DE L'IMAGE D'CN COQUIN
consumer ainsi en bonne chère tout le profil qu'ils tirent de celte espèce de trafic. En un mot, ils sont querelleurs et difficiles, ont sans cesse la bouche ouverte à la calomnie, ont une voix étourdissante, et qu'ils fout retentir dans les marchés et dans les boutiques.
NOTES
(1) De l'Effronterie.
(2) Le mot grec employé ici , et qui se retrouve encore à la fin du chapitre, signifie un homme qui se tient toujours sur le marché, et qui cherche à gagner de l'argent, soit par des dénonciations ou de faux témoignages dans les tribunaux, soit en achetant des denrées pour les revendre, métier odieux chez les anciens. (Voyez les notes de Duport sur ce passage.)
(3) Sur le théâtre avec des farceurs. [?îote de La Bruyère.)
(4) Cette dan.se, la plus déréglée de toutes, s'appeloit en grec cordax , parce que l'on s'y servoit d'une corde pour faire des postures. [Soie de La Bruyère.) Cette étymologie est Inadraissiule.^car le terme grec d'où nous vient le mot de corde commence par une autre lettre que le mot cordax, et ne s'emploie que pour des cordes de boyau, telles que celles de la ly're et de l'arc. Casaubon n'a cru que le cordax se dansoit avec une corde, que parce que Aristophane dit quelque part corducem trahere , et peutêtre parce qu'il se rappeloit que dans les Adelphcs de Tërence, acte IV, se. Vil, Demca demande : Tu inter eus