‹ Œuvres complètes. Introd. de R. Vallery-Radot (volume 2)Chapitre 11 sur 91 · UN SOUVENIR A L HOPITAL · texte numérisé non relu

UN SOUVENIR A L HOPITAL

Ils me disaient : « Enfant, suis ton étoile, Nous serons là pour frajer ton chemin. » Ils le disaient, et mon astre se voile, Et la Pitié seule me tend la main !

Tremblez, méchants ! mon dernier vers s'allume, Et, si je meurs, il vit pour vous flétrir... Hélas ! mes doigts laissent tomber la plume : Pauvre Gilbert, que tu devais souffrir!

Si seulement une voix consolante Me répondait quand j'ai longtemps gémi I Si je pouvais sentir ma main tremblante Se réchauffer dans la main d'un ami!

Mais que d'amis, sourds à ma voix plaintive, A leurs banquets ce soir vont accourir. Sans remarquer l'absence d'un convive!... Pauvre Gilbert, que tu devais souffrir!

J'ai bien maudit le jour qui m'a vu naître; Mais la nature est brillante d'attraits. Mais chaque soir le vent à ma fenêtre Vient secouer un parfum de forêts.

Marcher à deux sur les fleurs et la mousse. Au fond des bois rêver, s'asseoir, courir. Oh! quel bonheur! oh! que la vie est douce!. Pauvre Gilbert, que tu devais souff'riri

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liÉ'pon.s E

^ UK.E l'H.VIT^TJO'M

OvK l'adresse de cette lettre Quelle erreur fit tomber mou iioui?

Est-ce bien moi qu'on daigne admettre Aux plaisirs brillants d'un salon?

Où la mode commande en reine, Hélas I on m'acueillcrait mal.

Je suis moins heureux que Sedainc...

Non, non, je n'irai pas au bal.

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