Au lieu do S.tMXM» 100.(XK
En comparant celte composition à celles de l'alliage employé à la confection des règles elles-mêmes, on trouve :
Alliage alliage de^lUSSur
primiUf. de., règles. ««^^^œ*
Platine et rhodium . . 89.976 89.9724 90.140
Ruthénium 0.050 0.0390 0.000
Fer 0.039 0.0550 0.0()4
Iridium 9.9.30 9.9094 9.834
On constate que, par suite des opérations auxquelles l'alliage a été soumis, il s'est effectué une perte en iridium qui s'élève à 0*'002 et une élimination de ruthénium qui monte à 7/8 du contenu primitif, et qu'en échange la quantité de fer est augmentée de i/5. Lors de la refonte des copeaux, il sulïit donc de tenir compte de la perle de l'iridium.
Nous croyons, en conséquence, pouvoir dire que les copeaux de rabotage et les tournures, décapés, peuvent industriellement reproduire l'alliage primitif, surtout si l'on prend soin d'opérer à basse température le décapage à l'aide du bisulfate de potasse et de réduire ensuite au gaz d'éclairage l'oxyde d'iridium, pour en empêcher la volatilisation.
Ces recherches de laboratoire sont confirmées par l'expérience dans les
ateliers de M. Malthey, qui a procédé par les moyens indiqués ci-dessus à la régénération du métal des copeaux.
La possibilité de régénérer l'ail iqge des copeaux avec ses propriétés primitives et essentielles résout complètement la question de l'exécution industrielle des mètres en X par voie de rabotage, ainsi que M. Matthey l'avait déjà démontré dès 1875, en exposant à Vienne une règle en X terminée entièrement sur ses faces principales et en exposant actuellement à Paris une règle en X exécutée en alliage pur par la voie du rabotage.
Avant de finir ce long exposé, nous devons ajouter que M. Matthey, ainsi que son associé, M. Sellon, nous ont démontré qu'ils sont en état d'opérer une fonte en platine iridié sur un poids de 250 à 500 kilogrammes à la fois et qu'ils peuvent se procurer l'iridium pur nécessaire à cette masse considérable. Ils nous ont autorisé à communiquer cette déclaration au comité international, étant prêts à en prendre l'engagement par écrit et à effectuer la fonte en présence de personnes déléguées pour y assister.
M. Matthey, lors d'une entrevue qu'il a eue avec M. Dumas au sujet de l'exécution des trois règles en X commandées par le gouvernement français, a répété cette déclaration et cette offre d'engagement en présence de l'un de nous. Tout en se disant en état de tenir cet engagement, il a ajouté qu'il ne voyait pas de motif de compliquer l'opération de la fonte par cette difficulté, Étant toujours maître de ramener par des refontes l'alliage au titre voulu, il pense qu'on atteindrait à une plus grande homogénéité en faisant de plus petites fontes.
Nous avons cru devoir consigner ici l'opinion d'un homme dont la haute compétence est incontestable, et d'autant plus qu'elle est contraire à celle que nous n'avons pas cessé de professer. Les motifs de nos doutes résident dans l'oxydabilité de l'iridium et la volatilité de son oxyde. Nous pensons que l'identité et l'homogénéité de composition de l'alliage seront plus facilement réalisées par une fonte unique résultant de plusieurs fontes par-
lielles ramenées dans une tolérance de litre donnée que par la préparation d'un grand nombre de fontes amenées le plus près possible du titre droit.