V->ON NAISSEZ- vous Monsicur l'abbé
Savant depuis A jusqu'à B?
A rimer il s'amuse;
Eh bien! La mémoire est sa muse...
Vous m'entendez bien.
26o PREMIERS VERS
Ses discours ah hoc et ab bac Enchantent Monsieur de Cosnac ; Un sot dit la satire,
Eh bien !
Voit plus sot qui l'admire...
Vous m'entendez bien.
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L^ M^L^T>IE T)E M. S^SSI'MOT
'DI%ECTEU% 'DU VETIT SÉOtCI'H.^IllE 'DE ViCE^UX
L'abîme du malheur s'cntr'ouvrc sous nos pas. Referme-le, grand Dieu, ne nous y plonge pas ! S'il faut une victime à ta juste colère, Je suis prêt à mourir pour sauver notre père. Tu voulais le frapper, mais arrête un moment; Daigne m'immoler seul à ton ressentiment. Quoi donc! tu punirais ton ministre fidèle, Lui qui pour ta grandeur est enflammé de zèle?
Laisse-lc vivre encore; hélas! s'il n'était plus, dui pourrait nous frayer le sentier des vertus ? Qui saurait, comme lui, de tes livres sublimes Imprimer dans nos cœurs les divines maximes? Qui pourrait en deux mots y faire chaque jour Croître de plus en plus le feu de ton amour? Daigne être enfin touché de ma persévérance ; Au nom de Jésus-Christ, j'implore ta clémence.
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L^ ^COTiT T)E ÎXC. S^iSSI'KOT
IVIes yeux sont dessillés et je vois sans nuage, Je vois l'Être suprême à qui tout rend hommage, Je le vois sur un trône élevé dans les cieux; Toujours l'écho puissant des célestes portiques
Retentit de cantiques Chantes en son honneur par tous les bienheureuj
Environné de feux, de gloire et de lumière, Ce Dieu voit à ses pieds les princes de la terre: Il lit dans leur pensée, il punit leurs forfaits. Du juste qu'on opprime embrassant la défense,
Il couvre l'innocence D'un bras qui du méchant veut repousser les traits.
Mais quel est ce mortel qui, comme un autre Élie, Prend un rapide essor vers la sainte patrie? Oh I quel char radieux et quelle majesté 1 Des brûlants séraphins j'aperçois la phalange
Guidant le nouvel ange Au céleste séjour de la félicité.
C'est Sassinot! duel jour de joie et d'allégresse! O bardes, que vos chants le célèbrent sans cesse ; Adressez-lui vos vœux, habitants d'ici-bas. Et vous, jeunes enfants, vous à qui ce bon père
Vient d'ouvrir la carrière.
Ne pleurez plus sur lui, mais marchez sur ses pas.
VK CO'K.SEIL
l-'ULMAS, écoute enfin la raison qui t' éclaire, Cesse enfin de nourrir un espoir téméraire : Ainsi que toi, mon fils, j'eus la démangeaison D'offenser le public, la rime et la raison; Comme toi, bel esprit, au sortir du collège, Ma sotte vanité saisit le privilège Qu'usurpent trop souvent les auteurs de nos jours. De parler sans rien dire et de parler toujours.