‹ Œuvres complètes illustréesChapitre 99 sur 283 · T II m sommes point encore · texte numérisé non relu

T II m sommes point encore

pour avoir à craindre les ava-

i nous ne nous 8 <■■ • ,. de la route.

ne lorsqu'elle est couli neige et, I. M août, oe serait bien le diable!

EN SUISSE

— Oh ! quant à la neige, voyez-vous, que ça ne vous inquiète pas; nous en aurons, et plus haut que vos guêtres... Voyez-vous cette petite pluie-là, qui est hlen gentille ici" eh bien, à une lieue de Saint-Pierre, comme nous allons toujours en montant jusqu'à l'hospice, ça sera de la neige.

Il retourna à la fenêtre :

— Et elle tombera dru, ajouta-t-il en revenant.

— Ah: bah, bah! au Saint-Bernardi

— Messieurs, cependant... repris-je.

— Au Saint-Bernard ! Que ceux qui sont de l'avis d'aller coucher au Saint-Bernard lèvent la main !

Quatre mains se levèrent sur six. Le départ fut adopté.

de cigares fut faite, et un briquet phosphorlque. qui se carrait dans son habit rou a par acclamation du

chambranle de la cheminée dans la poche de Sussy. Puis, chacun se rangeant autour du feu, 1 augmenta de tout ce que nous pûmes rencontrer de bois, et fit une provision de mr pour le voyage.

Notre guide entra.

— Bon, chauffez-vous, mal.

— Etes-vous prêts?

— Oui, notre maître.

— Alors... a cheval !

dit-il, ça ne peut pas faire de

Les canons, démontés de leurs affûts, avaient été assujettis dans des troncs de sapins creux

— Voyez-vous, continua notre guide, si vous étiez des gens de la montagne, je dirais : « C'est bon, en route ! » mais vous êtes des Parisiens, à~ ce que je peux voir, avec votre permission, et le Parisien, c'est délicat et ça craint le froid ; aussitôt qu'il a les pieds dans la neige, il grelotte.

— Eh bien, nous ne descendrons pas de mulet.

— Ça vous plait à dire, vous y serez bien forcés.

— N importe ! Allez prévenir vos camarades et chercher vos quadrupèdes.

— Avec votre permission, messieurs, vous savez que les courses de nuit se payent double.

— Très bien. Combien de temps vous faut-il?

— Un quart d'heure.

— Allez.

Aussitôt que nous fumes seuls, nous prîmes les dispositions les plus confortables pour la route ; chacun ajouta à ce qu'il avait sur le corps ce qu'il possédait en blouse, redingote ou manteau, et remplit sa gourde d'un excellent rhum, dont Solssons était le dispensateur. Une distribution fraternelle

Nous descendîmes et trouvâmes nos montures à la porte ; chacun enfourcha gaiement sa bête, et, mil d'un sentiment d'ambition, tenta de lui faire prendre la tète ae la colonne. Or. chacun sait, pour peu qu'il ait monté une fols dans sa vie à mulet, que l'une des choses les plus difficiles de ce monde est de faire passer un mulet devant so:: cette lutte nous tint près d'un quart d'heure en joie, tant nous sentions le besoin de réagir l'ava là fatigue

à venir ; enfin Lamark se trouva notre chef de file, et, lâchant la bride de son mulet il parvint, à l'aide de ses talents et de sa canne, à le mettre au trot en criant :

— A pas peur. Napoléon a passé par ici !...

Quand un mulet trotte. I ; iravane trotte, et par

contre-coup les guides, qui sont à pied, sont obligés de se mettre au «alop Cela leur inspire en général, pour cette sorte d allure, une répugnance qu'ils sont parvenus à faire partager à leurs l- issl la tête de la colonne, si em-

portée qu'elle paraisse être, ne tarde-t-elle pas à. s'arrêter tout à coup et a imposer successivement son immob,

:DRE DUMAS rLLUSTRB

1 rouve : lu.ir-

qui avait

in i. • . ■ jui

on : la

,ient la 11 n'y eut donc point

— Mi guide est prophète, dit

l'un d-

ne demi-heure, a.

1 plus vu

. sera curieux a d'avis qui des pelotes, en q .

mil i in enlr que lui rappelait cette

i rapimplètemenl Jb

quant

i que, dans un nuart

Outre vos mulets.

i Dos mulets nous conduiront.

— I ne pas

ni.- pour l'autre,

ii mulet pour la mon-

.reurs. Lals-

rames

niiicl mal ;

avérez

omme la

— i bien parlé, et buvons la goutt

a son

La cbaleur 'lu rhum n mu i ha m, et, quoique

la nu

mm. m .-n route. me produisait, neige algue.

i-ement et terrible, qui ir lui renv

ID ne m'ai'

nii.nl m. un

Btl'U

— Ai

— Ail

■ p. . : li ne

même du précipice, dont nous ne pouvions

u que par le bruit n rou-

i bruit, qui a chaque .- at-

■int, nous prouvait-il que labinie devenait de plus

en plus profond et escarpé. Nous jugions, par la

sur le chapeau et l<

■ Mit devant nous, que nous devions, chacun

part, en supporter une égale quantité D'ailleurs

nos habits, son contact moins

tut, mais plus glacé que celui de la pluie ; enfin notre

Ma foi, dit-il, je suis gelé, moi et je vais à pied.

— Je mu* 1 avais bien dit. que v.jus seriez obligé de des-

; rit notre guide, tivement, chacun de nous sentait le besoin de se rép par le mouvement. Nous mimes i rre, et

comm. ail a peine à se conduire, nos guides nous

nous accrocher a la queue de nos mulets, qui. de cette manière, nous offraient le double avantage de "tié de la fatigue, et de sonder le Chemin. Cette manœuvre fut ponctuellement exi - com-

-ité de nous abandonner à l'instinct de nos ' tacite de leur* conducteurs.

- que je reconnus la vérité de la relation de Balmat; j. ressentais, pour mon compte, le mal de tête dont il m'avait parlé, ses éMbuissements vertigineux, et cette envie de dormir, a laquelle j'eusse cédé sut mon mulet, et que la n. mai. lui' pouvait seule com-

■ lu. • notre docteur lui-même l'éprouvait, une halte.

Lu avant ' en avant : messieurs, dit vivement notre guide, .ar le m. n* préviens que celui de uous qui s'ai ■: rtira plus.

Il y avait dans l'accent avec lequel il prononça ces paion si profonde, que nous nous remîmes en marche suis aucune objection. L'u je ne sais

lequel, tenta même de nous rappeler à notre ancienne gaieté.

rés, qui jusqu'alors n'avaleni ] manqué leur effet A pas peur, Napoléon a passe par

Mai*, cette fois, la plaisanterie avait perdu son i i !!•■ .in. nu rire n > répondit lence il ;

d na un caractère plus triste 1 1 te.

Nous - ainsi machii - par nos

mulets, pendanl u lemi-heure enviri mcanl dans Ut

neige iu tandis qu'une sui nous

lil mit te tri

dil tutu u coup de Snasy.

— Ah :

in abandonna la queue de son mulet, s'étonnant que nos muletiers n'eussent rien dit de cette station.

— Av permission, dit le guide.-chef. vous ne

■ qui c esl malsont

lu iiihle. pourvu que nous puissions i • nos pieds sur de la

n'était point difficile, il n'y avait à cette maison ni portes ni ius appelâmes, personne ne ri

<nt

pelez, dit notre guide, et si vous réveiller irez du bonheur :...

< pondit, et la caban.

quelque ouverte qu'elle fut a ■ " lit un abri contre la

un - donc de i 1 1 ter un Instant

i u i. rions du feu. dit

minée, n.. Sussj étendll I

Messieurs, m ait-Il.

. .h- cri moll !■• .le

■ nt.

n v .. qu'un h. .mi' hé sur cett I tiens

il. i II dit du

parel raient malheur a

nous.

'une "

■ . nm.i- 1..U-

EN SUISSE

— Ma foi. messieurs, il faut voir i i une des cu-

riosités de la route, dit de Susi

El II plongea une allumette dans le bri lu

L'allumette pétilla, puis répandit un instant uur faible lumière, a la lueur de laquelle nous aperçùmi 11

-, l un effectivement couché sur la table, les I autres accroupis aux deux angles du fond ; puis l'allumette ignit, et tour rentra dans l'obscurité.

Nou m âmes l'opération. Seulement, cette fois,

approcha un bout de papier roule du mince el mère loyer, et, lorsqu'il l'eut allumé, commem a 1 in\ tion de l'appartement, tenant de la main gauche d'autres mèches toutes prêtes.

il faudrait s'être trouvé dans la position où nous étions nous-mêmes pour avoir une idée de l'impression que nous fit éprouver la vue de ces malheureux ; il faudrait avoir regarde ces figures noires et grimaçantes à la lumière tremblotante et douteuse de nos bougies improvisées, pour les garder dans sa mémoire comme elles resteront dans la nôtre. 11 faudrait avoir eu pour soi-même, et dans un pareil moment, a craindre le sort terrible des devanciers que nous avions sous les yeux, pour comprendre que nos cheveux se dressèrent, que la sueur nous coula sur le front, et que, quelque besoin que nous eussions de repos et de feu, nous ouvàmes plus qu'un désir, celui de quitter au plus vite cette hôtellerie mortuaire.

Nous nous remimes donc en route, plus silencieux et plus sombres encore qu'avant cette halte, mais aussi pleins de l'énergie que nous avait donnée la vue d'un pareil spectacle ; pendant une heure, pas uu mot ne fut échangé, même de la pan des guides. La neige, le chemin, le froid même, je crois, avaient disparu, tant une seule idée s était emparée de tout notre esprit, tant une seule crainte pressait notre cœur et hâtait notre marche.

Enfin notre guide-chef poussa un de ces cris habituels aux .montagnards, qui, par leur accent aigu, se font entendre à des distances extraordinaires, et qui désignent, par leur modulation, si celui qui appelle ainsi demande du secours, ou prévient simplement de son arrivée.

■ Le cri s'éloigna comme si rien ne pouvait l'arrêter sur cette vaste nappe de neige, et comme nul écho ne le renvoya vers nous, la montagne rentra dans le silence. Nous fîmes encore deux cents pas à peu près, alors nous entendimes les aboiements d un ciiieu.

— Ici, Drapeau, ici ! cria notre guide.

Au mémo instant, un énorme dogue, de l'espèce unique connue sous le nom de race du Saint-Bernard, accourut i nous, et, reconnaissant notre guide, se dressa contre lui, appuya m ses pattes sur sa poitrine.

— Bien, Drapeau, bien, bonne bête ! Avec votre permission, messieurs, c'est une vieille connaissance, qui est bien Use de me revoir. N'est-ee pas, Drapeau, hein? Le chien... le bon chien ! Oui, allons, allons, assez, et en route.

Heureusement, la route n'était plus longue : dix minutes près, nous nous trouvâmes tout a coup devant l'hospice, Que de ce côté on ne peut apercevoir, même pendant le Jour, que lorsqu'on y est presque arrivé : un marronnier nous attendait sur sa porte, porte ouverte nuit et joui' gratuitement a quiconque vient y demander l'hospitalité, qui, dans ce lieu de désolation, est souvent la vie.

Nous fumes reçus par le frère qui était de garde, et conduits dans une chambre où nous attendait un excellent feu. Pendant que nous nous réchauflions, on nous préparait nos cellules ; la fatigue avait fait disparaître la faim, aussi préféràrues-nous le sommeil au souper. On nous servit une tasse de lait chaud dans notre lit : le frère qui m'apporta )a mienne me dit que j'étais dans la chambre où Napoléon avait diué ; quant a moi, je crois que c'est celle où j'ai le mieux dormi.

Le lendemain, à dix heures, nous étions tous sur pied et faisions 1 inventaire de la chambre consulaire, qui m était échue en partage : rien ne la distinguait des autres celbiles. aucune inscription n'y rappelait le passage du moderne Charlemagne.

Nous nous mîmes à la fenêtre: le ciel était bleu, le soleil brillant, et la terre couverte d'un pied de neige.

Il esl difficile de se faire une idée de 1 âpre tristesse du

que l'on découvre des fenêtres de l'hospice, situé

â sept mille deux cents pieds au-dessus du niveau de la

mer, et placé au milieu du triangle formé par la pointe de

Dronaz, le mont Velan et le grand Saint-Bernard. L'n lac,

au par la fonte des glaces, et situé à [u Iqu Bbuverj égayer la vue. l'assombrit encore; ses eaux,

qui paraissent noires dans leur cadre de neige, sonl trop

'•' I i i v nourrir aucune espèce de poisson, trop élevées

pour attirer aucune espèce d'oiseau. C'est en petll uni Image de la mer Morte, couchée au> pieds de Jéru alem détruit i e qui est don- ,i , pparem e de rie a ni

maie ou végé i esl échelonné sur la route, selon que sa force lui i permis de monter : l'homme et le chien seuls sont arrivés au sommet.

i •■ morne tableau sous i , ., i,, seulement

où non- >■ ions, qu on peut pi end : i ie idée du

mmes qui ont abandon , rts du

â'Aoste et de la Tan la maison . .,. irnelle qui se

itre au\ no bJ ■ lai d Orta, qui

ardent, humide et profond, commi : ; d'une Espa-

. la lain u ■ aimi ■ . ei sa

fli i heur ii d amour, pour venir, on bâton à la

m i un cbien pour ami, se placer sur la n use des

ni's, comme des statues vivantes du dévoui i i ! i qu'on prend en pitié la charité I l omme

lies, qui l'i'oii avoir tout fait pour se-, il

a laisse ostensiblement tomber du bout de ses o la bourse d'une belle quêteuse, la pièce d'or que lui | une réi un sourire. Oli ! s'il pouvait arriver, au mi-

lieu de ces nuits voluptueuses de notre hiver parisien, quand le bal fait bondir les femmes comme un tourbillon de dia- . quand les beaux vers de Victor sur la charité ont attiré un larme juvénile au coin d'un oui brillant de plaisir ; s n pouvail an er que les lumières s'éteignissent, qu'un pan du mue s'écroulât, que les yeux pussent percer

1 espace, et qu'on vit tout â p, au milieu de la nuit,

sur un étroit sentier, au bord d un précipice, menacé par l'avalanche, enveloppé d'une tempête de neige, un de ces vieillards a cheveux blancs, qui vont ri pi tant â grands cris : « Par ici, frères.! » Oh! certes, cerl Le plus (1er de son aumône essuierait son iront hum I omberait

à genoux en disant : « 0 mon liieu : » On vint nous dire qu'on nous attendait au réfectoire. Nous descendîmes le cœur serré. Le frère marchait devant nous pour nous montrer le chemin; non- passâmes â côté de la chapelle, et nous entendîmes les chants de l'office. Nous continuâmes notre route, et â mesure que ces chants s'éloignaient, des rires venaient à nous de l'extrémité du corridor : des rires ! cela nous semblait bizarre en pareil lieu. Nous ouvrîmes enfin la porte, et nous nous trouvâmes au milieu de jeunes gens et de jolies femmes qui prenaient le thé, et qui parlaient de mademoiselle Taglioni.

Nous nous regardâmes un instant stupéfaits, puis nous nous mîmes à rire comme eux. Nous avions rencontré ces dames dans notre monde parisien. Nous nous approchâmes d'elles avec les mêmes manières que dans un salon ; les compliments s'échangèrent avec le bon ton de la société la plus fashionable, nous primes à table les places qui nous étaient réservées, et la conversation devint générale, gagnant en gaieté ce qu'elle perdait en gêne. Au bout de dix minutes nous avions complètement oublié où nous éti

C'est que rien aussi ne pouvait nous en rappeler le souvenir. Le salon, qu'on appelait le réfectoire, était loin de répondre â 1 idée austère que retrace ce nom. C'était une jolie salle â manger, décorée avec plus de profusion que de goût; un piano ornait un de ses angles; plusieurs gravures étaient accrochées à ses murs; des vases, une pendule, quelques-uns de ces petits objets de luxe qu'on ne trouve que dans le boudoir des femmes, surchargeaient la cheminée ; enfin un certain caractère mondain régnait dans toutes ces choses, et nous fut expliqué par un seul mot : chacun de ces meubles était un don t'ait aux religieux par quelque société reconnaissante, qui avait voulu prouver aux bons pères que, de retour a Paris elle n'avait point oublié l'hospitalité qu'elle avait reçue d'eux.

Pendant le déjeuner, le frère 'qui nous en faisait les honneurs nous donna, sur le mont Saint-Bernard, quelques renseignements historiques qu'on ne sera peut-être pas tâché de retrouver ici.

Avant la fondation de l'hospice, le grand Saint-Bernard s'appelait le mont Joux, par corruption de ces deux mots latins mon» Jouis, montagne de Jupiter ; co nom venait luimême d'un temple élevé a ce dieu, sous l'invocation <?e Jupiter Pœnin. L'époque précise de l'érection de ce temple, dont les ruines sont encore visibles, esl Inconnue 'u premier abord, l'orthographe du mot pœnin, qu

écrit. Incorrectement pemnin, pourrait talr

remonte au passage d'Annilial. et que i ""

heureusement au sommet des Alpes, y aur; mière pierre votive d'un temple

Cependant les ex-voto qui ont été reti

rulm s, Indiquent que les pèlerin i a

de-, vœux étaient des Romains ! ■ nains

il-- vi nus prier au pi ■■< leur i ennemis! Cela esl impossible i n aurait-il pas été - levé par les Romai '

grue li s rêver, o \ flrul :

amolli par Capoue et liait I ] tonner

i i, iiii aux trois quai réfugier

d'\ loi- ' Dan ' ■ i ■ ■ " onteraai

,io,ir a i an ■ a l'""1 :

i e Rom i ' i que où son band té,

■ lose le

i;r, ainiine médaille po L règne des 1

\T>nE DUMAS ILT-USTOÉ

- de ce

i rtaine

spice du

que Lod-

859 ; il exis-

. lablir.

In pour !e

quarai.

Neuf ■

uard

. oni Joux en nom p qne jusqu'à nous,

.1 s ni les hommes n'ont ■ ni aux devoirs

. , • est -mit- le Saint-3er-

\unibal, de Karl

iléon. Annibal et Karl

ut au mont I nçols Ier et Napo

'me où est bâti L'bt art le

la traversèrent pour vaincre, Annibal

l déjà parlé, nous avions encore

et sa mûre. Depuis trois ans,

Duraient l'Italie et les Alpes .1

dans h m cabas, et taisant leurs

huit on dix lu-' 1 : nous voulûmes -avoir le nom

m. us le cherchâmes sur le plus Jeune avait signé Louisa, 1 nie di - moni

registre, dans la salle

nme la première orné •

de mille | • m cadeaux aux bons

nant divers

1 temple de

ni deux petiti - statues, l'une

malade entourée

mi sur les d ■ ommt

signe nouille et un crapaud : enfin plu-

.1 lesquelli 1 i.ms de ceux

qui v. nalent un

ex voto, et je les reproduis ici rien char ingement des lignes.

J H. M I'œ 1 Uicrinim de nain- v s j

lovl "i nsximo roluni Bolvil libento,

Il!lllll.l--.lll,

o% roditu Jovi Pœi labîneîui

.1- l'i 1mm censoi nmbL -

Je t'i intei rompu d ion par le bruit nue

i • .luit nu.- m - Inscrtp-

le frère qui nous avait fait, sans rien prendre lui

ut allé dire sa messe.

i..|le a la porte du ré-

1 piano, et nos dames, y corn

osaient le galop autour de la

table

!>■ plus rapide, le docteur

i un danseu frères scr-

roulez voir la 1

m arrêta le galop tout court ("es dan 1 un mont ,;tit ta

urlosité l'em] orta n parttm

elles dé< tarèrent qu'elle* 11 un pi .1 <•' demi di ni. pas cru iron du a fauteuils sur des on

de les poi 1 pendant le 11 -il.

bon nombre de cris et de :

de leur siège 1 les faux |

oûte ri

!• morg lu - jlble de voir quel

Ible .1 la fo

mirée, de trente

l'uni oui lie de 1 • .

1 ■ hum i

- épais de ;

. murs, gr.

i iquell

mains

au ciel; cei nie cadavres, noircis par la gelée, aux

lents bl au milieu deux, une

femnn ut en lui donnant son sein,

semble, au milieu de 1 tt< réunion infernale, une statue de l'Amour maternel.

dans cette chambre: poussière, ion l'époque dont ils datent ; et, a la fenêtr m et lalrée par un soleil joyeu-

de femmes, jeunes et belles, la vie animée depuis vingt ans à peine, contemplant la vie éteinte depuis des si Ah ! c'était un spectacle bien étrange, allez :... Quant à moi, je verrai ce spectacle toute ma vie ; toute ma nie mère qui donne le sein a son enfant.

Que dire après , ela du Saint-Bernard? Il y a bien encore une église où esl d Desalx, une chapelle dédiée

a sain • une table de marbre noir où est gravée

une Inscription en l'honneur de Napoléon. Il y a bien mille autri - encore. Mais, croyez-moi. faites-vous

avant d aller voir cette pauvre mère une le sein a son enfant.

LES EAl'X n'AIX

La cité il Aoste est une jolie petite ville qui prétend n'ap- Hf ni a la Savoie ni au Piémont ; ses habitants soutiennent que leur terre faisait parti d portion de l'empire de Karl le Grand dont avaient hérité les seigneurs de Ingen. En effet, quoiqu'ils fournissent un contingent milita 1 1 11 1 aucun impôt et ont conservé la franchise il - 1 liasses ; pour tout le reste, ils obéissent, tant bien que mal. au roi de Sardaignc

\ 1 , h .minable idiome qu'on y parle, et qui

est, Je crois, il 11 savoyard corrompu, le caractère de la cité • ■ est tout italien; partout, dans l'intérieur des maisons, les peintures a fresque remplacent les papiers ou les lambris, et les aubergistes ne manquent jamais de vous servir à dlw l m ■ ■;■■ e et une manière de

cpi ils déçurent pomiieusement du ■ aronl et dl

ie Joignez a cela du vin d'Asti, des côtelettes a la mila- 1 1 carte dune table valdaostaine.

La ville. d'Aoste s'appelait d'abord Cordelles, du nom de Cordellus LatieUns, chef d'une colonie de Gaulois Pins, nomni - qui vinn abllr Une légion

1 par Tei-entius Varroii s'en empara SOUS

August.. et construisit, a 1 entrée de la ville, en mémoire de n. ment, un arc de triomphe, encore debout et entier, sur lequel on lit ces deux Inscriptions modernes:

Le Salasse longtemps défendit ses foyers, il succomba. Rome \u torleusfl P i déposa ses lauriers. Au triomphe d'Octave-Auguste-i 11 défit complètement les salasses, 1 m de Rome 1» 1 vxiv

ivanl ' ' 1 tirétlenne.)

Au bout de la rue de la Trlnin trois autres arcades an-

in.ii lire gris, forment trois entrées, dont une

ilntenant hors d usage ; celle du milieu, comme la plus

haute, était pour le passage de l'empereur et du.

sur la colonne qui la soutient, on Ut cette inscrlp-

L 'empereur Octave-Auguste fonda ces murs, Batll la Mlle en trois ans.

Et lui donna son nom. l'an de Rome vu,

\ 1 liment, on trouve encoi .

n marbre gris.

[lise offre les différents caractères des époques penet restaurée. Le porche est par le goût Italien . les fenêiiu . ommencement du lècle Le chceui pavi mosaïque antique repré-

1 des mois de l'année, ren-

ferme plie marbre, sur l'un des-

nte de Savoie : un

1 SllleUX travail esl placé

■ di l'autel L'auteur y a sculpté, ace. toute la nafl de l'art au xv siècle, la vie du Christ, depuis sa naismort.

Tous ces édifices, y compris les ruines d'un couvent de l'ordre de Saint-François, patron de la ville, peuven visités eu deux Heures ; c'est, du moins, le temps que nous leur consacrâmes.

En revenant a l'auberge, nous y trouvâmes un voiturier que l'hôte avait fait prévenir en notre absence. Cet homme s'engageait à nous conduire, le même jour, à Pré-Saint- Dizier, et nous empila tous les six dans une voiture où nous aurions été gênés quatre, nous assurant que nous nous y trouverions très bien lorsque nous nous serions fasses . il ferma ensuite la portière sur nous, et, esclave de sa parole, he s arrêta, malgré nos plaintes et nos cris, qu'à trois lieues a'Aoste, un peu au delà de Villeneuve.

Nous devions ce moment de répit à un accident arrivé huit jours auparavant. Une portion de glace, en tombant dans un lac. dont j'ai si bien écrit le nom sur mon album qu'il m'est aujourd nui impossible de le déchiffrer, avait fait monter de douze ou quinze pieds la masse de l'eau, qui s'était précipitée tout u coup hors de son lit. Le torrent avait pris pour s écouler une route inaccoutumée, et, rencontrant sur cette route un chalet, il lavait entraîné avec lui; cinquante-huit vaches, quatre-vingts chèvres et quatre hommes périrent dans 1 inondation ; on retrouva leurs cadavres brisés le long des bords de cette rivière nouvelle, qui avait i se la grande route et était allée se précipiter dans la Dora. Des troncs d'arbres, des planches et des pierres avaient été jetés a la hâte pour former un pont, et c'est ce pont, que n'osait traverser notre conducteur avec sa voiture char qui nous valait la faculté de sortir un instant de notre cage.

Je ne connais pas de moine, de chartreux, de trappiste, de derviche, de faquir, de phénomène vivant, d'animal curieux, que l'on montre pour deux sous, qui fasse une abnégation plus complète de son libre arbitre que le malheureux voyageur qui monte dans une voiture publique. Dès lors, ses désirs, ses bes >ins, ses volontés, sont subordonnés au caprice du conducteur dont il est devenu la chose. On ne lui donnera d'air que ce qui lui en sera strictement nécessaire pour qu'il ne meure pas asphyxié ; on ne lui laissera prendre de nourriture que juste ce qu'il lui en faudra pour l'amener vivant à sa destination. Quant aux sites de la route, quant aux points de vue près desquels il passe, quant aux objets curieux à visiter dans les villes où 1 on relaye, il lui sera défendu même d'en parler, s'il ne veut pas se faire insulter par le conducteur ; décidément, les voitures publiques son! une admirable invention... pour les commis voyageurs et les portemanteaux.

Nous déclarâmes au propriétaire de notre vetturino que quatre de nous seulement étaient disposés à rentrer dans sa machine ; quant aux deux autres, ils étaient bien décidés à achever à pied les huit lieues qui restaient à faire; j'étais l'un de ces deux derniers.

11 était nuit noire lorsque nous arrivâmes a Pré-Saint- Dizier ; nous y retrouvâmes nos camarades de la voiture un peu plus fatigués que nous ; il fut convenu que. le lendemain, on passerait le petit Saint-Bernard à pied.

Le lendemain, celui qui ouvrit les yeux le premier poussa des i ris d admiration qui réveillèrent toute la troupe : nous étions arrivés de nuit, comme je l'ai dit. et nous n'avions aucune idée de la vue magnifique que l'on découvrait des fenêtres de l'auberge. Quant â l'aubergiste, habitué à cette vue, il n'avait pas même pensé à nous en parler.

.Nous nous retrouvions au pied du mont Blanc, mais sur le revers opposé à Chamouny. Cinq glaciers descendaient de "la crête neigeuse de notre vieil ami, et fermaient l'horizon comme un mur. Ce point de vue inattendu, auquel rien ne nous avait préparés, était peut-être ce que nous avions trouvé de plus beau pendant tout notre voyage ; je n'en excepte pas Chamouny.

Nous descendîmes pour demander à notre hôte le nom de ces glaciers et de ces pics ; pendant qu'il nous les désignait lin chasseur passa près de nous, une carabine à la main et deux chamois sur les épaules ; c'étaient une chevrette et son taon ; tous deux étaient tués à la balle franche ; Bas-de-Cuir n'aurait pas fait mieux.

L'hôte, qui vit que nous étions des curieux, s'approcha, et nous proposa de nous faire voir les bains du roi; nous apprimes ainsi que Pré-Saint-Dizier possédait une source d'eau thermale ; nous eûmes l'imprudence d accepter.

Notre hôte nous conduisit alors vers une mauvaise baraque de plâtre, qu il nous fallut visiter des combles aux caveaux ; 11 ne nous fit pas grâce d'une casserole de la cuisine ni d'une éponge de la salle de bain. Nous pensions enfin être quittes de l'inventaire, lorsqu en sortant, il nous lit remarquer, sous le péristyle, un clou auquel Sa Majesté daignait suspendre son chapeau.

Je me sauvai, donnant à tous les diables le rot de Sardaipne, de Chypre et de Jérusalem ; mon apostrophe fit naturellement tomber la conversation sur la politique, et. comme 11 y avait entre nous six des représentants de quatre opininns diffé"»ntes, une discussion s'engagea ; en arrivant à

Saint-Maurice, nous disp : i nous avions

la u huit lieues sans nous en apercevoir. Le moins enroué

de nous se chargea de demander le .liuer.

Cette opération terminée, comme il nous restait encore

très du jour, nous nous ; ,,\ char-

çrui se mirent gravement en route, e l s arrêtèrent

qu'a onze heures sonnant à l'hôtel de 11 r< .x-Rouge, à

Cette petite ville n'a rien de remarquable que ses salines; nous les visitâmes le lendemain matin.

L'établissement es' situé a une demi-lieue a peu près de trce qu'il exploite; cette source, en sortant de terre, contient une partie et demie de matières salines sur cent pareau. Pendant le trajet, l'évaporation de l'eau rend portion de sels beaucoup plus considérable au moment où le liquide est soumis à l'action de la pompe. Cette pompe à une hauteur de trente pieds l'eau, qui se distribue en une multitude de petits canaux, d'où elle retombe sur des milliers de cordes. Cet état extrême de division rend l'évaporation de la partie aqueuse bien plus grande encore que celle qui a eu lieu précédemment ; et, comme les parties salines ne sont point enlevées par cette évaporation, il en résulte qu'on a enfin une eau très chargée de sels, que l'on soumet ensuite à l'ébullltion dans des chaudières.

On pourrait obtenir directement le lisant bouillir

l'eau telle qu'elle sort de la source, mais la dépense en combustible serait beaucoup pic- La totalité du résultat de l'exploitation est de quinze mille kilogrammes, faisant partie des quarante mille qui se consomment en Savoie, et que le roi vend à ses sujets à raison de six sous la livre ; à Bex, le sel recueilli par le même mécanisme est vendu six liards par le gouvernement.

Le même jour, à quatre heures de l'après-midi, nous étions à Chambéry. Je ne dirai rien de l'intérieur des monuments publics de la capitale de la Savoie ; je ne pus entrer dans aucun, attendu que j'avais un chapeau gris. Il paraît qu'une dépêi lie du cabinet des Tuileries Jvait provoqué les mesures les plus sévères contre le feutre séditieux, et que le roi de Sardaigne n'avait pas voulu, pour une chose aussi futile, s'exposer à une guerre avec son frère bien-aimé, Louis-Philippe d'Orléans ; comme j'insistais, réclamant énergiquement contre l'injustice d'un pareil arrêté. les carabiniers royaux qui étaient de garde à la porte du palais me dirent facétieusement que, si j'y tenais absolument, il y avait à Chambéry un édifice dans l'intérieur duquel il leur était permis de me conduire : c'était la prison. Comme le roi de France, à son tour, n'aurait probablement pas voulu s'exposer à une guerre contre son frère chéri, Charles-Albert, pour un personnage aussi peu important que son ex-bibliothécaire, je répondis à mes interlocuteurs qu'ils étaient fort aimables pour des Savoyards, et très spirituels pour des carabiniers.

Nous partîmes aussitôt après le dîner, sur la carte duquel nous rabattîmes dix-huit francs, sans que cela parût nuire aux intérêts matériels de notre hôte, nommé Chevalier, et nous arrivâmes une heure après à Aix-les-Bains. La première parole que nous entendîmes, en nous arrêtant sur la place, fut un Vive Henri I'' prononcé avec un ■• i née de poumons et une netteté d'organe qui ne laissaient rien à désirer. Je mis aussitôt la tête à la portière, pensant que, dans un pays où le gouvernement est si susceptible, je ne pouvais manquer de voir appréhender au corps le légitimiste qui venait de manifester son opinion d'une manière aussi publique. Je me trompais, aucun des dix ou douze carabiniers qui se promenaient sur la place ne fit un seul mouvement hostile ; il est vrai que ce monsieur avait un chapeau noir.

Les trois auberges d'Aix étaient pleines à regorger ; le choléra y avait amené une foule de poltrons, et la situation politique de Paris, une multitude de mécontents ; de cette manière, Aix s'était trouvé le rendez-vous de l'aristocratie de noblesse et de l'aristocratie d'argent: l'une était représentée par madame la marquise de Castries ; l'autre par M. le baron de Rothschild ; madame de Castries est, comme sait, une des femmes les plus gracieuses et les plus spirituelles de Parle.

Du reste, cette foule n'avait fait augmenter r.i le des logements ni celui de la nourriture. Je i' lez un

épicier une assez jolie chambre pour trente sous par jour, et chez un aubergiste un excellent diner pour trois francs. Ces menus détails, fort peu intéressants pour beaucoup de per sonnes, ne sont consignés ici que pour quel, i 'aires

comme moi, qui y attachent de l'importance.

Je voulais dormir ; mais à Aix. c'est • hos Ible avant

minuit ; mes fenêtres donnaient sur la place, et la place était le rendez-vous d'une trentaine de ces bruyants dandys qui mesurent au bruit qu'ils font le plaisir qu'ils éprouvent. Je ne pus distinguer au milieu de leur vacarme qu'un seu'. nom; il est vrai qu il fut. répété à peu près cent fois dans l'intervalle d'une demi-hein le nom de Jacotot. Je

pensai naturellement que relui m li portait devait être un personnage émineht, et je descendis dans l'intention de faire sa connaissance.

1res d'or

loule. Je

i peux ae

, en appelant le

... : .. I mou interpellanon i première I

peu de temps, me dit de mes voisins, adait de la fumée.

me dire < Je

la porte du calé, il ne île parole:

iitlit une voix.

Instant même ; ce n'était pas autre chose llmonadli t

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mandais une gro- Irent a la

— .1 journal '.

Jai otol dn

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„,, „, de Fortuna-

\u même moment, une d <ix partit d'une allée

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i bouei i m1 dll mon Allemand.

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sur Ut table, appuya

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■ ix de

amis «pi ils bain au lac du Bour-

-.111^ .lui

lia me qu'ils nu

brull que 1 on ;

m un i oui ,

.nulles après, nous étku u Ilourgct ; seulement, nous étions

l'artis au nombn iq, et nous étions arrivés

. Dbés en route; les huit autres mais pu (al ses une autre al-

pas ; quant à Christine, elle allait comme le chenu, merveille que les lacs de Suisse et de lux bleues et transparentes qui laissent voir le fond a il" pieds de profondeur II faut être

bords, encore tout pollués comme nous • bains de notre Seine bout iui se faire

une idée de la volupté avec laquelle nous nous y prccipl-

:i celle où nous étions, s'élevait un

-ez remarquable: je donnai une passade à l'un

de nos compagnons, et, au moment où U revenait sur l'eau,

demandai ce qu'était cet édifice, il m'appuya a son

as sur la tète et les pieds sur les épaules, m'en-

qulnze pieds de profondeur, et. saisissant 1 instant où

. la surface du lac :

— C'est Hautecombe, me dit-il, la sépulture des ducs de

■ Sard ligne.

Je le remerciai.

On i '■ aller déjeuner et de visiter ensuite les

tombe: la fontaine intermittente. Nos bateliers

i losité, U fallait en priver, ne, depuis huit jours, la source

plus, sous prétexte nu il faisait vinft-Mx degrés sltlon n'en fut pas moins acceptée à l'unanimité; cependant, l'un de nous fit l'i n très

trente-cinq gaillards comme nous ne seraient isier avec i seuls comes-

rirobables d'un pauvre village de Savoie. En conséquence, un gamin ei deux ânes furent expédiés a Aix ; le gamin était porteur d'un mot pour Jacotot, afin qu'il nous envoyât le déjeuner le plus confortable possible; il devait u ceux qu tient de leurs ânes en reve-

Wllll

on li pense bien, arrivés à Hauteurs; en les attendant, nous nous La i iù sont les tombi aux

i no . .i i ég lise qui quoique moderne.

m- le plan et dans 1 i

it bru que les

-, nia dépi - Irait a l'exté-

pour une bâtisse de la rm du quli

n heurte un tome celui dn fonda»-

teur di :\ : il semlile qu

les corps de ses ancêtres, lui, le der-

niii i omme un tiis pli r a la

m li reste de ses pères, dont la chaîne remonte à

plUS . !•' SI |

De ■ haque côté du chemin qui conduit au chœur, sont de superbes tombeaux de marine, sur le;

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qui ont

ilnte au lien di suivre la voie san-

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donner 11

ou de pénitence tirée de la vie de

i- la pierre ciu'il surmonte. Là, v m> pou]

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qui le . ouvre sur son tombeau, combattant . n costume prec.

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lu en 1941.

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■ i. - marro

pères, i

.ut. nous laissâmes à ; j'y trouvai 1mm

î derrli re li dos, mon .tendait de] ■■ heures que

EN SUISSE

la source coulât ; ou avait oublié de lui dire que, depuis huit jours, elle était tarie.

Je rejoignis nos camarades, couches comme des Romains autour du festin; je n'eus qu'a, jeter un coup d'œil dessus pour rendre justice entière à Jacotot : c'est un de ces hommes rares qui méritent leur réputation.

Lorsque le déjeuner fut mangé, le vin bu, les bouteilles cassées, l'on pensa au retour, et l'on rappela la convention arrêtée le matin, à savoir, que ceux qui se laisseraient choir payeraient la part de ceux qui ne tomberaient pas Le relevé fait, le déjeuner se trouva être un pique-nique.

A notre retour, nous trouvâmes Aix en révolution. Ceux

Qui avaient des chevaux les faisaient atteler, ceux qui n'en

' t pas louaient des voitures, ceux qui n'en pouvaient

plus trouver encombraient les bureaux des diligences; quel-

' ques hommes même se préparaient à partir à pied ; les

dames nous entouraient à mains jointes pour avoir nos

ânes, et, à toutes les questions que nous faisions, on ne

répondait que par ces mots :

i — Le choléra, monsieur, le choléra !

Voyant que nous ne pouvions obtenir aucun éclaircissement de cette population épouvantée, nous appelâmes Jacotot.

Il arriva les larmes aux yeux. Nous lui demandâmes ce qu'il y avait.

Voici le fait ;

Un maitre de forges arrivé de la veille, et qui s'était vante, en arrivant, d'avoir escamoté au gouvernement sarde la quarantaine de six jours imposée à tous les étrangers, s'était trouvé pris, après le déjeuner, d'étourdissements et de coliques. Le malheureux avait eu l'imprudence de se plaindre ; son voisin, a l'instant même, reconnut les symptômes du choléra asiatique ; chacun alors se leva, poussant des clameurs affreuses, et plusieurs personnes, en se sauvant, crièrent sur la place : « Le choléra ! le choléra ! » comme I on crie au feu.

l,e malade, qui était habitué à de pareilles indispositions, et qui les menait a guérison ordinairement avec du thé ou simplement de l'eau chaude, était celui qui s'était le moins inquiété de tous ces cris. Il allait tranquillement regagner son hôtel et se mettre à son régime, lorsqu'il trouva à la porte les cinq médecins de rétablissement des eaux. Malheureusement pour lui, au moment où il allait saluer la faculté savoyarde, une violente douleur lui arracha un cri, et la main qu'il portait à son chapeau descendit naturellement sur l'abdomen, siège de la douleur. Les cinq médecins se regardèrent, et échangèrent un coup d'œil qui voulait dire : « Le cas est grave. » Deux d'entre eux saisirent, le patient, chacun par un bras, lui tâtèrent le pouls, et le déclarèrent cholérique au premier degré.

Le maitre de forges, qui se rappelait les aventures de M. de Pourceaugnac, leur remontra doucement que, malgré tout le respect qu'il devait à leur profession et à leur science, il croyait mieux connaître qu'eux une situation dans laquelle Il s'était déjà trouvé vingt fois, et que les symptômes qu'ils .prenaient pour ceux de l'épidémie étaient des symptômes d'indigestion, et pas autre, chose ; en conséquence, . il les pria de se ranger un peu pour le laisser passer, attendu qu'il allait commander du thé à son hôtel. Mais les médecins déclarèrent qu'il n'était point en leur pouvoir de céder à cette demande, vu qu'ils étaient chargés par le gouvernement de l'état sanitaire de la ville; qu'ainsi tout baigneur qui tombait malade à Aix leur appartenait de droit. Le pauvre maiire de forges fit un dernier effort, et demanda qu'on lui laissât quatre heures pour se traiter à sa manière ; passé ce temps, il consentait, s'il n'était pas guéri radicalement, à se livrer corps et âme entre les mains de la science. A ceci la science répondit que le choléra asiatique, celui-là même dont le malade était attaqué, faisait de tels progrès, i quatre heures 11 serait mort.

Pendant cette discussion, les médecins s'étaient dit quelques mots à l'oreille, et 1 un d'entre eux, étant sorti, revint bientôt accompagné de quatre carabiniers royaux et d'un brigadier, qui demanda, en relevant sa moustache, où était l'infâme cholérique. On lui indiqua le malade ; deux carabiniers le prirent par les bras, deux autres par les jambes ; le brigadier tira son sabre et marcha en serre-file en marquant le pas. Les cinq médecins suivaient le cortège ; quant au maître de forges, il écumait de rage, criait à tue-tête, et mordait tout ce qui se trouvait à portée de sa bouche. C'étaient bien les symptômes du choléra asiatique au second degré: la maladie faisait des progrès effrayants.

Ceux qui le virent passer n'eurent plus aucun doute. On admira le dévouement de ces dignes médecins, qui allaient braver la contagion ; mais chacun se disposa à la fuir le plus vitement possible. C'est dans cet état de panique que nous avions retrouvé la ville.

En ce moment, notre Allemand frappa sur l'épaule de Jacotot. et lui demanda si c'était parce que la source d'eau intermittente ne coulait plus que tout le monde paraissait si effrayé. Jacotot reprit d'un bout â l'autre le récit qu'il

venait de nous faire. l'Allemand l'écouta avec sa gravité habituelle: puis, lorsqu'il eut fini, Il se contenta de dire: « Ah! » et il s'achemina vers l'établissement,

— Où allez-vous? monsieur, ou allez-vous? lui cria-t-on de toutes parts.

— Che fais foir la malatte, ré] notre homme. Et il continua son chemin.

Dix minutes après, il revint du mêmi p L] était

I ■ i. on ■ ■ l'entoura, eu lui den

faisait au i holérique.

— On i .mu ri pondit-il,

— Comment ! on- l'oufre ?

— Oui, oui, on lui outre le ventre.

Et il accoiii; ,i-ii.i ces mots d'un geste qui ne lai.-sa aucun doute sur le genre d'opération qu'il indiquait.

— 11 e .- d mort '.'

— Oh ! oui, sans doute, téchà, dit l'Allemand.

— Et du Cholél »

— Non, t'elne intichestion : ce paufre homme ! il afait peaucoup técheuné, et son técheuner lui faisait mal; ils l'ont mis tans ein bain chaud, et alors son técheuner la étouffé : foilà tout.

C ei m Mai : le lendemain, on enterra le maître de forges, et, le surlendemain, personne ne pensait plus au choléra. Les médecins seuls soutinrent qu'il était mort de l'épidémie régnante.

Le jour suivant, je me dispensai de la partie de bain. J'avais peu de jours" à passer à Aix, et je voulais visiter en détail les thermes romains et les bains modernes.

La ville d'Aix remonte à la plus haute antiquité. Ses nabi tants, connus sous le nom d'Aqueuses, étaient sous la protection immédiate du proconsul Domitius, comme le prouve le premier nom que portèrent les eaux: Auux Dami elles furent, sous Auguste, le rendez-vous des riches malades de Rome.

Après avoir été brûlée quatre fois, la première au troisième siècle, la deuxième et la troisième fois au treizième, enfin, la dernière fois, au dix-septième ; après s'être passée en l'an tOOO, le 5 des ides de mai, de la possession de Rodolphe, roi de la Bourgogne transjurane, en celle de Bérold de Saxe : après avoir été longtemps un objet de contestation et une cause de guerre entre les maisons des ducs de Savoie et des comtes de Genève. Aix demeura enfin, par un traité conclu en 1293, sous la domination des premiers.

les différentes révolutions survenues depuis le passage des barbares, auxquels il faut attribuer la première destruction des thermes romains, jusqu'au dernier incendie de 1630, avaient fait oublier la vertu médicale des bains d'Aix. D'ailleurs, les eaux pluviales, en descendant des montagnes qui environnent la ville, et en entraînant avec elles des portions de terre végétale et des fragments de roche, avaient peu à peu recouvert d'une couche de sable de huit ou dix pieds les anciennes constructions romaines. Ce ne fut qu'au commencement du dix-septième siècle qu'un docteur d'une petite ville du Dauphiné, nommé Cabias, remarqua les sources thermales auxquelles les habitants ne faisaient aucune attention. Les expériences chimiques qu'il fit sur elles, tout incomplètes qu'elles étaient, lui découvrirent le secret de leur efficacité pour certaines maladies ; de retour chez lui, il en conseilla l'usage dès que l'occasion s'en présenta, et accompagna lui-même, pour en faire l'application, les premiers malades riches qui voulurent se soumettre a i e traitement. Leur guérison donna lieu à la publication d'une petite brochure intitulée: Des Cures mer veilleuses et Propriétés des eaux i Air ,• cette publication eut lieu à Lyon, en 1624, et donna aux bains une célébrité qui depuis n'a fait que s'accroître.

Les monuments qui restent du temps des Romains sont un arc ou plutôt une arcade, les débris d'un temple de Diane et les restes des thermes

On a de plus retrouvé, en creusant des tombes dans '. du Bourget, un autel à Minerve, la pierre du sacrifice, ruine aams la.quelle on recueillait le sang de la victime, et enfin le couteau de pierre aiguisé avec lequel on nue a fait disparaître tous ces objets dans un moment do zèle religieux.

L'arc romain a été l'objet d'une longue controverse : les uns ont prétendu retrouver en lui l'entrée des thermes, située à peu de distance de l'endroit où il est élevé ; les autres en ont fait un monument funéraire ; d'autres enfin en ont fait un arc de triomphe.

Une inscription constate du moins la nom de celui qui a bâti h- monument si elle n'apprend pas dans quel but il a été élevé La voici :

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