DE L'IMAGE D'UN COQUIN
restim rfitctenj ia/to&iî? Mais quoique dans cette phrase la corde soit expressément nommée, Donatus pense qu'il n'y est question que de se donner la main; et c'est aussi tout ce qu'on peut conclure de l'expression d'Aristophane au sujet du cordax. M. Visconli, auquel je dois cette observation, s'en sert dans un Mémoire inédit sur le bas-relief des danseuses de la villa Borfjhèse pour éclairclr le passage célèbre de Tite-Live, liv. XVII, chap. xxxvn, où, en parlant d'une danse sacrée, cet auteur se sert de l'expression restim dare.
(5) Choses fort extraordinaires , telles qu'on en voit dans nos foires. [Noie de La Bruyère.)
(6) Le savant Coray a observé avec raison qu'il faut ajouter une négation à cette phrase. Je traduis : « A ceux " qui n'ont point de billet, et veulent jouir du spectacle « gratis. » Il est question ici de farces jouées en pleine rue, et dont, par conséquent, sans la précaution de distribuer des billets à ceux qui ont payé, et d'employer quelqu'un à quereller ceux qui n'en ont pas , tout le monde peut jouir. Cette observation, qui n'avait pas encore été faite, contredit l'induction que le savant auteur du Voyage du
jeune Anacharsis a tirée de ce passage dans le chap. LXX de cet ouvrage.
(7) La Bruyère désigne ordinairement par ce mot les riches financiers; ici il n'est question que d'un simple commis au port, ou de quelque autre employé subalterne de la ferme d'Athènes.
(8) Joueur de dés. Aristote donne une raison assez délicate du mal qu'il trouve dans un jeu intéressé : « On y " gagne , dit-il, l'argent de ses amis , envers lesquels on « doit au contraire se conduire avec générosité. i
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(9) La loi de Solon, qui n'étoit en cela que la sanction de la loi de la nature et du sentiment , ordonnoit de nourrir ses parents sous peine d'infamie.
(10) Cette circonstance est ajoutée par La Bruyère ; Théophraste ne parle que de l'impudence qu'il y a à continuer une harangue dans les rues , quoique personne n'y fasse attention, et que chaque phrase s'adresse à un public différent.
(11) Une petite boîte de cuivre fort légère, où les plaideurs mettoient leurs titres et les pièces de leurs procès. [Xote de La Bruyère.) C'étoit au contraire un grand vase de cuivre ou de terre cuite, placé sur la table des juges pour y déposer les pièces qu'on leur soumettoit; et Théophraste ne se sert ici de ce terme que pour plaisanter sur l'énorme quantité de papiers dont se chargent ces chicaneurs. (Voyez le scol. d'Aristophane, Vesp. 1527, et la scolie sur ce passage de Théophraste donnée par Fischer.)
(12) Ici le mot grec dont j'ai déjà parlé dans la note 2 ne peut avoir d'autre signification que celle des petits marchands de comestibles auxquels l'effronté prête de l'argent, et chez lesquels il va ensuite en retirer les intérêts, en mettant cet argent dans la bouche, comme c'étoit l'usage parmi le bas peuple d'Athènes. Casaubon avoit fait sur ce dernier point une note aussi juste qu'érudite, et La Bruyère n'auroit pas dû s'écarter de l'explication de ce savant.
(13j Une obole é;oit la sixième partie d'une diachme. (Note de La Bruyère.) L'effronté prend donc un quart du capital par jour. (Voyez sur l'usure d'Athènes, le Voyage du jeune Anacharsis, cliap. Lv.)