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MAROQUINS ET CHEVREAUX BRONZÉS

Un seul exposant, M. Mayer-Hartogs, à Bruxelles, représentait ce genre d'industrie. Le jury lui a voté une mention honorable pour ses maroquins, qui étaient fort souples et teints de couleurs fort vives, et pour ses moutons maroquinés de bonne qualité.

En somme, vingt-deux exposants ont concouru pour l'industrie des cuirs et peaux : le jury en a récompensé treize, parmi lesquels s'en trouvent six, ou la moitié, qui ont obtenu la médaille de première classe, deux la médaille de deuxième classe, cinq qui ont été jugés dignes de la mention honorable. C'est un succès dont nous avons lieu de nous féliciter.

Le verdict du jury n'est d'ailleurs que la consécration du jugement qu'à l'étranger, en Allemagne, en Angleterre, on a porté de nos produits; aussi ils sont exportés en assez grandes quantités dans ces pays.

En 1855, nous y avons exporté pour 1,519,654 francs de grandes peaux tannées dans nos usines, pour 2,985,000 francs de petites peaux, sans compter les 850,000 francs d'ouvrages de ganterie qui ont consommé une 1res notable quantité de peaux.

TOILES CIREES.

La fabrication des toiles cirées a pris partout un grand développement : ce fait ressort de la variété considérable des produits de ce genre que l'exjiosition renfermait. Leur examen bien attentif a prouvé que la grande collection de tissus cirés envoyés par M. Jorez, de Bruxelles, pouvait riva-

liseravecce que l'exposition présentait de mieux. En effet, ses produits ne le cédaient à aucun autre sous le rapport, soit du verni§, soit des impressions, soit des tissus. Le vernis était remarquablement souple pour les uns, sans être collant; pour les autres, il avait la dureté et la souplesse nécessaires pour résister convenablement à l'usure et aux différentes actions mécaniques. Les dimensions de ses tapis de salon surpassaient de beaucoup celles des tapis de ses concurrents; il en avait envoyé un, sans couture aucune, de 8 mètres de large sur 18 mètres de long, dimensions qui présupposent des métiers de grandeur considérable, et surtout des étuves extraordinairement spacieuses pour opérer la dessiccation des toiles.

Tout en constatant le grand développement pris par l'industrie des toiles cirées, le jury croit cependant que cette fabrication, qui s'est singulièrement perfectionnée par suite des travaux exécutés pour améliorer le vernis, est susceptible de faire encore de très notables progrès, sous le rapport des procédés d'impression, qui sont restés à peu près stationnaires. Ainsi, les dessins sont partout en relief; une simple couche de vernis dur les recouvre : c'est donc sur eux que le frottement des pieds exerce ses premiers effets ; au bout de peu de temps, ils sont effacés, comme l'expérience le démontre pour les meilleurs tapis.

Un autre progrès à réaliser consiste à découvrir un vernis à bon marché, qui produise des taffetas sans odeur; car ceux qu'on rencontre partout dans le commerce exhalent une odeur insupportable, et d'autant plus nuisible, que l'usage auquel on destine ces taffetas les réclame pour ainsi dire à l'état inodore.

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