‹ Œuvres complètes illustrées de Edmond RostandChapitre 17 sur 41 · LA TROISIÈME · texte numérisé non relu

LA TROISIÈME

Si la fureur du Ciel contre Sichem déferle. C'est à cause des yeux de Photine, trop doux !

UNE AUTRE

Sa robe attirera le tonnerre sur nous.

UNE AUTRE

Enfin, c'est une femme abominable !

UNE AUTRE

Certe.

DEUXIÈME TABLEAU

LA PREMIÈRE

Et Dieu se servira d'elle pour notre perte !

LA DEUXIÈME

Si jamais elle nous regarde, insultons-la !

AZRIEL, à la servante.

Je vais aller au-devant d'elle.

LE SCHOER, se penchant, du haut de la tour.

La voilà !

AZRIEL

Tu la vois ?

LE SCHOER

Elle court... Elle fait de grands signes... Pour arri^'er plus \\ie, elle a pris par les vignes, Par les blés... La voilà !... Comme elle court !

AZRIEL

Schoër, Ce n'est pas elle !

LE SCHOER

Si, c'est elle ! J'y vois clair !

Ses cheveux sont épars... elle est toute hagarde... Comme elle court !

AZRIEL

Ce n'est pas elle !

LE SCHOER

Si, regarde !

Photine parait sous la grande porte, courant, éperdue, et elle s'arrête, haletante.

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