‹ Œuvres complètes. Introd. de R. Vallery-Radot (volume 2)Chapitre 10 sur 91 · LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE

Je le sais, l'Hymen et l'Amour Traitent les rois comme la foule.

Et l'on dit qu'à la Sainte Ampoule, D'âge en âge et de cour en cour.

Le diable a joué plus d'un tour; Mais si, dans les devoirs suprêmes, Mon peuple usurpait mon emploi, Du moins il paîrait les baptêmes :

Ah! quel bonheur si j'étais Roi!

D'un tel espoir je m'enivrais ; Mais quel réveil et quel vacarme I Le galop brutal d'un gendarme Tout à coup m'éclabousse auprès De l'idole que j'adorais.

Dans le tourbillon de ses gardes.

Elle fuit vers le Louvre, et moi Je gagne en boitant les mansardes. Ah I quel bonheur si j'étais Roi !

VK. SOUVE^I% ^ L'HOTIT^L 1832)

OuR ce grabat, chaud de mon agonie, A la Pitié je donne encor des pleurs; Car un parfum de gloire et de génie Est répandu dans ce lieu de douleurs : C'est là qu'il vint, pleurant ses espérances. Chanter encor, puis prier et mourir :

Et je répète en comptant mes souffrances : Pauvre Gilbert, que tu devais souffrir I

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