JACQUES BALMAT DIT MONT-BLANC
Il y a deux choses consacrées que le voyageur qui passe à Cliamouny ne peut se dispenser de von c es; la croix de il la Mer de slace. Ces deux merveilles sont placées en lace l'une de l'autre, à droite et a gauche de Chamouny -, on ne parvient a chacune de ces sommités qu'en gi sant la liase de lune ou 1 autre d
au mil elles est situé le village; et, arrivé au
bout de l'ascension, on domine la vallée a la hauteur de quatre mille cinq Is, a peu 1
glace, qu'alimente le sommet neigeux du mont
descend entre l'aiguille des Charmoz et le pic du
et s'avance Jusqu'au milieu de la vallée. Là, après
avoir rempli, comme un serpent immense, l'intervalle qui
sépare ces deux montagnes entre lesquelles elle rampe,
<:ie ouvre sa gueule verdâtre, de ort en îiouillon-
nant a grand bruit le torrent glacé de l'Aveyron. L'as.en-
mdult le voyageur sur sa croupe Immense se
lui donc, comme on le voit, au flanc même du mont Blanc,
dont on ne peut plus embrasser du regard la masse colos-
par cela même qu'on le ton. lie.
La croix de Flegère est, au contraire, placée au versant
haine de montagnes opposée à celle du mont Blanc
m fur et a mesure qu'on s'élève, on croirait, si ce
la ïatigue. que c'est le colosse que a face
de soi qui s'abaisse graduellement el ilsance
d'un éléphant qui se couche à l'ordre de son cornac pour
se faire voir de lui-même. Enfin, arrivé au plateau où se
la croix, le voyageur découvre devant lui, et aussi
'ement que si quelques centaines de pas
l'en séparaient, tous les -de neige
et de forêts que la nature capricieuse ou tourmen- - montagne- , umuler dans son ou sa
isie.
La première ascension que l'on fait est ordinairement relie de la croix de Flegère. Voilà du moins ce que me dit le guide que m'envoya le syndic, car, a Chamouny, les sont soumis a un syndicat qui règle leurs tours de . de cette manière, aucun d'eux ne fait fortune aux de ses confrères en intriguant auprès des Comme je n'avais aucune prédilection pai pour
r de glace. Je remis au lendemain la visite que je Domptais lui faire, et nous partîmes.
nemln de la croix de Flegère est assez fac ile il y 1 bien, par-ci pari ruelque*] uelque pré-
cipice à pic, quelque pente rapide . mais, quoique je ne pas un montagnard bien habile, comme on le verra 1 lieu. Je m'en tirai à mon honneur Qu8 trcourlr, c'était une promenade 1 des courses que j'avais faites, et I res de
marche nous suffirent pour atteindre le plateau Arrivé sommet, on découvre de fa . 1. m. me tableau qu'on a vu la veille de profil en arrivant par 1 I aime,
qui lu 1, point de départ pour la vue
I \.is'e panorama qu 1 lurir.
llstancea
1 ' des illusions d'optique qui résultent de la propoi érée des objets que l'on a sous Flegère nous ; 1 'rame chemin seulement nous en séparait, la on blanche, au toit rouge, qui s'<
de Balme, el qu ' élol-