‹ OEuvres complètesChapitre 110 sur 124 · D=- 3..32H= 2.87 rf · texte numérisé non relu

D=- 3..32H= 2.87 rf

15° — 0.200 — 1)== 2.63 H = 2.28 cZ = 1.32

16° — 0.100 — D=^ 2.09 H = 1.81 rf= 1.04

17° — 0.040, disque avec queue.

21° — 0.004, fil rourbé

23° — 0.002 — \ différemment.

Les dimensions de tous les poids ont été calculées en supposant à l'alliage pour poids spécifique à 0°

M. Chaney, chef du service des poids et mesures à Londres, a bien voulu, sur la demande de M. Broch, déterminer le poids spécifique d'un des kilogrammes construits par M. Oertling, et il a trouvé

Du = -M.OOllW.

M. Chaney a bien voulu comparer ces kilogrammes au kilogramme officiel au bureau des étalons de l'Angleterre, kilogramme en platine qui a été comparé avec tant de soin, en i84i, fiar notre célèbre collègue M. Miller, et il a constaté que le poids du kilogramme cylindrique est

l(JWb"-0007,

et le poids du kilogramme en sphère tronquée est

lOOOK'OOlO,

l'étalon de l'Angleterre étant, par rapport au prototype des archives do France,

Cette détermination de poids spécifique et cette comparaison avec l'étalon officiel de l'Angleterre devront être reprises; mais, avant de soumettre à ces opérations les poids construits avec tant d'habileté et de soin par M. Oertling, il importe, pour assurer la conservation indéfinie de leur masse, de leur faire subir un traitement qui a pour but d'enlever à leur surface les traces de fer laissées par l'outil qui a servi à les tourner, ainsi que l'enduit provenant du polissage. Ce traitement doit consister dans un lavage, d'abord à l'alcool pur, puis à l'eau pure. Les poids doivent être placés ensuite dans de l'acide chlorhydrique dilué au 1/10 et bouillant ; après y avoir séjourné une quinzaine de minutes, il est indispensable de les laver à l'eau pure jusqu'à ce que la dernière trace d'acide chlorhydrique ait disparu.

Nous avons constaté avec certitude que le platine iridié pur à 5, à 10, à 15 et à 20 p. c, parfaitement poli, conserve son brillant lorsqu'on le

traite par l'acide chlorhydrique pur, dilué au 1/10 ei bouiUanl. Lors de ce traitement, l'acide dilué ne dissout aucune trace de platine ou d'iridium; il enlève, au contraire, du fer, ainsi que nous nous en sommes assurés en soumettant à ce traitement la magnifique collection des poids étalons en platine iridié pur confectionnée par M. Oertling, pour le compte du gouvernement norvégien, avec une partie de l'alliage employé pour la construction de nos règles rectangulaires et de nos poids-types.

DE L\ POSSIBILITÉ DUTILISER LES COPEAUX PROVENANT DU RABOTAGE ET DE LA TOURNURE DE LALLIAGE POUR DE NOUVELLES FONTES.

On conçoit qu'au point de vue industriel il est d'une importance majeure de pouvoir utiliser, pour de nouvelles fontes, les copeaux de rabotage et les tournures de platine iridié qui se sont souillés de fer. Nous avons consacré tous nos soins à résoudre ce problème. Nous n'avons pas eu recours à l'analyse des copeaux et des tournures pour obtenir cette solution, parce que nous ne connaissons pas la composition de l'alliage de la surface des règles avant d'avoir subi l'action du rabot. En effet, l'analyse effectuée par nous a porté sur une partie découpée sur toute la section des prismes. L'analyse représente donc la composition moyenne de cette section et non pas des surfaces rabotées.

Nous n'avons trouvé d'autre moyen d'arriver au but que de chercher si, par la refonte des copeaux préalablement bien décapés, on peut obtenir un alliage ayant le poids spécifique trouvé pour les bouts des règles et dont la composition, en ce qui concerne notamment le fer, se rapproche de celle de l'alliage de ces bouts. Encore nous fut-il impossible de recourir à un décapage complet, celui que produit le bisulfate de potasse au rouge, parce que nous risquions d'altérer de cette manière et très notablement le rapport du platine à l'iridium par l'oxydation de ce dernier métal et la volatilisation de l'oxyde d'iridium.

L'examen physique el chimique auquel nous avons soumis les copeaux et les tournures nous ayant fait reconnaître la présence de fer, de cuivre, ù'élain, de bois el de corps gras, nous avons procédé de la manière suivante h leur purification.

Après les avoir lavés à Talcool pour les priver de corps gras, ce qui est indispensable, nous les avons traités par l'acide azotique dilué au 1/iO et bouillant. Cet acide ayant été complètement enlevé par l'eau, nous les avons maintenus pendant trois heures au moins dans de l'acide chlorhydrique dilué au i/10 et bouillant.

Les copeaux et tournures, décapés, furent ensuite lavés h grande eau et séchés.

Pour savoir s'ils céderaient encore du fer au bisulfate de potasse, nous en avons traité au rouge vif 10 grammes par ce sel, en ayant la précaution de chauffer assez longtemps pour chasser beaucoup d'acide sulfurique.

Le bisulfate refroidi était teinté d'un bleu légèrement verdàtre. Repris par de l'eau, la solution, précipitée à l'ébullition par de l'ammoniaque, a fourni O^'^OIS d'un mélange d'oxydes ferrique et iridique, contenant 0**^0085 d'oxyde ferrique représentant 0'^'00595 de fer. Quoiqu'une grande partie de l'iridium du platine iridié ne fût pas oxydée par le bisulfate de potasse, la quantité de fer obtenue dépasse le maximum trouvé par l'un de nous dans l'alliage. Il est donc probable que les décapages successifs à l'acide azotique et à l'acide chlorhydrique dilués n'enlèvent pas la totalité du fer incorporé.

Quoi qu'il en soit, les copeaux et tournures ainsi traités furent aplatis dans un mortier de porcelaine, transformés en faisceaux et soumis rapidement à la fusion dans un fourneau en chaux blanche. La masse, parfaitement liquide, fut abandonnée à un refroidissement lent. Le culot obtenu était bulleux, mais ne présentait aucune caverne en communication avec l'extérieur.

1° Bi«n débarrassé de la chaux adhérente, nous trouvâmes, pour le culot brut de fonte,

2° L» eulot, soumis à la frappe et décapé, donna

Do = 21.514;

3° Le disque, recuit, décapé, frappé de nouveau et décapé encore, donna

Do -= 21.519;

A° Le disque, recuit, décapé, frappé et décapé encore, donna

Do =- 21.522;

5° Recuit, décapé, frappé et décapé, on trouva

Do = 21.531;

6" Le disque, recuit, décapé, frappé et décapé, donna

7" Le disque lut laminé à la moitié de son épaisseur; après ce décapage on trouva

Do = 21.497;

Le poids spécifique le plus élevé qu'on ait obtenu est donc

Do = 215334;

qui est identique au résultat obtenu en soumettant une fois à la frappe le bout de règle Iq; mais il diffère de près de deux unités, à la seconde décimale, du maximum constaté, qui est

Do = 21.557.

Nous croyons, toutefois, devoir faire remarquer que le maximum que nous avons atteint pour le platine iridié pur est

Do = 21.546,

qui ne dépasse que de huit unités, dans la troisième décimale, le nombre constaté pour l'alliage régénéré.

Après avoir mesuré le poids spécifique du métal régénéré, nous avons soumis à l'analyse une partie de lalliage du disque laminé.

Voici les résultats obtenus :

Platine et rboiUum 4,5070 00.140

Uiitliéniiiin 0.0003 0.006

IntUiiiu 0.4917 9.834

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