‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 53 sur 283 · LA PLACE DU GRAND-DUC · texte numérisé non relu

LA PLACE DU GRAND-DUC

En sortant du Palais-Vieux, on a devant soi. et tournant le dos, le Cacus de Baccio Bandinelli, et le David de Michel- Ange, gigantesques sentinelles de ce gigantesque palais ; à gauche, au second plan, la loge des Lanzi ; en face de soi, au troisième plan, le toit des Pisans; enfin, à droite, le fameux Marsocco, qui partagea avec Jésus-Christ l'honneur d'être gonfalonier de Florence, enfin la fontaine de 1 Ammanato, et la statue équestre de Cosme Ier, par Jean de Bologne.

Baccio Bandinelli est l'exagéra teur de Michel-Ange, dont le talent lui-même ne se sauve de l'exagération que par le sublime. Ce tut celui qui lit du Laocoon antique une copie qu'il trouvait si belle, qu il la préférait a l'original, un raconta cette prétention a Michel-Ange, qui se contenta de répondre : — Il est difficile de dépasser un homme, lorsqu'on le suit par derrière.

Les artistes admirent fort l'attache du cou de Cacus. Baccio Bandinelli croyait sans cloute aussi que c'était ce qu'il y avait de mieux dans son groupe, car à peine cette partie fut-elle exécutée qu'il la ht mouler et l'envoya a Rome. Michel-Ange vit cette copie, et se contenta de dire : — C'est beau, mais il faut attendre le reste. En effet, le reste, c'est-à-dire le torse de Cacus, fut comparé très exactement a. un sac bourré de pommes de pins.

Michel-Ange n'était point le seul avec lequel Baccio Bandinelli fût en opposition d'art et en querelle de mots. Benvenuto Cellini, qui .avait le poignard aussi léger que le ciseau, lui avait voué une haine égale à l'admiration qu'il portait a Michel-Ange. Un jour, les deux artistes se trouvaient ensemble devant Cosme 1er ; leurs disputes éternelles recommencèrent malgré la présence du grand-duc et s'échauffèrent à un tel point, que Benvenuto int son

poignard â son adversaire: — Baccio. lui dit il con

seille de te pourvoir d'un autre monde, car, aussi vrai qu'il n'y a qu'un Dieu, je compte t'expédier de celui ci. -- Alors. répondit Bandinelli, préviens-moi un jour d'avance, pour que je me confesse, afin que je ne m comme un

chien, et que. quand le me présenterai a la porte du ciel, on ne me prenne pas pour toi !...

Le grand-duc calma Benvenuto en lui commandant la statue de Persée. et Baccio Bandinelli en lui faisant exécuter son groupe d'Adam et Eve.

Quant au David, il a dire car a Florence

tout ce peuple de statui a sa tradition

individuelle: il dormait depuis cent ans dans un bloc de marbre ébauché, auquel Simon de Fiesole, sculpteur du commencement du x\ '.ait voulu donner la i

d un géant. Mais le statuaire inexpérimenté, ayant mal pris

ses mesures, aval se le bloc du piédestal et le bloc

gisait inachevé, lorsque Michel-Ange le vit. se prit ne pitié pour ce marbre Informe, le redresVa, et le - irps i

crima si bien du ciseau et du maillet, qu'il en une statue de David Michel-Ange avait alors vingtneuf ans.

I i lut pendant que ce grand artiste exécutait cet ouvrage, qu'il reçut la visite du gonfalonier Soderini, le seul gonfaperpétuel Soderini avec sa

, que. Machiavel n a ri ndu pro

ii quatrain, ne manqua pas de : critiques suc

[ues. Michel-Ange, im semblant de se cen-

dre à l'une t prenant, en même temps que son

n ■ ■ de marbre, il invita Sode-

iut voir si son conseil était bien suivi.

Mlchel-Angi [i pi Ignée de i ssière de marbre

qu'il tenait cachée dans sa main, ce qui pensa l'aveugler. Vasai ont en ton de dire que i e i >ai id était

un île mil ont écrit depuis sur I

.lire cjue c'était une œuvre au-dessous de I tout bonnement un ouvrage de la Jeum la fuis plein de beautés et de dél qui, placé ou il est, concourt admirablement à l'ei belle place.

La Loggia dei Lanzi, un des chefs-d'œuvre de cet André "ii signait ses tableau

Or agna pietor, fut élevée primitivement, en ioui i 'fi rlr - ii i m ■ i dans les I

nanni sur la place publique, un itn la plui< qui,

lorsqu'elle tombe a FI

et autre lorum ; c'i la, et de la Rln-

- i - .' de tribune di parue au milieu d une tempête

. du Palais-Vieux, nue li parlaient au peuple. Sous les Médlcis, les

icnets ayant eu leur corps de garde dans i

Lo 1 1 ' i i naturel

son! i our I Ida i ra igi i pa aient leur t emps

ii se promener sou u Ique ; de la le nom à

i/hi dei i ,/. ■-.,.. par .lin <\ i. dei i anzl.

tient ornée de statues antiques et modernes; ces sti ■- antiques, qui sont au nombre

de six, et ou û - vestales,

ut de la villa Médlcis de Rome, et ont perdu I de leurs auteurs au nombre

et i m une Judith, un Persée et un

i i- Sabine I de Donatello, de Benve-

nuti) Celllnl et de Jean de G ilo

|i .n in. n plutôt

...-i qui a pn sldé à - nstallat Ion ai tuelle, qu'à

mérite mPrae comme art. En effet, c'est une des l'ius talbles, des plus raldes et des pi de l'au-

teur Bile était au palais Rtccardl tait aux Mé

iln is : mais lorsque l'en ce . i- ■

m sut • ie chass . e et que son palais

- lié, ou résolut di ner la mi i cette

■ lia ■ ■ n essant la Judith sous la li

"■nets En 'in. m - n i fut transpe b • en

ne, et l'on grava sur son piédestal cette menace

<iue Laurent II laissa par

Uexai ■ ■ .". par

1 mi salut pub] i h es posui

dui actuel, il n'y a probablemi lait attention il esi trop aimé pour due cela le re

\ i ot de la Judith i

. appelé un . bel il mu re, qv II est devi nu de mode de lui cou . i qui au reste vaut a peu près tout

ce qui se faisait dans la ... leurs quand

utn ' tes qui i pour n-s avoir éprou

III UC.s I", , i

dans Benvenuto lut même tout

lut a coûté d'insomnie, de labeur et de Bèvre; lorsqui s

homme, a in fol nom

la matière : lorsqui forci m inquer m statuaire, le bots manquer

u moule ; lorsqui i | lu

r refusant de i ouler dans la l'artiste dé

chaudlèt " "Min,

I lui

pour ■ omme un auti i un autre E .,,- nu

vie qui "i elli e est pas de premier ordre a moins

inge de pair avei lea Jean de

B indinelli n\ ee dont e

sont les Bgurinea du ■--.ni -i bien la valeur, qu'il

se brouilla avec la duchesse plutôt que d'en déshériter sa statut ' es figurines étaient tellement du goût de la pauvre ire d" Tolède, qu solui garder

dans son appartement, et qu'il fallut tout l'entêtement artistique de- Cellini pouf les lui m ce h r îles mains.

Le troisième groupe est l'Enlèvement des Sabines, de Jean de Bologne, qui, a son apparition, eut un tel succès, que l'on venait de tous les points de l'Italie pour 1 admirer. Ces trois i au reste sont d une grande beauté, tant

par l'expression des physionomies une par le

■ e ui.hi pas ie bonheur de plaire a tout le inonde neur entre autres, qui était parti de la rue du Corso 'i pour le venir voir, et uni cinq jours

en roir >ujours à cheval s'arrêta un

Instant, et, sans • monture: — Voilé

dit-il, la chose dont on lait tant de bruit. Puis, haussant les épaules, il remit son cheval au galop et reprit ie . hemin de Rome.

Nous ni' voudraient suivre 1 • xemple

du curieux Romain de descendre de cheval et de regarde» ne près le bas-reliel du piédestal i "t l'Enlève-

meie es.

En face du Palais-Vieux attenant à la îxistc aux lettres, est ni" u bols, qn mis, et

qui n'a rien de remarquable que la i qui lui a

nom.

.u I»- longues la haine éternelle des deux

iiques. Pise lut en petit & Florence ce que Rome fut

i i"i ie mme Borne, n'eut i

lut. sinon détruite, du moins soumise. Une des

res qui concoururent à cette soumission fut celle de

qui im remportée par Galiotto, a m* milles de lise,

• t probablement a Peu i ù aujourd'hui la

i un Les l'isatis perdirent tour

i lu 28 uniii'i 1364 nulle hommes ■ uu

deux nulle prisonniers ai mille prisonniers furent

amenés & 1 et Ils en-

.'II on les arrêta fiour leur Lbelle, et oii ils turent taxés •' dix-huit sous par personni pria l'I "i.i'ude de |

sonnanti I ieurle .m ..u les nt desi

"i a un .1.

• .i o i t de lui baise] le dei rlère en i Deux de

i un déshonneur .si grand dan nouvelles h" cent avec leurs

les 1 int lea

que cela, les emploj .i n ii iurd hui. du nom

Le Mar ..ni uis PI-

sans; car, vers l'an USO, le vieux Mars im datait du

Xe siècle, étant m com-

ii qu'on volt aujourd'hui, lena reçu à la Beur de Ils .ie Florence, et n a l'air tr. i i ne.- bête pour avoir rien de pareil i se reprocher,

ré la réputation qu'on lui

est ' mon avis un assez médiocre ouvrage. Les che-

vaux marins et le Neptune ne semblent pas talts l'un pour

a dirait un géant i .n- poneys Une chose i moins ridicule

est le n u qui - te de losse. Lu I

die. les figures de bronze de grandeur naturelle accroupies

1 u bassin, s,, m . barmantes i

nièri s'aperçut un beau matin qu'il en manquait une

i ' .'eux 1 s on i' les ,-,., h, -celles |es pli

pour savoir ce qu'elle était lu i i "

..u apprit qu'un amateur anglais ravi .m igrn e quel est le i doi m pour

qui plus '!■■ deux mil

i in- rtlcuï

adroit "ù lut i. i-uie S Un i cet homn sur son cai

m- lu mémoire qu'il a lai i-'ci .mie naquit ,i i u eptem

■ ,1.- \n "lus Savonarole i Dès

remarqua en lui un caractère e

• i au — it.it qu il lut .

. u- désir .h- se fain luit, il étudl philosophie

et la

saint ' i- . mies

ur faire Ion était si

oui! se i Interdit bientôt s,. r

Chant de prendre un si grand lion qu'il

mme mono

Par i de i ne' ' ■ I i nuit qu'il

..- nu dans la i qu'il lui tombait -ur i impression un telle un il

lliini il ce-.. Im nor a

UNE ANNEE A FLORENCE

Dieu, cette pluie bienfaisante ayant, à ce qu'il assurait, éteint i toul jamais les passions dans son coeur.

Ce fut la première de ces visions qui lui devinrent depuis si fréquentes et si familières.

Le lendemain, <iui était le ■:; avril rtlr ni

pareils ni amis, il s'enfuit à Bologne, et revêtit l'habit de Saint-Dominique.

Le jeune dominicain était déjà depuis quelque temps à

Bologne, lorsque la guerre s étant allumée entre Ferrare et

rer le couvent de ses bouches inu-

l'Italie était pleine de factions et l'Eglise de scandales in aocent Vin régnait alors, et ses seize enfans lui avalent valu le surnom de Père de son peuple ; aussi Savonaroie prit-Il pour texte de ses discours trois propositions: La première, que l'Eglise devait être renouvelée-, l.i seconde, que l'Italie serait battue de verges; Et la troisième, que ces événemens s'accompliraient la mort de celui qui les annonçait. Cette mort devait arriver avant la fin du siècle ; or, comme on était a Tannée 1490. prophéties devaient faire d'autant plus d'effet

Jérôme Savonaroie.

tiles. Frère Jérôme Savonaroie, dont rien n'avait pu faire encore apprécier le génie, fut du nombre des exilés. Il s'en vint alors a Florence, où i' trouva l'occasion de prêcher tout un Carême dans 1 église de San-Lorenzo ; mais, inexpérimenté qu'il était encore, il ne réussit ni pour la voix, ni pour le geste, ni pour l'éloquence; alors il douta lui-même de la mission qu'il s'était cru appelé a remplir, et résolut de se borner a l'explication des saintes Ecritures. Il se n Ira donc dans un couvent de Lombardie, où il comptait rester éternellement . lorsqu'il tut redemandé a Florence, par Loi rent de Médicis. Le jeune Pic de la Mlrandole avait suivi les prédications de frère Jérôme, et à travers l'embarras de ucherle du geste u avait reconnu l'accent de l'inspiré et le .regard sombre et profond de l'homme de génie.

Mais déjà il s'était fait un progrès immense dans Savonaroie; le temps qu'il avait passé en Lombardie avait été employé par lui a des études d'éloquence, et lorsqu'il > rtnt

;ï Floreui e. il c ... .i m - roi ■.■ de l veau que Dieu

l'avait choisi pour parler aux peuples par sa voix. Ses premiers essais le confirmèrent dans cette croyance. D'ailleurs le temps était bon pour s'ériger en pTop

qu'elles annonçaient des choses prochaines, et que Sa rôle i omme cet homme qui faisait le tour des murs de Jérusalem, après avoir commencé par crier malheur aux au uiissait par crier malheur sur lui-même.

Luther accomplit la première des prédictions de Savonaroie.

Alexandre de Médicis la seconde.

Et Roderic Borgia la troisièm

Les prédications de Savonaroie produisirent un tel i attirèrent un tel concours d'auditeurs, que quoiqu'on lui eut accordé le Dôme comme la plus grande des églises de Florence, le Dôme se trouva bientôt trop étroit pour La foule qui venait se nourrir i [ut donc Obllgi

de séparer des hommes, les femme et de leur

réserver des jours particuliers. En outre, chaque fols que Savonaroie se rendait de sou couvent au Home et retou du Dôme a son couvent, on était obligé de lui donner une garde. Les rues dans lesquelles il di ait passer étaient plel nés d'hommes du peuple qui, le regardant comme un voulaient ba i Br le bas de sa i obe

Cette popularité lui valut d'être nommé, en 1490, prieui du couvent de Saint-Marc, et à l'occasion de cet'

tion, il donua une nouvelle preuve de son caractère inflexible. Il était d'habitude, et les prédécesseurs de Savoi

• presque fait de cetti n une règle, que ceux

qui él i. os an rang de prli ui - s ordres ré-

guliers allassent présenter leurs hommages à Laurent de .mue au chef suprême de la république, et le ur accorder sa pn Savonarole, qui ne

' ni . (autre chef a la que ceux qu'elle

mnés pai nient à accomplir

cet acte d'inféodation à ui qu'il regardait comme

usuri ils l'en pressèrent-ils, vainement

Laurent lui Ir qu'il '.<■ recevrait avec plaisir. Savo-

ranole répondit constamment qu'il était prieur de Dieu et non de Laurent : celui ci n avait donc rien de plus a atten-

13 ens.

le comprend, blessa fort l'orule opposition qu'il eût rencontrée à Florence depuis la conspiration des l'azzi Aussi les pi n exaltées de Savonarole ayant produit quel-

•ii de ' .-ne oci asion pour n moine rebelle, par cinq des premiers de 1 qu'il on prêche, ou tout au moins a

modifier sa f u;ue. Savonarole répondit .1 ceci par un dls- 1 ours qu il 1 ml au' peuple la mort pro

. nain 1 irent 6

Cette prédiction se réalisa dix-nuit mois api duc- te 9 avril 1

Alors, il arriva que. sur son lit de mort. Laurent le Magnifique se souvint du pauvre prieur de Saint-Marc, et le ■ mi pour un inspiré, puisqu U ai ea pro-

■ boses qui ai 1 Ivaii nt ne voulu i abso

lution que de lut. 11 l'envoya di

Savonarole, fidèle à sa promesse, accourut à son lit de mort, agissant en cela comme n 1 aurait fait pour le dernier des citoyens.

Laurent le Magnifique se confessa 11 avait sur la conslent les pulssans, qui veulent à tout prix garder leur 1 u rancis que tussent ses 1 rtmi

vonarnle lui promit le pardon de Dieu a trois conditions. 1 1 i ne 1 rayait pas en être 1 n mar-

ée- trois 1 ondl

— '-■ me foi

inaltérable en Dieu

— Je l'ai, répondit vivement Laurent.

— La que vous restituerez, autant qui Mille, le bien que 'dus ave/ mal a, qui-

Laurent réfléchit un Instant; puis .que- un effort sur lui-même.

— Cest bien, je le restituerai. dit-Il.

lêmi - que vous rendrez la lit) née.

"li ' pour cela non. dit le mourant ; j'aime mieu

iroli Laurent n 1 plus une seule parole; il expira le même jour.

■m Mai hiavel, devait eue le signal d< grande- calamités Dieu permit qu'elle fût accon terribli 1 ., foudre h mba sur 1, 1 1 uod, 1 1

nommé pape.

Savonaroli 1 haries vin

de Na pies, et menaçant de passer sur Florence lui el sa

■ mie fut député au devant de l'an ultramoi

1 ' " ■ n et parla au roi non

en ambassadeur mais en prophète. 11 lui prédit la vl

lorenci 11 lui

fies vin ai Savonarole qu'un bon

de parti r politique 1 'est à-dire .1 une

11 passa ..

''""' • ses paroles et ne quitta la vllli

e du ire pi u f. mi les bl u

1 le' qui mettal 1 prix.

iprès, n nouvelle prédiction de Savonarole

1 la ui.o.

par la bataille du Taro un chemin

rdn - de son génie Aussi son Influence

publique eti

1 nue plus grande que jamais 11 rei ut alors de 1 1

.1er nu,- nouvelle forme de

libre di - lors de donner carrière

établit son système sur la base la

DlUS ' POpUlall I eut en

publique 1 ' "es et les honneurs d

lé a un grand conseil composé de tout le peuple ■

le le peuple ne pouvait eue convoqué en masse

que 111-; inl et pour chaque chose qui réclamait son examen

1 in, il devait déléguer son autorité a un

certain nombre de citoyens choisis par lui-même et auquel

il transmettrait ses droits. Ce fut pour réunir 1 cite assemblée

délus que Savonarole tu construire dans le Palais-Vieux

1 ronaca son ami, cette fameuse salie du conseil dans

laquelle pouvaient tenir a l'aise mille cit< yens.

a était pas tout après la pan, ,. ae la u.

parier ainsi, 1! falla . ! par-

ue morale, 1 est-à-dlre des mccu, . ,,, .ev

quelles elle ne peut se maintenir 1 1 a ,U.UT

répandu loi 1 pleines mains 1 ,„• avait enfanté le luxe le luxe les plaisirs Flor nce n'était plu république se-

1 la pan îiuonie publique et l'économie privée permetlaieni au gouvernement de commander a la fois a ArnoUo di d« remparts un dôme m ignlflque. un palais Imprenable, et un grenier public où pût être Ute une année était faite

itt des savans grecs

■les tablea ,|c< statues

le fer et I ,ela

" 'allait rai Florentins 1 la simplicité antique" il

me AU, eues, et avec ses débris irte

me pour tonner contre tendance mondaine, et pour lancer l'anathèmi

toutes ces - superflultés sa pai , pUis-

ordlnaire. A sa voix, chacun se hâta de venir amonceplaces publiques tableau livres bi-

rètemens de brocard et habits brodés Alors le moine 1 une foule de femmes et denfans q .

sortit du Dôme, une torche à la main et l! 1 par les rues, allumant tous .

ur et chaque joui Ce fut dans un de ces brasiers que ira Bartolomeo vint

leter ses pinceaux erotiques et ses toiles 1 daines qui jus.

urne son génie de la i.ue divine. Converti au Seigneur, lia Bartolomeo jura de ne traiter désorux, et il tint son serment.

Ir riomphé |usq allait enfin s'attaquer au colosse contre lequel il devin se briser.

Alexandre vi était monté sur le trône pontifical, et j ;na" : rares de sa vie privée Plus 1 exemple

de l'Un le la débaui be desi en. lait de haut 1

I I il'le Savonarole n bl u 1 Instant

attaqua la coui di 1; me ai la même véhémence qu'il eût de France ou la 1 our d \ Vlexandre \'i 1 rut répondre el en fulminant une bulle clan- laquelle il déclarait

1 ; 1- m la prêt) - avoua-

■ u faisant - place

Dominique Bonvic Ini de iv-< la, son disciple M

1 su, ni e il déi 1 n- a sur l'autorié du pai

ommunli atton lî ■ ..m- 0pi

ue celui qui en avait été atteint n'avait pas même

ur de Noël de l'année 1497 il déclara - igneur

lui inspirait la volonté de secouer l'obéissance al

on du maître, et il tinua ses 1

ou plutô 1 plus de force, de liberté et

thousiasme que Jam

il arriva un in. .ment où, pour le peuple florentin. savonarole ne fut plus un homme, mais un messie un second Christ, un demi 1 Mais au m :ie qui le regardait

UX, lui mais liait in- 11 -,.,,

tan que sa 1 bute et rien ne lut

que Luther était né

Ul an. Ire VI répond ibelllon par un bref qui déclarait a 1.1 seigneur ue, -1 elle n'inh int la

m prieur des dominicains tous li - mar- II. reiitin- 0ire pontlfli

llque mise en 1111.10 crée en-

lle de l'Egli leurte, qui dan; la R

■ fois intima elle-même à Savonarole loi Savoni ne pouval

d'ailleurs la résl été une Infraction aux loi

rail 1 onsenties . il prit don, , ■,.•■ . audi-

toire dans un I

temps, on annonça qu'un autre prédicateur tri nommé était arrivé au nom d'Alexandre VI. pour rem;

- ivonarole, et combattre la parole Impie- par la 1 saline

' 'n ' omprend que le nouveau venu

■ ar la retraite de Savonarole, au tii .aimer la fermentation, 1 avait augmentée. On parlait d

- divines, de ses prophéties réalisées, on annonça des

UNE ANNÉE A FLORENCE

miracles. Le prieur des Dominicains avait offert, disait-on, de descendre avec, le champion de la papauté dans les i a veaux de la cathédrale, et de ressusciter un mort. Ces bruits auxquels Savonarole était étranger-, répandus par des sectaires trop zélés, revinrent â frère François de Fouille ; le nom du prédicateur venu de Rome. Frère Fran- ,m d une trempe pareille a Savonarole, et n avait contre lui que le désavantage de défendre une mauvaise cause. Au reste, aident fanatique, prêt a mourir pi ur cette cause. mort pouvait la taire triompher, il répondit a ces bruits - par un déli formel: il proposait d'entrer avec le prieur des Dominicains dans un bûcher aident, et là, disaitil. a la face du peuple. Dieu reconnaîtrait ses élus. — Cette isition était d'autant plus étrange de sa part qu il ne pas a un miracle; mais il espérait par cette offre décider Savonarole à tenter l'épreuve, et en mourant, entraîner du moins le tentateur qui précipitait tant d'âmes av.-,- la sienne dans la damnation éternelle.

m exalte que lu >,.\ narole, il n'espérait point que Dieu fit un miracle en m laveur. D'ailleurs, n'ayant jamais piole premier défi, il ne se croyait nullement dans l'oblid accepter le second. — Mais alors il arriva une qui prouve jusqu à quel point il avait excité le fanade ses disciples. Frère Dominique Bonvicini, plus ut que lui dans l'intervention de Dieu, fit répondre qu il était pret a tenir tête à François de Pouille et à epter l'épreuve du feu. — Malheureusement ce dévouement ne faisait pas le compte de frère François, c'était le maître et non le disciple qu'il voulait frapper; et s il mourait. il voulail du moins que sa mort eût tout 1 éclat que Lit lui donner celle de l'antagoniste illustre avec lequel seul il consentait a lutter.

Mais Florence semblait atteinte dune folie générale. A défaut de frère François, deux moines franciscains, nomun frère .Nicolas de Pilly et l'autre frère André Rondinelli, déclarèrent qu'ils étaient prêts à tenir tête a 'is de Pouille et à accepter l'épreuve du feu avec frère Dominique : le même jour, le bruit que le défi mortel était accepté se répandit par toute la ville.

Les magistrats voulurent empêcher le scandale ; il était pop tard Le peuple comptait sur un spectacle inattendu, inouï, terrible; et il n'j avait pas moyen de le lui enlever sans exposer la ville à quelque émeute. Les magistrats furent donc obligés de céder ; ils décidèrent alors que ce duel étrange aurait lieu entre frère Dominique Bonvicini et frère André Rondinelli, qui, ayant prouvé qu il était le premier en date, obtint la préférence sur frère Nicolas de Pilly. Dix citoyens élus à la majorité des voix furent chargés d'e régler les détails de la lutte, d'en fixer le jour et le lieu. Le jour fut fixé au 7 avril 149S, et la place du Palais, ou plutôt de la Seigneurie, comme on rappelait alors, fut choisie pour le champ clos.

Dès que cette décision fut connue, la foule s'amassa si nombreuse sur la place, quoiqu'il y eût encore cinq jours à attendre avant le jour fixé, que les juges comprirent qu il n y aurait aucun moyen de faire les préparatifs nécessaires, si l'on ne remplissait point d'hommes armés les rues adjacentes. Moyennant cette précaution, prise pendant la nuit, la place, un matin, se trouva vide, et l'on put commencer les travaux.

On sépara d'abord, à l'aide d'une cloison, la loge dei I.fiii-.i en deux compartimens, dont l'un était réservé à frère Rondinelli et à ses franciscains, et l'autre à frère Dominique et aux disciples de Savonarole; puis on établit un échnfaud en charpente, de cinq pieds de haut, de dix de large et de quatre-vingts de long. Cet échafaud fut tout garni de bruyère, de fagots et d épines du bois le plus sec que l'on put trouver. Au milieu du bûcher, on ménagea 'leux espèces de corridors de la longueur de l'échafaud, séparés l'un de l'autre par une cloison de branches de pin. Ces corri- (ors s ouvraient d'un côté sur la loge dei Lanzi, et de l'autre, sur 1 extrémité opposée: le tout devait se passer au grand jour, afin que chacun pût voir les champions entrer et sor- "r: il n'y avait donc moyen ni de reculer ni d'organiser un faux miracle.

Le i°ur arrivé, les franciscains se rendirent à leur loge sans aucune démonstration apparente. Savonarole, au conannonça une grande messe à laquelle il pria tous ses prosélytes d'assister ; puis, la messe finie, au lieu de renfermer l'hostie dans le tabernacle, il s'avança vers la porte, le saint sacrement à la, main, sortit de l'église, et se rendit à la place du Palais. Frère Dominique de Pescia le suivait avec toutes les apparences d'une foi ardente, tenant à la main un crucifix dont de temps en temps il baisait les pieds en souriant Tous les moines dominicains du couvent de Saint-Marc venaient derrière lui, partageant visiblement sa confiance, et chantaient des hymnes au Seigneur. Enfin, après les dominicains, marchaient les citoyens les Plus considérables de leur parti, tenant des torches a la main; car, siirs qu'ils étaient de la réussite de leur sainte entreprise, ils voulaient eux-mêmes mettre le feu au bûcher. '

11 est inutile de dire que la place était tellement pleine de monde que la foule dégorgeait dans toutes les rues. Les et les fenêtres semblaient mure,- avec des tètes, les terrasses des maisons environnante! étaient couvertes de spectateurs, et il y avait des curieux jusque sur la tour du Ho, jusque sur le toit du Dôme, sur la plate-forme du Campanile

Sans doute l assurance de frère Dominique commença d'inspirer quelques craintes aux frani isi ains . car lorsqu on leur fit dire que frère Dominique était prêt 11 di lari renl qu'ils avaient appris que frère Dominique s occupait de magie, et, grâce à cet art. composait des charmes et des talismans. En conséquence, ils demandaient que leur adversaire lut dépouillé de ses habits, visité par des gens de l'art, et revêtu d'habits nouveaux qui lui seraient donnés par les juges ! Frère Dominique ne fit aucune objection, dépouilla lui-même sa robe, et se livra à 1 investigation des médecins, après quoi il revêtit le nouveau froc qui lui fut apporté, et fit demander une seconde fols aux franciscains s'ils étaient prêts. Frère André Rondinelli fut alors obligé de sortir de sa loge. Mais comme il vit. en sortant que son adversaire se prépaà traverser les flammes, en tenant en main le saint sacrement que Savonarole venait de lui remettre, il s écria que c'était une profanation que d exposer le corps de Notre-Seigneur à être brûlé; d'ailleurs, que, s il y avait miracle, le miracle n'aurait rien d'étonnant, puisque ce n'était pas frère Bonvicini, mais son fils bien-airaé que Dieu sauverait des flammes. En conséquence, il déclara que, si le dominicain ne renonçait pas à cette aide surnatuelle, lui renoncerait à l'épreuve. De son côté, Savonarole, à qui, pour la première fois peut-être le doute vint a l'esprit, et. cela parée qu'il s'agissait d'un autre que lui, déclara que l'épreuve ne se ferait qu'à cette condition. Les franciscains ne voulurent pas démordre de la prétention, Savonarole se retrancha dans son droit, et tint ferme, et comme ni les uns ni les autres ne voulurent céder, quatre heures s'écoulèrent en discussions, pendant lesquelles le peuple, exposé à un soleil ardent, commença de murmurer si haut, et si bien, que Dominique Bonvicini déclara, pour en finir, qu'il était prêt à tenter l'épreuve avec un simple crucifix. 11 n'y avait plus moyen de reculer, le crucifix n étant que l'image et non la présence réelle. Frère Rondinelli fut donc forcé de se soumettre ! et l'on annonça au peuple que 1 épreuve allait commencer. Au même instant il oublia toutes ses fatigues et battit des mains, comme on fait chez nous au théâtre, lorsqu'après une longue attente les trois coups du régisseur annoncent que la toile va se lever.

Mais en ce moment même, par un hasard étrange, un violent orage éclata sur Florence. Depuis longtemps cet orage s'amassait sur la ville, sans que personne eût remarqué ce qui se passait au ciel, tant chacun avait les yeux fixés sur la terre. Il tomba de tels torrens de pluie, que le feu qu'on venait d'allumer fut éteint à l'instant même, sans qu'il fût possible de le ranimer, quoiqu on y jetât toutes les torches qu'on pût se procurer, quoiqu'on apportât du feu et des tisons enflammés de toutes les maisons qui donnaient sur la place.

Dès lors la foule se crut jouée; et comme les uns criaient que l'empêchement était venu des franciscains, tandis que les autres affirmaient qu'il avait été suscité par les disciples de Savonarole, le peuple fit indistinctement retomber la responsabilité de son désappointement sur les deux champions et les prit tous deux en mépris. Aux cris qu elle entendit pousser, aux démonstrations hostiles qu'elle vit faire, la seigneurie donna ordre à la foule de se retirer ; mais, malgré la pluie qui continuait de tomber par torrens, personne n'Obéit. Force fut donc à la fin aux deux adversaires de traverser la foule. C'était là qu'on les attendait. Frère Rondinelli fut conduit à grands coups do pierre, au milieu des huées, et rentra à son couvent tout meurtri et avec sa ri en lambeaux. Quant à Savonarole, il sortit comme il était entré, le saint sacrement à la main ; et grâce à cette saillie sauvegarde, il parvint, sans accident, lui et les sien jusqu'à la place Saint-Marc, où était situé son couvent.

Mais de ce jour, le prestige fut détruit ; Savonarole ne fut plus, même pour le peuple, un moine fanatique, il fut un faux prophète. Frère François de Pouille, cet envoyé d'Alexandre, duquel était partie la première proposition, et qui était resté en arrière des qu'il avait vu les franciscains .t les dominicains s'engager, profita habilement de cette déception pour animer contre Savonarole toul ce qu'il avait d'ennemis dans Florence. Ces ennemis i taieni d'abord tous ceux qui maintenaient une excommunication comme valable, quelle que fût la moralité du pap i il I aurai! lancée C'étaient ensuite tous les partisans des Vfédii Is qui croyaient que l'influence seule de Savonarole opposait a leur retour, et qui portaient tant d'ardeur dans pur opinion politique, qu'on les appelait les mrii

Aussi, le lendemain, dimam lie des Rameaux, lorsque Savonarole monta en chaire pour expliquer sa conduite de la veille, les cris de: .1 bas Ii /"'" prophète I à bas l'héréti

que : ù mmuntél se firent entendre de tous côtés,

celés avec tant d'acharnement Que Savonarole, dont

i Me, ne put dominer ce lurnulte. Alors Savo-

..iii nu a avait perdu toute son Influence sur ie

peuple, 'lui, la veille eucor. moindres paroles

a genoux, se couvrit la tête â( se retira

dans I •■ puis, de la sacristie, gagna, sans être vu.

mvent. Mais cette retr ile n'avait point désarmé les

ennemi - trent de le poursuivre

.i son couvent, on ils | tvec raison qu'il s était

nt-Man -e firent "ntendre. Ces oris, pi m-.- - par les rues, ameutèrent tous ceux chez lesquels ils éveillaient ou 1 intérêt ou la vengeance. I.e noyau d'insuri ehaqrie pas bientôt

la i 'le Saint-Marc comme une

marée qui monte A i instant même les portes turent eu pulalre se répandit dans le couvent.

Se doutant que c était à lui que l'on en voulait. Savonarole ouvrit sa cellule a le seuil. Il y eut alors un instant d'hi i ommes habitués a trembler devant lui ; mai- deux arraotaU s 'étant jetés sur lui et ayant lu réUQtte : au ail .m nt sortir Savonarole pour le i ment au supplice; et ce ne fut qu'avec grand 'peine que deux magistrats, accompagnés d'un corps de troupes réuni a la bâte au !>ruit de cette émen irent a l'arracher des mains de cette populace, en lui promettant que justice serait faite, et qu'elle ne perdrait rien a attendre.

En eflet, le 23 mai, c'est-à-dire quarante-deux Jours après l'épreuve qui a\ id bûcher s'élevait sur

au milieu de ce bûcher, ei a ce poteau .raient liés trois hommes ; ces trois hommes étaient frère Jérôme Savonarole, Dominique Bonvu ini. et SUvestre Mai-utii. qui se trouvait la on ne sait trop comment, et auquel on avait l'ait son procès par-dessus le marché Aussi le peuple auquel on avait tenu plus que parole, semblait-il parfaitement satisfait

Savonarole expira comme il avait vécu, les yeux au ciel.

et m fort détaché de la terre que la douleur «e lui fit pas pousser un cri. Déjà le moine et ses disciples étaient euve- - de llammes, qu'on entendait encore l'hymne saint qu il- chantaient en choeur, et qui. d'avance, allait frapper pour eux à la porte du ciel

Ce fut ainsi que S'accomplit la dernière prédiction de Savonarole.

Mais a peine fut-il* mort, que le souvenir de toute sa vie et le spectacle de ses derniers momens, si bien en harmonie avec ce souvenir, firent ouvrir les yeux aux plus aveuqu] avaient réellement intérêt à pi ursulvre sa mémoire comme ils avaient calomnié sa vie, continuèrent seuls à blasphémer son nom. Mais ce peuple, qui avait toujours trouvé en lui un consolateur et un ami, sentit bientôt que ce ur et ami lui manquait. Il chercha autour

de lui sur ne le trouvant plus péra le

retrouver au ciel.

In an après, au jour anniversaire de sa mort, la place

couverte de fleurs On

ne put quelle main avait déposé ces rieurs sur la

irole : . ha, un dit que c'étaient les anges qui

étaient descendus pour célébrer la fête du martyr. Chaque

année, ce tribut alla en augmentant ; mais, comme a chaque

anniversaire cet hommage religieux amenait quelques rixes

nouvelles, Cosme !»■■ résolut d'y mettre fin. SI puissant qu il

fût. il n osa point heurter de face les sympathies populaires :

•nna seulement à l'Ammanato de bâtir une fontaine a

ila. ' Ammanato obéit, et la statue de Neptune

luêiit.'.t a la place où avail

de Neptune est la statue équestre de Cosme l*r. la meilleure des quatre statues du même genre qu'ait faites Jean .i nt. Je croii

Henri IV. de Philippe II et de Ferdinand IT Voilà tout ce qu'on trouve sur cette magnifique placé, sans er la galerie de- i aime 'a

galerie des Offices ne peut être parcourue en une heure, un autre moment la visite que nous comptions lui faire

"tf"

TABLE DES MATIÈRES

UNE ANNEE A FLORENCE

Pages

Le lac de Cuges el la Ion laine de Rougiez 3

Improvisation 5

Marseille en 93 7

Toulon 10

Prêre Jean-Baptisle 12

Le golfe Juan 13

L'homme au Manque de fer 16

Le capilaine Langlet 19

La principauté de Monaco lit

La rivière de Cônes 2:>

Pages

Gènes la Superbe

Livourne

Républiques italiennes ■/,

Route de Livourne ù Florence :s

Florence .',o

La Pergola ',2

Sainte-Marie-des-FIeurs V'i

Le palais Riccardi C2

Le Palais-Vieux 56

La place du Grand-Duc >.l

L NE ANNtE A FLOr.l Nil

La Villa Palmieri

ILLUSTRATIONS

CASTELLI, LANCELOT, PHILIPPOTEAUX, etc.

PARIS

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