I.\ Yll.I.A PAIM1EBI
Cet événement décida de la voci le Michel \uge. Dès
alors il abandonna à peu près la pei iture pour la sculpture; et cependan déj on peinture deux étranges succès
pour un enfant de son âge
i cl, le même uni lui avait procuré
d> - liteaux, lui avait [al i leau d une estampe de Martin
; elle repn i s di ibles qui. pour induire
saint Antoine au péché, l'assommaient de ps de bâton.
i alors l'idée de taire un tableau de cette
d'entourer le saint tle démon la forme
de quadrupèdes .ai de poissons; mai:, a ne voulut ébaucher i de ces monstres sans avoir primitivement étudié la les différentes parties donl leur corps se
ait. En conséquence, il allait tous les jours aux rie? ou au marché, dessinant d'après nature les ani- | maux dont il voulait donner la ressemblance a ses diables, i et in- commençant rien de l'œuvre définitive que sur des ] eamiisses parfaitement étudiées.
Le tableau fini, lenlant le porta riiez fihirlandajo, qui j lut étonné de cette admirable reproduction de la nature, | et qui demanda à son élève comment il en était arrivé là. Celui-ci lui montra toutes ses études, lui apporta toutes ses ses ; Ghirland iji les regarda les unes après les autres, puis, secouant la tête avec un mouvement où perçait quelque peu d'envie :
— Ce jeune homme, murmura-t-il en se retirant, sera un jour notre maître à tous.
Un autre jour, un peintre donne à Michel-Ange une tête à copier ; c'était une tête d'un des maîtres du siècle passé, on ne sait lequel, mais d'un maître enfin. L'enfant se met à l'œuvre, et rend au peintre, au lieu de l'original, la copie qu'il a eu le soin de noircir a la fumée. Le peintre ne voit ; nce, et demande alors a voir la copie. Michel-Ange éclate de. rire : en croyant faire un tour d'écolier, il avait fait un tour de maître.
Mais, comme nous l'avons dit, le jeune Michel-Ange est tout à la sculpture. Sur le conseil de Politien, il fait le Combat des Centaures, dont' la vue, soixante-dix ans plus tard, devait lui faire regretter tout le temps qu'il avait perdu à la peinture; il sculpte le grand crucifix de bois de San-Spirito ; il achève l'autel de Saint-Dominique, commencé par Jean de Pise : il fait un Amour endormi, qu'il envoie à Home et vend pour antique; il exécute pour Giacomo Galli le Bacchus qui est à celle heure à la galerie de Florence : puis, enfin, compose et taille, pour le cardinal de Saint-Denis, le fameux groupe de la Piété qui se trouve aujourd'hui dans ta première chapelle à droite en entrant à Saint-Pierre.
Ici s'arrête la première période de sa vie d'artiste- Pendant les dix ans qui viennent de s'écouler Laurent k i igninqtie est mort; Pierre de Médicis, son fils, a été 1 ' : i ait conquis Naples : César P.orgia s'est
emparé de la Romagne, et Savonarole a été brûlé.
Michel-Ange a essayé du doux, du gracieux et du tendre, il va passer au terrible.
La premè ' de cette nouvelle période est le David
de la place du Palais-Vieux: il la tire, comme nous l'avons dit, d'un bloc de marbre oublié .depuis longtemps, ébauché par un autre, auquel personne ne songeait, qu'il relève, qu'il taille, qu'il la statue n'est pas un chef-d'œuvre,
mais le tour de force n'en est pas moins grand.
Après le David, vient un bas-relief en bronze qu'il exécute pour des marchands flamands, et qui arrive à bon port à lupe de David et Goliath, qu'on envoie en France 61 qui se perd dans le voyage; enfin, le fameux i de i ri I Pis ni, volé pa c Baccio B mdinelli aux par toute l'Italie. e1 disparaît
sans qu'il en reste aujourd'hui autre chose que la gravure d'un de ses fragmens, exécutée par Marc-Antoine. C'est alors que Jules II le fait venir à Rome et lui comson tombeau. Michel-Ange en fait aussitôt le plan; ce sera un parallélogramme de trente pieds de long sur huit de large, et ses quatre : iront quarante statues, sans
comi' liefs.
Jules II lui ouvre son trésor, lui donne un vaisseau, lui ire, Trois moi- après, la place Saint-Pierre est Qbrée d'une montagne 'h marbre Tomes les églises de ]; op pi pareil tombi
ni SainUlean-de-Lii i au ni Sa
i i l'une main
' COUpoIi de l'autre il taille \
, alors que et lotie gigantesque commence a in-
.innii r avec Jules II,
comme l'étaient alors les artistes de premier ordre; il lui
insinue que faire faire .son tombeau porte malheur, et que,
le tombeau titu. Dieu, pour le, punir de son grand orgueil,
i d ■ s'y coin lier I.a figure du
mbeau i Iules II i Ta .jamais ievéi. pape avait ordonné a Michel-Ange de ne s'adresser qu'à
lui lorsqu'il aurait besoin d'argent, tm jour qu'un nouveau chargement de marbres viej quer sut m ce gau
rhe du Tibre. Michel a i \ : ican pour réclamer
le salaire de ses mariniers Pour la première toi depuis qu'il est a Rome, on lui dit qui n r-: p
slble. L'ordre pouvait être général ifichel inge a insiste pas.
Quelques jours après, Michel-Ange se présente de nouveau ni palais: même réponse de la part de i imtssier. Un cardm.il qui en sortait, et qui connaissait I ges du
grand sculpteur, s'étonne et demande a l'homme a la chaîne s'il ne connaît pas Michel-Ange:
— C'est justement parce que je le connais, répond 1 huissier, que je ne le laisse point passer.
— Comment cela? s'écrie Michel-Ange étonné. L'huissier ne répond pas. Mais sur ces entrefaites Bramante se présente et est introduit.
— C'est bien, dit Michel-Ange, vous direz au pape que si désormais il désire me voir il m'enverra chercher.
Michel-Ange revient chez lui, vend ses meubles, prend un cheval de poste, court sans s'arrêter, et arrive au bout de douze heures à Pogglbonzi, village situé hors des frontières pontificales.
Jules II a appris sa fuite, c est alors qu'il comprend l'homme qu'il perd. Cinq courriers sont expédiés de demiheure en demi-heure sur h lu fugitif, avec ordre de ramener Michel-Ange mort ou vif. Ces cinq courriers rejoignent celui qu'ils poursuivent I l; mais Poggibonzi est toscan ; le pouvoir pontifical expire à Radicotanl ; Michel-Ange tire son épée, et les cinq courriers reviennent à Rome annoncer qu'ils n'ont pu rejoindre Michel-Ange.
Alors Jules II en fait une affaire de puissance a puissance : Florence rendra Michel-Ange à Rome, ou Rome fera la mu ne a Florence. Jules II était un de ces pontifes qui dominent à la fois par l'épée et par la parole. Le gonfalonier Soderini fait venir Michel-Ange.
— Tu t'es conduit avec le pape, lui dit-il, comme ne l'aurait pas fait un ce de France. Nous ne voulons pas entreprendre une guerre pour toi ainsi prépare-toi à partir.
— C'est bien, répond Michel-Ange. Soliman m'attend pour jeter un pont sur la Corne d'Or, et je pars, mais pour Constant inople.
Mn bel-Ange revient chez lui ; mais à peine y est-il que Soderini arrive. Le gonfalonier supplie l'artiste de ne pas brouiller la. république avec Jules II. Si l'artiste craint quelque chose pour sa liberté ou pour sa vie, la république lui donnera le titre d ambassadeur.
Enfin Michel-Ange pardonne et va rejoindre Jules II à Bologne qu'il vient de prendre.
— Je te charge de faire mon portrait, lui dit Jules II en l'apercevant ; il s'agit de couler en bronze une statue colossale qui sera placée sur le portail de 'trône. Voilà mille ducats pour les premiers frais.
— Dans que! acte Votre Sainteté veut-elle être représentée? demanda Michel-Ange.
— Donnant la bénédiction, dit le pape.
— Bien, voilà pour la main droite, dit Michel-Ange; mais que mettrons-nous dans la main gauche? Un livre?
— Un livre ! un livre ! s'écria Jules II, est-ce que je m'entends aux lettres, moi? Non, pas un livre, morbleu l une épée.
Seize mois après, la statue était sur son piédestal. Jules II vint la voir.
— Dis donc, demanda-t-11 en indiquant à l'artiste le mouvement du bras droit qui était un peu trop prononcé, donnet-elle la bénédiction ou la malédiction, ta statue?
— Toutes deux, répondit Michel-Ange; elle pardonne le passé, elle menace l'avenir.
Bravo : du. Jules II : j'aime qu'on me comprenne. Malgré la menace de la statue, elle fut renversée dans et mise en morceaux ; la tète seule pesait six cents livres, et elle avait coûté 5.000 ducats d'or.
Alphonse de Ferrare en acheta les débris, et en fit fondre une pièce de canon qu'il appela la Julia,
Jules II ramena Michel-Ange à Rome; il lui promettait des travaux immenses: Michel-Ange crut qu'il s'agissait de finir le tombeau et le suivit.
En son absence. Bramante avait fait vetr
l n jour Jules M appela Michel Inge Ci pu s doux mois
lit ses ordres; .Michel Vnge accourut.
— Viens, lui dit le pape.
n le conduisit a la chapelle si rttne
— Il faut me couvrir cette I ' peintures; voila les travaux que je i ills.
— Mais, s'écria Mien nas Peintre, je suis sculpteur
— Un homme comme toi d veut être, dit
Jules II.
Raphaël et non la mienne. Don
Q ,ntt I moi un,
oller.
— Tu feras ceci ou tu ne feras rien, dit Jules II avec sa brusquerie ordinaire.
Et il se retira, laissant Michel-Ange anéanti.
La partie était bien engagée par -es ennemis, et Michel- Ange i connut l'adresse Se Bramante. Ou Michel-Ange acceptait, ou .Michel-Ange refusait s il refusait, il s'aliénait a tout jamais le pape; s'il acceptait, il luttait dans un art qui n était pas le sien avec le roi de cet art. avec Raphaël :
Mais Michel-Ange était un lutteur. Il lui fallait l'infini à combattre, l'impossible à vaincre.
— C'est bien, dit-il; je ne cherchais pas Raphaël; mais, puisqu il s'attaque à mol, je l'écraserai comme un entant.
Il alla trouver Jules II.
— Je suis prêt, dit-il.
— Que me peu. demanda le pape.
— Je n'en sais rien encore, ré] hel-Angc.
— Et quand commet! i as-tu?
— Demain.
— As-tu quelque! - peint a fresque.'
— Jai
Dix-huit mois après la voûte était achevée. Vingt fols pendant le travail l'impatient Jules II était monté sur 1 échafaud de l'artiste, et chaque fois il était redescendu plus émerveillé.
La voûte fut découverte, et Rome entière s'inclina devant la terrible merveille.
Le jour de la Toussaint 1511, le pape dit la messe sous cette admirable voûte.
it i Michel-Ange, pendant ces dix-huit mois ses yeux
s étaient tellement habitués a regarder au-dessus de sa tête,
Ing ii.i H i ; i'- i i'n en les ram la terre.
u i- il reçut une lettre et ne put la lire qu'en la tenant
élevée : il crut qu'il allait devenir aveugle.
Jules II mourut, laissant à doux cardinaux le soin de faire élever son tombeau. Michel-Ange se brouilla avec Léon X et revint à Florence. Pendant neuf ans il ne toucha ni un ciseau ni une palette: le peintre-sculpteur s'était fait poète. C'est de cette époque que datent les deux ou trois volumes de vers que fit Michel-Ange.
Sur i \ mourut empoisonné. Adrien IV
lui succéda n n y avail rien a faire avec un pareil pape, qui avait ordonné de briser l'Apollon du Belvédère qu'il prenait pour une idole.
mis étaient trop artistes pour garder un pareil au bout d'un an il fut un peu empoisonné, et. il en mourut tout a fait.
Clément VII lui succéda.
La race des Médi limait dans trois bâtards : Alexan-
dre, h i I meut VII.
pn ■ l'éb Mon de I lément V 1 1 pour se ré-
volter p la forme du nt : le gon-
i proposa pour mettre un erme aux ambitions liu-
■ mmi i fésus-Chri r n re i irul u rui In,
• • Jésus-Chris! i"t élu, après une vit Ion, à une
uante voix Il avait eu vin mtraii
Par une contradiction étrange, Clément \n ne voulut pas ection pap lut de détrôner le
os les Allemands héi i il put
trouver, en fit une aimée, et poussa cette armée Florence.
marge de fortifier sa ville natale. m ont :i ii . système de murailles
user tacl Ique avec le dut Uphon
d ma au moment où
i le print ■ le pi léclara a l'ar-
gu'il éta
— Mais |f, pUii an Michel-Ange.
— San- o
— Ma
— Dos plni eaux et toile, i \nge.
El il fit le tabli
Au bout de ou/o m. | fut prise. Quel-
lours avant la i g i renant
qu'il n y aurait pas d< iont le génie
ouvrir une iut Tenl 12.000
i vi fni nommé dut i mme a
peu t il ré-
Mlché) Vnge à la république de Venlsi oui le lui la à Michel-An i ipoiie
o Michel-Ange les exéi uta.
tt ■ dit dire que le dm '.
ns un rendez-vous d amour par
u ihre.
: d'Alexandre VI ; c'était à peu pri - comm d Tibère eût hérité de Callgnla.
Pendant ce temps Clément VII était mort et Paul III était
sur le tarone.
Huit jours après son exaltation, le nouveau pape envoya lei Mil bel-Ange.
— Buonarotti, lui dit-Il, je veuj tout ton temps; combien l'estimes-tu? parle, ie te le payerai.
— Mou temps n est pas t moi, répondit Michel-Ange. J'ai signe avec le duo dlrbin un traité par lequel je m'engage
miner avant toute hos le Tombeau de Jules II il faut que je l'exéi
— (.miment I s'écria Paul III il y a vingt ans que je désire être pape rien que pour te faire travailler pour moi seul et maintenant que tu travaillerais pour un'
"M pa< nu est 1 ntrat. que je le déchire?
— Déchirez, dit M nais je préviens Votre Sainteté que je me retire à Gènes. Je ne veux pas mourir insolvable envers le cadavre du seul pape qui m'ait aimé.
— Eh bien! dit Paul m, je prends sur moi d'obtenir que
il Orbin se intente de trois statue-, et je te ferai
r de ta promesse par lui-m
Michel-Ang< se faisait vieux, et en se faisant vieux de-
tdent. n < onnaissait la co - pour
il consentit à tout ce que ni m.
Le lendemain du jour où il avait donné son consentement!
■ Islte À te il se nt montrer L< - statues du oies il :
était a. Levée, ciétait le Moïse; deux autres étaient nées seulement.
Puis il voulut voir le carton du Jugement dernier, l'n mois après l'échafaud de l'artiste était de nouveau dressé dans la chapelle Sixtine.
Michel-Ange fut six ans à peindre le Jugement dernier. C est à lui ete la seconde pério i -, je de
Michel-Ange; période qui embrasse près d'un demi-siècle. C'est l'âge viril de son talent ; c'est l'intervalle il :i fait ses plus bell s, ses pins
plus belles peintures. Il lui reste à conquérir sa place d'architecte.
; i tout i qu'il a vu de
grand est t rr de lui: l'Italie marche à sa déca-
Jules ii : - morl i n .13 Bramante en 151
20, Léon X en 1521, Clément VII en 1534: enfin Antoine de San-Gallo vient de mourir en 1540 Michel-Ange, comme une ruine d'ui est seul maintenant
■le ses enio m
vainqueur di s homn
mois sa victoire est triste comme une défaite; rivaux, le géant a pt On trouva un jour Michel-Ange tom en on lui
la ee qu'il pli i
— Je pleure, répondit-il, Bramante et Raphaël. Sain
poli Mil ni ! I hésitait Paul m • ■
ei le supplia au 1:
terre ce fardeau qu'elle refusait de porter.
- il nt un nouveau modèle de Saint-Pierre. Ce modèle
Il avait fallu quatre ans à San-Gallo pour faire le et il avait coûté pies ,], so.OOO lli
Paul III fit un ivolr absolu sur Saint-Pierre.
■ deux . ents millloi
u Michel- Ange avait lufes
voulol bel Ange cette même
il avait ; mats i n pour paraître devant le nouveau i Michel Ancre monta m Vatican: il trouva un tribunal ir le juger
— Michel-Ange, dit Jules III, nous t avons fait venli que tu repi.i
Questionnez ge.
— Les intendant de Saint-Pierre prétend' nt que :
ure lequel de ces imbéciles a dit cela? ' vant.
— Eh bien • monseigneur, .lit Michel
r îoi ii t vers le cardinal, qui ' -niiez
m outre la fenêtre que le viens de faire exé trier il y la voûte, et que par on. nt il ta l - plus clair dans l'église qu'il ie fait
mainleo
Hors pourquoi ne nous nvez-vons pas dit cela? reprit Mu. . i ceri ino
— r ne suis ... nimuniquer nos plnns
aucun autre répondit Michel-Ange. Votre offaire est de garantir von. les voleurs et de m'en
n demande: la mienne est de bâtir l'église, ournant vers i ■ pape :
oit l'.-re lui dlt-11, vous s;ive7 que 1
IA VILI.A PALMIEHI
dition en acceptant la direction de Saint-Pierre a été que je ne toucherais aucun traitement. Voyez quelles sont mes récompenses; si les persécutions que j'éprouve ne servent pas au salut de mon âme. convenez que je suis un grand fou de continuer une pareille besogne.
— Venez ici, mon fils, dit Jules III en se levant. Michel-Ange alla au pape et s'agenouilla devant lui.
Jules m lui imposa les mains.
— Mon fils, lui dit le pape, elles ne seront perdues ni pour votre âme ni pour votre corps; fiez-vous en à Dieu et | moi.
n ce jour, le crédit de Michel-Ange fut inébranlable.
Jules III mourut. Paul IV monta sur le trône pontifical.
La première idée du nouveau pape fut de faire gratter le Jugement dernier, dont les nus le révoltaient. Heureusement on fit entendre raison a Paul IV : il se contenta de faire demander à -Michel-Ange de les voiler. — Allez dire au pape, ut. l'artiste, qui! s'occupe un peu moins de réformer les peintures, ce qui se fait aisément; et un peu plus de réformer les hommes, ce qui est plus difficile.
Michel-Ange poursuivit son œuvre gigantesque pendant dix-sept ans. Pendant dix-sept ans toutes '.es facultés de cet immense génie furent, concentrées sur un seul point, il est rrai que ce point était Saint-Pierre.
Le 17 février 1563, MicTTel-Ange mourut, laissant pour tout testament ces trois lignes
« Je lègue mon âme à Dieu, mon corps a la terre, et mes biens à mes plus proches parens. »
Il était âgé de quatre-vingt-huit ans onze mois et quinze jours.
Sa maison est a Florence ; non pas la maison où il est né. non pas la maison où il est mort, mais la maison dans Laquelle il se réfugiait à chaque persécution nouvelle: la maison qui conserve ses ciseaux et sa palette, son maillet et -es pinceaux; la maison enfin où le visita Vittoria Colonna, cette autre Iiéatrix de cet autre Dante-
i tte maison, dont Michel-Ange a fait un temple et. dont -< endans ont fait un musée, est située via Ghibellina.
Elle est habitée par le cavalier Cosme Buonarotti, prési- Ben.1 del magistralo supremo de Florence.