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11 oui : d Allemagne le Torren-
tino, et m ' i n portent le nom
Il ai Paul J II errant, et Si IplOD Ammi-
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1 Pie 1 qui m n en le rai Isant, el
par Grog XIII, qui lui 1 B belle édition de 1573
est le résultat di la .1 il 1 rsulvalt
la même restitution pour les œuvres de Machiavel, lorsqu'il mourut avant de l'avoir obtenue.
Cosme était artiste, ce ne fut pas sa faute s il arriva au moment où les grands hommes s'en allaient. De toute cette brillante pléiade qui avait éclairé les régnes de Jules II et de Léon x, il ne restait plus (Iue Michel-Ange. Il fit tout ce qu'il put pour lavoir ; il lui envoya un cardinal et une ambassade, lui offrit une somme d'argent qu'il fixerait luimême, le titre de sénateur et une charge a son choix ; mais Paul III le tenait, ei ne le voulait point céder. Alors, a défaut du géant florentin, il rassembla tout ce qu'il put trouver de mieux. L'Ammanato, son ingénieur, lui bâtit suites dessins de Michel -Ange le beau pont de la Trinité, et lui tailla !e Neptune de marbre de la place du Palais-Vieux. Il Ht faire Bandlnelli l'Hercule et le liacchus, la statue du pape Léon X. la statue du pape Clément VIL la statue du dui Alexandre, la statue de Jean de Médlcls père, et sa propre statue à lui-même, la loge du Ma Neuf et le chœur du Dôme. ISenvenuto Cellini fut rappelé ie e pour lui fondre son Persée en bronze, pour lui tailler des ,, ,,r iUi graver des médailles d'or Puis, comme on avait retrouvé dans les environs il \i,//o. dit Benvenuto dans ses Mémoires, une foule de petites figures de bronze auxquelles il manquait a celles-,! la tête, à celles-là les mains, et aux autres les pieds, Cosme les nettoyait lui-même et eu faisait tomber la rouille avecion j quelles ne fussent pas endomiuagéi -
jour que Benvenuto Cc-llini entrait pour faire visite au granddui il le trouva entoure de marteaux et de ciseaux. Alors, di linaiit. un marteau a Cellini et gardant 1111 ci-eau. I lui ordonna de frapper avec le premier de ces 01 qu'il conduisait l'autre, et ainsi ils n'avalent plus rair d'un souverain et d'un artiste, mais tout simplement de deux ouvriers orfèvres travaillant au même établi
\ force ne recherches chimiques Cosme retrouva, avec François Ferrucl di Fiesole. l'art de tailler le porphyre, perdu depuis les Romains, et 11 en profita à l'instant pour faire sculpter la belle vasque du palais Plttl. et la de la lus] ne. qu'il dressa sur la place de la Trinité, au haut de la colonne de granit qui lui avait été pape Pie IV
11 accueillit et employa Jean de Pologne, qui fit pour lui le Mercure et l'Enlèvement des Sabine- puis devint l'ar ■ de son Bis François.
Il éleva Bernard Buontalenti, qu il donna ensuite pour de dessin au jeune grand
n plaça sous la direction de l'architecte Trlbolo les tructlons et les jardins de Castello.
C'est lui encore qui acheta le palais Plttl, auquel 11 laissa son nom, ei don' ii ni faire la belle cour
n avait appelé près de lui Gi u ntecte,
pelntn inda à 1 historien une histoire do
l'art, et do m peintre le Palais-Vieux
chitecte eut strulre un corridor qui Joignit le palais
Fitti au Palais \ leux, - : Instar de celui qui, d
de Prlam au palais d Hei tor V isari reçut bâtir cette ma. derle des Offices,
n- aujourd'hui le tabernacle de l'art, et dont Florence publie à cette heure une magnifique Illustration. Ce monument plut tant Pignatelll, qui le vit lorsqu'il Floi u 1 ni ■■ ei
.1 le même modèle la Curla Innocenzlana a Rome
Enfin, il réunit dans Le palais de Via Larga, dans le l'alals-Vleuj el au palais Plttl, tons tes tableaux, toutes les statues toutes les médailles, soit antl modernes,
qui avaient été peints sculptés, gravés OU retrouves dans
de~ loiiiiie- par Cosme l'A • Laurent et par le
due Alexandre, et qui deux fols avaient été dispersés et
piii.s la premli Cri nies vin.
ei la seconde tola lors de l'assassinai du dm Mexandre par
-ino.
su--, la louange contemporaine l'emporta sur le blâme
de la postérité ; la perdit dans
[tante, et 1 on oublia ■ ■ ar des arts,
des lumières et des P 1 1 tué 1111 de ses fils, empoi-
sonné une de -es tille- ,t viole l'autre.
11 est vrai que les contemporains I r étalent Henri vin Philippe II, Charles IX > II, et cet Paul III dont le uis violait l mourut le -:i avril r.:. laissant le trône ducal t
son nis ir,u s pr ,|u'ii avait n pouvoir depuis
dont nous avons dn .1 peu près tout 1 e qu'il y a a en dire, devant la Stal !
1 lvourne, et i propos de Blani .1 Capello .unie
buvait peu, I t dans les
énoncé à soupt r
oiiiiii -il 1 quelques amandes Presque tcu-
1 (I) B.-ne.leiio Varcbi, Hitloirt ie l'Mqut de Fano.
UNE ANNEE A FLORENCE
Jours pendant ses repas, il avait à sa table un savant, avec lequel il parlait chimie, botanique ou géométrie ; — un artiste avec lequel il raisonnait d'art, ou un poète avec lequel Il discutait sur Dante ou sur Boccace. A défaut de ceuxci. il causait avec les officiers de bouche qui faisaient son service, des choses que chacun d'eux, a sa connaissance, avait étudiées car il en savait, dit son historien, autant a lui seul que tous les hommes ensemble ». Ses deux plaisirs les - étaient la musique et la chasse, il aimait ,i chaîner en chœur, et souvent en se baignant dans i Vrno avec les gentilshommes qu'il avait admis dan a l'aide de petites tablettes de bois, sur lesquelles chacun, tout en nageant, suivait sa partie. — Cosme donnait alors pleine eau â ses sujets, car il était avant tout ennemi du repos, et qu'il travaillât ou s'amusât, il avait toujout bi soin de s'occuper a quelque chose. — C étail a la fois le plus grand chasseur, le meilleur fauconnier, et le pêcheur le plus habile de son royaume. .Mats il fut forcé de renoncer de bonne heure a ces exercices, ayant été atte a l'âge de il ans.
qu'il y avait à la fois dans Cosme Ier de l'Auguste et du Tibère.
Maintenant revenons à la salle du Palais-Vieux, dont cette igraphie nous a écarté, et qui est la même, s il faut en croire les traditions, dans laquelle s'accomplit l'étrange si eue du viol d'Isabelle.
Le tableau, non pas le plus remarquable au point de vue de l'art, mais le plus extraordinaire certainement comme fait enregistré, est le tableau de Ligozzi, représentant la réception faite par Boniface VIII à douze ambassadeurs de douze puissances, qui se trouvèrent tous être Florentins. tant le génie politique de la Magnifique république était au xiii° et au xiv' siècle incontesté dans le monde.
Ces douze ambassadeurs étaient :
Mu. i.ito l'ianzezi. pour le roi de France.
ino de Vicchio, pour le roi d'Angleterre. Ranieri I.angru. pour le roi de Bohème. Vermiglio Alfani, pour le roi des Germains. Simone Rossi, pour la Rascia.
Bernardo Ervai, pour le seigneur de Vérone Guiscardo Bas t ai, pour le kan de Tartarie. Mamio Fronte, pour le roi de Xaples.
Guido Tabanca, pour le roi de Sicile. Lapo Farinata des Uberti, pour Pise.
Gino de Diéiaselvi. pour le seigneur de Camerino. Et enfin Bencivenni Folchi, pour le grand-maître de l'hôpital de Jérusalem.
Ce fut cette réunion étrange qui fit dire a Boniface VIII qu'un cinquième élément venait de se mêler au monde, et que les Florentins étaient ce cinquième élément.
Les fresques gigantesques qui couvrent les murs, ainsi que tous les tableaux du plafond, sont de Vasari. Les lresques représentent les guerres des Florentins contre Sienne et contre Pise. C'est pour l'exécution de ces dernières que Michel-Ange avait préparé ces beaux cartons qui s'égarèrent sans que l'on sût jamais ce qu ils étaient devenus.
Dans les autres chambres du palais, qui sont les chambres d'habitation, on trouve aussi en nombre considérable des peintures de la même époque à peu près. I! faut excepter une charmante petite chapelle de Rodolfo Ghirlandajo, qui fait, par son exécution serrée et religieuse, une opposition étrange avec cette peinture facile et païenne, du commencement de la décadence.
Tout bouleversé qu'il a été par les arrangemens de ii l", le Palais-Vieux conserve encore matériellement avenir de la république: c'est la tour de la Barberia, où fut enfermé Cosme l'Ancien, et à la porte de laquelle, un demi-siècle plus tard, lors de la conspiration des Pazzi, le brave gonfalonier César Petrucci monta la garde avec une broche.
Ce fut dans cette tour, aujourd'hui séparée en bûcher et changée en garde-robe, que COsme l'Ancien passa, certes, les quatre plus mauvais jours de sa longue vie. Pendant ces quatre jours, la crainte d'être empoisonné par ses ennemis l'empêcha de prendre aucune nourriture
Car, dit Machiavel, beaucoup voulaient qu'il fût envoyé en exil : mais beaucoup voulaient aussi qu'on le fit mourir, taii'li i este se taisait ou par compassion ou par
lune Ces derniers, en ne prenant aucun parti, empêchaient que rien ne se conclût. Pendant ce temps, Cosme avait été entérine dans une tour du palais et donné en garde a un geôlier: et, comme du lieu où il était enfermé, ce grand
i ' ut le bruit des armes qui se faisait sur la
place, et le tintement éternel du beffroi qui appelait le peuple a la balie. il craignait â la fois, ou qu'on le fit mourir publiquement, ou bien plutôt encore qu'on ne le il dans l'ombre. C'est pourquoi, s arrêtant surtout a ce dernier soupçon, il fut quatre jours sans prendre aucune
nourriture, si ce n'est un peu de pain qu'il avait apporté avec lui Alors, s'apercevant des craintes de son prisonnier, Olier, qui venait de lui servir son dîner que depuis quatre jours il emportait intact, * ipprocha de lui, et le regarda en secouant tristement la tête Tu doutes de
•sme, lui dit-il. tu crains d être empoisonné, et dans cette crainte, tu te laisses mourir de faim. C'est me faire peu d'honneur que de croire que je veuille prêter les mains a une pareille infamie. Je ne pense pas qu ioit séri u-
sèment menacée, car, crois-moi, tu as force amis dans ce palais et au dehors; mais, quand tu aurais a la perdre, demeure tranquille a mon égard, car. je te le jure, il te faudra, pour te l'ôter, un autre ministère que le mien. Je ne rougirai jamais mes mains du sang de personne, et encore moins du tien : jamais tu ne m'as fait aucune ofdoi mange, et garde-toi vivant peur tes amis et pour la patrie. Au reste, pour te rassurer mieux fais-moi chaque jour l'honneur de m 'admettre a ta table, et je mangerai le premier de tout ce que tu mangeras
A i es paroles, Cosme se sentit tout réconforté, et se jetant au cou de son geôlier, il l'embrassa en pleurant, en lui jurant une reconnais-.; rnelle, et eu lui promettant
de se souvenir de lui si jamais [a fortune lui en fournissait i'occasion en redeveit son amie.
Machiavel oublie de dire si. dans les temps heureux, i osme se souvint de cette pi me aux jours de l'in-
fortune.
Le nom de ce geôlier, qui. comme on le voit, laisse bien loin derrière lui tous les geôliers sensibles et honnêtes de messieurs Caigniez, Guilbert de Pixêrécourt et Victor Ducange, était Federigo Malavoln
Avis à la postérité, qui, n'étant pas chargée de geôliers, peut donner une bonne place u celui-ci !