La Jeunesse de Lamartine, pp. 190 et
PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE
reste fine et le regard beau. C’était un aimable vieillard. 11 ne porte plus le catogan. Les cheveux abondants et sombres, taillés à la Titus, retombent sur le front dans un si beau désordre qu’on craint que ce ne soit le chef-d’œuvre d’un artiste en perruques. Rien dans ce visage très plaisant qui rappelle le fantôme pensant qu’a vu, ou cru voir, l’amant d’Elvire; rien qui fasse songer, comme l’octogénaire de Raphaël^ aux vieillards troyens, n’ayant ni chair ni sang et semblables aux cigales L
1. Voici la description des portraits de Charles que j’ai eus sous les yeux :
1. — Profil tourné à droite. Médaillon élevé dans les airs par des cordes. Au fond, un ballon entrevu à travers les nuées. Au-dessus, un aigle tenant entre ses serres un fanion portant cette légende :
CHARLES AUX THUILLERIES Le 1" DÉCEMBRE M. DCCLXXXIII.
Au-dessus :
Jusqu’alors sans égal,
Le Monarque des airs y suivit son rival,
Au-dessous :
Gravé par S.~C. Miger, graveur du roi. — A Paris, chez Miger, la grande Maison neuve. Place de l'Estrapade.