LA TROISIÈME
Si la fureur du Ciel contre Sichem déferle. C'est à cause des yeux de Photine, trop doux !
UNE AUTRE
Sa robe attirera le tonnerre sur nous.
UNE AUTRE
Enfin, c'est une femme abominable !
UNE AUTRE
Certe.
DEUXIÈME TABLEAU
LA PREMIÈRE
Et Dieu se servira d'elle pour notre perte !
LA DEUXIÈME
Si jamais elle nous regarde, insultons-la !
AZRIEL, à la servante.
Je vais aller au-devant d'elle.
LE SCHOER, se penchant, du haut de la tour.
La voilà !
AZRIEL
Tu la vois ?
LE SCHOER
Elle court... Elle fait de grands signes... Pour arri^'er plus \\ie, elle a pris par les vignes, Par les blés... La voilà !... Comme elle court !
AZRIEL
Schoër, Ce n'est pas elle !
LE SCHOER
Si, c'est elle ! J'y vois clair !
Ses cheveux sont épars... elle est toute hagarde... Comme elle court !
AZRIEL
Ce n'est pas elle !
LE SCHOER
Si, regarde !
Photine parait sous la grande porte, courant, éperdue, et elle s'arrête, haletante.