‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 156 sur 159 · LE PROGRÈS DES MOEURS · texte numérisé non relu

LE PROGRÈS DES MOEURS

(Voir Bibliographie^ xvii, section b.)

Mon ami Fernand Galmettes est venu me voir hier, farouche, le crin hérissé. Il méditait un roman mondain. On sait suffisamment ce qu’on appelle le monde, une femme du monde, un homme du monde, avQpwuoç toù xôapiou, comme on dit à Athènes. Mon ami Fernand Galmettes affirme que c’est très méchant, et son roman, consacré à la peinture des gens du monde, s’appellera : le Vice.

Je croirais volontiers que le vice a sa place dans notre société polie, mais je ne vois pas que cette place ait beaucoup grandi depuis le temps où Brantôme écrivait les livres des Capitaines et des Dames.

Kt j'ai lu, dans la chronique d’un certain moine, que, du vivant de la reine Eléonore de Guyenne, la dissolution des mœurs était déjà parvenue à la plus détestable perfection. La continuité du mal inspire une douleur tranquille. Je crains plutôt la violence des remèdes. Je n’oublie pas que la Terreur ne fut qu’un essai de pure morale. J’ai suggéré ces idées à mon ami Fernand Galmettes. Mais il demeure persuadé que le feu du ciel va tomber sur les arrondissements riches de Paris.

De son côté, un charmant écrivain de la Vie Parisienne

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BIBLIOGRA PHIE

Brada, est venu me demander mon avis sur son roman mondain, les Jeunes Madanies^ qui n’est pas encore publié.

— De votre opinion vous ferez, m’a dit Brada, une préface à mon livre, je le veux.

On ne peut rien refuser à Brada. Et voici les réflexions que le gracieux auteur des Jeunes Madanies mettra, s’il lui plaît, dans son petit volume in-18 Jésus.

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