‹ Œuvres complètesChapitre 4 sur 73 · DE LA PATRIE · texte numérisé non relu

DE LA PATRIE

IJahs cet asile solitaire

Suis-moi , viens charnier ma langueur,

Muse , unique dépositaire ^

Des ennuis secrets de mon cœur.

Aux ris, aux jeu^ quand tout conspire.

Pardonne si je prends ta lyre

Pour n*exprimer qiie des regrets :

Plus sensible que Philomèle,

Je viens soupirer avec elle

Dam le âlenee des forêts.

En vain sur cette aimable rive La jeune Flore est de retour ;

En vain Cércs, long-temps captive, Ou\Te sou sein au dieu du jour :

Dans ma lente mélancolie , Ce Tempe, cette autre Idalie N'a pour moi rien de gracieux ; L*amour d une chère patrie Rappelle mou ame attendrie Sur des bords plus beaux à mes yeux.

Loin du séjour que je regrette J'ai déjà vu quatre printemps ; Une inquiétude secrète En a marqué tous les instants; De cette demeure chérie IJne importune rêverie Me retrace Téloignement.

Faut-il qu'un souvenir que j*aime, Loin d*adoucir ma peine extrême , En aigrisse le sentiment ?

Mais que dis-je ? forçant lobstade Qui me sépare de ces lieux, Mon esprit se donne un spectacle Dont ne peuvent jouir mes yeux.

Pourquoi m'en ferais-je une peine ?

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