‹ Œuvres complètesChapitre 25 sur 73 · PALÉMON, MÉNALQUE, DAM · texte numérisé non relu

PALÉMON, MÉNALQUE, DAM

KiirAi.QnK.

A-ppRonu-MOi, Damète, à qui sont ]es troi Qu'on voit errer sans guide an bord de oes n

DAMÈTE.

Ten suis le conducteur, Lycas en est le mail Je les garde pour lui dans ce vallon champél

lIKlfAI.QUS.

O bercail malheureux! depuis que nuit et j< Lycas près de Climène est conduit par ram< Oubliant ses moutons, et ne songeant qu*à ]

PALE M ON. loi

ne s*attache plus qu'à ceux de sa bergère.

tMipeaux infortunés, votre sort fut plus doux ludis que, libre encor, Lycas n^aimait que vous. ; pasteur mercenaire auquel il vous confie, »in des yeux du berger, détruit la bergerie.

DAMÈTS.

ras deviez in*épargner ce reproche indiscret : 1 vous connaît, Ménalque, on sait oertnn secret»., ippelez-vons ce jour des fêtes d* Amaâumte... un plus ample détail je vous sauve la honte, ras m^entendez : alors les déesses des eaux îQtrèrent en riant au fond de leurs roseaux.

MSITALQUS.

ici ! rompis-je avec vous d*une main criminelle s arbrisseaux d'Arcas et sa vigne nouvelle ?

ItAlliTK.

ad beiiger ne sait point que sous ces vieux ormeaux énalque d^rylas brisa les chalumeaux?

ival de ce pasteur, jaloux de sa victoire, 3tre cœur indigné ne put souffrir sa gloire; 3US seriez mort enfin d'envie et de fureur vous n*aviez pu nuire à ce berger vainqueur.

MÉNALQUE

j'entends-je ? sur quel ton me parlerait un maître , ce pâtre & tel point ose se méoomiaitTe ?

io4 ÉGLOGUEIII.

Quand DamoD Taiitrc jour laissa seul son trou{>eau, Ne vous ai-je point vu lui surprendre un chevreau :

De ce prétendu vol Damon ne peut se plaindre. Oui, j'ai pris ce chevreau; j'en conviendrai sans craii

dre, Puisqu'il était le prix à\m combat pastoral Où j'étais demeuré vainqueur de mon rival.

HÉNALQUB.

"V ous , vainqueur de Damon ! d'une flûte diampétrf Damète dans nos bois s'est-il jamais vu maître, Lui dont l'aigre pipeau , portant partout l'ennui , Ne sait que déchirer des airs faits par autrui ?

DAMÈTE.

Pour finir entre nous une vaine dispute ,

J'ose vous défier au combat de la flûte ;

Ou , si vous l'aimez mieux, à l'ombre des buissons,

ÉprouTOiis un combat de vers et de chansons :

Si le dîèa de Délos est pour vous plus propice ,

Je vous donne à choisir la plus tendre génisse ;

Quel prix risquerez-vG^ contre un gage si beau ?

MÉNALQUE

Je n'oserais choisir ce prix dans mon troupeau : S'il manquait un mouton, j'essuîrais la colère D'une marâtre injuste, et d'un père sévère;

PALÉMON. i»):7

L'une compte à midi , Tautre à la fin du jour, Si le nombre complet se trouve à mon retour.

Mais je puis hasarder deux beaux vases de liétre : On voit ramper auteur une vigne champêtre :

Âlcimédon sur eux a gravé deux portraits; Du célèbre Conon Tun ranime les traits , L'autre peint ce mortel dont l'adresse féconde A décrit les saisons et mesuré le monde :

Ces coupes sont encor dans leur premier éclat ; J'en ferai volontiers le gage du combat.

DAVÈTX.

J'ai deux vases pareils , revêtus d'un feuillage; Du même Alcimédon ce présent est l'ouvrage; Le chantre de la Thrace est peint sur les dehors , Il est suivi des bois qu'entraînent ses accords.

MÉlf AI.QUS.

Palémon vient à nous ; qu'il règle la victoire, Arbitre du combat, et témoin de ma gloire.

DAMÈTX.

Je consens qu'il nous juge ; et , malgré vos mépris , Je saurai me défendre et balancer le prix ; Ma muse en ces combats ne fut jamais craintive. Prête»-uous, Palémon , une oreille attentive.

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