‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 113 sur 159 · JULIE · texte numérisé non relu

JULIE

L'ELVIRE DE LAMARTINE

Sébastien-Raimond Bouchaud des Herettes,

propriétaire à Saint-Domingue.

Le 13 décembre 1815, Sébastien-Raimond Bouchaud des Herettes adressa au ministre de la marine, qui était alors le comte Beugnot, une demande à l’effet d’obtenir, comme propriétaire de Saint-Domingue, un secours dont il avait été privé depuis 1801

Voici cette pièce :

A Son Excellence le Ministre Secrétoire d’Etat au département de la Marine,

Monseigneur,

Propriétaire d’une habitation située au Port-de-Paix (Isle Saint- Domingue), j’avais été admis à partager les secours accordés par le gouvernement aux malheureux colons.

1. Cette pièce et les suivantes sont conservées aux archives coloniales. — Personnel individuel. Dossier Bouchaud des Herettes.

PAGES D’HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

Privé de ces secours en l’an 1801, je suis forcé aujourd’hui de supplier Votre Excellence de vouloir bien me faire rétablir sur la liste des colons. Mon grand âge, le dénuement absolu où je me trouve ne me donnent que trop de droits à cette faveur que je sollicite.

J’ose espérer de votre justice. Monseigneur, que cette faveur ne me sera pas refusée.

J’ai l’honneur d’être, avec le plus profond respect.

Monseigneur,

de Votre Excellence, le très humble et très obéissant serviteur,

BOUCHAUD DESHERETTES

A Nantes, le 13 décembre 1815.

Le Comité des colons est prié de vouloir bien adresser la réponse à M. Charles, membre de l'Institut, au palais de l’Institut, à Paris*.

Les deux attestations qui suivent furent jointes à la demande de Sébastien-Raimond Bouchaud des Herettes.

Nous, soussignés, habitans de cette ville de Nantes, colons propriétaires à Saint-Domingue et admis à recevoir les secours donnés par le gouvernement aux propriétaires dans les colonies, certifions à tous qu’il appartiendra que monsieur Sébastien-Raimond des Herettes, demeurant à Nantes, est propriétaire à Saint-Domingue.

En foi de quoi nous lui avons donné le présent.

A Nantes, le 13 décembre 1815.

Le Comte de BERLAYMON F,

Maréchal des camps et armées du Roy.

Delinêe.

Vu par nous, officier de la Légion d’honneur, maire de la ville de Nantes, pour légalisation de la signature Delinée apposée ci-dessus.

En mairie, à Nantes, le 11 décembre 1815.

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