‹ Œuvres complètesChapitre 41 sur 73 · A LA FLECHE · texte numérisé non relu

A LA FLECHE

L'Aurore eqseielie «11 liquides demeurn Ne songnil point eDcore i rireiller l«s Heures, Cest-i-dire en deux mois , pour puier plus chrélieD,

Sans emprunter ce ton virgilïen, A peine élait-^ jour, psr leurs rauqiies Deurettes A peine les vieux coqs éreilUiant leurs poulettes , Que , le clairon de notre messager

StMinant partout le boute-selle,

Je Os l'effoK de me lever ( Car au plus mauvais [il le sommeil m'est fidèle;

Je dormirais sur un clocher ).

Je me relevui'donc, aoQ sans bire jurer

Uon impalienle séquelle ; EuGu je rcg^uai ma lente haridelle,

Ma valise et mou cordelier.

Depuis ce iiiomenl tout le vojfage tut afFreux: nous ne Irouvimes plus que des chemins diaboliques, percés à travers des bois étemels;

Des ravines abominables.

Des coupe-gorges effroyables :

Uaus de ténébreuses forèlSi Où cent mille lutins, cent mille forfadels, Chaiiueniiil, avec tous les diables-

igo VOYAGE

Tiennent leurs horribles sabbats, ]>cs conciles épouvantables, Auxquels je n'appellerai pas.

Enfin , d'horreurs en horreurs , de monstres en monstres , nous arrivâmes et nous fîmes notre eu' trée dans la ville , bouz^, et village de la Flèche, où j6 pris volontiers congé de ma veuve de Rossinante : que vous dire maintenant de ce pays-ci?

La Flèche pourrait être aimable , S'il était de belles prisons; Un climat assez agréable, De petits bois assez mignons, Un petit vin assez potable :

De petits concerts assez bons.

Un petit monde assez passable.

La Flèche pourrait être aimable.

S'il était de belles prisons.

Je n'en parle ainsi que d'après des relations qu*on m'en a faites. Jusqu'aujourd'hui cependant il me ))arait qu'il pleut de l'ennui à verse; mais je m'enveloppe de mou manteau philosophique, moyennant ({iioi je compte que ces orages ne me mouilleront

A LA FLÈCHE. igi

pai. Or fluisiaiia pourtant; le postillon va parlir.

Le charmant, le dirin eit-il enllD giiériP

Lea grâces, l'eajoiïment, les plaisirs, la tendresse,

Car tout est malade avec lui.

Hille bonjours i tout le monde ; des rapects à CCDI qui ne voudront pas d'amitiés. Xaltends use

longue réponse : cotisei-TOiis tretous , et reconforteï im mort au monde qui ne vit plus que Mm les lettres de ses amii. Songez que je mourrais réellement et à perpétuité si les coDsidérations que j'ai pour des voisins tels que vous ne m'arrêtaient encore sur la terre. Tirei cet agrément^ tout m'est enlevé; je suis k trente mille lieues de tout l'univers ; je finis, attendu que je D'aime point le styliS d'él^ie.

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