Seconde partie des Principes de philosophie de Descartes
2. Le huitième livre d«s Métamorphosei d'Ovide; voyez la lettre IX''.
3. UÉtat de la France, sorte d'alaïauach, publié à peu près tous les deux ans, à l'usage des gens de cour.
i. C'est, selon nous, une allusion, non pas aux changements de résidence du maître et de l'élève, mais aux indications quelquefois un peu mobiles que donnait le prince de Condé pour l'éducation de son petit-fils. (V^oyez, p. 388, lettre VP.)
AU PlUNCE DE GONDÉ. 383
lui déplaise. Je voudrois de toute mon inclinaison avoir six grandes heures par jour à bien employer auprès de Son Altesse : je vous annoncerois d'étranges progrès, du moins pour mon fait et sur les choses qni me regardent. Et si j'avois l'honneur d'être chargé de tout, comme j'ai eu le plaisir de le croire, j'en répondrois aussi sûrement; mais j'ai des collègiies^ et qui font mieux que moi et avec autant de zèle. Vous devez du moins être très-persuadé, Monseigneur, que le peu de temps que j'use auprès de M. le duc de Bourbon lui est fort utile, qu'il sait très-bien ce que je lui ai appris, qu'il n'est pas aisé même de le mieux savoir, et que je viserai toujours à ce qu'il emporte de toutes mes études ce qu'il y a de moins épineux et qui convient davantage à un grand prince. Je sais avec toute la soumission et tout le respect que je dois, Monseigneur,
de Votre Altesse Sérénissime le très-humble et très-obéissant serviteur, Delabruyère-.
Versailles, 3 avril 1G8j.
C'est aujourd'hui un jour de géographie; nous en sommes encore h l'Italie ; j'essayerai de la finir avec la Sicile cette après-dînée, et j'espère qu'il en rendra un jour
1. Sauveur (voyez p. 385,393) et les PP. jésuites du Rosel et AUcaume. (Voyez p. 391 et p. 39 i.)
2. La Bruyère écrivaittoujours ainsi sou nom (en un mot). — Nous donnons ici, mais nous ne repéterons plus la formule finale de ses lettres au Pi'iuce de Condé.
1)011 compte à Votre Altesse Sérénissime, aussi bien que de la Flandre et du cours du Rhin, qu'il avoit un peu oublié la dernière fois. Je le rendrai prêt aussi sur les généalogies, dont je lui retrace celles qu'il a déjà vues, avant de lui apprendre les maisons de Saxe, d'Holstein, de Savoie et de Lorraine, qu'il me semble que M. le duc de Bourbon ne doit pas ignorer ; j'y puis ajouter l'ancienne maison d'Angleterre, et celle d'Ecosse Stuart qui règne présentement : cela avec toute la maison de France, celle de Bavière et les deux Autriches, qu'il sait déjà, est précisément ce qui lui faut^ de généalogies, si j'y ajoute surtout quelques maisons de femmes qui sont entrées par mariages dans votre branche de Bourbon. Charles YIII est fort avancé ; les guerres de Bretagne sont sur leur fin ; et je vais mener ce roi en Italie : ce règne est court, et celui de son successeur Louis Xll. Ainsi nous touchons à François I".
J'ai mis au net ce que j'ai traduit par vos ordres du petit livre allemand : c'est une suite des affaires des Hongrois, et la succession de leurs rois, que l'on voit rarement ailleurs avec tant d'ordre et d'exactitude. Cela sera utile à Son Altesse pour ce qui concerne l'histoire. Ce qui suit ce que je vous envoie, Monseigneur, et que j'ai laissé sans le traduire, c'est quelque chose du comte de Serin', le siège de Candie-, celui de Vienne % un mot du Tekehli ^
^ (i Ce qui lui faut » (texte de la lettre autographe).
1. Le comte de Serin, ban de Croatie, s'étant révolté contre l'empereur d'Allemagne, fut fait prisonnier et mis à mort en 1671.
■2. Candie fut prise par les Turcs en septembre 1669, après un siège de vingt-neuf mois.