‹ Œuvres complètes [illustrées] (volume 4)Chapitre 26 sur 159 · De face. « Henriette Stnard, Desroches sc · texte numérisé non relu

De face. « Henriette Stnard, Desroches sc

Cette princesse à qui tout aToit concouru Pour lui gagner les cœurs et se voir adorée,

Semble n’avoir paru Que pour estre pleurée.

3. De face. « Henriette-Anne d’Angleterre épouse de Philippe de France, duc d’Orléans. G. Schonten f. » Plusieurs épreuves non signées. Ce portrait a été mis dans l’édition de 1720.

4. N® 2083 du catalogue. — École française, xvii® siècle. — H. o, 72-L. o, 62. On lit en haut du tableau : Henriette-Anne dAngleterre, duchesse dOrléans.

5. N® 2502 du catalogue. — Ecole de Mignard. — H. o, 76-L. o, 63. Elle est représentée assise, vêtue d’une robe bleue fleurdelisée. On lit sur le tableau : Henri d’Angl. D. Dori*".

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Mignard. On n’y trouve ni charme, ni expression, ni caractère d’aucune sorte. Le troisième portrait^ fut peint, en 1664, par Antoine Matthieu, dans le genre olympien. Henriette, drapée comme une figure d’allégorie, y soutient le portrait du duc d’Orléans, avec une ampleur de geste qui sied mieux à une déesse qu’à une dame de la Cour. Aussi bien est-ce une déesse que l’artiste a voulu peindre en cette figure qui montre un long et étroit pied nu dans des sandales d’or et de pierreries, le pied de Diane. Le visage, mince et distingué, ne ressemble ni à l’un ni à l’autre des précédents portraits.

11 y a enfin, dans les appartements de Louis XIV, un ample tableau de Jean Nocret qui représente la famille du grand roi dans des costumes de ballet et avec des attributs allégoriques^. Les têtes n’y manquent pas de caractère; elles ne semblent pas flattées; celle de Madame y est chétive, blafarde, maladive, point jolie. C’est celle d’une personne qui n’est pas, comme la Belle-au-Boisdormant, belle sans y penser, mais qui peut plaire à son réveil, avec, ce qui ne manque guère, un peu de bonne volonté. Elle a un air de vérité, cette figure de Jean Nocret; malheureusement elle ne ressemble à aucun des autres portraits d’Henriette.

En somme, de toutes les images de cette Princesse, deux seulement nous restent dans les yeux en y laissant quelque air de vie et de vérité : d’abord, celle d’une très jeune fille, souffreteuse, avec de beaux yeux et un air de

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