XXIV. — 'fS
BIBLIOGRAPHIE
faiblesses, ou tout au moins pour les accueillir avec une souriante tolérance. Et comme cela s’est développé au XIX® siècle! Dans George Sand, quand les dames veulent doucement céder, Dieu est toujours là pour faciliter l’alfaire. On lui fait jouer là un singulier rôle. Que nous sommes loin de ces décisions suprêmes où l’âme se dompte, et que madame de La Fayette nous a peintes avec une connaissance si profonde de la nature humaine!
Quoi qu’il en soit, La Princesse de CLèves me paraît l’œuvre la plus parfaite sortie de la main d’une femme. Celle-ci reste toujours étrangère aux œuvres de grande force, et dans tous les genres. Mais le champ qui lui appartient a été parcouru par madame de La Fayette avec une plénitude complète. Son œuvre sera lue tant qu’il restera des hommes de goût et de sens; on est heureux de se sentir en communion avec l’élite qui, depuis le xvii* siècle, goûte ce charmant chef-d’œuvre, et l’on pense à l’élite qui après nous en jouira encore.
Bien à vous,
P. Laffitte.