I PII
aroisl et je lavais soupçonné i...
quelle était merveilleusement servie, ma petite tâtonnaient le pn i au milieu d'une mim à faire honte a un bifteck
i n attention. Il se
lie:
pas Ue pareil pour tout le monde, me dit-il.
i ne que ce blfte — Du lilet d'ours : rien que cela !
.1 aurais autant aimé qu il me laissât croire que c'était bœuf.
ùement ce mets oui me rap
pelait ces malheureuses bètes que. tout petit, j'avais vue-,
une haine au nez et un hommi de la il. aine, danser lourdement, à cheval
sur u' urne ini de Virgile; J'entendais le
bruit : tmbour sur lequel l'homme nappait, le son
aigu du flageolet dans lequel il souillait; et tout cela ne
que j'avais devant
' ithie bien d J'avais pris le
a lette, et j'avais senti, à la manière triom-
plantée, qu il possédait
au moins ci qualité qui devait rendre les moutons de
m malheureux. < ependanl j'hésitais
muant sur le* deux faces ris-
nie mon hôte, qui nie regardait sans rien comprendre à mon hésitation, me détermina par un dernier et vous /n'en titrez Aet nouvellet.
i rros comme une olive,
je l'imprégnai u autant de beurre qu'il était capable d'en r, et, en écartant mes lèvres, je le portai à mes ii mauvaise honte que dan- l'espoir de valDcri Mon hôte, debout derrière mol,
suivait tous mes mouvements, avec l'impatience Menvellfalt un bonheur Ue la surprise rouver La mienne fut grande, je l'avoue. i . oup manifester m lignais de ni vire trom cernent
1 ' n di lible a i" u près du pre- ■ m me route avec les mêmes [ua i .mm d de l'ours? dis-Je.
P i .. nneur.
Eh bii -nt.
\u même instant, on appela à la - ble mon di-
gne hoi., qui, rassuré par la certitude que J'avais fait mets favori, me laissa en lète-.l-tète avec mon blfti i' quarts avaienl déjà disparu lors-
qu'il revint, et. i i convers i l'avait in-
mpue
1 esl me l'animal auquel vous avez affaire
une fameuse h>
i d un signe de tète
Beau i
m i oup de dent ■ n sans peine. Je vous en réponds.
Te crois bien.
r morceau à ma
ur qui l'a tué Le morceau me si rtll de la bouche comme repoussé par -ort
emporte l dls-Je en nie retournant le pai Mes plaisanteries à un homme
qui dtl
'isleur. c'est vrai comme Je vous
mon estomac se retourner.
■ ■ i .u pauvre paysan du vil i ours, dont n ne ez la sur votre pendant il - adressait de préférence 1 crassanes Qui .
■ qu'il .oites-
le Foui > .. malhi ur. les
n i . ut d'abord que dans son :
ins la monl l lens, dit-il,
i Dlj ml
mil n'aurait ,,,1- le temps ■ entn oi Ire
EN SUISSE
n'ayant plus qu'une espérance, g pour ses poires
et non pour lui que l'ours venait. Effectivement, ranimai parut presque aussitôt au coin du verger, s'avança en droite ligne vers le poirier en question, passa a dix pas Ce Guillaume, monta lestement sur l'arb les branches
craquaient eous le poids de son y faire
une consommation telle, qu'il étai i que deux visites
pareilles rendraient la troisième inutile. Lorsqu'il fut rassasie, l'ours descendit lentement, comme s il avait du regret d'en laisser, repassa près de notre chasseur, a qui le fusil chargé de sel ne pouvait pas être dans cette circonstance d'une grande utilité, et se retira Iran. nullement dans la
« — Tu sais que je suis bon enfant, reprit Fra c'était le nom du voisii m, si ni veux, à nous deux
l'ours ; deux hommes valent mieux qu'un.
« — C est selon, dit Guillaume.
« Et il continua de scier son troisième lingot.
« — Tiens, continua François, je te laisserai la peau a loi tout seul, et nous ne partagerons que la prime (1) et la
« — J'aime mieux tout, dit Guillaume . — Mais lu ne peux pas m'empêcher de chercher ls> de l'ours dans la montagne, et, si je la trouve, de m» . ffût sur son passage.
11 le trouva occupé à scier en lingots les eenls d'une fourche.
montagne. Tout cela avait duré une heure, à peu près, pendant laquelle le temps avait paru plus long a 1 homme qu'à l'ours. Cependant, l'homme était un brave, et il avait dit tout bas en voyant l'ours s'en aller :
« — C'est bon, va-t'en ; mais ça ne se passera pas comme ça. ; nous nous reverrons.
« Le lendemain, un de ses voisins, qui le vint visiter, le trouva occupé à scier en lingots lés dénis d'une fourche.
« — Qu est-ce que tu fais donc là ? lui dit-il.
- — Je m'amuse, répondit Guillaume.
« Le voisin prit les morceaux de fer. les tourna et les retourna dans sa main en homme qui s'y connaît, et, après avoir réfléchi un instant :
« — Tiens, Guillaume, dit-il, si tu veux être franc, tu avoueras que ces petits chiffons de fer sont destinés à percer une peau plus dure que celle d'un chamois.
« — Peut-être, répondit Guillaume.
« — Tu es libre.
•• Et Guillaume, qui avait achevé de scier se* trois ! se mit, en sifflant, à mesurer une charge de poudre double de celle que l'on met ordinairement dans une carabine.
— Il parait que tu prendras ton fusil Je munition? dit François.
.. — Un peu! trois lingots de fer sont plus sûrs qu'une balle de plomb.
« — Cela gâte la peau.
« — Cela tue plus rolde
« — Et quand comptes-tu faire ta chasse?
« — Je te dirai cela dei l
« — Une dernière fois, tu ne veux pas?
« — !S'on.
,, je ;e préviens que ie vais chercher la trace.
i [ «• gouvernement accorde une prime de quatre-vingts francs par
chai) '• I
RI DUMAS II LUSTRÉ
m I .:. <uin île
aper- :ne assis ou veau.
i trouvé
- de faire a
une.
anl-hier, continua
la tr.,
ce pauvre Guillaume? Je le vols
■ ant sa maison, les bras croises,
ii quand je pense
r ce récit qui réveil • ur
; ii i atn ne peut rien dire
i lulllatuM '!
temnie le vit prendre son
roulpr 111 -ortir
h il allait . ..ir Guillaume n'était
une femme.
côté, avall véritablement trouvé la
Il l'avait pi au moment ou elle
nliaume, et. n'ayant pas 1*»
l'affat *ur les ■■ -in. il
ns 'lui eM .1 mi-cote de la
di Q
imme la l H vit sortir celui-ci
■ i n t avait roulé .1. : e jus-
'■■ arrêta, regarda autour de lui
'■ roula son
•ivcillirr .|
ne, *e confoi lement
i conteur de «on me fi Vlmn
ii'll était i distinguer Dm quart rt*hei i
i nfln un rnijl*semcnt prorinq minutes aprê* François l'api UT ru- <olt qu'il .
•'le II av:i ' un circuit, et au Heu l'arriver la «Mlle Imite, hors de i .
' ' ',, rusii de
ce au II ne
lit venu inietter
lui t. ours
irais, paru- ianorer la
liemin pattes
mil i brilla
r-re retentit
ment
Mit le
mine et.iit arme.
non de la isqu'il s'arrêta tout à coup,
i bruyamment le vent qui venait du côte du village, poussa un rugissement terrible et rentra dans le verger. Prends garde à toi, Guillaume.
i i a la poursuite de l'ours et oubliant i qu'à son ami: iar il \u bien que, si Guillaume n'avait pas eu le temps de îLviiarger son iusil. 11 était perdu ; 1 ours l'avait éveuté.
. 11 n'avait pas fait dix pas. qu'il entendit un cri Celuilà, c'était un cri humain, un cri de terreur et d'agon.. a la fols; un cri dans lequel ceint oui le poussai! avait rassemblé toutes les forces de sa poitrine, tou
m s- aux hommes:
. Puis rien, pas même une plainte ne succéda au crJ .le Guillaume. . François ne courait pas, il volait ; la pente du terrain tait sa course. Au fur et .i mesure qu'il approchait, U distinguait plus clairement la monstrueuse bête qui se mouvait dans l'ombre, foulant aux pieds le corps de Guillaume et le déchirant par lambeaux.
j à quatre pas deux, et l'ouï acharné sa proie, Qu'il n'avait pas paru l'apercevoir, u i de peur de tuer Guillaume 11 i.as
car H tremblait tellement, qu'il n'était plu* soi
us 11 ramassa une p |eta ,i L'ours,
aimai ma furieux i nouvel ennemi:
Si près l'un de l'autre qui l'ours se dressa sur les de derrière pour l'étouffer; François le sentit bourrer av. mil le canon de sa carabine. Machi-
lya le doigt sur la gâchette : le coup i l ■ ors tomba à la renverse': la balle lui avait traversé - la colonne vertébrale
allier en hurlant sur mu et courut a Guillaume. Ce n'était pin* un homme, plu* même un cadavre. C'étaient de* os et de la chair meurtrie, la tête avait été dévorée presque i
Hors, comme il vit. au mouvement des lumières qui ■o -.'e*. que plusieurs nabltan liés il appela à plusieurs n Quelqui - pa> -mi* ai - .uni. s. cai ■ ntendu les cris el le* coups
de feu ' -m le \ lllag« tut as.
une
Se ' - vint ave. les antres O fui une scène norrt-
Ix .in ■ étalent là pleuraient comme des enfants. la ns lonte la vallée du Khone. une quête qui • it cents francs François lui a!
donna sa prime, ni vendre" chair
de i ours Knfin chacun s'empressa de 1 aider et de la selon» le* aubergistes ont même consenti a ouvrir iiption et si monsieur veut y mettre *..n nom — Je crois bien I donne? vite
i- \ ■ rire mon nom pi d •■ mon offrande,
lorsqu'un **** gaillard blond, de moyenne taili
i devait me conduire le lendemain i Cha et qui venait me demander l'heure du le mode du voyage Ma réponse fut aussi courte que pn \ i Inq heure* ,|,i matin et â pied.
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urne une horloge \ i
■'■■ mil versions h li \i.
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i porte di iterni
in village,
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! par le val et va se Jeter d ins le
n'était plus qu'A trei i s» heurt
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11 ■ "n V.l.i.nn .pli \p i,.,,,!,,. ,pie
Il Rliêne
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EN SUISSE
Rhône, entre Mai a, ] -que aussitôt nous
quittâmes la route, et nous primes un sentier iiui s'enfonvait dans la vallée en s'appuyant a droite sur le versant oriental de la montagne.
Lorsque nous eûmes lait une demi-lieue, à peu près, mon guide m'invita a me retourner et â remarquer le paysage qui se déroulait sous nos yeux.
Je compris alors, â la première vue, quelle importance politique César devait attacher à la possession de Martigny, ou pour me servir du nom qu'il lui donne dans ses Commentaires. d'Octodure. Placée comme elle l'est, cette ville devait devenir le centre de ses opérations sur 1 Helvétie. par la vallée de Tarnade ; sur les Gaules, par le chemin que nous suivions et qui mène à la Savoie; enfin sur 1 Italie, par VOstiolum motitls Joris. aujourd'hui le grand Saint- Bernard, où il avait fait tracer une voie romaine qui allait de Milan a Mayence.
Nous nous trouvions au centre de ces quatre chemins, et nous pouvions les voir Tuir chacun de leur côté, en les suivant plus ou moins longtemps des yeux, selon que nous le permettaient les accidents fantasques de la grande chaîne des Alpes, au milieu de laquelle nous voyagions.
Le premier objet qui attirait la vue comme point central de ce vaste tableau était d abord cette vieille ville de Martigny, où vivaient, du temps d'Annibal, ces demi-Germains dont parlent César. Strabon, Tite-Live et Pline, et qui dut à l'avantage de sa position topographique le terrible honneur de voir passer au milieu de ses murs les armées de ces trois colosses du monde moderne : César, Karl le Grand, Xapoléon.
L'œil ne se détache de Martigny que pour suivre le chemin du Simplon. qui. s'enfonçant hardiment dans la vallée du Rhône, suit, de Martigny à Riddes. une ligne si droite, qu'elle semble une corde tendue, dont les clochers de ces ûeux villes font les deux piquets. A sa gauche, le Rhône, encore enfant, serpente au fond de la vallée, onduleux et brillant comme le ruban argenté qui flotte â la ceinture d'une jeune fille, tandis qu'au-dessus de lui s'élève, de chaque côté, cette double chaîne d'Alpes qui s'ouvre au col de Ferret. s'élargit pour enfermer le Valais dans toute sa longueur, et qui va se joindre à cinq lieues plus loin, â l'endroit où la Furca, point intermédiaire entre ces deux rameaux granitiques, réunit à sa droite et à sa gauche les larges bases de Gallenstock et du Mutthorn.
En ramenant la vue de l'horizon à la place que nous occupions, nous apercevions à gauche, mais pour le perdre aussitôt derrière le veux château de Martigny. le chemin qui conduit à Genève par la vallée de Saint-Maurice : à droite, visible pendant l'espace d'une lieue, à peu près, côtoyant la Drance. torrent bruyant et caillouteux, qu'elle enjambe de temps en tenir* pour passer capricieusement d'un côté de la rive à l'autre, la route du grand Saint- Bernard, et à laquelle succède, en sortant de Saint-Pierre, un sentier qui mime à l'hospice. Enfin, derrière nous, et en nous remettant en marche, nous trouvions le chemin e*earpé et rapide que nous ^ravissions, et que semble au premier abord dominer sans solution de continuité le sombre pic de la Tête-Noire, tandis que, arrivé au haut de la Forrlas. convaincu qu'il va falloir escalader immédiatement cette espèce de Pélion entassé sut Ossa. vous vous arrêtez étonné qu'une distance de denx lieues sépare ces deux sommités mii semblaient se toucher d'abord, et entre lesquelles s'ouvre inopinément une vallée dont vous ne pouviez pas même soupçonner l'existence.
Quelque habitué que je fusse déjà â ne me faire, .an irilieu de ces masses colossales, aucune idée des distances d'après le témoicmace de mes yeux, je n'en fus pas moins étonné en découvrant tout à coup à mes pieds, et comme si le sol se dérobait à leurs pas. cette ride profonde cte la terre Immédiatement au-dessous de moi. â deux mille pieds de profondeur je voyais se tordre et reluire, mince comme un de ces fils cnie le vent emnorte à la fin de l'été, le torrent qui. s'échapnant du beau trlacier de Trient, serpente capricieusement dans toute la longueur de la vallée, et va fendre une montasrne. de sa cime a sa hace pour se jeter et se perdre dans le Rhône entre la Verrerie et Vernava. C'npi'fues maisons éparses sur ses bords, couvertes de leurs toits gris, semblaient de gros scarabées se promenant lourdement dans la plaine, tandis que. des extrémités opposées de cette espèce de village, s'échappaient, a. peine visibles a l'ceil nu, les deux chemins qui conduisent indifféremment a Chamonnv l'un par la Tête-Noire et l'autre par le col de Balme C'était ce dernier que nous deviens prendre
Nous descendîmes dans la vallée Mon guide me conseilla de faire halte à une petite baraque oub:1ée par le vlllatrc au bord du chemin et pompeusement décorée du nom d'auberge. Ce renos était nécessaire, me dit-il. pour nous préparer a faire les deux autres tiers de la route, la sen'e malson que nous devions rencontrer après celle-là étant distante de trois lieues et située dans l'échancrure même du
col de Balme. Ce que je compris de plus clair dans tout cela, c'est qu il a
on nous donna, au prix du bordeaux, une bouteille de mii du cru, avec lequel un Parisien n'a
amer une salade, et qu« mon Vaiaisau vida voluptueusement jusqu'à lu dernière goutte. Heureusement, je trouvai ce que l'on trouve partout en Suisse, une tasse d excellent lait, dans laquelle je versai quelques gouttes de kirchenvvasser. C'était un assez pauvre déjeuner pour un homme auquel il restait encore six lieue- faire.
Mou guide, qui s'aperçut de ma préoccupa: , et qui en devina la cause, en me voyant piteusement tremper dans ce mélange acidulé une croûte de pain dm imme
de la pierre ponce, me rendit un peu de courage en surant Qu'à l'auberge du col de Balme non-, rotrt ions à r quelque chose de plus restaurant. Je priai Dieu de 1 entendre, et nous nous remîmes en route.
Apres une demi-heure de marche, nous arrivâmes a 1 outrée d'un bois de sapins où j'avais vu se perdre la route. Mon guide ne m'avait pas trompé: là devait commencer la véritable fatigue. Cep.: I ! aurai tant a parler dans la
suite de pu- irpés el dangereux, que je ne cite
celui-ci que pour mémoire. Nous commençâmes à côtoyer la pente rapide du col, ayant à notre droite un précipice de cinq à six cents pieds de profondeur, et au delà de ce précipice une montagne à pic que les gens du pays appellent l'aiguille d Illiers, et qui venait d'aetruértr une célébrité récente par la chute mortelle qu .ire. en 1831. un
Anglais qui avait voulu parvenir a son sommet Mon guide me fit voir, aux deux tiers de la hauteur de l'aiguille, l'endroit ou le pied avait manqué à ce malheureux, l'espace effrayant qu'il avait parcouru, bondissant de rocher en roi lier comme une avalanche vivante; puis enfin, au fond du précipice, la place où il s'était arrêté, masse Se informe et hideuse à laquelle il ne restait aucune apparence humaine.
Ces sortes d'histoires, peu gracieuses par elh s-mèmes, le sont encore moins racontées sur le terrain on elles sont, arrivées; il est peu réconfortant pour un voyageur, si flegmatique qu'il soit, d'apprendre qu'à l'endroit même où il est le pied glissa à un autre, et que cet autre s'est tué. Au reste, les guides ne sont guère avares de tels récits ; c'est un avis indirect qu'ils donnent aux voyageurs de ne point se hasarder sans eux.
Cependant, là où cet Anglais s'était tué. un pâtre, suivi de son troupeau de chèvres, courait à toutes jaml de rocher en rocher, ébranlant à chaque bond quelque pierre qui, dans sa chute, en entraînait d'antres. Celles-ci se détachaient en roulant de petits rochers qui. à leur tour, en déracinaient de plus gros : enfin toute cette avalanche descendait avec une vitesse croissante sur le talus de la montagne, cliquetant comme la grêle sur un toit: puis, après un intervalle de silence, elle allait se précipiter avec un bruit sourd dans l'eau qui coulait au fond du ravin coupé à pic qui séparait les deux montagnes, il nous accompagna ainsi sur le versant opposé à celui que nous suivions, redoublant d'adresse et de vélocité pendant l'espace d'une demi-lieue, sans autre motif apparent que relui de. prolonger le plaisir qu'il voyait bien que me donnaient son adresse et sa témérité montagnardes.
Tieimis quelque temps, l'air se rafraîchissait : nous montions toujours et déjà nous étions arrivés à sept mille pieds, à peu près, au-dessus du niveau de la mer : cà et là de grandes plaques de neige annonçaient crue nous approchions des restons glacées où elle ne fond plus Nous avions laisse an-dessons de nous, dans la montée du bois Magnen. le; nettes et les sapins: les pâturages seuls poussa e l'endroit où nous étions parvenus One bise froide passa temps en temps, et Plaçait tout à coup sur mon front la sueur que la fatigue y rappelait bieptôt. Ce fut ave. une véritable joie que j'appris de mon guide que nous allions apercevoir l'auherge du col de Balme: quelques minutes après, je vis effectivement, au milieu de l'édan. nire de la montagne qui sépare la vallée de Chamoi le du
Trient, noindre. en se découpant sur un ■ I lolt
rouge de cette bienheureuse maison, puis ses mm blanches qui semblaient sortir de terre au fur et a Te que nous montions: enfin les degrés de sa porte SUT les. quels était assis un chien ronx ont aecournt BTacfenSemeiH vers nous les yeux, brillants et la pour
nous inviter à venir nous i . . . n aitre
— Merci, mon chien, merci | nous y allons. J'étais si pressé de trouver du feu et une chaise, que je me précipitai dans l'an! Ire le temps de
jeter un regard sur cette fameuse vallée de f'hamounv. qui, du seuil de la porte se déroulait dans toute son étei et toute sa beauté
Lorsque le froid et 'a faim, ces deux grands ennemis du voyageur, furent un peu calmés, in çurlosfté reprit le dessus. •Te me fis conduire les yenx fermés par moin guide, à l'en-
E DUMAS ILLUSTRÉ
Le pour enu e11 la
placé éten-
g andes
li ut les
dominant le la vallée,
tendre, ce
datent.
i les scintillantes
i,n eélancerait
(e p] ,. i ii- l'aiguille verte
r ilt le plus ■