DU GAIN SORDIDE
reçoit. Bien plus, si l'on arrange un piijuc-niijue tlaiis sa maison, il soustrait une partie du bois, des lentilles, du vinaigre, du sel et de l'iiuile pour la lampe, qu'on a déposés chez lui (7) . Si ([ueliju'un de ses amis se marie ou marie sa fille, il quitte la ville pour quelque temps, afin de pouvoir se dispenser d envoyer un présent de noces. 11 aime beaucoup aussi à emprunter aux personnes de sa connoissauce des objets qu'on ne redemande point, ou qu'on ne recevroit même pas s'ils étoient rendus (8).
NOTES
(1) J'ai 6ti obliçé de paraphraser cette définition, qui, dans l'original, répète les mots dont le nom que Théopliraste a donné à ce Caractère est composé, et qui est certainement altéré par les copisfes.
Plusieurs traits de ce Caractère ont été placés, par l'abréviateur qui nous a transmis les quinze premiers chapitres de cet ouvrage, à la suite du chapitre xi, ou on les trouvera traduits par La Bruyère, et éclaircis par des notes qu'il seroit inutile de répéter ici.
(2) Par droit d'hospitalité. (Voyez chap. IX, note 7.)
(3) J'ai traduit ici d'après la leçon du manuscrit du Vatican; mais, d'après les règles de la critique, il faut préférer celle des autres manuscrits dans le chapitre xi ; car ce sont les mots ou les tournures les plus vulgaires qui s'introduisent dans le texte par l'erreur des copistes.