‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 111 sur 159 · XXIV · texte numérisé non relu

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PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTERATURE

je n’ai pas la jouissance de vous voir avant, seriez-vous libre après dîner et vous conviendrait-il d’aller à neuf heures chez madame Suard? Je m’y rendrai de mon côté si je ne vous vois pas auparavant.

Je vais lire tout de suite l’ouvrage que vous avez la bonté de me prêter. Adieu, monsieur.

Mercredi, 10 heures.

J’étais sortie quand vous avez bien voulu envoyer chez moi. J’ai fait l’effort d’aller chez une femme de ma connaissance que je croyais malade: je rentre accablée. Il faut que j’aille chez madame S.‘, que je n’ai pas vue depuis quinze jours. Mais, je vous en prie, revenons chez moi avant le thé, afin que je puisse jouir sans contrainte de l’heure que vous me destiniez. Le monde m’est insupportable.

Voici les livres que vous avez eu la bonté de me prêter. Vous me pardonnerez d’avoir oublié de vous les renvoyer depuis quatre jours qu’ils sont lus. Je ne sais plus de quoi je me souviens.

Mercredi, 3 heures.

Donnez-moi, je vous prie, monsieur, de vos nouvelles ce matin. J’irais en chercher moi-même sans un long courrier et un peu de fatigue. J’espère que votre aimable femme n’en aura pas ressenti de notre course d’hier dans laquelle elle a été si bonne pour moi! Dites-lui, je vous en prie, combien je l’aime, et recevez pour vousmême l’expression d’un attachement que la réflexion, le tems et les comparaisons fortifient tous les jours.

Mercredi 11.

Je suis bien triste, monsieur, d’avoir perdu hier les momens que vous et madame Mounier vouliez bien m’accorder. Veuillez le lui dire et être assez bon pour me dédommager bientôt de cette priva-

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