C. Huile solaire de salon, densité o..s:;(i
D. Huile solaire, densité O.S.",!!
5" Les huiles lourdes ayant fourni la paraffine; 4^" La paraffine.
Notre pays ne possède point de lignites qui puissent servir à l'extraction des hydrocarbures; leur importation ne peut se faire avec assez d'économie pour qu'ils puissent lutter avec avantage contre les bog-head d'Ecosse et le pétrole d'Amérique. Je vais donc me borner à faire ici un exposé succinct des différentes méthodes de fabrication des produits retirés du bog-head et du pétroléum, en signalant les perfectionnements ou améliorations dont elles me paraissent susceptibles.
Les premières notions industrielles que Ton possède sur la distillation des schistes sont dues à un ingénieur français, M. Selliguc, qui, dès 185i, a essayé de distiller en grand les schistes bitumineux de France. Son entreprise n'eut pas de résultats avantageux au point de vue économique, à cause des rendements très faibles fournis par les schistes sur lesquels il opérait. C'est, à mon avis, une erreur d'appréciation que de se servir d'une matière première d'un rendement très minime, lorsqu'il s'agit de créer une industrie; tout au plus peut-on recourir à ce moyen lorsque tous les problèmes pratiques et économiques qui s'y rattachent ont été résolus.
Quoi qu'il en soit, six années plus tard, un homme doué d'un esprit plus aventureux qu'éclairé installa près de Bruxelles une usine pour la distillation des schistes, mais il échoua dans sa tentative, comme M. Selligue, et indubitablement pour les mêmes motifs; toutefois, ces entreprises, quelque ruineuses qu'ei^lles aient été pour ceux qui les ont tentées, ont puissamment
contribué à la création de l'industrie des huiles minérales, et il me paraît équitable de leur en tenir compte. Deux faits importants sont résultés de ces tentatives, et j'en parle de science certaine, ayant été à même, en 184i, de suivre la fabrication dans l'usine près de Bruxelles : le premier est que la quantité d'hydrocarbure fournie par un schiste peut varier du simple au double, suivant la température à laquelle sa décomposition s'accomplit; le second est que la quantité d'huile propre à l'éclairage varie dans des rapports beaucoup plus considérables encore. A une température comprise entre 500 et 400% les schistes fournissent le maximum des produits liquides volatils, renfermant de 55 à 65 p. c. de leur volume d'huile capable de servir à un excellent éclairage; à mesure que la température s'élève, le rendement diminue : entre 700 et 800% il n'est guère que 0.4 du volume primitif, et la quantité d'huile propre à l'éclairage n'est que 20 p. c. de ce volume au plus. En revanche, il se produit beaucoup de gaz, du naphle et des huiles lourdes paraffinées. De ces faits, on a déduit les principes qui servent actuellement de base aux différentes méthodes de distillation des schistes, des lignites, du cannel coal et autres.