‹ Œuvres complètesChapitre 57 sur 73 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

ocor voulons-Doiu moins qne cette

Par ce mémaire préaenté ; e n'e»l pour le momeot qn'un titre i

Un bien qui n'aura d'existence ,

D'aclueilc réalité,

Que dam notre reconnaissance, asqu'à l'instant qu'il plaise au maiti « rappeler i lui l'ame du ditlelain

Dont nous briguons la survivan

Quoique goutteux , DClr^énaire , S'aime beaucoupdans ce bas hémisphère

Et n'aima jamais son prochain;

Que sait-on? hélas ! le tieui mtra, ïès-ch07é, trèMoigneux des restes de son '

Éternd dans ses bastions, mpaquelé , fourra , le nez sur ses tisons.

Entre son nujor et son pr£lre.

Ses histoires de gamiBOOs ,

El ses pipes, et ses marrons.

Hélas ! enterrera peut-être

Cdui pour qui nous demandons.

Dieu lui fasse toute autre grâce.

Si dans ce jour nous obtenons

Uo coadjuleur de sa place!

i2<> REQUÊTE

Et quand il aura tout conté

Sur Hoclistett et sur Ramiilies, ( ioinnicnt on eût mieux fait , ce qu'on eût emporté

De gloire, d'immortalité.

Et de moustaches ennemies,

S'il avait été consulté;

Quand il aura bien exalté

Les antiques chevaleries, Des maréchaiLx défpnts dépeint les cfligies,

La perruque et Taustérité ,

Kicn rabâché, bien regretté

Ses campagnes et ses orgies , Des sièges où peut-être il n'a jamais été, Des belles dont sans doute il n'a jamais ta té; Kniln quaud le bon homme aura bien répété

IjCs cumneuses litanies Du temps passé, seul temps par lui toujours vanté; Après (fu'il aura joint à cette k}TielIe Ce que dans sa baraque il compte faire un jour, S(» projets assez longs pour la vie étemelle , Les mémoires ({u'il doit présenter à la cour, Et qu'fà son ordinaire il aura dit sans cesse:

<' Ma courtine, mon tenaillon, Mon ponl-levis, ma forteresse, Mon aumônier, ma garnison.

out cela dilvt fuit, vidvux mu qu'on lui laisse.

Par bienséance ou par li-ndresse , lieu veuille nip[i«lcr dons l'élerui'l durtoir

Le peu d'esprit qu'il peut lui raii', t , moitié luarmattant sa rourte pateuàtre ,

Moitié SUT sa goutte jurant ,

Nous rendormir RbréliaiDement,

Et le clore hermétiquement

l'our son lioDlieur et pour le nôtre '.

iUragcdnbruitet d'un frivole bouueur, ïhimère des vivant!, dans les demeures sombre» 'ieut an^ des vieux preux les sérieuses ombre» , 1 peut être assuré que son cber successeur, 'lus jaloux qu'un parent d'urner ses funérailles ,

Lui fen dresser de grand cœui'

Toute la pompe des lalailles; }ue, pour mieux décorer son rouvoi, .son tumiioaii

Uu empruntera de la ville

Ce qui peut manquer au cliâteau .

Prêtres , soldats, poudre, bedeau , Et tout le funèbre ustensile;

Que vers sou dernier domicile

Toutes les rroiv de Saint- Uiuis Qui végètent dans le pays

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