‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 22 sur 146 · Boileau, Satire VIII, vers · texte numérisé non relu

Boileau, Satire VIII, vers

Sache quelle province enrichit les traitants, Combien le sel au roi peut fournir tous les ans. Endurcis-toi le cœur : sois arabe, corsaire, Injuste, violent, sans foi, double, faussaire. Ne va point sottement faire le généreux : Engraisse-toi, mon fils, du suc des malheureux ; Et, trompant de Colbert la prudence importune, Va par tes cruautés mériter la fortune. Aussitôt tu verras poètes, orateurs.

Rhéteurs, grammairiens, astronomes, docteurs, Dégrader les héros pour te mettre en leurs places.

2. Selon les clefs, c'est le premier président do Novion (1077) qui introduisit cette coutume.

une muette juridiction, on l'autorise par une raison solide et sans réplique, qui est celle de l'expédition : il est seulement à désirer qu'elle fût moins oubliée en toute autre rencontre , qu'elle réglât au contraire les bureaux comme les audiences, et qu'on cherchât une fin aux écrituresS comme on a fait aux plaidoyers''.

[li'i] Le devoir des juges est de rendi'e la justice; leur métier, de la différer. Quelques-uns savent leur devoir, et font leur métier.

[lih] Celui qui sollicite son juge ne lui fait pas honneur: car ou il se défie de ses lumières et même de sa probité, ou il cherche à le prévenir, ou il lui demande une injustice -.

[hb] Il se trouve des juges auprès de qui la faveur, l'autorité, les droits de l'amitié et de l'alliance nuisent à une bonne cause, et qu'une trop grande affectation de passer pour incorruptibles expose à être injustes'

'' Cet alinéa et les quatre suivants sont de la 4' édition.

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