UN
d( dire .pie. quand on a une aussi
lie qui i ae el qt lait son
■ elul i
nmi gourmand
■ nq. limon- au cuisinier, vi nlr T.iii.
une mol e hu-
IS ton. lui
'■' n avoir une pai llle perle &
; -ni. '"..il i in- v .1 un
■ -ne n- du pays ,i© ne sais quelle distrac-
LE VE1 OCE
tion il commit dans la confection du sauces, mais
ce que je sais, c'est que sou maître l a condamné à recevoir cinq ceuts coups (le bâton. Au dixième, il a gli-se entre les mains des Chaouchs, il a pris sa :ourse et s'est réfugié au consulat fiançais. Du consulat, il fait la nique a son maître; mais, comme il lui reste quatre .eut quatre-vingtdix coups de bâton a recevoir, et qu'il ne craint rien tant (lue de toucher cet arriéré, il fait des merveilles, de peur qu'il ne me prenne l'envie de le restituer a son ancien patron, par lequel je me fais redemander Taib toutes les fois que je vois le zèle de Taïb se refroidir.
C'était tout le secret de cet excellent souper que venait de nous donner- Lapone.
Le souper achevé, Laporti nous présenta aux commensaux du consulat: cetaient messieurs Rousseau et Cotelle. . sœurs charmantes, deux Parisiennes de Smyrne. ■dire Joignant toute la grâci asiatique à toute notre coquetterie européenne, nous nient les honneurs de deux jolis petits logemens meuble- 1 la française, où nous passâmes alternativement les heures rapides de notre soirée, aient les femmes de ces messieurs.
- de quoi on parla ce soir-là a Tunis, madame1' lia f.ii : de- haï. île chasse, de Victor Hugo, du Tliêàtr Historique, de madame Lehon. de madame de Contade, de nos jolies femmes, de l'Opéra, de \estor Roque plan, de vous. Que sais-je? 11 nous semblait ne pas avoir quitté Paris, et faire une causerie au coin de no la rue du Mont-
Blanc, ou sous les grands arbres de Monte-Cristo.
La soirée passa vite, et a minuit, nos amis, conduits par un janissaire, se mirent à la recherche île leur hôtel, tandis qu'on me conduisait a ma chambre.
Une fois dans ma chambre. J'ouvris la fenêtre à un magnifique clair de lune qui illuminait mes carreaux, et cette fois je me retrouvai à Tunis.
Ma fenêtre donnait justement sur une espèce de faul 1 -
et même dans ses rues je voyais errei ci - troui hurlans, auxquels nous avions déjà eu affaire en arrivant ; seulement, la nuit les avait portés an rrand complet, et le concert jouissait de toute son harmonie
Je ne connais que les hyènes et [1 S de Djema-
r'Azouat qui puissent rivaliser avec |i de Tunis.
Et cependant, le paysage s'étendait au loin calme et majestueux. Cn magnifique palmier immobile au milieu de atmosphère sans brise, empanachait une i-etite mosquée qui faisait le premier plan Puis, la vue s'étendait sur le lac. de la surface duquel s'élevait de temps en temps le cri étrange d'un oiseau de marais : a 1 extrémité du lac on distinguait comme un nuage La Goulette. pus. au delà de La Goulette, quelque Chose de vague et d infini p: un devinait être la mer.
A droite, s'étendait le grand cercle de montagnes qui ferme la haie de Tunis gaucl mgeait le cap de
Carthage; cette fois, je l'avoue, j'oubliai encore plus complètement Paris pour Tunis, qui le n'ai é une heure auparavant Tunis pour Paris.
LE SCIIEIK MMD1.NE
Le lendemain, il y avait rend sept heures au
-iiat pour courir les rues de Tunis ensemble. En descendant dans la cuir. Laporte nous son jiri-
uer. Il était écroué pour une di d 34 francs à
peu près.
il va sans dire que nous payâmes la 1 qu'il fut a
L'instant même rendu a la liberté. ( "iiime toujours. Boulanger et aient tiré de leur
où étaient-ils? Personne n'en savait rien, ils avaient pris une espèce de ruffian I t Us lui avaient confié
leurs personnes Laporte avait voulu être notre cicen non- lait-
es donc a sa suite dans ]c- rues de Tunis.
I..- rues n ont. p;is de noms, les maisoni pas de numéros; quand on a une adre on indique
le point en question comme on peut pai l< voisinage d'un bazar ou d'une mosquée d un d'une boutique.
I' Européens ne peiiv ,,1 ,,;,. ,,.. ,; Qg louent ;
aux Maures, ils possèdent ! 1 par achat
Si l'un d'eux est logé, trop petitemen
mériter sa maison d'une chambre, Il prend la permission du bey, pose la base d'une ai iix de la rue,
puis il allonge sa chalidiie SUT l'archl • opi
1 fa bouche'] une fenêtre de l'auti de la rue,
tant pis pour le propriétaire de ta n 1 Une des premières choses qui not fut de voir
sur les murailles des affii (altes à la main .d'imprimerie comme on comprend bien il . > en a pas .1 Tunis.)
I es affiches annonçaient le du soir.
On jouait Michel et le Déserteur. Notre premier mouvement fui d'entrer en rage: c'<
bien la peine de venir à Tunis pour y trouver le Gymnase n. ta 1 •■inique ; n, us Laporti us calma en nous demandai' uotri bienveillance I"1111 itégés.
pectacli était dirigé par madame saqui ; la troupe qui et ■ de donner aux Tunisi ms ce spécimen de
notre littérature, était une troupe d'enfans.
lié nous prit, comme vous le pensez bien, madame; une troupe de pauvres enfans à six cents lieues de leur pays. .1 Tunis c'était a faire venir les larmes aux yeux
II y avait représentation le soir même, nous promin Laporte d'y assister, mais à la condition qu'il nous permettrait d'arracher toutes les affiches que nous rencontrerions,
barge d'indemniser madame Saqui du tort que ■ ferions a sa recette ' es diables d'affiches nous gâtaient Tunis.
que Tunis est bien une ville turque: seulement le mouvement progressif de l'islamisme y est arrêté; la religion de Mahomet a fait son œuvre civilisatrice ; les Arabes refoulés en Afrique semblent ne plus recevoir de nouveaux élémens d'existence extérieure . or. ils en sont à ce point ou chez les peuples la vie intérieure ne suffit plus.
Tunis, la ville de cent cinquante mille âmes à peu près, Tunis s'en va pour ainsi dire en lambeaux, calcinée par un soleil de quarante-cinq degrés ; les maisons tombent en poussière, on les étaye encore, mais on ne les rebâtit plus. Toute maison qui tombe à Tunis est nue ruine, et tous los jours on entend dire qu'une nouvelle maison est tombée: Ces cadavres de maisons, moins habitables que ceux, de Pompéi. donnent à la ville un aspect merveilleusement triste L'Arabe enveloppé dans son bournous. l'Arabe, cette tradition vivante des anciens jours, l'Arabe avec sa figure grave, ses jambes nues, sa longue barbe et son bàtoi courbe comme celui des pasteurs antiques, se détache admirablement sur les débris dentelés d'une maison croulante 'liez nous dans nos rues populeuses, â la porte de nos boutiques commerçantes, l'Arabe est une anomalie.
I. 1 lias, couché sur un monceau de pierres écroulées, debout au pied d'un arc de triomphe détruit, assis sur une plage déserte. l'Arabe est dans le cadre qui lui convient, il lait, si l'on peut dire, la solitude plus solitaire, le néant plus mor
Aussi rien ne peut donner une idée des rues de Tunis : parfois un arbre, un figuier presque toujours, est sorti d'une maison par 1 ouverture d'une fenêtre ou par la fente m nulle, puis 1! a étendu -es branches, obtenant le passage sans que personne ait jamais eu l'idée de couper une de ses branches, de sorte qu'aujourd'hui la rue esl lui. voie; ,,u trente ans de possession l'ont fait maître, il ;e courber pour passer; dans les jours d'orage il secoue, il ébranle !a maison nourricière, qui autrefois fé conda un de -es pépins, un jour il la renversera d'une
'• ;< --e. et les débris s'accumuleront sur ce trono»
noueux e; séculaire qui sortira verdoyant d'un monceau
de ruine où -e chauffera le lézard, où glissera la couleuvre
Iprès avoir parcouru quelques-unes de ces rues que n ms
venons ,1 essayer de décrire, peuplées de femmes mauresqui s
Mes a des spectres, et de ltninies juives aux tiunes e latans, nous entrâmes au bazar
La nous trouvâmes Giraud ei Boulanger prenant leur café sur b- rebord d'une pente boutique mauresque avec le pn priétaire de laquelle il- avaient déjà fait conn.aiss.ince
in non- présentèrent au seigneur Moustapha, qui m -10a apporter autant de tasses que nous étions de non '•-" venu* le seigneur Moustapha parlait l'italiei
Plu " '• langue rranqi sorte que nous pûmes
entendi ■ sans I nterpi ■ ■
La moine de la boutique était déjà éclairée ■ le Boulanger et de Giraud
Par une boutique mauresque, il ne faut pas figurer le moins du monde quelque chose c j 1 1 1 re que française; une boutique ui.iiii m.-' espi
four . ■ la muraille ci ■ duquel -« uen*
'• mari band Immobile le- yeuj
pli d 1 haussé et l'autre nu, ■ elle position, le ni . attend la
tique -.ni- 1. un. n- lui pai lei hachich, 1 ar
ouvenl •■-•ii la funiee d. -..n bachii I que
que une douleur poui lui [ue d'être tir,, de ce acheteui
nous, l'acheteur
qui fait, les frai inversât
111 a besoin d'à
n nat, besoin de vi mire.
Aussi .1 rtl de son 1 pour dire
DUMAS ILLUSTRE
son i
..<eadu y a
es pra-
uner. .
. main
une
coffre n
haines
■ l ne uun
il, voulez-vous que je tous présente au
L'est-ce nue c'est que cela, le sclieik Médlne?
:lk dt la ville, comme qui dirait le préfet Delessert de l'emi.
je le crois bien, le préfet de police d'une ville turque, c est une admirable connaissance.
us sommes en face de son tribunal.
franchîmes la porte d'une espèce d'écurie, et nous mlflqTie vieillard de so -qutaae à
quatre-vingts ans. assis les jambes croisées sur une espère ■ es couverte de nattes; il tenait une longue la main, et à travers des flots de fumée on apercevait, légèrement voilée par la vapeur, sa tète superbe, dont
yeux noirs et veloutés qui semblaient appartenir à un homme de trente
Laporte lui expliqua noti
-, de lui faire comprendre ce que J'étais; le mot savant, rail i un Turc une autre idée.
dit, que celle d'un homme qui 1
avec un encrier passé en guise
ih il du si lieik Médlne n'en fui i prai leux :
il mit la main sui sa poitrine, s'Inclina me du que J'étais venu, fit v du calé, nous bûmes, nous
fumâmes.
Si je faisais en France, pendant trois jours seulement, à l'endroit de notre tabac de caporal et de notre calé à la
■ tue Je lis eu Afrique pendant tiolle quatrième jour j
Humes de la tranquillité de Tunis. Tunis.
de dou-
si ce
: ompte
is que nous causions mx Jeunes pens. l'un
de vingt-cinq, l'autre ans à peu :
turque, vinrent tour à tour faire leur rai lieik.
ndalremem
lice, i ■ - . i ...- de leur pi
et n ommandé.
ntatlon et à i amands il
le Je i»'ir. nuit ©t je
. iti i une fols la nuit venue. Je me muni i une lanterne
issé neul heures du i m]-,, di -
sans pouvoir aucun
.<■ de mon
ifond, une lampe d'une ;
- une ; . m - que je ne
traduction, attendu qu Ils
lorte d'un perruquier,
dit en l Uliaml
. une délicat use qui
vint c'était d'acheter cette i
ru bi n i .m main el prit
• <•■ imson, J'attachais un
■■ |'II
qu m i i laite Mali un
li .lire.
■ i ndr omitte de
n n ne La mais mi homni
n m n, ■ r, > . ■ que nrlt.
ton où r de lui. quoiqu'il n • un verbe qui veuille dire
i i porte 'ion
LE VËLOCE
Dès lors le perruquier réfléchit et demanda quinze cents piastres.
Quln piastres mettaient là porte a mille francs
à peu près, ce qui me porte à croit (pie le perruqitler était
juii et non pas Arabe.
La somme nie parut exorbitante; fat a en Franc» eût cou achetée là-bas, elle valait cinquante écus.
j'en .'H r ux cents francs.
Le pet ri ■ i pou la ,...■■. m nez
.1 avais I onm envie de i élever le proi è"a i q i paraissait j s, ma I itatl formé iin grand i i du pays autour de nous, Lesquels ne pi a pas moins i niquier de cette convoitise qui était venue à un g! Bf sa porte.
Le giaour réfléchit donc qu'en cas de conflit il ne serait pas le pins fort. D'ailleurs La porte appartenait in» o blement au perruquier. En refusant de la vendre, il êtall droit, et ce droit, a la rigueur, pouvait s'étendre
jusqu'à ■ ii pousser au
Après avoir sillonné la ville en tous sens, nous non trouvâiu.s .m ba ar
Boula i ! i it té, ils avaient
dé i rt des i - que je n'avais pas vues au premier
coup 1 1
Un ba u d'armes, i U pour soixante-cinq francs
des pistolets montés en argent.
■iivrerie. où j'achetai, a trente-cinq franc- aiguières d'une forme charmante,
fin , ! n'y a que bands de pantoufles.
ncuer le 1 rop plein des vessies turc, melle les juifs ne
son; p
Cures mpl sent ce mquei on
naïf u: dans tous les pays du monde par 1 i ISOU-
c Lance qu'il y met. avec une gravité tout orientale, et en ■ .,■ i omme les femmes, ce qui leur donne un
air des plu 'lues.
Au reste, Ils obéissent, en prenant celte posture, a un " . e] I de religion.
Les m les musulmans nous reprochent, c'est
m. us, de donner la main aux juifs et de r debout.
on de ces nouveaux objets et l'étude de ce nouvel usage nous retinrent deux heures a peu |
are du diner approchait ; Laporte nous avait invités IS; nous rentrâmes au consulat. Dans la cour je trouvai le du SCheik Hédji
i la main La lampe (rue | marquée chez son
et que l'hospitalier \ ■• priait d'accepter.
Ma.- ce le tout: quatre hommes tenaient la
porte du barbier, que le Une me priait d'accep-
ter aussi.
ce second cadeau demandait explication.
pllcal .1 i I des plus simples.
lue. en sa qualité de chef de la police, de ii .anse de l'attroupement qu'il avait vu de loin a la porte du barbier. Il ai que ce ra ut était formé par le
i porte et par l'étonnement que ce désir avait . | multitude.
il a' re appris, et le refus que le barbier avait
d'abord me la vendre, ensuite le prix exagéré qu il
en avait d
Aloi dever la porte, et me l'offrait comme
un gage de son «m [1ère
. I i clôture ibs m e, il avait placé
devant la h < du bar] une sentinelle qui deva
tenir le joui la nu ru à i .... nouvelle clôture
tégeat le mobilier du barbier
i endu que la sentinelle él il payée par le barbier,
mesure qui. dan si dée du cheil kl devait
la construction d'une nouvelle clôture.
J'en de peine à comprendre l'of-
fre de L'honorabli préfet de police de Tunis que le barbier en avait eu . mprendre ma demande d'achat. Lorsque j'eus compris je fus désespi Alo. me pour que le brave
i me comprit à -.u tour •■■•
leau.
tète que . non lil LU i 'rou ' Kiiiui i ...:. qu'il uélait pas dans les usages payer, en de g le
déclar I] w i tj i porte, quel
que désir que l'eusse eu de i lei
il secou ■ m . i ■■ d'iui ,i u- ,i ; i d ,; aire :
— Je cr.. . plus avancée que cela.
Mais, respectant mes scrupules, il nie laissa libre de renvoyer la porte à son oe, tout en murmurant tout bas crue ce que je faisais était d'un mauvais exemple, et
que si de pareilles citos.. . souvent, elle
enl l'autcu
i ■ter la porte pa i i hommes qui l'ai
apportée, le leur donnai a ' i. un un. piastre, et j'envoyai
un louis au harhiei pour ! I i dé I oui le déSS
nt .pie in. ava i au l - | tantasque
désir.
u va sans due que j'acceptai i Mails |e remarquai me le nis du beik Médine avait en
.Mitant l'air véritablement conl il u .u accepta pas moins, en son nom et au nom de son son trère, l'invitation que lu fit Laporte de venir passer La soirée du lendemain au consulat.
LE BEÏ DO i'\Ml>
Nous avions décide que la ; .uni.-, du lendemain eeralt
!,..... .. aller visiter de i ir liage, mais il en
fut autrement.
Dans la soirée, le bey du camp qi I vernalt en l'absence de son cousin parti Ht appeler Laporte.
Laporte se rendit à l'invitât e.
Le bey du camp, selon suii habitude, le reçut avec un visage des plus gracieux. La France a de lemps patronné Tunis, et les Français a Tunis soin non seulement .u pays allié, mais encore en pays ami.
Après les premiers complimens
— Un bâtiment français est arrivé? demanda le bey.
— Oui, AU
— Sais-tu son nom ?
— Le Vêloce.
— Il a salué de vingt et un coups de canon.
— Et tu lui as rendu son salut?
— Certainement, je salue toujours avec plaisir ton pavillon.
Laporte inclina la tète.
— Qui portait-il? demanda le bey.
— un savant frani mdit Laporte.
— Un savant ? répéta le bey.
— Oui, Altesse.
Le bey réfléchit un instant.
— Mais pourquoi est-il venu?
— Je te l'ai dit, pour ami ' un savant?
— Et que vient faire ce savant?
— Il x lent voir Tunis.
— Et il a loué un bâtiment?
— .Non. c'esi le roi mon maître qui le lui a prêté.
— Le to maître lui a prêté un de ses vaisseaux*
— Oui, Altesse.
— Pourquoi taire?
— Mais je te l'ai dit, pour voir Tunis.
il était, évident que quelque chose demeurai) obscur dans l'esprit du bey. Le. roi de France prêtant un de ses vais- .m ,i un taleb, commettait une action Inexplicable à l'esprit, du bon musulman.
— Mais, dit-il enfin, c'est donc un fort crue savant?
— Je le crois bien, répondit en riant Laporte, .est un
.!.. i,i force de deux cent vingt . tievatu
— Alors ie . eus le voir i mi ai le moi.
— Quand cela m
— Demain.
— A quelle heure ?
\ mi1
"..' .m. u ilué ■ et tire et
venu nous ,- u,',t ,■ ■( i ... r m. !.. velle
il n.' e i ail donc plus â iller ies de
tller taire une ■ I
avions i . ' ment u |liTs d'uni-
.- nous ni i
m côté.
Le bey nous recevait au Bard
Le Bardo est situ ■' neu
nous nou » Tent
qui ne peu! i. . ilstra rtalns n
la bis foui tait péchai
ie cheval de mareb :r
Ce vent chassall : : crual le visage
comme l i ha m ferre pilé.
ui..i n. .n . irdo
i. .il.- . i peu
■ ■I .pu "
[Ue tous les toits sont en terrasse,
4 ;. Uni.
la garime.
»r que
[ ban li
1res en
!: tun
irinc.
cependant
me fit
lyant d
■lit
monsieur li
• i i Mrlqu >lr rail ma
qui i allais i
- pris qu'il roulait
m ils il
lui dln i
■ii-ml m
Je tirai H
Je jetai les yeux aux nouvelle* diverses, et je lus celle-ci : matin le bey de Tunis est arrivé û Paris: Son Alqu'un peu fatiguée du voyage, jouit de la meilleure san;.
Je passai le journal a Laporte.
\, bey du i imp m'avait regardé faire; la vivacité de nos
mouvi ' toujours les Orientaux. Us ne peu-
nen devin- nos gestes vont plus
.ne lui ei il un mouvement rapide il mit le journal
du camp, lui montra i lignes
en arabe en même temps
ien vrai? demanda le bey qui ne paraissait pas
: - lue dans les journaux.
— Et c'est le savant nul avait ce tournai? demanda
il se tourna de mon eut. et sa ligure prit un air de
Puisque tu es un savant mi dit 11, tu r une
Laque! Je en m inclinant.
. ut ■iiivelle a dt
une i i la nouvelle qu'il appoi
et comme ie ne sais rien de plus eux que Tordre illustre du Nlsham, je t annon imem que mes pi iroles a mon cousin, après
avoir lienvenue. seront pour lui demander d.e
rder cette faveur SI Je pouvais te la. même, je te l'ace irderais
-.e du prn Dis-moi m tu demeures
n .1 .m m Is ' i entrei i hez toi te rentrant a i Ion i ou un gage de ma
Je n -ni je fis i .'inme de
ape du si belk el Mcdine
Le ga inda mon adresse que je lui
t me dit 1 tue mon cousin
. Paris!
lui répond i ind .!.■- visiteurs du t
de ton cousin viennent a Paris, Paris comme Théo cent portes poui entrer, mais pas une poui
mpltn rlental, i omme on i
imp ne trouva rien de plus arabe a me que je venais de lui dire mol même. Aussi
ment.
i 4s ci. Son Vitesse, je :
d liarm inier mon paroi di mon Intel
induits Jusqu' i I
Pour en finir avei la pi i bey, h&tons-nous de
m Paris, rue de Joubert. je
i i ■■ le Nisliam
auquel, le n'avais lamals cru et auquel
suri. ils plus
lui dont nous ■ enions de i>ar ■ . i ■ excellent
- faire aui i celui qui
ii et que n
du camp
n ■•' non ■ - mi cl II est cousin dn
: .niini ntale de la suci ession à
Ile sel
dont un des plus fré-
voi .tu cordon.
: lui i nui de ce qu'il parcourt In
un petil i oi ps d
de la dixième n ces le bey du camj
I tnl sonl .. peu près de mlllli
c'était i v
ix lors de i Inondation . t,o.ooo Iran. - pour les Ino
;../ nous, son fermier
lors di i ntative
." : rance Ben H par une :
■ ' i i eptii me u
i"000 francs aux pain
quelqu'un
LE YELOCE
Vj
— On ne compte pas avec Dieu, répondit Ben 1! L'n des soldats de cette nouvelle armée de l'OI
de laquelle nous avons dit un mot. fut. après qu'on lui eut rendu la liberté, repris de nouveau et forcé de rentrer au service.
Il alla trouver le bey, ce nui. disons-le en , la chose la plus facile de la terre.
— Altesse, lui dit-il. mon père était riche autref avait un grand nombre d'esclaves; parmi ces es
fut distingué par l'intendant .1 cause de sa bonn et la liberté lui fut rendue, depuis, mou père tomba dans la misère et mourut ; moi qui lui survis, je suis obligé de travailler, et en travaillant du soir au matin, je gagne a peine pour vivre; si j'avais cet esclave, je le ferais tt 1er pour moi, et, soulagé par son travail, j'aurais a la fm- moins de fatigue et plus d'argent: puis-je rep Lave?
— Non. répondit le bey. l'homme une fois rendu par son maitic .1 la liben I tneurer libre éternellement.
— Alors répondit l'ex-soldat, comment se fait-il que toi, qui prêches -1 bien par la parole tu prêches s: mal par l'exemple?
r.e bey fronça le sourcil : mais, comprenant qu'il y avait la quelqu'un de ces apologu :s qui sont la langue de l'Oi en il demain; 1 l'explj 1 Uégorie.
Le soldat la lui donna
— Tu es délivré a toul umais du service, lui dit le
1 moins cependant que tu ne veuilles y rentrer comme capitaine.
Le soldat y rentra, et porte au cou à cette heure e le croissant d'or, insigne de son grade.
Lu autre de ses sujet- va se plaindre a lui d'une injus cette plainte portail sur un favori du bey
Le bey. sans écouter le plaignant, lui donne tort
Aussitôt le plaignant se met en prière.
— Que demandes-tu au prophète? s'informe le bey.
— Qu'il te juge comme tu m'as jugé, répond le plaignant.
— Redi- ta plainte, peut-être ai-je mal compris
Le plaignant redit sa plainte, et cette fois le bey lui ■'«.
Ni l'un ni l'autre d( . hommes ne connaît .
dant l'histoire de ce Macédonien qui en appelait de Philippe endormi à Philippe éveillé
L'n homme de la plaine l'attend sur la route et se jette a ses pieds
— Qu'as-tu et que veux-tu? demande le bey.
— Hélas. Altesse, il vient de m'arriver un grand mal
— Lequel v
— J'ai une pièce de terre qui confine a la pie e de terre d'un grand seigneur.
— Eh bien ?
— Eh bien: hier je labourais ma pièce d terre avec mes boeufs, et l'esclave du grand seigneur laboui sienne avec ses bœufs aussi quand en dételant ma
rue, un de mes bœufs à mol lut saisi d'un grand %
et, courant sur les bœufs de mon vobii en tu;; nu d'un
coup de corne.
— Après? demanda le bey.
— Eh bien I après, dit le paysan le cadi a décidé que puisque mon bceuf avait tué le bœuf de mon voisin, celuici avait le droit de prendre mon bœuf
— Et le jugement est plein de justice, dit le bey
— De sorte que tu le confirmes, Altesse?
— Oui.
— Eh bien ! attends
— Quoi ? demanda le bey, qui était pressé.
— Je me suis trompé, dit 1 homme de la plaine
— Comment cela?
— Oui. ta présence auguste m'a troublé m con traire le bœuf de mon voisin qui a tue mon Peut
— Ah !
— Et le cadi, au lieu de décider que j avais le droit de prendre le bœuf de mon voisin, 1 déclaré au 1 atraire qu'il ne me serait accordé aucune Indemnité.
— Et pourquoi cela !
— Pane que mon voisin, étant un très grand seigneur, était au-dessus de la lus
— Personne dans mou beyllck, dit Sidi-Mohammed. n'est au-dessus de la Justice.
— Si fait, Altesse, il y a toi.
— Comment moi?
— Oui. et c'est ton bœuf qui a tué le mien.
— Alors c'est autre chose, dit le bey, je te donne u<m seulement le bœuf, mais l'attelage ; non seulement l'alte-
mals la pièce de terre qu'ils labouraient.
Henri IV n'eût pas fait mieux
Nous avons dit que le bey avait un excellent cœur comme César, le principal grief qu'on a contre loi ne dirions pas dans ses Etats, mais dans son conseil, c'est son humanité.
Lorsqu'une condamnation capitale est prononcée par lui,
ce qui est .ici-" lue , e , •■ ie prend, et il s'éloigne du 1 L'exécution doll - taire, sentant lui-même que s'il restait aux environs il ne pourrait s'empêcher dé faire grâce, aussi les exécutions ne se font-elles plus au Bardo, comme c'était la coutume.
L'n mot sur oe quêtaient ces exécutions Jusqu'à l'avè- :i h , 1 ..ne du bi < e'tuel.
coupable était de race aral le bey le renvoyait parmi I ordre-arrét-flrman) au Doulatli 1 es i-dire
111 justicier, en invitant celui-ci a faire pendre ie condamné I. e- ut immédiate le pa lent était placé
sur un âne, la tête tournée du côte de la queue, et devant Un le bourreau marchait en criant *
— Voici un tel. condamne pour tel crime ; que lé 1 hâ timent qu'il a mérité et qu'il va subir 51 mple.
Puis, lorsqu'on l'avait promené ainsi par toute la ville, on le conduisait a une des portes de Tunis nommée Babel-Souika.
Arrivé la, on lui passe une corde au cou, on le fait monter sur la porte on attache l'autre extrémité de la corcle a un créneau, et on le lance dans l'espace.
Bien peu d'exécutions s accomplissent sans que la populace jette h au bourreau: c'est surtout lorsque l'exécuteur appuie ses deux pieds sur les épaules du pendu pour compléter la strangulation nue les projectiles partent.
Les Européens en généi il e assistent pas aux exécutions, de peur d'avoir leur part d'injure s et de pierres.
Au reste, le supplice de la strangulation est peu usité aujourd'hui, on y a substitué la décolla
Nous avons dit que la strangulation était à peu pies tombée en désuétude, et qu'aujourd'hui la décollation lui avait été substituée.
Le dernier coupable qui subit la peine du lacet, peine qUil n ondre avec la pendaison, le lacet étant
réservé aux grands seigneurs et la pendaison aux coupa blés vulgaires, le dernier, disons-nous, qui subit la peine du lacet fut un Géorgien nommé EL Chakir. Cette exécution eut lieu vers 1836 OU 1-37.
n nous permette de donner quelques détails sur cette
exécution. Nos lecteurs, nous en sommes certain, ne regretteront pas le temps qu'ils consacreront a cette lecture. " El Chakir était un esclave géorgien qui avait été remarque pour son intelligence des chiffres, par Ben Hayat, fermier général du bey Ilus-ein. oncle du bey régnant aujourd'hui.
Ben Hayat avait accordé une attention d'autant plus grande aux dispositions arithmétiques d'El Chakir, que Tes finances de l'Etat avaient été mises dans le plus grand désordre par 'e Bach mameluk, chargé de ce département,
El Chakir lut donc mis en avant par Ben Hayat et par plusieurs seigneurs tunisiens que Ben Hayat avait intéressés â la fortune de -on pro
Les coffres de L'Etat étaient vides, avons nous dit. et le crédit du bey dans un état déplorable; un parlait tout bas de faire banqueroute: ce n'était rien vis-à-vis des juifs et de- indigènes du pays', mais c'était grave vis-a-vis du commerce français, auquel il était dû deux millions.
Fane banqueroute à des Nazaréens, â des giaours. c'était chose humiliante pour de fidèles sectateurs du prophète.
Cette pensée alourdissait la tête du bey au momenv où Ben Hayat entra chez lui.
— Ton Altesse paraît préoccupée? demanda Ben Ha„-at âpre- le- premiers complimens d'usage.
Le bey lui expliqua lés motifs de sa préoccupation et la honte où le tenaient ces deux millions dus à des infidèles.
— N'est-ce que cela" dit Ben Hayat. Un bey de Tunis doit allume! raand il Un plaît avec un billet de deux millions.
Hussein répondit que s'il avait un billet de deux millions il ne s en servirait point pour allumer sa pipe, mais bien pour s'acquitter envers le commerce européen
— Ne faut-il que deux millions a Ton "' met"
tre t:i , ,11 repos? demanda Ben Hayat; tu les 111
ras demain.
— Et qui me les donni 1 I '
— Mu
— Toi?
— Oui, moi, et voici comment je vais t'envoyer soo.ooo Crani - heureux d'offrir ■ """' souverain. Tu feras prévenu- n '' tes grands de la permission que tu m .- de mettre une portion de ma
fortune à ta d 11 prêt leBdras s'em
I ,nt , en su c. de suivre mon exe:
Le bey remercia Ben Hayat en ouvrant de grande yeux; il ne comprenait pas très
mue il est permis ; s lecteurs 1 a tri pas plus habiles en cette circonstance que le bej Hussein, nous al Ions en deux mots lui expliquer La politique du Rotl turc.
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pas même 'le se défendre: il avait vu d avance qu il était condamné.
.re de procéder a l'exécution fut donné à l'instant même.
lourir, mais demanda .nie - lu Fussent :
prière, afin .le >e réconcilier Seigmw or avait détourné sa face
de lui.
La seconde, de pisser avant l'exécution, afin tue sa mort ■ i d'un ule qui -
i 1 i/ula'ioii.
La troisième, de savonner lui-même le cordon avec lequel il re étranglé, afin que. le cordon g! convenablement. nlation fût plus
-es.
sa prière fut f nie durée convei
itit entre quatre gardes, et rentra après avoir ac- 11 ce qu'il était allé, faire dehors. Enfin, le cordon qui devait l'étrangler lui ayant été
onna avec un soin tout particul — Ne touchez pas à la hache, avait dit Charles I" - tu ■n discours pour faire cette obseri importante au bourreau.
lui même,
niiUc que terminait le bey
in.
ille, en effet, puisque El l gendre.
El ' si< m .le Lalande fut inti
tarant de mourir, El Caakir avait donné un exemple
ible.
Il at - un diamant de cent cinquante
grains.
Il avait détaché de s..n cou et de sa poitrine les déco-
i amans qui y étaient suspendues ou attachées. Il avait fait glisser de sou épaule au delà de sa main, un douzaine de il qu'il portait au 6 I avait remis le tout au trésorier du
; •■ i o orme 11 > étaii entré, pauvre et nu.
iidliui la décollation lui
rrtt se rend ; nous dir. i
il - \.'i ute
t le bey.