DUMAS I
aille et l'Ail
simple
ne, et par la
inter-
devions d ici lu faire connaissance avec le Généralité Mhambra.
e/. madame, que Titus, ce prétentieux occupé, i eaucoup de journées mieux remplie? que la
me nous entrons dans le pays des songes, madame.
■ i bien, ii de me recueillir quel-
D songe pa- et puis je veux que
oint, ne vous paraisse pas Lnvrai-
tble.
•m beau? est-il d'ailleurs i saire d-? dire gn'il fait beau à Grenade 1 Oui, car ce me sera i il ne (ail pas beau con qu'ailleurs La. le ciel n'est point comme itres ciels; il > a une vapeur dans l'air qui tamise irs i h ; le ton des horizons, a tel point
que l'œil semble se reposer sur des océans de velours ; ce qui ih.us avait trappes, surtout lorsque nous i i: . berceau de syci mores et de il nous 1 rons dit, a la venta de te Suelos.
En sortaut. nous plongeâmes un dernier regard sous la
. ces fan-
de lumière qui sont le charme inconnu,
able, Invincible de l'Espagne. Puis nous nous ache-
travers uu tout en flammes, vers un
nr. au bord duquel s élevait une petite maison blan-
duqnel une porte ouverte dessinait u
bre.
n face dune métairie normande: des pourrettes les br i dos chiens
couche- i. ment la tête entre les panes; enfin à
limite, sous une vigne trapue, des femmes liavaillant et riant, tandis qu'un bambin vêtu d'un sayon grisâtre se i an véritable Egîpan, de raisins noirs qu'il gros doigts bistrés.
lame, qui lire, ne res-
ii Un palais mauresque, est la
limite .ife ou plutôt de ses dépendances, t'es fem-
gardiennes, ces raisins que décuire l'en-
ceps • i ■ 1 1 marient leurs racl-
rès qui D tbi ité & abdil. Encore
- entrer dans 1 avenue, à angles
mi t vers li ;
végétation, et découvrant peu a peu
comme pour accoutumer l'iril aux
i ientot dans tout leur ensemble
Cette avenue rappellerait assez celles de nos jardins an
glals, si les arbri i( cinquante pieds de
était pas d'un bleu indigo, si dans ce
f.iuilli- ' m noue -i diffli ilement du regard
n'appa s plan Inconnues, des buissons
• mêlés avec de- in\ i n y confondait pas fruits et fleurs
tout i - enfin
: il regarde en haut, les graines
vant de matnn respl-
iiim de h>ur d'oranger en admirant la grâce
de paù i enlin. au faite
i-e II ne voyait
le a pu marier ii appui.
ne. plus doures ' fui poussent
moelleusi main
- d'un ru - ni fait le
illlou Jeté sur sa routé; mais
• re è. omeuse, car cette r-nlf-re
li moi
' len '" idame dans cette
n r COUCOU- . ■ rjc a l'eau, dont
niir nie la pureté de leur chant le^ fan-
nme. mol qui si n enthou-
liral que cette
I vous
émotions les pim ilanger, qui ne disaient
dans le .
■n- mieux
DE PARIS A CADIX
dire teignait de travailler; il m rpréta le désir île mes deux amis, qui m i e mom ei ni sur
la pointe des pieds, emprunté l'allure au renard de la
fable. 11 se mit a gravir lentement, niais sût
rns noueux que form : u me
siiirale, et parvint a détacher de la tige plusieurs grappillons d'un muscat velouté i ime Je o i a al vu nulle u et ciui mûrissait plein de confiance, croyant n'avoir rien t craindre que des guêpes e1 d Qis a • évidemment cet homme était un génie envoyé vers nous par la reuse qui règne sur ce palais enchanté: n avait miss compléter la jouissance de nos sens;. l'œil, la main, l'ore i et l'odorat étaient satisfaits; le goût seul n'avait point encore pris sa part de cette fête universelle.
Au bout du troisième crochet dé l'avenue, on api
e ou plutôt la bniie de pierre gui le renferme comme fait un écrln d'un bijou précieux. Cette fois encore le voyageur est trompé dans ses prévisions : l'extérieur de ce bâtiment est tout rustique. Une vigne le pri formant un large plafond de verdure et versant une ombre sur la porte basse et cintrée du mystérieux séjour.
Avant de nous enfoncer sous eetie porte basse, nous jetâmes un dernier regard autour de nous.
A droite, la vue est bornée. Ou touche à un massif d arbres étages sur une colline qui surplombe le Généralité . mais perpendiculairement au mur de soutène-
ment, le vide se fait, le ciel s'ouvre, et vous voyez à plein horizon vingt lieues de plaines coupées par deux sierra: et deux neuves. Grenade sommeille au premier plan.
Avares des moindres datai s de ce trésor, nous n'anticipâmes point sur nos jouissances futures : nous apercevions sur la face latérale de gauche certain mirador, galerie oblongue éclairée par des arcades en ogive. Il était donc inutile, puisque existait e mirador, de chercher un autre point de vue. Les Maures étaient gens d'esprit, et s'ils avaient décidé que le point de vue devait être pris de là. c'est qu'effectivem. i ■ ait de là qu'il devait être pris.
Nous nous finies en conséquence ouvrir la petite porte basse, et nous entrâmes dans le Généralité.
Il y a d'abord une chose c ■ laquelle il faut que je
vous prévienne, madame, c'est la fausse Idée que vous avez lestablement prise des monumens orientaux, à la Porte-Saint-Martin et au Cirque. Lorsque vous entendez ii Damer devant vous le Généralité ou l'Alhambra, vous il même surgir aux yeux de votre imagination un amas de monumens bariolés de bleu, de rouge ei de jaune, avec force portiques en ogives, force coupoles. force minarets. Rayez des pages de votre esprit, madame, tous ces alhambras fantastiques ei tons ces généralités fabuleux pour envisager avec moi les choses sous leur véritable aspect.
Figurez-vous donc, madame, au contraire, de grandes lignes simples et uniform s a û -us desquelles s'élancent parfois un palmier ou un cyprès, coupole ou minaret naturel du monument dans quelque coin duquel il est né. Toute cette muraille, à peine trouée de place en place par des ouvertures qui ressemblent bien plus à des meurtrières qu' des fenêtre-, a pris un magnifique ton feuille-morte sous
e soleil, amant jaloux n irve la beauté
de ses maîtresses avei plus de soin qu'un avare ne conserve ses trésors.
pour l'extérieur, madame, quant â l'intérieur, si vous voulez en avoir quelque idée, suivez-nous.
D'aï avoir franchi cette porte basse dont j'ai
eu l'honneur de vous dire deux mots, nous ne vîmes qu'un i de douce verdure et de lumières harmonieusement distribuées: pas un coin du ciel, pas un ponce de terrain n'apparaissait; c'était comme un no' eni idré dans I i in tre de cette porte noire.
En regardant plus attentivement, on reconnaît que cette voûte ombreuse est formée par des ifs taillés en berceaux
et en charmilles, le tout formant un carré oblong di a-
- i de long à peu prêt sur i nq de large. Ce
carré e pé d n >-.ute sa longueur par un ruisseau en
dans la brique i rul! eau a trois d de large, et court comme un ; L cuvette inflexible et
proton le
■i ' vous pouvez
vous asseoir pour oublier le monde entier : vous entendrez seulement alors le murmure de l'eau et le chant des fauvettes cachées dans les profondeurs des ifs : vous entendrez courir le lézard qui ai b Ignés pal le soleil et qui vous paraîtront du sein de l'ombre orne a In ture de flamme; mais de la terre, mais des hommes, plus rien; puis enfin, quand votre oeil se dilatai da t'ombre saura distinguer jusqu'au dernier 1
curs de cet écrln, qu ' rell saura saisir le moindre fr le ci har I térlenne alor
vous verrez les espaliers de citrons, d'orangers et de ins mins enfermer c irdin dont i vous croire
la souveraine, d'une ceinture parfumée Uors vous entendrez des bruits inconnus, formés par li cyprès que vous pourrez pr i poui le ouplrs d'ainoui des anciens hôtes de ces palais.
Ce qu'il y a de merveilleuï life, madame, ce
on point ses salles, -es bail i . rid u i ius re-
Ferons tout cela à l'Alhambra u el mieux con-
e sont ses jardins, ses ea Restez donc au
milieu des jardins le plus longtemps qi rrez, eni-
vrez-vous de parfums comme vous n'en i nulle
car nulle part ne seront réunis dans petit
espace tant d'orangers, tant de roses, ta mins;
nez-vous de la molle fraîcheur qui n : eau ;
car nulle part vous ne verrez sourdre tant di bon
dir tant de cascades, rouler tant de torren dez par toutes les ouvertures, et ehaque ouverture seraune fenêtre ouverte sur le paradis.
Et ce qui vous - a surtout, madame, c'est cette
senteur d'Arabie restée îlot tante dans l'air. A part les couches de blanc dont on a plâtré ces beaux murs, ciselé» autrefois comme des éventails d'ivoire, et qui, en remplissant tous les interstices, n'ont plus laissé qu'une espèce de vermicel courant sur les murailles; a part cette es lèi de désordre que la nature joyeuse d'être enfin libre
i. i années de captivité a introduit dans les jai
vous croyez les Maures à cent pas de vous, et vous vous attendez à chaque instant a voir la I ne Zoréide
sortir par une des portes mystérieuses du palais de Boabdil, pour venir s'asseoir sous le - ne i yprès qui a
son nom.
Aussi, madame, aujourd'hui encore, quand un descendant de ces Maures qui ont possédé tant de merveilles et qui les ont perdues après les avoir possédées, est triste, là-bas, de l'autre coté de la mer, au bord du lac de Bii rte ou au pied de l'Atlas, on dit en souriant: /' pense i Grenade.
Nous restâmes deux heures au Généralife; nous y serions restés toute notre vie sans songer même à aller voir l'Alhambra, tant nous nous sentions merveilleusement reposés et satisfaits.
Personne de nous n'y fil rien que boire de l'air, respirer des arômes inconnus, à l'exception de Maquet, madame, qui, à notre honte à tous, a trouvé moyen de crayonner sur son album des vers charmans que je vous envoie :
Voyageur qui suivez lentement les chemins Du vieux Généralité aux parvis de dentel i . Voyageur qu'assoupit le bruit des cascatelli s. Qu'enivre l'espalier de roses, de jasmins ;
Le calice étoile des^renades trop. mûres,
Sur voire front rêveur égralne ses rubis :
L'orange avec amour caresse vos habit
yue veulent ces parfums? Que disent ces murmures?
L'eau qui frémit, la fleur qui baise vos genoux, L'oiseau chantant, les ils ouvrant leur palais sombre. Du ciel offrant l'azur, le marbre versant l'omc Vous disent: Voyageur, reste, reste avec nous
Toute chose en ces lieux cherche à garder votre à me lietiez-vous des bruits magiques du cypn Du ruisseau qui vous (latte et qui vous raille apri - Du soleil qui vous boit de ses lèvres de flamme.
Défiez-vous du chant des li me d'ici, Voyageur, il pourrait vous empêcher S voix de là-bas nui unis dit, i riste et Ceux que vous oubliez vous oublîi'oni. aussi
Les pejntres eux-mêmes ont remis leurs de ins email
; nous avons quitté le Généralité i I
Nous avons repris le même chemin qu i:l
pour venir. En vérité, madame, il sembl ■ pour nous
retenir dans ces autres jardins d'Armirte
de terre plus colon i qui la
n s de raisin faisaient une voûte a la port ■■■'/ Pas
Ici madame, vous qui êtes libre de votre temp fortune et de votre cœur, ne v. non
i-oi-u s pins là-bas retour-
ner, nous.
' adame, ou plutôt au revoir SI uignat
o .i que vous me prissiez pour un fou, nellli rai ipi
miôi i nue S leurs et Je t errai pet
vous dirait elle mti i i ne mol i e que t' ir dan
ce paradis du [ ni- Bill i I née, ■ pt
moi. jo ne i i Ite qu'en pa sant
res jii i
tamllle pour née prom
au lia
.uibra par une | ■ n\.
rte en ogive par ïusel Abul Ha-
porti
gravée
'il""' Jurer ie mauvais
ita ;/ n 01/
le peuple, qui .1 uni- autre Quand
. lef, madame i M.iiiri- i mon '"
i vous le voult ■
qui la pri i es la
ouplr i|ni a
i i.i montagt e le du Maure
'jui l'accompagnaient que
II!
i mme, puisque tu " as
m bomme, i - >i->i| ii il, .i fi.in. in is l'en
m pas le palais maun femmes et
Charles y minabl blasphème, et
Ils l'o avre
<in vainqueur de Pavl ille des vatnqui
lame
l'ennui di coti
i i"T i vall ,i itlé du
■ il plall I"-- -■ u r un d
ce qui i
mi le tour de i s
l'aide 'i mi i a
r qui
i , , . .u r dO I lotit i-.nr l'Orient
il i nl.l I.
: .. il' ..M
iu milieu desquelles nous errâmes une partie de la Journée, nous attendant a iliaque instant a voir venir a . qi îombn ar ide la sultane Chaîne des
il y a encore Gautier, madame, que tous pouvez Qautler, qu fois avec une plume et un pin-
ceau: [ul, grâce a cette technicité de mots et a
êrité u . ar que lui seul possède entre nous
i.-u-. pourra vous donner ui impiété de ce que moi
je ne tein i i
out en ayant l'air d'avoir
I alhambra a été bâti par des nom-
or, les chefs-d'œuvre des immmes sont mortels comme
•unies eux-mêmes et la poussière des mmiuineii- doit
•!■ un jour a la poussière de ceux qui les «mi bâtis
Eh bienl le terni'- n'est pas mal une. où l'Alham-
bra ne sera plus • Le miracle de la création
liflé par la baguette d'un enchan-
; qu'on appelle la cour des Lions, craque, se fend.
I milie même sans les étais
.1 ' priez pour 'iuc Le U liriez tout au unir- poui que si elle tombe, on ne la relève pas. J'aime mieux un . re qu'une mono F.n sortant de ce palais enchanté, nous fîmes une visite au gouverneur, lequel, avec vine complaisance parfaite, quoique u iduisll dans M.s jardins Ces
Jardins, disposés en terrasses, sont de véritables serres on
poussent les fleurs tropicales les plus exigeantes.
Je n'ai pas pu y résister, j en ai cueilli une. Je l'ai envo-
r, et sur ce papier, que J'ai nus a l'adresse
de quelqu'un <: e ssai :e, j'ai écrll au crayon,
-i i 'étail la Beur qui parlât :
Sain' ma sœur Je lus cueillie
il. ■ - de i \lhambra quelqu un que ta bouche oublie.
donl ton cœur -e souviendra,
El qui i - - 1 » n.lre
a |out si Ci i mdre,
il i our loi qu'il l'achètera,
le ce marivaudage, j'ai entl mes amis hors de ii porte du Jugement, en leur rappelant que non- étions attendus a la posada de Los Siete Snelos i. .niiii i idame, il- avaient oublié nos BohAm
Il y avait di ■ le la posada; 1< s am.a
i . .un- par notre Ilote ml se donner le plaisir dune danse de Bobémli la venaient sans ta. on pour en
pi. mire leur part
i n prélude 'i jées et de guitares
que i on accordait, nous de loin qu'on n'at-
plus que nous. Nous " lann- au premier étage.
qui avait été choisi pour la salle de bal Les spectateui- i r déjà rangés tout autout
salle. I. niennes qu'on était allé quérir sur
demande, Bl que nous ai pour la premn
at bc leur père, tandis qu'un jeune
on de quatorze ou quinze ans debout et appuyé contre
la muraille, slfflot II un air avec des modulations étran-
qul apparl I len plus au serpent qu'à ri
royal! entre le vl de oel entant et celui des deux
de i Bssemblance qui Iniliquen! la famille; en effet, c'était leur frère.
■ vu bien des types vicieux, madame soi! que se dan- le monde fictif, soit que Je marc!
mon, h- ! n ;,i ianiais compris
nom ; - i .i ai Ille que i elle d
Flgni ■ i teint maladif, aux Jones
aux yen i aux pommettes sail-
ni ; ■ sur lequel
i i ii Lai :■- s bords,
et voit lit ■ m
vous l'ai dit, à la muraille, les
ion pantalon, une
il l'autre; mais ce n'était iiofnt
que nous avions si
puis notre de la BldJ
. qui résulte d'une
ment hideux d'une
• , ; lolé, hâve, vieilli i sourire pale et fléde i mps il e— avait d'éclairer son
le \ lell ivoire.
tasez fram lu ment :
i tient l'ail mais a part les slsrnes cira. -
DE PARIS A CADIX
léristiques de la famille que nous avons indiqués, leurs traits ne rappelaient en rien l expression des traits de leur Elles avaient, ce ton de peau particulier aux Bohémien- et qui tire sur la sepia, avec de grands yeux noirs qu'on eût dit laits de velours et de nacre. Ces yeux étaient beaux, mais si voisins de cheveux mal peignés, qu'on oubliait la beauté des uns pour ne voir que la sale et attristante coquetterie des autres. En effet, des tours de tête ornés de rubans d'un rose criard entouraient ces cheveux d'un
retrouve sans cesse en Espagne dont .je n'ai jamais pu me faire noter l'air par aucun musii 1er, chanson qui accompagne tout, le travail, le sommeil, la danse, et une des
deux mies commença de se metli mouvement avec son
frère.
Ce fut d'abord de part et d'autre un balancement assez monotone, un piétinement lent et -ans accentuation un
faible mouvement de hanche qu'essayaie q vain d'animer
les regards lascifs du frère et de la sœur Mais ces regards
Les danseurs se rapprochèrent pou a peu.
noir bleuâtre, et de grandes marguerites, dont elles avaient fait avec quelques œillets d'un rouge vif chacune un bouquet pareil, se mouraient au milieu de ces oripeaux fanés, et semblaient toutes honteuses de mourir en si mauvaise compagnie, elles qui étalent nées sous un si beau soleil et au milieu de parfums si purs. Joignez à cela une robe blanche à petites raies bleues ; mettez à cette robe fripée une ceinture du même rose que les rubans du tour de tête ; supposez que la jupe de cette robe descende au-dessus de la cheville, et les manches au-dessous du poignet, couvrez ce qu'on voit des jambes de bas autrefois blancs et aujourd'hui do la même couleur que la chemise de la reine Isabelle, chaus-sez des pieds larges et courts de souliers qui ne déparent en rien le reste du costume, et vous aurez un portrait assez exact de nos deux danseuses.
Nous avions demandé des Bohémiens, nous en avions.
Les premiers roulemens des castagnettes se firent entendre, les premiers accords de la guitare frémirent : le père se mit à chanter cette même chanson bohémienne qu'on
devinrent de plus en plus provocateurs. Les danseurs se rapprochèrent peu à peu et se croisèrent, non plus en se touchant de la main, mais en s'eftleurant des lèvres. Des trépignemens qui semblaient le combat des sens et de la pudeur résultaient de ces deux bouches à moitié confondues, et le frère et la sœur s'arrêtaient ainsi, se regardant, et prêts à s'abandonner au désir qui brûlait leurs yeux et les poussait l'un vers l'autre. Pendant ce temps, le père entremêlait son chant de cris obscènes qui faisaient fort rire l'assemblée, et qui étaient destinés ou à lever les derniers scrupules de la danseuse, ou â donner la dernière excitation au danseur. Enfin le frère ôta son chapeau, le prit à la main, fit deux ou trois fois le tour de sa sœur, qui, sans bouger de place, renversait sa tête en arrière comme une bacchante enivrée, et donnait à ses reins la souplesse la plus provocante: puis tout a coup le chapeau tomba; le danseur lit entendre un sifflement aigu comme celui du serpent, et qui était dans cette danse l'expression du désir près d'être satisfait ; il devint plus ardent, sa sœur plus folle, et il la
ADItE DUMAS ILU
I que. aux • ie la ;
après son
luxur-
Il 1
autre -, que
as
K que
que nous vo] jamais pu ras faire comprendre :
In, la pudeur ae <.ar permettre un pari) pas depuis vingt ans comme raud d lus des ateliers; on ne
ra une
I que
olle entralii parmi qui, i uelque peu venus d)
com- • sous quelques d.
looné le il
Mil et Boni
is l'ai
i allée oml • lui do ibra
Uni •
.iil.l .1
le In
haut, un pied et demi de large, et cinq pieds de tour environ. 11 n'j avait rien a dire en voyant cette inei dmirer la persévérance de celui qui ayant eu d'un pareil travail avait eu la patience de l'exécuter. Je pris le nom de l'auteur ; je l'inscrivis sur mou album, !.. - mon retour en France d'informer le re de ce curieux travail, et d'obtenir pour lui la ou tout au moins l'encouragement qu'un paya comme le nôtre doit a une œuvre comme celle-là, de quelque pays qu'elle
Vous rappelez-vous, madame, que je vous ai priée un jour de ne pas perdre de vue certaine voiture verl
et que vous avez bien voulu suivie des yeux jt ce que nous versions avec elle? Oui, n'est- s vous
i bien : je vous en prie, ne perdez i vue la maison Contrairas
Dans ma prochaine lettre vous saurez d'où vient recommandai Agréez.
Gren..