LE M
l'ai assez pour système, dans les c irconstances semblables à celle où je me trouvais, tic prendre, comme on dit, le taureau par les cornes
J'allai donc droit au maréchal.
J avais vu le maréchal une seule lois chez monsieur d Argout II y avait de cela dix ans à peu près, 11 avait parlé de l'Algérie où il avait combattu, mais dont il n'était pas encore gouverneur, et il en avait parlé non seulement en soldat, mais en philosophe et en poêle.
A peine au milieu de cette conversation qui était restée dans ma mémoire, mais qui avait dû bien certainement s'échapper de la sienne, a peine avais-je eu l'occasion d'attirer son attention par deux ou trois questions que je lui avals adressées... Mais les hommes haut placés <>nt une case particulière dans la mémoire pour se rappeler ces espèces de visions.
Le maréchal Bugeaud me reconnut en m'apercevant.
— Ah! ah! me dit-il. c'est vous, monsieur- le preneur de i!i«eau, peste ! ne vous gênez pas, des deux cent vingt chevaux .pour vos promenades
— Monsieur le maréchal, lui dis-je, j'ai calculé ave le capitaine que j'avais coûté, depuis mon départ de Cadix, 11.000 francs en charbon et en nourriture au gouvernement. Walter Scott, dans son voyage eu Italie, a coûté 130.000 fr. a 1 amirauté anglaise, c'est 119.000 francs que le gouvernement Irançais me doit encore.
— Alors pourquoi n'avez-v ;- pas fait le tour de la Méditerranée tout de suite?
— Parce que j'avais eu la sottise de promette que mon ge ne durerait que dix-sepl jours il en : duré dix-neuf,
mais ce n'est pas ma faute puisque le mauvais temps nous a cloué quarante-huit heures dans le port de Collo.
Le maréchal vit que jetais décidé a faire contre lui un nouveau Mazagran ou un autre Djemilah.
Il me tendit la main
— Allons ! me dit-il. la paix : vous avez pris le I vous avez bien fait, n'en parlons plus. Voulez-vous dîner demain avec moi?
— Monsieur le maréi liai j'ai mon fils e' quatre ami-.
— Eh bien ! avec votre fils et vos quatre amis, parbleu .'
— Merci, monsieur le maréi liai.
— Venez de bonne heure, je donne l'investiture a un cheick, c'est un homme curieux - ml dans sa tribu. un vrai Arabe, tua Kabyle de pure race, qui avait serv: de guide a monseigneur le duc d Orléans pour iraverser les BiK. r
— Ali oui! El-Mokrani, n'est-ce pas
— Vous le connaissez?
— De nom
— On s'occupe donc de m utre côté de la Méditerranée?
— C'est-à-dire qu'on ne s'occupe que de vous: c'est un de« privilèges de l'Afrique, vous -nez. que de bruire dans le monde. « Quid noi lent les Romains du temps de Scipion. Eli bien : nous sommes des Romains, à l'endroit de l'Afrique du m
— Ne trouvez-vous p tu > elle en vaut bien la peine, qu'on s'o p ■ ille!
— L'Afrique, mais c'est la terre prom
— C'est la terre don
e. l".aites-la cornu médians avocats qui
tendent 100 - quand nous leur donnons
un monde, dites-leur qui: - qu'à la gra ter deux fois
par an pour qu'elle donne deux r: - ins Ils peuvent m'en croire, moi qui suis un laboureur, un paysan, un plai de p<<nimes de terre. Avez-vous vu la Mitid.iah. avez-vous vu Bltdah?
— Je n'ai encore rien vu
— Eli bien ! voyez tout cela, lù-b
ce* imbéciles qui parlent de l'Algérie sai ! mnaltre, dites-leur que j'ai de la terre pour trois millions d liommes. seulement il D'y a pas d'aï nie le mien, des
colon* miliinires, un gouvernement militaire, une militaire... Ali ! voilà 1
amis, c'est lui qui a empêché que je ni '
avec l'Btna pour ravoir mon i
— Ali ! vous eus-iez é
ma pris VEtna. cela n rail on bâtiment de
plus > noms, ci a vous deux bâtlmens de m
— Allons; il parait que sur ce poinl ' '- raison avec vous.
— C'est avec un parti pris D r le maie I
— Soit : je n'y reviendrai t li Je remerciai le gém ira de
fendu i i ri ongé de m ni hâte
de rejoindre mes compagnon rivais perdus sur la
place (le la Marine, et qui di i archer
des logemens pour eux et pour m
Us s'étaient arrêtés à un hôtel npara-
vant. et qu'on appelle l'hâte! de Par qui aval'
voyagé en Italie, prétendait comme les Ita i faut
lira -adresser aux nouveaux saints, attendu qu'ils ont leur réputation a faire.
i étais en train de fan- non pas ma réputation comme un saint ou un hôtelier, m. Ailette, lorsque ma porte
s'ouvrit et donna passage i icier babillé en bourgeois,
qui vint se planter devant ïambes écartées et en
me posant la main sur l'épaule
— Eli parbleu! vous voilà donc , lin, mon cher ami. me dit-il . il y a dix ans que je von- ittends : ce matin oh a signale le Piloce, et J'ai dit. bon ! i ette ois le le tiens.
Je regardais cet officier qui m'attendait depuis dix ans,
cet ami qui me prévenait qu'il alla: mparer Me ma
une, et il m'était Impossible, non seulement de mettre
e n in -ne -"n visage, mais encore de me rappeler où Je l'avais vu.
— Bon : dit-il, voilà que vous ne me recona Je voulu* balbutier quelques lieux communs.
— Vous ne me reconnaissez pas. c'est dit : rieu d nant depuis que je vous ai vu. j'ai été fait général et je me suis marie
— Mais enfin.
— Joussouf.
Je jetai un cri de joie.
Ce cher Joussouf moi aussi, depuis 'lix ans, je me f une joie de le revoir.
Je l'avais revu et je ne le rec pas
Xon point parce qu'il était général, non point parce qu'il était marié; mais parce qu'au lieu de ce charmant costume franco-arabe avec lequel il était venu i Paris, il portait un affreux costume bourgeois qui le rendait pr au-si laid que nous.
Une fois la reconnaissance faite, nous Gppartenions à Joussouf pour toute la journée.
Une voiture nous attendait a la porte; nous y montâmes, le cocher partit.
Joussouf demeurait à Mustapha supérieur: il y habitait une petite maison arabe que sa femme, charmante Parisienne transportée en Afrique, avait eu l'excellent goût de meubler à l'arabe.
Des fenêtres de cette maison, la vue s'étendait sur tout le golfe, sur une partie de la ville à gauche, sur une p. de la plaine de La Mitidja à droite.
Joussouf. cet homme terrible en face Ce l'ennemi : néral, aventureux comme un condottiere du moyen âge; ce chasseur, chasseur d'hommes et de lions; ce ressort qui par; et qui tue, comme me disait le maréchal Bugeaud eu parlant de lui, est, dans 1 intimité, une des natures les plus douces, les plus spirituelles et les plus aimante* que j'aie jamais connues.
Je n'ai jamais vu personne faire le* honneurs de chez lui comme Joussouf. Au bout de dix minutes qu'on est chez lui on n'est plus chez lui. on est chez soi L'homme et ta maison vous appartiennent.
Il s'agissait de manger à dîner un kouskoussou gigantes que, et. en attendant le dîner, de visiter à cheval et en calèche les environs d'Alger, i quatre chevaux du général furent mis à la dl p il
messieurs Giraud, Desjbarolles, Alexandre et Maquet. les centaures rie la troupe, s'en emparèrent
e Joussouf nous fit les honneurs de la calèche, à
son mari, à Boulanger et â moi.
i munie aux environs de toute ville arabe, ce qu'il y a de
charmant à voir aux environs d'Alger, ce - Il
le- fontaines, situés toujours sur le* points le- plus pittoresques et les mieux abrités.
Les uns avec leurs fumeurs, couchés nonchalamment urs, non moins non» h ilans que les fumeurs. Les autres avec leurs haltes de pèlerins, de
«r. - et de chameaux.
- et. fontaines, abrités par de nalm
deux plus beaux arbres «le et qui
èten I parfaitement un pays ige Après lieux heme- nous rentrâmes La t ible était toute di e sée an m «le Heur- ornées au i entre de son
il .m madame Joi
ibe ce une non* avon illen,
dire un objet aussi loli •<■' la
- 'e de Char ifs du roi
nond.
Madame Joussouf. ai reservait le d
sert du dessert.
C'était un-- promei 'e dans ses jardins et une halte devant sa ménagerie.
Lit i - les f.eurs et
tin les Ire .nient paru sur la table.
Quant à l.i ménagerie, elle -e composait d'une antilope, de deux i: >■ Iles et de deux autrui
i double corne en forme de lyre ses gros yeux ' tête énorme, me parut grotesque.
NDRE DUMAS ILLUSTRE
aie fut absorbée, mauv parussent avoir rien
Les rec leurs Jambes fine *!*. !«"* I
r?n." soutinrent ad-
atlon que I faite les poètes
" U plus fantastl-
: dans le Vieux dans VBUU Je monsieur de
"'îfa'os la provision des a.: ' >'<m;>c ™»
v«cblal. madame Joussou: faire «""e
• le pain. , . .,
ib noua av. une part suffisante a dê-
saflam«r un nom
sans que les
•relier du pain à la
mai»!
île à nour-
■uals n'est pas délicat mets. Vous aile/
iul roula un de ses gants, et l'offrit à l'anime.
■ r fit offrande de ses
Les autre rent chacune quatre paires de ■
le ton buveurs avaient un
mme le poing se dessinait le col, glissait tout le long
durer on minute i peu i rts
quatre gants a l'in- \ secondes.
i une distance de en
semble llonnant un
.,r i..ngin' que
I | que I 11
moment usque aussi facilement que
m, fui le m.
■ une douzaine de *
Mie- sur U nu duel.
un i
donner
■ ■ ■ nuit
le un poquo
se faisant conquérans, s'étaient emparés d'Oran et de Boumir appela a son secours le renégat Haroush-Bar-
berousse.
•■- au puissant allié, la conquête espagnole s arrêta, mlr fut empoisonné.
A la mort de Barberousse. son frère Kair-Eddin fut nommé paclia d'Alger par la Sublime-Porte ; mais cette Inféodation lut de courte durée. Bientôt Kair-Eddin, tout en restant vassal de nom, se fit indépendant de fait. Alger ne pouvait mentir à sa destinée; fondée par un ,,, elle se fit la reine de la piraterie, et du haut de ner elle déclara la guerre au reste du monde. es -Muint fut le premier a ramasser le gant jeté par meurs de mer. lin 1541, il mena contre eux une puissante armée ; mais le jour n'était pas venu, et à peine le débarquement était-il effectué, qu'une tempête força, l'armée espagnole de remonter sur ses vaisseaux, qui ne firent iraltre, et qui, emportés par le vent après des avaries immenses, regagnèrent les ports d'Espagne, laissant la cote «I Afrique toute jonchée de leurs débris. Charles-Quint mourut, laissant sa vengeance à qui se sentirait assez fort pour 1 accomplir
Ce fut Louis XIV qui accepta l'héritage Pendant les années 1682 et liis3, Duquesne bombarda Alger et força le dey à recevoir les conditions qu'il plut au vainqueur de lui imposer. Mais à peine la flotte victorieuse eut-elle quitté la côte d'Afrique, que les courses recommencèrent et que. presque à sa nie, des navires portant le pavillon français furent nés et leurs équipages emmenés en captivi I. Espagne ne pouvait oublier son échec de 15*1. Charles III résolut de venger Charles-Quint. En conséquence, en 1773. une armée de 30.000 hommes fut rassemblée et -ou- k-s ordres du général Oilelly. Elli dune puissante artillerie et menait à sa suite •
l'mens immenses. Mais, de son côté, le dey avait fait .le- arméniens considérables; il poussa contre gnols qui venaient l'attaquer. 101 ; Arabes, M.m
Bédouins; O'Relly fut vaincu et contraint de se remuer.
succès, le dey se regarda comme invincible lors le- vaisseaux de la régence ne se contentèrent plus ruer les hàtimens qn ils rencontraient ; ils exécutèrent
sur les côtes <i Espagne et d Italie, et di ' abord, et bientôt des villes entières virent leurs titi ■ i i Lavage.
Quelque temps on put croire que ! peenne nsultées, chercheraient eance
commune en quelque nouvelle croisade contre
Alger, mais il n'eu fut pas ainsi. Tout au contraire, et
itre, iliaque puissance acheté .> prb l'amitié de la régence. L'Europe se fit tributaire d un chef
rotation française éciata, occupant le monde autour d'elle. Puis vlnl Napoléon et ses 'li\ an tuMat
ne ne fut qu'un vasie taille.
Ri t.iuration lui succéda, ramenant la paix universelle.
Pende période de 25 ans, Uger ave té ses
lais à peine y avait-on luis garde, tant .m ■ le suprêmes êvénemens. lue querelle entre la rérre ramena l » sus ce
\dique. Le gouvernement ae-
ui de lui déclarer la guerre.
i ord Exmoutb sortit de la Manche, conduisant une île trei n\, et apn- avoir rallie l'escadre hnllan-
1 Alger 16 26 a lp*BI huit
rdement, les batteries du Mole étaient dé i I par les b."
ir le.- boulets.
Le de> suivit alors la tactique si heureusement mi i
uni ers 11 demanda a traiter; tlt au
:i une in-
■Me pour réparer les ; uvéea par
- dans ses i lats d rendll la liberté
■i mil i- -u- Les Hottes combinées s'éioi-
• i ut plus dans Alger la moindre étaient i ilus a ivee el plus Im
: ionta sur le trône. Il
montra pi la France qu'A
lion In en 1M7 nous avait
de nnanl une rede-
i ' lit le monopole de la
ni- .. redevance a
il fallut subir cette augn arbl-
eolever ms . tahlis-emens.
an brick fraie ai- fui p lié par ma de
CTII1 nsulte resta impie
LE VELOCE
lu:,
En 1S25, sous prétexte (lu'elle recelait des marchandises de contrebande, la maison du consul français a Bone fut usitée de force par les autorités algériennes; le ré de la visite prouva la fausseté de L'accusation. Le se plaignit, demanda Justice; mais ses plaintes furent inutiles. Justice ne lui fut pas rendue
En 18S5 et 1826, des b.itimens romains, naviguant sous pavillon français, fureut capturés malgré les traités gui existaient entre la France et Alger, tandis que. au mépris de ces mêmes traites, des marchandises Cra a Lord des navires espagnols.
Enfin, le 3» avril 1*07. le consul français étant venu, à
propos de la fête du Beiram, pour féliciter Hussera-Pacha,
i, à la suite dune légère discussion pécuniaire, le
Ceci était plus quin an déQ de guerre,
et. cependant, on liés ne temps encore. Les mau-
vais résultats des exp. id pi .tentes effrayaient le
gouvernement. Mais l'opinion publique parlait plus haut que la prudence ministérielle, et, dans le mois de février 1S30, l'expédition d'Alger fut résolue. L'amiral Duperré fut chargé de l'armeruei.' d3 la flotte. Le général comte de Bourmont reçut le commandement de l'armée, PS ta ri ii d avril, tout se trop, prêt.
Le 25 mai, à midi, toute la flotte se mit en mouvement. A une heure, le premier bâtiment du con [soi ta* du port ; à trois heures, la rade dispaa il Ù era , i foret de mats. Toutes les manœuvres s'exécutent avec uni . ■ , , ad-
mirable. I "ii seul aci ident un peu sérieux signale le départ.
liussein-I'acha le frappa dj chasse-mouches en plumes de paon qu'il lenail à la main.
frappa du chasse-mouches en plumes de paon qu'il tenait à la main.
Cette fois, l'insulte était trop forte pour être tolérée. i i h m né sur la joue du roi de France. Le consul reçut L'ordre de quitter Alger, et le béait se répandu que cette fois la réparation serait terrible.
Le dey ne lit que rire de cette menace, et en preuve du in m d misait, il ordonna de détruire tous les êtabilssemens français qui se trouvaient sut La cote, entre Bone et Alger.
L'ordre fut exécuté avec toute l'exactitude de la I
Le blocus d'Alger fut décidé. Le blocus dura trois ans, et coûta vingt millions. Au bout de trois ans. il n iva produit d'autre résultat que d inspirer au dey une opinion' plus exagérée que jamais de sa pi i
Aussi, lorsque au mois de Jutl I (Je la Bre-
tonnlère fut chargé d'aller proposer a Hussein radia les conditions moyennant lesquelles la 1 i ■niait a lever
le blocus, Hussein-Pacha éleva-t-il des prétention plus Insolentes que n'en avaient jamais en prédéce i ■ui,s. De plus, lorsque l'amiral sortit du palais, il fut in Bi populace ; et, à peine eut-il remis le pied à bord, qu'à un signal parti de la Casbah, les batteries du port firent feu sur son bâtiment.
Le trois m. Us ri" <3 -e jette en I : Llfl
le beaupré, de ce vaisseau, et. Prise son propre i
misaine Pendant une heure, les deux bat m "ochés
i un ,i i - semblés! <i< ta oas kres a l'ai l nfln,
il- par» m .i se dégag r-vai (es. Us
peuvent continuer leur chemin.
■ iiiiii, la Hotte entrait dans la ba:e de Palma Le 9, elle se remit en route.
Le 12 au soir, on signala la rô'e d'Afrique. Le 13. a quatre heure fln
bord du vaisseau i rr'' '''
t . pu major de terre et de mer SUT la
e. et, quelques m donné
par 1 amiral, on vit le '• le bric* I
r leur rang, pi i li tête de la flotte, s'ava
Lalreuxs, et s'api l m» recwroattn li
sondage.
Contre toui terre sans qu'un seul
lé irn l ■ ■ I 'iteries,
t l'on étal lé que ce si] tin' quelque em-
.,,,, i ,. xoui mployée a prendra position
\ nihh flCUS aux trou ■ ' 'nq jours d
vres. avec ordre mme d'emporter ci
bution en débarquant.
sDRE DUMAS HAUSTBE
A deux ' anges
enes algetentes en-
.-.■ment lut donné
Un.
u „ !j première
- Le
. :nmi ent recommandé,
ajn , rince du mouvement
«uJ s'opérait Mais le land rn t. qui était
destiné a l'abattre • ha. II en résulta
une confusion mom mure division
enHn le rivage lai de fusil eut et'
L armée apprit - redoublés d« Vive le
i. : lonne
serrée m et l'artillerie, traînée
a braf
Vers ncul heures du manu I i à l'ennemi au
pas de charge La td t.-barquait au moment
mouvement commençait Elle* ai COOrat réclamer son le que la seconde brigade lui céda.
marcher a lui. l'ennemi menée le feu de .-a double batterie, auquel
tandis nu une .ni a travers las le fen pour li première lois, nos solda aent la marche sans
aider Le gi .■ tpprête a tour-
ner la la colonne Achard se formera en carré
front; mal: I 'n.'ienii n attend ni l'une ni I autn ut la pointe de nos baïonnettes, et
i-mne ses pièces sans même prendre le temps de les enclouer.
lient les Bédouins, <rn [ail plu-ieurs barges
lOOI an parranli oer On lança sur eux
des tirailleurs, mais l'enn- le portée.
lieutenant du 2» léger sur les fuyards, fut entour liedouins qui massa
lu lieutenant A 1 'in$ nos ',
' auquel ap] mça, mais
neml disparut au galop.
Le lendemain on retrouva le cadavre de monsieur Astnic il avait eu la tête. I mains coupés
nt commet' mlnua à -
génie traça la ligne d'un ami Le 19. nous fûmes a la ligne. Cepen-
- 5ur '■' me un In
une heure de combat,
tige Il (te
il, s.
qu'ils
1 blTi
; "la la t
' indi •manilti
ie rien Il Juv
i deux lieues de l i On l'y poursuivit et on l'en débusqua j:er a Bouzai îa a une lieue d'Alger. N"S troup. l'extrémité du plateau. Une vallée
étroite les séparait des Arabes.
Ce combat prit le nom de Sidi-Kalef. C était celui d un petit hameau situé sur le plateau dont nos troupes venaient de s'emparer.
On établit aussitôt une route entre Sidi-Kalef et Staoueli. Ainsi nous occupâmes trois points de la côte dont le plus 6 ue se trouvait qu'à une lieue d'Alger. Le même Jour, cm aperçut de Sidi-Ferruch le convoi attendu par le général en chef pour commencer le siège. Le 25, ce convoi mouilla dans la rade, et le débarquement du matériel qu'il apportait commença sur-le-champ.
Un événement douloureux se passa le 2S. L'n bataillon du i" léger, formant régiment avec le !•, élan occupé à itre ou iinq mille Kabyles vinrent se jeter sur nos soldai Malgré la surprise, les Français firent bonne contenance Le commandant d'Arbouville et le 3» de ligne vinrent au se- ours des bataillons engagés, arrêtèrent le mouvement offensif de 1 ennemi et le convertirent en aie fuite.
Le 29, le matériel du siège était débarqué. C'ne attaque Vigoureuse - ..lonnes de se porter en vue du
i mpereur, au sièze duquel on commença immédiatement à travailler
i. on ouvrit la tranchée sous le feu du château.
Le 30, la canonnade du fort retentit plus vive que la veille, - ins qu'elle eut l'influence de ralentir un instant le de nos travailleurs -oldats commençaient a reconnaître la terre de de- -nr laquelle ils se trouvaient A mesure qu'ils s'ap- ■ \ gei la stérilité des collines de Sidi-Ferruch plaine? de Staoueli disparaissait. Des maisons blanen terrasses, s'élevaient avec leurs ceintures i niers roses et de cactus. Presque toujours un beau palmier, se découpant le soir sur un ciel rougi. ibrageatt comme un panache. Mais la discipline mainun i son rang et quelques chefs seulemei toucher du doigt ces merveilles des Mille et une .. pour s assurer qu'elles étalent réelles. Les i lu I i de l'Empereur étalent de véritables
bâties contre les catapultes ei mais oublieuses de cette invention moqu'on appelle le canon ; privées de chemins couverts -lacis elles s'offraient dans toute leur hauteur aux le notre artillerie. Dix pièces de 24, distribuées dans • .*u dauphin, furent chargées de roi du bastion; six pièces de 16 battirent nord-ouest ; enfin une batterie de deux obusiers. qui ' nom de batterie du duc de Bordeaux, et quairenl celui de batterie Duquesne. furent lancer des feux courbes sur le fort.
Pend mpi lenneml continua cette guerre de coups
ti et d embuscade, à laquelle notre Insouciance du alors et donna depuis tant de pris au consulat de Suède fut attaqué à l'Impr.
retirer vers le camp du 6» de ligne. La ihie, ainsi que le redan construit p.nir li
rocher, chaque pli de terrain, et in ennemi, qui faisait feu. puis s'évai tumée comme un (an batteries qui allaient envelopper le fort i i 1 prêtes le feu. un.'-
llrs, et aussitôt la canonnade éclata liillene du fort répondit, et tout seml
la ronde pour écouter cette grand-'
l res raisons des rai*
- le feu dura sans interruption au
> une S - pli n'ailles volaient
le feu du fort était éteint
v dix heures un quart, le général La
illerie donna Tordre de battre
tendre et se déchirer.
tu la lin du Jour, rien n'empêche-
tUt.
>. secousse pareille a celle d'un tremble tir, le fort chancelle comme un aune le cratère d'un volcan, et feu; ce n'est plus une batterie qui Ute 11 y eut un Instant n resta i son poste - • ' • serré puis la fumée, qui sem
■ire et envelopper quelque château enlentement, puis l'on aperçut le fort aperçut que la tour inté- . i ciel en il ■•s.
• .rut qu'une de ses bombes t que tout avait sauté
LE VELOCE
IOT
i sut depuis que les Irabes inq minutes avant Fexplosion, avaient évacué le fort, nu un seul nègre était resté, chargé de la mission terrible et mortelle de mettre le feu aux poudres, et que cette mission il remplie.
Dix minutes api | 'Sion nous étions dans le fort.
Ce fui a ors seulement que les Arabes comprirent leur position et que le bey Hussein se regarda comme vaincu.
Le bey Hussein voulait s ensevelir sous les ruines d'Alger, mais ceux qui l'entouraient n'étaient pas disposés a partager le sort de leur chef ; deux fois celui-ci, le pistolet à la main, se lança contre le magasin à poudre, deux fois on l'arrêta. Alors il se décida a envoyer au général Bourmont son secrétaire Mustapha, pour offrir de payer les frais de la guerre, mais à ceti .1 Français n'entre-
raient pas dans la ville.
Le parlementaire fut reçu par le général Bourmont sur les ruines fumantes encore du château de l'Empereur.
Aux propositions quil lit, le général Bourmont répondit en donnant l'ordre de commencer le feu sur la ville : alors rlementalre lui-même blâma le dey d'avoir attiré sur Alger le terrible orage qui éclatait en ce moment, et laissant tomber sa tête sur sa poitrine:
— Quand les Algériens sont en guerre avec la France, dit-il, ils ne doivent pas attendre pour demander la paix l'heure di du soir.
Bientôt relevant le front, et s'adressant au général en chef.
— Veux-tu la tête de Hussein? dit-il, je te l'enverrai dans un quart d'heure.
Ce moyeu de tout concilier ayant été refusé par le rai en chef, le parlementaire revint vers le dey lui porter l'ultimatum du général.
A une heure, deux Maures se présentèrent, envoyés à leur tour p. in, ils se nommaient Alimet Bouder-
bah. El-Hassen-ben-Otnnian-Khodja ; tous deux parlaient fran
Pendant qu'ils causaient avec le général en chef, un bou let, parti du fort Bab-Azouu, vint labourer la terre à quelques pas deux.
Ils firent un mouvement de crainte.
— Ne faites pas attention, dit le général La Hitte, sur nous que 1 on tire
Et la conférence continua.
A trois heures, Mustapha reparut, il était accompagné du consul d'Angleterre, lequel venait officieusement et sans aucun caractère officiel.
Ce fui 1 liscuta sérieusement la capitulation,
Mustapha demanda qu'elle fût écrite.
Voici le texte <,ui lui fut remis et qu'il porta au dey :
« Le fort de la Casbab et tous les autres forts qui dé- 1 que le pori de la v;lle. seront remis aux troupes françaises, le 5 juillet a dix heures du matin. « Le généra! en chef s'engage envers Son Altesse le dey d'Alger a lui laisser la liberté et la possession de toutes ses n Mies.
« Le dey sera libre de se retirer avec sa famille et ses richesses dans le lieu qu 11 aura fixé. Tant qu'il restera à famille, sous la protection du général eu chef de l'armée française, une garde garantira la sur me et celle de sa famille.
•■ Le général en chef assure à tous les soldats de la milice les même- et la même protection.
L'exeri ice de. la religion mahométane restera libre. La de loutes les classes, leur religion, leur» propriétés, leur commerce, leur Industrie, ne une atteinte, leurs femmes seront respect*
1 hel en prend 1 en t m m ur eur
L'écha onventlon sera fait le â avant dix
In. Les troupes françaises entreront au in et dans tous les forts de la 1 :
de la marine. »
Le lendemain .< midi les portes de la ville furent ouvertes.
Notre entrée à Alger fut ce que, trente-deux ans au valil ■',v'11 été notre entrée au Caire. Les marchands étaient
: trs portes; les femmes mauresques, le filé, rai trta enl a travers les ouvertures des fenêtres; les femmes juives, pins familières, et assujetties à une garde moins sévère, garnissaient leurs terrasses.
Un de mes amis, monsieur Du Pondegaut, alors capitaine du 350. me racontait qu en passant près d un de ces groupes 11 menaça, en riant, de son sabre, un lin. qui en partie. Le Turc prit la menace pour bonne et réelle, et leva tranquillement la tète pour donner au capitaine toute facilite de la lui trancher.
Le fley sortil de la Casbah par une porte, tandis que les Français entraient par l'autre.