AU ROI
ocor voulons-Doiu moins qne cette
Par ce mémaire préaenté ; e n'e»l pour le momeot qn'un titre i
Un bien qui n'aura d'existence ,
D'aclueilc réalité,
Que dam notre reconnaissance, asqu'à l'instant qu'il plaise au maiti « rappeler i lui l'ame du ditlelain
Dont nous briguons la survivan
Quoique goutteux , DClr^énaire , S'aime beaucoupdans ce bas hémisphère
Et n'aima jamais son prochain;
Que sait-on? hélas ! le tieui mtra, ïès-ch07é, trèMoigneux des restes de son '
Éternd dans ses bastions, mpaquelé , fourra , le nez sur ses tisons.
Entre son nujor et son pr£lre.
Ses histoires de gamiBOOs ,
El ses pipes, et ses marrons.
Hélas ! enterrera peut-être
Cdui pour qui nous demandons.
Dieu lui fasse toute autre grâce.
Si dans ce jour nous obtenons
Uo coadjuleur de sa place!
i2<> REQUÊTE
Et quand il aura tout conté
Sur Hoclistett et sur Ramiilies, ( ioinnicnt on eût mieux fait , ce qu'on eût emporté
De gloire, d'immortalité.
Et de moustaches ennemies,
S'il avait été consulté;
Quand il aura bien exalté
Les antiques chevaleries, Des maréchaiLx défpnts dépeint les cfligies,
La perruque et Taustérité ,
Kicn rabâché, bien regretté
Ses campagnes et ses orgies , Des sièges où peut-être il n'a jamais été, Des belles dont sans doute il n'a jamais ta té; Kniln quaud le bon homme aura bien répété
IjCs cumneuses litanies Du temps passé, seul temps par lui toujours vanté; Après (fu'il aura joint à cette k}TielIe Ce que dans sa baraque il compte faire un jour, S(» projets assez longs pour la vie étemelle , Les mémoires ({u'il doit présenter à la cour, Et qu'fà son ordinaire il aura dit sans cesse:
<' Ma courtine, mon tenaillon, Mon ponl-levis, ma forteresse, Mon aumônier, ma garnison.
out cela dilvt fuit, vidvux mu qu'on lui laisse.
Par bienséance ou par li-ndresse , lieu veuille nip[i«lcr dons l'élerui'l durtoir
Le peu d'esprit qu'il peut lui raii', t , moitié luarmattant sa rourte pateuàtre ,
Moitié SUT sa goutte jurant ,
Nous rendormir RbréliaiDement,
Et le clore hermétiquement
l'our son lioDlieur et pour le nôtre '.
iUragcdnbruitet d'un frivole bouueur, ïhimère des vivant!, dans les demeures sombre» 'ieut an^ des vieux preux les sérieuses ombre» , 1 peut être assuré que son cber successeur, 'lus jaloux qu'un parent d'urner ses funérailles ,
Lui fen dresser de grand cœui'
Toute la pompe des lalailles; }ue, pour mieux décorer son rouvoi, .son tumiioaii
Uu empruntera de la ville
Ce qui peut manquer au cliâteau .
Prêtres , soldats, poudre, bedeau , Et tout le funèbre ustensile;
Que vers sou dernier domicile
Toutes les rroiv de Saint- Uiuis Qui végètent dans le pays
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