de saint Plus et de saint Bénédictus ; mais là encore on a cherché le moyen de rendre la mort présentable et presque coquette. Les deux squelettes, bien nettoyés, vernis, chevillés en argent, sont couchés sur un lit de fleurs artificielles, de mousse et de coquillages, dans une sorte de montre en glace. Ils sont couronnés d'or et de feuillage ; une collerette de dentelles en toure les vertèbres de leur cou; et chacune de leurs 01 est garnie d'une bande de velours rouge brodé d'or, ce qui leur compose une sorte de pourpoint tailladé à joue du plus bizarre effet. Bien plus, leurs tibias sortent dune e de haut-de-chausses du même velours à crevés de sole che. L'aspect ridicule et pénible à la fois de cette mascarade d'ossemens ne peut se comparer qu à celui des momies d'un duc de Nassau et de sa fille que l'on fait voir à Strasbourg dans l'église de Saint-Thomas. II est impossible de mieux dépoétiser la mort et de railler plus amèrement l'éternité.

« Maintenant, résonnez, noti du chant d'église,

notes larges et carrées qui traduisez ces langues du ciel, l'idiome sacré de Rome. Orgue majestueux, répands tes sons comme des flots autour de cette net à demi profane ! Voix inspirées des saintes filles, ius au ciel entre le

chant de l'ange et le chanl d La foule est grande

et digne sans dou e d'à ; ialnt sacrifice. Les étran-

gers ont la place d honnew ipent le chœur et les

chapelles latérales. Le, habn | s remplissent m<

tement le fond d agenouillés sur la pierre ou

rangés sur leurs bancs de bols.

. I, , a la plus singulière messe que j'aie Jamais

nnais les messes Italiennes pourtant.

■ d'un rococo comme toute l'église, une

mpagoée de violons et fort gaiement exécutée.

. xécutans du chœur s'interrom) .rem. et les sœurs

descendirent d uni le soupente éta-

i-ueet masquée d'une se. Ensuite,

ndlt plus qu'une seule i ..itait unesortede

. .nr, selon l'antienne m 1ère italienne. C'étaient

,i,.s norltnret broderies a faire

•i et la voix à mademoiselle

, , M (ur ,,, ! l'ergolèse tout au

compt Je ne veux tacher à

Ht, m'ont ravi au troi-

. Après la messe, je suis monté au parloir : le parloir ne

reste ; un vrai parloir de roman,

me, de Mélanie, et si vous le voulez

Quel bonheur de se trouver en

i ut à coup et tout à fait ! Malheu-

aucune religieuse a y faire venir, et je

de voir passer deux jeunes novices bleues

nt du café à la crème â madame la supérieure.

laden en suivant le cours de la rivière, et

rivière I Elle n'est guère navigable que pour les

les oies i "ut pH- pied partout; pourtant, des

! orgueilleux la traversent de tous côtés: des ponts de

des ponts de bols, et jusqu'à des ponts suspendus

de 1er. Vous ne vous imaginez pas à quel point on tour-

ce pauvre Blet d'eau limpide qui ne demanderait

eu (rue d'être on simple ruisseau. On y a construit

> i li i t île la ville, afin que lorsqu'il y

i i ]• ente plus de surface. Lorsqu'on annonçait a

i arrivée de i empereur de Russie, on parla de jeter

quelques seaux d'eau dan- la rivière afin de la faire passer a

le n'eu

h en paix rette pauvre rivière de Baden-Ba-

den. le pays le moins lymphatique du monde. Toute la ville

. rumeur (,ui arrive t-ll t C est l'armée du grand-duc

qui passe par la promenade : cinquante hommes de cava-

cenl hommes d'Infanterie, huit tambours et vingt-

Cetti revue maji -tueuse me donne une assez

idée de 1 éducation militaire des troupes badoises.

plus tard J'appris que ces soldats n'étaient que d

cultivateurs du pays, qui s'en vont, les jours de pa-

M Caire babiller au château, et reposent ensuite fldèle-

défroque empruntée. Les forces mlUalrei

Baden ne se composent en réalité que de deux cents

mes un peu piqués, avec équipement complet, qu'il

■ rille de remplir par des figures quelconques

donner aux étrangers une i puls-

dlvertlssemens de la fête se réduisaient â ceux de

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