‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 269 sur 283 · I . Uftrit · texte numérisé non relu

I . Uftrit

LE VELOCE

NT

i.i pointe sud de la Bahour lieues de Gigelll.

Lorsque aur de Constantine, le seul homme

a,, m il reconnaisse le pouvc f, nu voyageut

ion que ii voyageur est considérable m la recommaaii pressante, il lui donne sua fusil, sou chien mteau.

S'il donne son lusil, le voyageur prend le fusil sur son s'il donne son .iiien. le voyageur prend le chien en Laisse. ; s'il donne son couteau, le voyageur i>end le couteau : son cou, et avec l'un un l'autre de ces talisi dont chacun porte avec lui le degré d honneur qu on doit rendre, il traverse les douze tribu- sans ourii le toi danger, et partout il est nourri et loge gratis, car I 1 hôte de Bou-Akas.

111 il quitte le Ferdj'Ouah, il se contente de remettre le chien ou le fusil au premier arabe qu'il rencontre. L Arabe, s'il chasse, quitte sa chasse, s il laboure, quitte sa charrue, s il est au milieu de sa famille, quitte sa famiUe ; et, prenant le couteau, te chien ou le fusil, il va le rendre à Bou-Akas.

C'est que ce petit couteau au manche noir est très connu,

mu qu'il a donné son nom a Bou-Akas', Bou-d'Jenoui,

l'homme au couteau. C'est avec lui que Bou-Akas coupe

u-sque quelquefois, pour plus prompte justice, 1'

de couper les têtes lui-même.

Lorsqu'il prit le pays, il y avait un grand nombre de voleurs dans le pays : Bou-Akas trouva le moyen de les extirper. 11 s'habillait en simple marchand, puis laissait tomber un douro, ayant soin de ne pas perdre de vue le douro tombé. Un douro tombé ne reste pas longtemps à terre : si celui qui ramassait le douro le mettait dans sa poche, Bou- Akas faisait signe â son chaousse, déguisé comme lui, lequel mettait la main sur le coupable, et, connaissant les intentions du cheick à son endroit, le décapitait à l'instant même.

Aussi les Arabes disent ils qu'un enfant de douze ans peut traverser les douze tribus de Bou-Akas avec une couronne d'or sur sa tête sans qu'une seule main s'allonge pour [a lui prendre.

Ce petit couteau a une si grande réputation, que les garde troupeaux dans les montagnes kabyles soumises au Cheick Bou-Akas. quand ils ont à se plaindre d'une ti sp vagabonde, ne manquent jamais de lui crier:

La ijuelu ou Lutiiuiti Unit- IKOSLi oalli fi gabttt. Ce qui signifie :

— Que la mort te frappe et que ce soit le couteau de Bou-Akas qui se renferme dans son manche.

Bou-Akas respecte tort les femmes aussi a-t-il établi cette coutume dans le Ferdj Ouah que, lorsque les femmes vont remplir leur- peaux de bon. à la fontaine, les hommes doivent se détourner de leur chemin pour ne pas passer devant elles.

Aussi un jour voulut-1] savoir ce que les femmes pensaient de lui, et ayant rencontré une belle Arabe qui cheminait sur le- bords de luued Ferdj'Ouah, il s'appro ; elle, et lui tint quelques propos légers. e femme le I d nu ,,n nonne et lui dit :

— Eloigne-loi. beau cavalier, car sans doute tu ne coni.ai- pas les dangers que tu cours

Puis comme Bou-Akas continuait a la fatiguer de ses fad.ii

— Imprudent, lui dit-elle, vlens-tu de si loin, que tu ignores que tu te trouves dans le pays de l'homme au cou teau. où les femmes sont i ;

Bou-Akas est très religieux, Il tait dune manière régulière ses prières et ses ablutions. Il a quatre femmes. m i paume) le Coran, deux sous sa tente au Ferdj Ouah, deux aunes a -on chalias, et il mesure également ses nuits entre elles.

Le cheick Bou-Akas est comme monsieur Pierre Leroux: il met au même rang le vol et l'adultère. in jour, un habitant du l'erdj'ouah surprit sa femme un amanl et amena les deux coupables devant Bou

il M U milieu, ,a pa r gorger l'h

'inme il allait punir la comp I même façon, le

mari trouva si femme si belle dans les larmes et dans leprières qu'il demanda grue pour elle.

— Egorge ta femme toi-même, dit alors Bou-Akas, eu visant son m m mari trompé, et je t'en donne une

autre, ou bien si tu veux quelle vive elle vivra, mais,

■ tout crime doit eue puni, tu mourras e sa | I in ni hésita un Instant, mais enfin il prit le <

et égorgea sa femme Bou-Akas fit signe i I i têt,- qn il

sa promesse remaria le veuf On Jour, Bon U i i pèl de La massue el ce père du

ooufe as ru a .,[,, que noua vei i i r

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