‹ OEuvres complètes (volume 2)Chapitre 63 sur 64 · DE LA PESÉE DU CHLORURE DE POTASSIUM · texte numérisé non relu

DE LA PESÉE DU CHLORURE DE POTASSIUM

La pesée du chlorure de potassium a été faite dans un flacon-tube bouché à l'émeri. Pour l'effectuer avec toute l'exactitude possible, nous avons pris les dispositions suivantes : les flacons-tubes, destinés à contenir les chlorures, ont été chauffés d'abord à 200% à l'étuve, puis abandonnés au refroidissement dans l'air sec. Ils ont été déposés successivement sur le plateau de la balance, à côté de poids de platine placés dans un verre de montre. Comme contrepoids, nous avons déposé sur l'autre plateau un vase de verre étiqueté, des poids de laiton d'une masse égale à celle des poids de platine placés sur le plateau opposé, et ensuite du quartz en cassons dans le vase pour faire l'équilibre. Ce résultat étant réalisé, nous avons enlevé les poids de platine et nous y avons substitué des cassons de chlorate de potassium, dont le poids spécifique avait été mesuré, jusqu'au rétablissement de l'équilibre. Nous avons introduit ensuite les flacons débouchés, contenant le chlorure pesé, dans une étuve dont nous avons élevé et maintenu à 200'' la température pendant une heure. Après ce laps de temps, les flacons ont été bouchés et abandonnés à l'air sec. Le lendemain, nous avons placé successivement les flacons-tubes sur le plateau de la balance, en leur opposant, sur le plateau opposé, la tare y correspondant. Sur seize pesées préparées dans ces conditions, nous avons retrouvé le poids intact pour douze d'entre elles, dans la limite de l'exactitude de la pesée qui, pour la balance employée, était égale à 0^*^00005. Lorsqu'il y a eu perte de poids, sous l'influence de l'élévation de la température, comme cela a été le cas dans quatre pesées, nous avons rétabli l'égalité en plaçant dans le verre de montre indiqué ci-dessus, du chlorure en très petits fragments, jusqu'à parfaire l'équilibre, et en introduisant, après la pesée, ce chlorure dans le

flacon-tube. Nous avons constaté que la perte de poids observée dans les quatre pesées provenait de ce que le chlorure avait pris de l'eau et avait perdu celle-ci par la chaleur. En effet, le chlorure de potassium fondu est hygroscopique lorsque la quantité d'eau existant dans l'air dépasse de 65 à 70 centièmes de la saturation. Pendant les pesées, l'air de la cage de la balance a été de 80 à 90 centièmes de la saturation aqueuse.

Pour contrôler les pesées précédentes, après avoir enlevé le chlorure du flacon-tube pour l'employer à la détermination de son rapport proportionnel avec l'argent et l'avoir lavé à l'eau pure, ainsi qu'il sera dit plus loin, nous l'avons séché en le portant de nouveau à 200°, et, après refroidissement complet à l'air sec, nous l'avons pesé une troisième fois en substituant au chlorure les poids de platine ayant servi à établir l'équilibre primitif. Dans ces pesées, il y a eu concordance parfaite entre la première et la troisième pesée.

Nous avons pris pour poids du chlorure dans l'air la différence entre le poids de platiiie avec lequel le flacon-tube plein d'air sec a été équilibré, et le poids qu'il a fallu ajouter ensuite pour obtenir l'équilibre stable, le tube contenant du chlorure de potassium.

DES MASSES d'aRGENT ET DE CHLORURE DE POTASSIUM EMPLOYÉES.

Le nombre des échantillons d'argent étant de quatorze, nous avons divisé notre travail en deux séries A et B.

La série A a été effectuée en admettant, d'après l'hypothèse de Prout, le poids atomique de l'argent égal à 108, et le poids moléculaire du chlorure de potassium égal à 74.5. Ces déterminations étant achevées, nous avons exécuté la série B en prenant pour point de départ le résultat auquel nous a conduits la série A. En agissant ainsi, nous avons gagné beaucoup de temps et nous avons assuré l'exactitude des résultats.

DE l'exécution des DÉTERMINATIONS.

Les essais ont été faits dans des flacons cylindriques de verre blanc, étiquetés, fabriqués expressément pour les expériences. Le diamètre extérieur des flacons était de 6 i/2 centimètres, l,eur capacité moyenne de 580 centimètres cubes, et leur goulot avait 2 centimètres de diamètre. Le bouchon étiqueté, soigneusement usé à l'émeri et douci au colcotar, était terminé en pointe qui pénétrait assez avant dans le flacon.

Pour leur donner un recuit convenable, les flacons, remplis d'eau, ont été maintenus pendant quarante-huit heures dans un bain-marie vers iOO',puis lavés successivement à l'acide azotique dilué à l'eau pure, et enfin séchés à l'air. Après avoir introduit dans chaque flacon l'argent pesé, nous y avons versé, par gramme de métal employé, trois centimètres cubes d'acide azotique absolument pur, à 1.24 à 15*^, quantité suffisante pour dissoudre l'argent, ainsi qu'il est dit dans l'exposé de la première série des déterminations. Les bouchons ayant été serrés sur les goulots, ceux-ci ont été couverts d'un vase de verre renversé, et le tout a été abandonné à lui-même, à la température ambiante, tant que l'argent, qui s'est enveloppé au bout de deux à trois jours d'azotate cristallisé, a paru encore réduire l'acide azotique en le colorant d'abord en vert, puis fortement en bleu. A la température de 16% ce résultat n'a été réalisé qu'au bout d'une semaine. Nous avons alors desserré les bouchons et nous avons fixé les flacons inclinés à 45° dans un bain-marie dont on a élevé la température vers 55". L'azotate cristallisé à la surface de l'argent s'étant ainsi redissous, le métal restant a attaqué lentement l'acide azotique en produisant à la fois de l'oxyde azotique et des vapeurs rutilantes. En maintenant la température du bain à 55°, tout le métal inattaqué a été dissous en quatre heures de temps, sans que nous ayons eu à craindre l'entraînement d'une trace de solution d'azotate avec les vapeurs rutilantes que nous avons laissé échapper de temps à autre. Nous nous sommes

assurés de ce fait en essayant, à la liqueur décime d*acide bromhydrique, l'eau de lavage des bouchons le long desquels les vapeurs rutilantes se sont échappées.

L'argent étant complètement dissous, nous avons débouché les flacons et, tout en les maintenant dans leur position inclinée à &, nous avons élevé la température du bain à 100", pour éliminer, autant que possible, les acides azoteux et hypoazotique dissous dans la solution azotique. Nous avons ajouté ensuite dans chaque flacon, et petit à petit, 150 centimètres cubes d'eau pure, portée vers 100^, pour chasser le restant des vapeurs rutilantes; on a remis les bouchons sur les flacons en ayant la précaution de ne pas les serrer, et l'on a abandonné le bain au refroidissement.

Le lendemain, chaque flacon, préalablement essuyé, a été descendu dans un double sac d'une étoffe épaisse teinte en noir, et plus long que lui de 10 centimètres, et porté enfin dans une chambre obscure.

Nous avons fixé successivement les flacons dans une position inclinée à 45° devant et parallèlement à un carreau de verre coloré en jaune légèrement orangé; après les avoir débouchés, nous avons laissé couler le long de leur paroi interne 50 centimètres cubes d'eau pure pour couvrir la surface de la solution d'argent d'une couche d'eau. En retirant un à un, à l'aide d'une pince à longues branches, du flacon-tube, les cassons du chlorure de potassium pesés, nous les avons introduits dans le flacon d'essai, en ayant soin de pénétrer dans le goulot, sans toucher à ses parois. Ce mode de procéder exige que chaque casson, qui est presque toujours plus ou moins fissuré, soit serré entre les pointes de la pince; il expose, par conséquent, le casson à se diviser sous l'influence de la pression et à laisser par suite tomber un éclat de côté. Cet accident nous est arrivé dans une des cinq premières déterminations et a entraîné la perte de Tune d'elles. Pour ce motif, lors des essais subséquents, nous avons vidé les flacons-tubes dans une main d'aluminium dont le bout ouvert pénétrait dans le goulot des

flacons. Mais, dans l'un et l'autre cas, nous avons eu soin de laver à l'eau T. m. 34

pure les flacons-tubes et de laisser couler les eaux de lavage, soit des flacons-tubes seuls, soit des flacons-tubes et de la main d'aluminium, dans les flacons d'essai, afin d'être certains d'avoir employé à la détermination tout le chlorure de potassium pesé.

Nous avons ajouté ensuite à l'essai, de l'eau pure jusqu'à ce que le poids du liquide employé fût égal à trente fois le poids de l'argent mis en expérience. Cette quantité équivaut à près de la moitié du poids de l'eau que les flacons peuvent contenir.

Après avoir redressé les flacons, nous les avons fermés en serrant fortement les bouchons, puis nous avons relevé le double sac au-dessus des flacons et replié l'extrémité des sacs sur les goulots; enfin nous avons fixé solidement, à l'aide de ficelles, les sacs sur les bouchons.

Nous avons couché alors les flacons horizontalement dans une caisse suspendue, à l'aide de cordes, dans la chambre obscure. La caisse ayant été fermée à l'aide de son couvercle, on a soumis le tout, pendant trois heures, à une vive agitation. Les flocons de chlorure d'argent ayant été réduits ainsi à l'état de division extrême, nous avons déposé dans une armoire en métal les flacons debout jusqu'au lendemain, afin d'amener par le repos le chlorure d'argent divisé au minimum de solubilité dans l'eau mère.

Nous avons procédé alors à la détermination du titre de l'eau mère des deux séries en nous conduisant comme si le travail exposé dans la première partie de ce mémoire n'avait pas été exécuté. Seulement, nous sommes partis du principe démontré en fait par l'un de nous dans ses recherches de statique chimique, et qui consiste à dire qu'une solution de chlorure d'argent précipite à la fois par la liqueur décime d'azotate d'argent et par la liqueur décime de chlorure de potassium, et que Vintensité du trouble produit dans les deux cas est la même; que, partant, il suffît de ramener l'eau mère d'un essai d'argent, à l'aide d'un chlorure, à produire un trouble d'une égale intensité, par l'addition successive de l'une ou de l'autre liqueur décime.

pour être certain que l'argent et le chlore existent dans cette eau mère, exclusivement à l'état de chlorure d'argent.

Nous l'avons dit en commençant ce chapitre, pour l'exécution de la série A, les masses d'argent et de chlorure de potassium employées ont été pesées en partant de l'hypothèse de Prout. Pour effectuer la série B, les masses d'argent et de chlorure de potassium ont été calculées et pesées d'après le résultat de l'expérience acquise par la série A, en ramenant, dans les deux cas, l'eau mère de l'essai à fournir un trouble d'une égale intensité, par l'addition à un même volume de cette eau mère, de volumes égaux de liqueurs décimes.

Pour effectuer ces recherches, nous avons prélevé successivement dans les flacons recouverts de leurs sacs de toile noire (et placés à trois mètres et demi du carreau jaune orangé éclairant la chambre obscure), à l'aide d'une pipette de capacité convenable, de l'eau mère parfaitement éclaircie par un repos suffisant, et nous en avons introduit exactement 50 centimètres cubes dans chacun des deux vases cylindriques de 4 centimètres de diamètre. Nous avons déposé sur des plans de verre ces deux vases, à la hauteur de l'œil, à une distance de 5 à 6 centimètres du carreau coloré en jaune orangé fixé dans la croisée ouest de la chambre obscure. La lumière transmise par ce carreau provenait de la lumière réfléchie par un mur peint en blanc mat, ne recevant pas la radiation solaire directe.

Avant de continuer cet exposé, nous devons dire qu'à la distance de 5 à 6 centimètres du carreau jaune orangé, le degré de l'éclairage était tel qu'on apercevait aisément, après une attente de une à deux minutes, l'apparition d'une faible zone opalescente à la surface d'une solution au 1/i 00000 d'azotate d'argent, contenue dans un vase cylindrique de 4 centimètres de diamètre, sur laquelle on avait laissé tomber une seule goutte de liqueur décime de chlorure de potassium, à l'aide d'une pipette qui en débite vingtcinq par centimètre cube, étant placée dans une position verticale. A la même distance de 5 à 6 centimètres du carreau, on parvenait à distinguer,

avec certitude la différence entre l'intensité du trouble produit dans 50 centimètres cubes de solution d'azotate d'argent au 1/100000 contenus dans deux vases de 4 centimètres de diamètre, après avoir reçu l'un 5 gouttes et l'autre 4 gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium.

Le mélange étant convenablement fait, nous avons constaté, sans doute possible, cette différence d'intensité de trouble, que nous ayons jugé l'opalescence produite, après une attente de trois à cinq minutes, en regardant les essais soit verticalement, soit horizontalement. La différence d'opalescence s'est maintenue en substituant à la solution d'azotate d'argent au 1/100000 une solution de chlorure de potassium au degré proportionnel de dilution et en nous servant dans l'un des vases de cinq gouttes et dans l'autre vase de quatre gouttes de liqueur décime d'azotate d'argent. Cest dans cette limite étroite que nous avons jugé de l'égalité ou de l'inégalité de l'opalescence produite respectivement par l'addition de cinq gouttes de la liqueur décime d'azotate d'argent ou de cinq gouttes de la liqueur décitne de chlorure de potassium, dans Veau mère prélevée, à l'aide d'une pipette, des flocons d'essai, ainsi qu'il est dit ci-dessus.

En opérant de cette manière, nous avons reconnu que, suivant l'état de désagrégation des flocons de chlorure d'argent, le liquide prélevé des essais dans lesquels l'argent et le chlorure de potassium ont été pesés dans le rapport de 108 à 74.5, n'a commencé à fournir de zone opalescente, par l'addition de la liqueur décime d'azotate d'argent, qu'après avoir reçu successivement, et par 10, par 5, par 4, par 2, par 1, soit pour une somme de vingt centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, et, qu'après l'addition de ce volume de liqueur décime, il a fallu ajouter un surplus de liqueur décime de chlorure de potassium, s'élevant de 2 à 2.2 centimètres cubes, soit un total de 22 à 22.2 centimètres cubes pour apercevoir, dans le même temps, l'apparition d'une zone opalescente d'une égale intensité, à la surface du liquide d'épreuve, ou un trouble de même

intensité du liquide, après l'égale répartition de la zone opalescente dans le restant de la liqueur.

Nous avons toujours effectué cette répartition comme contrôle du jugement porté sur l'intensité relative de la zone opalescente observée auparavant à la surface du liquide.

Nous avons décidé du volume de liqueur décime de chlorure de potassium à ajouter à l'essai, pour transformer en chlorure d'argent tout le métal existant dans l'eau mère à l'état d'azotate, en nous réglant constamment :

1'' Sur l'intensité du trouble produit à la surface de l'eau mère, par l'addition de la liqueur décime de chlorure, et sur le temps requis pour la formation de ce trouble ;

â** Sur l'intensité relative de la zone opalescente, et, après la répartition de cette zone, de l'opalescence résultant de l'addition, à un volume égal d'eau mère, d'un volume égal (cinq gouttes) de liqueur décime d'argent ou de chlorure de potassium.

Lorsque nous avons jugé l'égalité de l'opalescence réalisée, comme contrôle, en continuant l'addition de liqueur décime, soit de chlorure, soit d'argent, nous avons dépassé la limite et nous sommes revenus ensuite en sens inverse à l'égalité. Cette manière de procéder nous a permis d'arriver à une grande précision et de nous faire une idée nette de l'exactitude à laquelle on peut atteindre dans les essais d'argent, à l'aide d'un chlorure, bien entendu en y mettant le temps et les soins voulus. La série A, comprenant quatre déterminations de rapport proportionnel, achevées sans accident, a exigé un travail de quarante heures, réparties sur cinq jours passés dans la chambre obscure.

Pour l'exécution de la série, B, nous avons pris pour point de départ le résultat obtenu par la série A. Deux voies nous étaient ouvertes : ou bien diminuer le poids du métal de la quantité trouvée à l'état d'azotate dans l'eau mère des essais de la série A, ou bien augmenter le poids du chlorure

de potassium proportionnellement au défaut constaté, ce qui. quant au résultat final, revient au même. C'est à ce dernier parti que nous nous sommes arrêtés, par le motif que c'est à l'unité argent que nous avions à rechercher la quantité de chlorure correspondante. Le poids atomique de l'argent étant supposé = 108, le résultat de la série A conduit au poids moléculaire du chlorure de potassium == 74.6554. En conséquence, nous avons pesé dans l'air, aussi près que possible, un poids de chlorure égal à 7^'"4610, correspondant à 7^'465 54 dans le vide. Les chlorures employés étant les mêmes, s'il y a identité dans les différents échantillons d'argent, Teau mère de tous les essais doit produire un trouble d'une égale intensité par les deux liqueurs décimes. L'essai est amené ainsi à cette simple constatation, et, au cas d'inégalité de trouble, à ramener l'eau mère à l'égalité par l'addition successive de l'une ou de l'autre liqueur décime, ce que nous avons fait pour les onze déterminations de la série B,

Avant d'exposer le résultat des quinze essais, nous devons dire que toutes les additions des liqueurs décimes ont été faites par M. Depaire, et que les liqueurs décimes ont été préparées et conservées avec tous les soins possibles.

Les pipettes ayant servi au débit des liqueurs décimes ont été confectionnées, vérifiées et employées en suivant exactement les indications consignées dans la note n° 5 du mémoire de l'un de nous, intitulé : De la détermination du rapport proportionnel entre Cargent, les chlorures et les bromures (^).

Série A.

Les lames d'argent employées provenaient d'un culot de métal obtenu par la réduction d'une solution d'azotate d'argent par le sulfite cuivreux ammoniacal. Le métal a été affiné, à deux reprises, au dard du chalumeau

(1) Mémoires de l'Académie royale de Belgique, t. XLII, année 1881.

aérhydrique dans une coupelle de phosphate basique de calcium. Avant d'être soumis au laminage, le culot a été traité au rouge par de Vhydrogène pur.

Le chlorure de potassium provenait du chloroplatinatc de la partie n" Il

Poids du chlorure dans l'air 7.44530

— — dans le vide 7.44965

— de l'argent dans l'air 10.79885

— — dans le vide 10.79949

Après la double décomposition et l'agitation pendant trois heures, l'essai a été abandonné à lui-même jusqu'au lendemain. L'eau mère était absolument limpide :

1° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent ne produisent à la surface de 50 centimètres cubes d'eau mère prélevée aucune zone opalescente après une attente de quinze minutes;

2° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère prélevée une forte zone opalescente;

5° Dix centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, ajoutés à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent instantanément un trouble très intense. Ce fait étant constaté, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n"' 1 et 2, ainsi que les eaux de lavage des cylindres ;

4° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, ne produisent aucune zone opalescente après une attente de quinze minutes;

5° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère ;

6° Cinq centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium.

ajoutés à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent instantanément un trouble intense. Ce fait étant constaté, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n"* 4° et 5% ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

7° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent répandues à la surface de oO centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, n'y produisent aucune zone opalescente après une attente de quinze minutes;

8° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère ;

9^ Quatre centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, ajoutés à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent instantanément un trouble intense; ce fait étant constaté, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n°' 7 et 8, ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

iO'' Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, n'y produisent aucune zone opalescente après une attente de quinze minutes;

11** Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère;

12" Deux centimètres cubes de liqueur décime de chlorure de potassium, ajoutés à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent instantanément un trouble fort. Ce fait étant constaté, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n°' 10 et 11, ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

13° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, y produisent une zone opalescente très faible, après une attente de trois minutes;

14° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium

produisent instantanément une zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère;

15° La répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente produite à la surface de l'essai n° 15, et la répartition dans le restant du liquide de la forte zone opalescente produite à la surface de l'essai n° 14, fournissent des liquides inégalement troubles ; le trouble de l'essai n° 14 est incomparablement plus intense que celui de l'essai n° 15;

16° Un centimètre cube de liqueur décime de chlorure de potassium ajouté à l'eau mère contenue dans le flacon, y produit instantanément un trouble fort; après la constatation de ce fait, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n"' 15 et 14, ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

\T Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent, répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, y produisent une zone opalescente faible, après une attente d'une minute;

18° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère;

19° La répartition dans le restant du liquide de la faible zone opalescente produite à la surface de l'essai n" 17, et la répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente produite à la surface de l'essai n" 18, fournissent des liqueurs inégalement troubles. Le trouble de l'essai n" 18 est au minimum le double de celui de l'essai n° 17;

20° Dix gouttes de liqueur décime de chlorure de potassium, ajoutées à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent instantanément un trouble; après la constatation de ce fait, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n"' 17 et 18, ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

21° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate dargent répan dues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement

éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, y produisent une zone opalescente faible, après une attente d'une minute;

22° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une zone opalescente faible à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère;

25° La répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente faible produite à la surface de l'essai n" 21 et la répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente faible produite à la surface de l'essai n°22, fournissent des liqueurs inégalement troubles; le trouble de l'essai n°21 nous paraît supérieur de 1/4 à celui de l'essai n° 22;

24° Cinq gouttes de liqueur décime d*azotate d'argent, ajoutées à l'eau mère contenue dans le flacon, y produisent un trouble presque instantané; après la constatation de ce fait, on restitue à l'eau mère le liquide prélevé pour les essais n°' 21 et 22, ainsi que l'eau de lavage des cylindres;

25° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime d'azotate d'argent répandues à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère, préalablement éclaircie par l'agitation suivie d'un repos suffisant, y produisent instantanément une faible zone opalescente;

26° Cinq gouttes exploratrices de liqueur décime de chlorure de potassium produisent instantanément une faible zone opalescente à la surface de 50 centimètres cubes de l'eau mère;

27° La répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente faible produite à la surface de l'essai n° 25, et la répartition dans le restant du liquide de la zone opalescente faible produite à la surface de l'essai n° 26, fournissent des liqueurs inégalement troubles; le trouble du liquide lie l'essai n°25 ne paraît que la moitié seulement de celui du liquide de l'essai n° 26.

L'égalité doit être renfermée dans deux gouttes et demie des cinq gouttes iY azotate d'argent ajoutées à l'eau mère au n° 24. Il y a donc lieu de retran-

cher deux gouttes et demie des dix gouttes de chlorure de potassium ajoutées à l'eau mère lors de l'essai n° 20.

En résumé, pour amener l'essai à fournir une eau mère produisant un trouble d'une égale intensité par l'emploi des deux liqueurs décimes, il a fallu lui ajouter vingt-deux centimètres cubes et sept gouttes et demie de liqueur décime de chlorure de potassium, soit vingt-deux centimètres cubes et vingt-huit centièmes, ou 22.28 X 0.691 22 de chlorure de potassium.

H résulte de là qnei le rapport proportionnel de l'argent et du chlorure de potassium employés est :

(Les documents relatifs à la série B n'ont pu être trouvés parmi les notes de J.-S. Stas/

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