‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 270 sur 283 · n être appelé le père de la n B · texte numérisé non relu

n être appelé le père de la n B

ndlt raci le cadi d'u

tribus rendait des ju du roi SaiomOD ; e

comme un ,,.,,

Lui-même de la réalité des récits g ,

En conséquence, comme un simple cavalier, sans am nie

mes uni i" distingue or

il partit sans -une, et monti il m chevt i-aee. mai- que cependant rien n décelait comme up>. ■ un aussi grand I 1 1 • f .

Il se trouva justement que le j irrlvait a cette

nreu-e ville ou le cadi e,-i,,i. était un jour

bre, et par conséquent jour de jugement. Il se tr encore, en toute chose .Mahomet protège se trouva, dis-je, qu'a la porte de la ville ren

contra un cul-de-jatte qui lui demanda l'aumône, se dant a sou burnous comme le pauvre au manteau de .Martin

Bou-Akas fit l'aumône comme doit faire un brave mu suintait : mais le cul-de-jatte n'en restait pas moins p> au burnous.

— Que veux-tu? demanda Bou-Akas. tu as sollicité mon aumône, je te l'ai faite.

— Oui. répondit !■ ml de-jatte, mais la loi ne dit pats seulement « Tu feras l'aumône , , ,, „ mais encore « Tu feras pour ton frère tout ce que tu pourras faire. »

— Eh bien! que puis-je fane pour toi? demanda Bou- Akas.

— Tu peux m empêcher, moi. pauvre reptile, d'être foulé aux pieds des hommes, des mulets et des chameaux, ce qui ne manquera pas de m'arriver si je me hasarde daj ville.

— Et comment puis-je empêcher cela?

— En me prenant sur la croupe de ton cheval, et en m conduisant a la .place du .Marché, où J'ai affaire.

— Soit, dit Bou-Akas. Et soulevant le cul-de-jaTte, il l'aida a monter en croupe derrière lui.

L'opération s'accomplit avec quelque difficulté, mais eufin elle s'accomplit.

Les deux cavaliers traversèrent la ville, non sans exciter la curiosité générale.

On arriva à la place.

— Est-ce ici où tu voulais venir! demanda Bou-Akas au ,-u loi, -jatte.

— Oui.

— Alors, descends.

— Descends toi-même.

— Pour t aider, soit.

— Non, pour me laisser ton cheval.

— Pourquoi cela, pour te laisser mon cheval? t

— Parce que ton cheval est à moi.

— Ah! par exemple-, c'est ce que nous allons voir.

— Ecoute et réfléchis, dit le cul-de-jatte.

— J'écoute, et je réfléchirai après

— Non- -unîmes dans la ville du cadi juste.

— Je le • ■ i .

— Tu vas me faire un procès et, me conduire devant lui

— C'est probable.

— Crois-tu qu'en nous voyant tous deux, toi. avec dé bonnes jambes que Dieu a destinées a la fatigue et a La marche, moi, avec mes jambes brisées, crois-tu qu'il ne dira pas que le cheval appartient a celui des deux VOJ i geurs qui en a le plus besoin pour voyager;'

— S'il dit cela, ce ne sera plus le cadi juste, rep Bou-Akas. car il sera trompé dans son jugement.

On l'appelle le cadi juste répondit en riant le cule; mais on ne l'appelle pas Le cadi infaillible.

— Ma foi ! dit Bou-Akas en lui-même, voile

, lion de juger moi-même le juge. Allons devant i Bou-Akas, fendant !a fouie, aonduisai bride

son cheval, sur la croupe duquel le cul di

po comme un singe, arriva, devant li Inhutial OJÛ

juge, -eiou L'habitude d'Orient, pend ill [uement la

.iu-tue.

Deux affaire- étaient en litige et devaient naturellement i i\ un la sienne.

vka- prit place p; M

de ces affaires aval , ileb et un pn.v

e entre 'un .savant , «r.

il - igissail de la femme mt, que le paysan avait

qu'il -,,u, une au savant qui la mail

f.a femme ne il l'un ni l'antre pour

mari, ..u plutôt I '""s les di

i , ,, , réfléchit m i

— Laissez-moi la femme, dit-il el demain

I et le laboureur .-al" I ne un 1 m côté

et se retirèrent.

le la seconde affaire.

' -.DHE DUMAS ILL:

; oucher

de m.i

N- la main.

>r. je le jure ~nr

bien a moi.

' 1 huile ■ I i ''Hé d bulli

" de dans ma

alors.

lia ..-. mon

■ ; ■ -net en

u ne routai pas me

nomme est un

.a, un i l'un m I

i m il. <■■ revenez demain.

,.i du juge ,i. u\ plai-

. a- .1 une ville - à ce

• latte.

lui. paon

■ lui .ii l.ni 1 aumône Il u a pas

|||. Uni

Bah

uprendrc que le

, .Mieur

; qui l'expli

arrivé

• n priant

Ull'll

i-enu

ornant vers .••es cbaou

mt« coups de bâton sous la plante homme, dit-il en montrant le marchand d'huile.

mporta son argent, et les chaousses donneur- de bâton sous la plante des pieds du i d'huile

\k.is et le cul-de Jatte s app \ i-, dit le cadl.

— Oui, seigneur jug. répondirent à la dus les deux plal-

. rais-tu ton cheval au mili u de vingt a demanda le 'uge a Bou-Aka-.

\ka-

Sans d< • •• dit le col-de-jatte.

— Vien- moi. dit le jug. Bou-Akas. Et i! ensemlile.

Bou-Akas reconnul le cheval entre vingt chevaux.

dit le juge Va m'attendre au tribunal et mol Ion adversaire Bou-Akas revint au tribunal, et. a> u rali la commission dont le juge l'avait chargé auprès de la partie adverse, attendit le

latte se rendit a recurie aussi promptement nue !<• lui permettaient ses mauvaises nul.- Mais comme m (-talent bons, il alla droit au lieval et le dé itgt.

■ est bien, dit le juge: viens me rejoindre au tribunal.

idi reprit • sur ,-.i natte, et chacun attendait

ave. impatience le cul-de-jatte, qui, vu son infirmité, n avait

pu h suivre.

Au bout de cinq minutes, le cul-de-jatte arriva tout

. i tlé.

— Le cheval es lit le . adi u Bou-Akas; va le

• dans i écurie.

Puis > chai n-.-es :

Donne] • inquai i oups de bâton -ur le derrière homme, dit-Il en désignant le cul-de

l.i , n du coupable lui* avait, comme c'était un

homme juste, lait i danger le lieu de l'application de la

Usas alla diender son cheval • les chaousses don- ■ cinquante coups de bâton au ul-de-jatte. " En rentrant cncz lui, le cadl trouva Bou-Akas epii 1 attendait

u mécontent? lui demanda le juge.

Non, bien au coi Ut le i helck : mais Je

voulais te voir iMuir te demander par «nielle inspiration tu rends la justhe; car je ne Si Bte pas 'lue les deux autres jugi-mens ne soient au--i équltaJ^Jes que le mien. Je ne suis pas un ni. n suis Bou-Akas dieick du Ferdj'Ouah,

de toi, al v«>uiu te connaître par lui-même.

Le iadi routai baiser la main do Buu Akas ; mais celui-ci l'arrêta

Voyons dit IL, J'ai ii.ite de connaître comment tu as

su nue la femme était bien la femme du .-avant, qui

i du boucher, et <iue mon cheval était in. -n mon • i

ut -impie, seigneur, dit le juge. Tu as vu que une t. un la remmi ; argent, et :

i vu cela.

minuit, J'ai fait éveiller la femme, je l'ai il et Je lui ai dit ■ Henouvelle-mol

terni i ■ 1 1 a lait i ette besogne cent fols de sa

encrier, en a tiré le coton, l'a propredans son étui « ' u versé de l • ni re m. suis dit Si tu étals la ■ iau ils pai nettoyer un encrier, ti mn i du

Inclinant la télé en signe d'asn- la temme. Mais l'argent?

■ autre .d -' k ta re»

d ivert .1 huile, et com-

- l'argent •' al mil dan- un vas*

\u un.- parcelle

m.» suis dit en conttet, et non celui du i marchand, il serait

m. n iiieval.

. matin, j'ai été fort

LE VELOCE

— Le cul-de jatte n'a donc pas reconnu sa monture? demanda Bou-Alias.

— SI lait, il l'a reconnue, et aussi hardiment, aussi posi v , notent que toi.

— Alors?

— Je ne voulais pas savoir, en vous amenant tutir a tour dans l'écurie, si vous reconnaîtriez le cheval, mais si le cheval vous reconnaîtrait. Or, quand tu t'es approché du cheval, le cheval a henni; quand le cul-de-jatte s est approché du cheval, le cheval a rué. Je me suis dit alors : Le i ne val est à celui qui a de lionnes jambes, et non au cul-de- |atte, et je t'ai rendu ton cheval.

: .11 Akas réfléchit un instant, puis:

— Le Seigneur est avec toi. dit-il. C'est toi qui devrais être à ma place et moi à la tienne. Encore, suis-je sur lue tu es digne d'être cheick, mais ne suis-je pas sûr que je -..i- capable d'être cadi.

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