‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 61 sur 283 · L:l " " qu'habita Améric Vespuce fait partie du cou · texte numérisé non relu

L:l " " qu'habita Améric Vespuce fait partie du cou

iliers de Saint-Jean-de-Dleu Cette inscrip- 'i a façade, perpétue la mémoire de l'heureux rii i de Colomb :

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Impliflcatori orbis (errarum

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Cratr mémorise eav

A. s. Cl.) i.j i CXIX.

Les anciens avaient deviné I in ue Si au dai

Médée, prophétise sa découverte de la a et la plus précise :

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Dante en parle dans le Purgatoire

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Améric Vespuce naquit le 9 mars 1451; il étudia les let-

très sous son e paternel Georges-Ant Vespucci,

qui, plus tard, se lit moine dominicain, et habita le couvent

'll' N- -Marc en même temps que Savonasole. A l'âge

de seize ans il entra, selon l'usage florentin, et comme c'était particulièrement l'habitude dans sa famille qui s'était enrichie ainsi, dans le commerce maritime.

Améric Vespuce naviguait déjà depuis dix-sept ans, et il s'était fait une certaine réputation d'habileté et d'audace, surtout en Espagne, pays avec lequel ses relations commerciales le mettaient en rapport, lorsque la nouvelle parvint en Europe que, le 12 octobre 149-2, le Génois Christophe Colomb avait trouvé un nouveau monde.

Cette nouvelle redoubla l'ardeur aventureuse d'Amêric ; il alla trouver Ferdinand et Isabelle, les protecteurs de sou devancier, et obtient d'eux un vaisseau.

Le 10 mai 1497, c'est-à-dire cinq ans après la découverte des îles de la Tortue et de Saint-Domingue, Améric Vespuce partit de Cadix pour les îles Fortunées, et, dirigeant sa proue vers l'occident, après trente-sept jours de traversée, il découvrit une terre inconnue: c'était le grand continent auquel il devait donner son nom.

Ce fut une grande joie a Florence lorsqu'on apprit cette nouvelle ; la république lui décréta les lumières (1) publiques pendant trois jours et trois nuits.

Améric fit, au service du roi Emmanuel de Portugal, trois autres voyages dans le Nouveau-Monde, dont, ainsi que du premier, il écrivit la relation. Plusieurs copies de ces voyages furent envoyées par lui à Pierre Soderini. gonfalonier perpétuel de Florence, qui en lit faire de nouvelles copies et les répandit dans toute la Toscane : de là l'immense poularité d'Amêric Vespuce, et le triomphe de son nom sur celui de Colomb.

Ce triomphe parut si injuste au conseil royal des Indes, qu'en 150.S il décréta que le nouveau continent s'appellerait Colombie ; mais il était déjà trop tard, le nom d'Amérique avait prévalu.

Le dernier voyage du navigateur florentin eut lieu vers 1512; puis, ce voyage achevé, il revint à Lisbonne, où il mourut comblé de richesses et de gloire.

Colomb, déshérité de son sublime parrainage, avait passé une partie de sa vie en prison et était mort dans la misère.

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